Girl
Note moyenne
4,1
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261 critiques spectateurs

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47 critiques
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Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2018
Un très beau film, juste et bien joué, sur le difficile parcours d’une jeune fille qui veut réaliser son rêve et devenir ballerine professionnelle mais dont le corps, qui est celui d’un homme, ne change pas assez vite à son goût. Le rôle de Lara/ Victor est superbement interprété par un jeune danseur belge dont c’est le premier rôle et qui perce l’écran. L’émotion est au rendez-vous sans que ce soit un tire-larmes. Beaucoup de pudeur dans le traitement du sujet. Du grand cinéma.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2018
Premier long-métrage réussi et prometteur signé Lukas Dhont avec "Girl", qui suit Lara, jeune adolescente transgenre rêvant de devenir ballerine. Le film prend le parti de ne pas mettre en scène de conflits entre les personnages; au contraire, chacun est bienveillant envers Lara, de son père à ses amies en passant par les médecins, ce qui ne confère pas pour autant à l'ensemble une douceur absolue. Même si "Girl" baigne dans une lumière chaude et confortable, il n'occulte pas la douleur d'un personnage qui veut grandir trop vite, devenir une femme avant d'être une fille, ce qui dit beaucoup de la différence entre la manière dont les autres nous voient et la perception que l'on a de soi. Le conflit intérieur n'est jamais démonstratif mais s'explore par petites touches dans un montage qui fait s'alterner visites médicales, moments intimes en présence de la famille et scènes de danse où l'on ressent viscéralement les efforts physiques terribles fournis par Lara, ces derniers risquant de mettre en péril sa santé et donc son opération future. Lukas Dhont ne fait preuve d'aucune complaisance dans sa manière de filmer les blessures de Lara mais trouve une juste distance entre pudeur et frontalité; celle-ci s'exerce dans le respect du corps (la caméra reste souvent à distance) mais aussi dans une nécessaire répétition des scènes qui nous permet de mieux comprendre la souffrance du personnage (les pieds serrés dans les chaussons de danse, les sparadraps sur le sexe). Émouvant par la sensibilité de son écriture et de son regard, "Girl" convainc moins par son final forcé et des choix (mélo) dramatiques convenus, laissant l'impression que le cinéaste ne savait pas trop comment conclure : il est donc dommage que cette issue académiquement ouverte croulant sous les violons contraste avec la minutie de ce qui précède. On reste néanmoins curieux de voir comment Lukas Dhont va faire évoluer par la suite son naturalisme séduisant et lumineux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 octobre 2018
Les films à "tendance" plus ou moins documentaire ne sont pas ma tasse de thé, mais celui-ci fait exception. Il y a peu d'histoire à proprement parler, et, de fait, seulement 2 personnages, mais on entre progressivement dans le mal être de cette adolescente, jusqu'à l'avant dernière scène, insoutenable. Sans aucun voyeurisme, Girl nous introduit dans le drame intime de ceux dont le sexe physiologique ne correspond au sexe ressenti.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2018
Le film aborde parfaitement ce sujet difficile et l'acteur Victor Polster fait une prestation assez exceptionnelle. Les attentes de l'adolescent, l'acceptation du corps, les relations avec la famille (le père est également très bien joué) et les camarades de lycée, tout est bien amené. La double difficulté posée par le scénario, changer de sexe et en même temps devenir danseuse étoile, annonce clairement la fin car le double enjeu paraît perdu d'avance. Les scènes de danse sont d'ailleurs les plus éprouvantes à regarder, souvent trop longues, appuyant sur la souffrance physique et toujours filmées de la même manière, elles deviennent vite lassantes. Du coup tout en étant un bon film, on est quand même soulagé quand celui-ci se termine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 octobre 2018
Une claque d'émotions ! Très beau film, qui aborde un sujet peu abordé au cinéma avec une telle finesse... On est submergé d'émotions du début à la fin, et les acteurs sont fabuleux !
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2018
Juste une merveille de sensibilité et de justesse, habitée par la présence troublante du très jeune et très androgyne Victor Polster.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 octobre 2018
Magnifique. Juste splendide. Un excellent film avec un acteur incroyable. Pendant tout le film nous sommes avec Lara, dans sa tête, cette jeune fille qui souffre et on souffre avec elle (enfin, c'est ce que j'ai ressenti). Un très beau film.
francine S.
francine S.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2018
Malgré les critiques dithyrambiques sur le film, j'avoue m'être ennuyée, surtout dans la première partie, malgré le talent incontestable des acteurs.... Scènes répétitives de danse, pointes, pieds en sang..... même sourire de l'admirable acteur/actrice..... Long, long..... Bien sûr, le sujet est intéressant, émouvant et tout, mais heureusement qu'il y a la seconde partie où l'on entre vraiment dans le vif (!!!) du sujet et où il se passe quelque chose, même si l'on assiste à tous les états d'âme de la jeune Lara et de son père (quelle tolérance, quelle abnégation !!)...

Vivre cette situation en pleine adolescence, on sent à quel point cela peut être traumatisant, mais cela nous traumatise aussi car c'est beaucoup trop répétitif.
B.G.76
B.G.76

12 abonnés 142 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2018
Pour être tout à fait honnête, je n'avais pas spécialement l'intention de voir ce film, j'y suis allé comme accompagnateur, mais j'ai joué le jeu, et j'ai été surpris, j'ai passé un bon moment, riche en émotions, de la joie, des doutes, de l'envie, de l'amertume, du désespoir, bref, une belle palette passée en revue. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est la performance de Victor Polster, à la base casté pour faire de la figuration, il faut tout de même en avoir conscience. Son investissement physique pour le film a dû être énorme. De plus, le rôle est loin d'être conventionnel, pour une première, sans la moindre expérience, il se retrouve à jouer une fille vivant mal d'avoir un corps de garçon. Il le fait sans tomber dans l'excès d'interprétation. Et pour la danse, même si de base c'est un danseur, il a fallu qu'il apprivoise les pointes. Respect. Je coince un peu plus sur la finalité du film, ainsi que sur sa fin, d'ailleurs, qui donne l'impression qu'à un moment donné, il faut stopper, alors on trouve quelque chose, de moyennement probable, et on arrête. Ce film reste malgré cela pour moi une bonne surprise, et encore chapeau pour la performance de Victor Polster, bluffant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2018
Lara vit à Bruxelles avec son père et son jeune frère. Elle a 15 ans et un double rêve : être totalement une fille malgré son corps de garçon et devenir danseuse étoile. Pour son père qui essaie d’être à la hauteur, pas de problème, elle est sa fille chérie. Et pour son petit frère, juste une grande sœur attentionnée. Mais quand elle est à la salle de danse, on voit bien, malgré son joli visage et sa longue chevelure blonde, que son buste musclé et dénué de poitrine dépare un peu.
Pour Lara, plus encore que pour ses copines, la répétition des exercices qu’elle termine les pieds en sang et une terrible souffrance. Et dans les vestiaires, la vérité se dévoile aux autres : elle est transsexuelle. Le changement de genre passera par un long traitement hormonal et de douloureux sacrifices, avant l’opération libératoire. Le film est fait d’incessants allers-retours entre son appartement et la salle de danse. Entre son entêtement dans l’intimité familiale et l’apprentissage de la douleur. Et toujours l’affrontement à ce corps qu’il faut mater.
La lutte intérieure de Lara qui accepte de se mettre en danger pour devenir la personne qu’elle veut être, est filmée sans voyeurisme ni pathos. Avec délicatesse et pudeur. Sans jamais être dérangeant, Girl est un double choc. Comment peut-on faire un film aussi maitrisé à 25 ans sur un sujet casse-gueule ? Et comment peut-on jouer avec tant d’engagement ce rôle de fille à venir quand on est un gars de 15 ans ? Cannes ne s’y est pas trompé en décernant la Caméra d’or au premier film du réalisateur belge Lukas Dhont et en récompensant l’impressionnant Victor Polster d’un prix d’interprétation.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2018
Elle a la voix qui nasille et pourtant rien ne laisse présager que cette danseuse est un garçon. Rien jusqu’aux moments où le réalisateur (dont c’est un premier film) s’attarde sur la transformation lente du corps de l’adolescence avec tous les enjeux de détestation de sa propre génitalité. Le récit de « Girl » aurait pu choisir la dramatisation absolue d’un parcours d’acceptation de son changement d’identité. En réalité, le scénario installe son regard dans une famille où le père isolé se sacrifie totalement au projet de sa fille, sans se soucier un seul instant des quand dira-t-on. Il ne juge pas, et sans doute qu’il est l’un des personnages les plus importants et attachants de ce film.

Il y a aussi la bataille que la jeune-fille engage pour devenir une danseuse professionnelle. Cet aspect du film n’est pas des plus originaux. On a déjà vu de nombreuses fois au cinéma les efforts que les jeunes-gens déploient pour parvenir à leurs fins sportives ou artistiques, comme le premier long-métrage de Damien Chazelle « Whiplash » totalement magnifique. Ce n’est sans doute pas la partie la plus intéressante du film, sinon que cette lutte pour la réussite est liée inévitablement au combat que la jeune-fille mène contre son propre corps, bousculé par les hormones.
Les enjeux relationnels provoqués par la transformation du corps et de l’identité sexuelle sont plutôt bien montrés dans la mesure où le réalisateur refuse tout autant l’angélisme naïf que le rejet brutal. On comprend ô combien l’évolution personnelle de cette adolescente est liée aux difficultés à rentrer en relation avec les personnes de son âge, particulièrement lorsqu’il s’agit des premiers émois amoureux.

« Girl » est un film très abouti pour une première œuvre. C’est surtout un acte politique humaniste et militant qui ouvre le cinéma à une réalité méconnue du grand public à l’interface des questions de discrimination et de droit à la différence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2018
Magnifique jeu du jeune acteur. Le sujet est traité avec délicatesse. Une leçon d'écoute et de tolérance.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 octobre 2018
Un film qui selon moi, interpelle vraiment. Et je pense qu'il secoue autant les hommes ( spoiler: ou peut-être plus en raison de la scène pré-finale
) que les femmes, même si le regard doit je suppose être différent. La séance à laquelle je suis allée en comptait autant et j'étais assez étonnée. Car un film sur la danse classique, et une adolescente en souffrance transsexuelle pourrait sembler peu viril/masculin. Bravo aux messieurs qui vont le voir.
L'acceptation de Lara par les filles est sans problème (et leur désir lors de la soirée entre elles reste justifié selon moi, et pas malsain) ; les garçons dansent avec elle sans souci. Aucune scène n'est de trop, que ce soit l'éveil de la sexualité de Lara évoqué avec pudeur, sa nudité filmé sans voyeurisme,... La danse est bien entendu omniprésente, et ce Monde est d'une dureté incroyable mais le résultat est si beau. Victor POLSTER est tout bonnement FAN-TA-STIQUE, son talent "androgyne" fait de lui un actrice ou une acteur incroyable. Son jeune âge a dû rendre difficile certaines scènes mais il joue tout avec un naturel confondant. Toutefois, je pense qu'il a dû souffrir parfois réellement. Toute la distribution concourt bien sûr au succès mérité de "GIRL". Courez voir ce film, très bien mis en musique.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2018
Lara,15 ans, rêve de devenir ballerine. Mais, elle est enfermée dans un corps de garçon dont elle a décidé de se séparer avec l'aide des médecins et le soutien de son père.

Entre les cours de danse où il faut apprendre à faire des pointes à l'âge où les filles en font depuis plus de 3 ans, et les visites à l’hôpital et chez le psy, Lara ne se ménage pas. Lucas Dhont place son héroïne dans le milieu de la danse à haut niveau pour souligner sa détermination et sa souffrance. Souffrance dans ce corps qu'il faut exhiber, souffrance de ce corps qu'il faut déformer, transformer pour obtenir de lui de devenir une femme et une danseuse.

La force du film tient en deux choses : son point de vue et ses deux comédiens Son point de vue est celui de Lara. Il prime sur tout au point de se désencombrer le plus possible des poncifs, sur l'entourage familial notamment, porteur d'une souffrance lui aussi. Ici le père est seul, sans problème particulier et soutien sans réserve son enfant. C'est la volonté, l'impatience, les souffrances et les obsessions de Lara qui prévalent. 

Les comédiens, père et fille. Victor Polster, 15 ans, danseur à l'école Royale de ballet d'Anvers, visage d'ange, incarne de façon confondante Lara. Il est Lara. Dans un registre différent mais assez complexe également, le rôle du père est tenu par Arieh Worthalter, lui aussi excellent.

Si la fin du film peut laisser dubitatif, la force de l'ensemble, avec son traitement à la fois cru et délicat, l'emporte.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2018
Lukas Dhont signe un film choc qui doit beaucoup de son effet sur le public à son jeune interprète, le jeune Victor Polster qui prend ici tous les risques pour incarner ce personnage déterminé à être une fille. Passé la sidération vis-à-vis de cette histoire qui prend place, en plus, dans le milieu très cruel et difficile de la danse classique, le spectateur peut parfois trouver le temps long. Effectivement, le personnage principal ne déviant jamais de sa farouche volonté de changer de sexe, il faut presque deux heures au cinéaste pour parvenir à une scène finale qui a tout pour choquer, mais qui accomplit enfin le destin de cette jeune personne. La réalisation est correcte sans être exceptionnelle. Elle a en tout cas le mérite de prendre à bras le corps un sujet délicat sans chercher obligatoirement le sensationnalisme (sauf peut-être justement lors de la séquence finale, plus extrême). Bref, une œuvre imparfaite, mais à découvrir tout de même.
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