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war m
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4,0
Publiée le 15 juillet 2019
Jeune prodige belge, dont le court métrage "L’Infini" avait été nommé aux Oscars en 2015, Lukas Dhont poursuit sa réfexion sur l’identité avec "Girl".
Séance de rattrapage de la Caméra d’Or et d’un des grands succès critique de l’an dernier réalisé par un jeune cinéaste flamand ; flamand synonyme de cinéma sec et âpre. Le sujet pose déjà un gros pavé dans la marre ; un jeune garçon se vit en fille et prépare, dans le secret du cocon familiale constitué d’un petit frère et d’un père aimant et hyper compréhensif, sa transformation physique en fille. Débarquée fraichement à Anvers pour satisfaire aux ambitions artistiques de la jeune fille (Lara de naissance Victor) passant par l’intégration d’une école huppée de danse classique ; elle peut vivre sa féminité naturellement aux yeux de ses camarades de danse et du voisinage sans risque d’être dévoilée. Un film sur un sujet fort sans conteste dans lequel le pathos est mis de côté, un père impeccable dans sa compassion, sa tolérance et son empathie et son désir de compréhension de cet ado si particulière y est pour beaucoup. Le parallèle avec « Whiplash » de Damien Chazelle dans la quantité de travail indispensable pour accéder à l’excellence passe par de longues scènes répétitives d’exercices sans cesse renouvelés laissant des stigmates sur des corps fatigués. Le parallèle avec Xavier Dolan se retrouve dans le traitement brut du genre et de la difficulté à accéder à soit même. Cependant, ici la répétition de scènes de danse ou de scènes médicales ou de séquences familiales se succède sans que le contenu ne fasse progresser la narration, tout du moins jusqu’au dernier quart d’heure. On se lasse de ces répétitions mais on souffre aussi devant toute la dureté que s’inflige Lara. Transsexualité et monde de la danse classique, la note est sévère en terme de sévices que le corps de Lara subit. Et même si la caméra de Dhont ne la lâche pas une seconde, on ne saisit pas toujours ses évolutions psychologiques, et l’empathie pour elle ne m’a pas saisie. Film nécessaire, mais souffrant à l’excès ; reste le jeune comédien Victor Polster qui livre une prestation de haut vol. tout-un-cinema.blogspot.com
J'adore ce film, cette façon de raconter une histoire en creux. Sans en dire trop. Comme dans la vie, il faut comprendre ce qui se joue dans l'âme des personnages en les voyant vivre. Vraiment très fin. Et puis le sujet, est étonnament traité. Vraiment un bon film.
Je salue la performance de l'acteur et la délicatesse de la relation père-"fille"...La fin est choc mais j'ai trouvé qu'on pouvait comprendre la frustration de l'héroine...
tres belle performance de Victor Polster, dans un film emouvant qui ne tombe pas dans les clichés. L'histoire est parfaitement racontée et moi qui ne suis pas fan des longs silences avec gros plan sur le personnage et bien là c'était bien fait. Pas sûre que le thème plaise à tout le monde mais ce film est de ceux qui peuvent faire changer d'avis certaines personnes car je ne vois pas comment rester insensible à l'histoire de cette jeune fille.
Encore un film encensé à cause de son sujet et certainement pas à cause de son traitement. On a l'impression que si un film aborde un sujet délicat, douloureux touchant à une minorité, c'est forcément génial. D'accord, il a le mérite d'exister. Mais quelle barbe ! Très répétitif. Le parti pris, de ne filmer que l'héroïne en laissant le reste dans le flou est fatiguant. On sent qu'on a ajouté le côté danse, pour que cela fasse un long métrage.A quand un film sur un ou un mec genre camionneur ou une nana genre elfe, change de sexe, sans que cela tombe dans le pathos ou le ridicule. Finalement, ici, le réalisateur n'a pris aucun risque. Pas sûr que cela serve la cause des trans.
« Girl » est le récit d’apprentissage d’une adolescente qui comme tant d’autres, je cherche et fait face à son corps qui change. Mais, pour Lara, c’est encore moins simple, car c’est une jeune fille née dans un corps d’homme que filme le cinéaste Lukas Dhont. Le cinéaste a le mérite de ne jouer ni sur le sensationnel, ni sur le scabreux, ni sur le pathos. Lara est acceptée par son entourage, ce qui est déjà très positif. Cela n’empêche pas Lara de se poser des questions, de douter, de souffrir. Lukas Dhont filme son personnage au plus près (les scènes de danse dégagent une tension extrême) et nous offre un portrait sensible d’une adolescence pas tout à fait comme les autres. L’acteur Victor Polster qui incarne Lara est étonnant et constamment juste. Sa prestation est une sérieuse valeur ajustée à ce très beau film.
Film à festival sur sujet brulant, l'air de rien çà peut être casse-gueule. Mais Lukas Dhont évite fabuleusement l'écueil. La danse au cinéma insuffle une énergie qui électrise les sensations, ce qui permet ici de se détacher du sujet principal, pour en apprécier encore mieux les notions de combat contre soi et de combat contre le regard des autres. La relation père-fille, le moteur familial avec le frère, des noyaux essentiels pour l'équilibre de Lara. Un noyau fort qui pour autant ne se suffit pas à lui-même tant la complexité et l'exigence du personnage interprété par Victor Polster est excessive. Un travail de chef opérateur à saluer, pour une première réalisation prometteuse.
Comme en son temps, l'excellent "Boys don't cry" avait abordé avec une force émotionnelle rare le sujet transgenre avec un garçon né fille, , "Girl" s'attache cette fois à une adolescente née garçon. Plutôt que se pencher sur les rapports difficiles, souvent abordés, avec famille et relations, le parti-pris du jeune réalisateur belge est cette fois de se pencher sur les sentiments qu'éprouve l'adolescente sur son corps, sur le regard des autres, sur son mal-être. Et le pari est réussi, servi par un jeune acteur incroyable qui porte le film sur ses épaules avec une justesse parfaite. Pourtant, entre les scènes chez lui, chez ses médecins et dans les répétitions de danse classiques pour lesquelles il travaille beaucoup ( épreuve physique incompatible avec le traitement d'hormones) le film finit un peu par stagner dans son évolution dramaturgique, au détriment d'une émotion qui fait défaut. Il n'en reste pas moins un vibrant témoignage de ces personnes enfermées dans un corps qui n'est pas le leur.
Film sur un sujet difficile un garçon qui est un femme et qui est dans une école de danse. Film à la fois touchant et intelligent. La famille du garçon joue très bien.
Je découvre avec ce film son metteur en scène Lukas Dhont, dont c'est le premier long métrage et il réussi à être primé de même que Victor Polster qui à été reconnue comme meilleur acteur dans la section �Un certain regard�
Ce film raconte l’histoire de plusieurs mutations. Lara souhaite devenir danseuse mais son corps va t’il lui obéir? Elle met tout en oeuvre pour y parvenir et suit les conseils de sa prof laquelle lui fait remarquer qu’elle débute à 15 ans ce que d’autres ont débuté bien plus tôt et la met en garde contre les accidents de parcours qui peuvent survenir et briser les espoirs dans l’oeuf. Qua cela ne tienne, Lara est prête aux sacrifices.
Lara à la chance d’être soutenu par sa famille et le personnel soignant. Elle est entourée et comprise. Les amies de classe, se conduisent comme des ado normaux et Lara doit également gérer le passage de l’adolescence dans un corps d’adulte, les désirs entre jeune… et toutes ses mutations à un âge ou l’enfant n’est pas encore une adulte accomplie, ou l’on observe tout changement si petit soit il . Lara passe donc le test.
Victor Polster rempli son contrat, il joue son rôle de manière naturelle, avec beaucoup de sensibilité.
avec en toile de fond la rudesse et la discipline de la danse classique, une évocation d'être née dans le mauvais corps. on suit au plus près de l'intimité et de la psychologie cette héroïne courageuse dans le processus de changement de sexe, racontant au passage une très belle relation paternelle. même si cela n'enlève rien à la performance de V. Polster, ce drame est linéaire, manquant d'intensité et ne parvenant pas à émouvoir.