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2,0
Publiée le 27 octobre 2020
Les acteurs du village ne sont pas assez convaincants. Ils embrassent trop vite la fille en la voyant pour la deuxième fois et ce n'est pas très clair. Trois visages est parfois un peu fastidieux et ennuyeux. C'est une relation compliquée entre l'Iran le cinéma et moi...
Ce film est spécial et ennuyeux. Beaucoup de remplissage avec des scènes inutiles mettant en scène des villageois. L'histoire est quelconque. Seul intérêt à mes yeux : l'interprétation de l'actrice principale.
TROIS VISAGES est un film qui prend son temps. Nous suivons Jafar Panahi, toujours dans sa voiture, qui accompagne son actrice dans la recherche d'une jeune femme qui lui a envoyé une vidéo avant de se suicider. Ils se retrouvent dans un petit village iranien et les rencontres qu'ils feront le portrait d'un Iran conservateur et assez peu enclin à laisser les femmes faire ce qu'elles veulent.
Nous avions aimé Taxi Téhéran, qui offrait une belle galerie de portraits. Mais dans son dernier film, Jafar Panahi ne nous émeut plus. Son road movie est lent, bavard, ennuyeux à souhait. Le temps s'étire et les rares moments de grâce du film, pittoresques ou cocasses, sont présents dans la bande annonce. La critique sociale est très appuyée et finalement très convenue. On n'apprend rien sur l'Iran. Les paysages sont très monotones. Et à la fin du film, cette grosse voiture aux sièges en cuir blanc, nous sort par les yeux.
Mise en abime surprenante de Benhaz Jafari et Jafar Panahi qui nous questionnent sur le rôle du cinéma en Iran et sur les conséquences de la célébrité. En effet, l'actrice reçoit une vidéo d'une jeune fille qui se suicide en lui reprochant de ne lui avoir jamais répondu. Commence alors un road-trip film en caméra portée sur les routes sinueuses et désertiques du nord de l'Iran pour mener l'enquête. A travers la rencontre des habitants des villages reculés, le réalisateur souligne le décalage démesuré entre les coutumes iraniennes encore très pratiquées et la jeunesse du pays. Quelques longueurs mais le film reste touchant et dresse un portrait féministe de trois femmes dans une société encore profondément patriarcale.
tous les films sur l'Iran c'est pour stigmatiser les musulmans ou les iraniens, seule condition pour être acceptés en Occident. Donc aucun intérêt, c'est du réchauffé.
Une belle histoire qui se perd dans un propos convenu et une mise en scène sans intérêt. C'est un film assez déroutant au final dont on cherche à la fin quel était le véritable propos. Bof
Entre un conte persan, une comédie de moeurs, du burlesque et un questionnement sur la place de la femme et de l'artiste dans la société iranienne, Panahi, plus efficace que jamais malgré toutes les embuches, livre une fable subtile et sans aucun misérabilisme qui fait appel à notre intelligence et à notre humanité. Un régal pour les amateurs du genre.
Une réalisation pleine d'humilité et de simplicité, au service de son récit et de ses personnages. Ces 3 visages de femmes artistes, passée, présente, et future, renvoient à ceux de l'Iran que Jafar Panahi nous fait découvrir : bienveillant, hypocrite et figé dans l'obscurantisme. Le réalisateur filme avec tendresse, et peut être une certaine nostalgie, ces paysans iraniens tantôt sages et tantôt aveuglés par leurs croyances. Il en ressort un film d'une justesse formidable, et c'est une prouesse d'autant plus louable quand on connait la situation des protagonistes.