ASAKO I&II
Note moyenne
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88 critiques spectateurs

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DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2019
Une bonne réalisation avec d'excellents acteurs ne suffit pas à faire un grand film si le scénario est défaillant. Ici, c'est la fin qui n'est pas bonne. Il aurait été plus admissible qu'elle soit dramatique ou inattendue, originale. La chute est simplement aberrante pour une fiction et cela affecte malheureusement tout le reste du récit. Dommage
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2022
Après avoir séduit un public exigeant avec son prodigieux “Senses”, réparti en trois actes, le japonais Ryusuke Hamaguchi renoue avec la même démarche, introduisant une romance atypique, là où l’enveloppe corporelle l’emporte sur la raison. Issu du roman de l'écrivaine Tomoka Shibasaki, il exploite de nouveau ce portrait de la femme, celle d’une femme moderne, qui revendique sa liberté dans son choix de vie, malgré l’approche déconcertante du récit, qui croise le merveilleux et le malchanceux. Il n’est d’ailleurs pas question de recoller avec les romances dont le grand public aura l'habitude de voir et le réalisateur joue sur cette attente, afin que le parcours de l’héroïne en question ait un sens. Il rompt rapidement avec les codes pour laisser le libre-arbitre faire son affaire dans le monde toxique et indomptable qu’est la vie.

Le coup de foudre, c’est un choc émotionnel pour beaucoup, mais certain vivent mal le côté électrisant de la chose, notamment lorsque que ce moment cristallise tout le symbole de la tendresse et de l’amour fou. Asako est une victime de cette tragédie, mais propose tout de même une évolution cohérente avec son côté introvertie, porté à s’exprimer via le regard et les actes de bonté. Erika Karata donne ainsi un crédit dans l’amour passif d’Asako et de ses échanges troublants avec ses bien-aimés. Bien qu’elle possède le choix, nous ne sommes jamais convaincus de ses actes ou du caractère de son empathie pour ses proches. Elle est seule, dans une bulle virtuelle, où ses affinités avec autrui se font rares et se font malmener par un lourd passé. Touchante jusqu’à son dernier élan de tendresse et de sincérité, elle aura toutefois un dilemme à trancher, par l’absurde où le premier amour ose s’exprimer comme on en voit peu.

L’idylle est pour le plus beau et le plus tendre. Or, Baku et Ryohei remplissent des conditions similaires, jusqu’à partager le même physique. Mais la nuance les différencie rapidement dans le ton, bien que le premier soit quasiment inexpressif. Le second remportera le développement le plus abouti, car le public pourra s’identifier à lui et à sa démarche gracieuse et généreuse. Masahiro Higashide enfile aisément les deux casquettes et nous transporte dans un Osaka rural, faisant écho aux sentiments primitifs d’Asako, puis dans un Tokyo dynamique, où la diversité fait le bonheur de ses occupants. On le lie souvent au dynamisme et le travail sur le mouvement relatif est une merveille. Le point de vue change constamment, tel le tourment de cette femme indécise et qui n’hésitera pas à emprunter toutes les portes qui s’offrent à elle. On détourne les codes pour en exploiter les points forts, puis les points faibles et inversement. Le mélodrame transcende ainsi dans une narration riche en couleur et en passion.

Ne trouverait-on pas un symbole dans le traitement de la vie conjugale plate et silencieuse, ou une justification des ellipses qui intériorise le mal-être d’Asako ? L'ambiguïté réside dans ce destin qu’elle ne tient pas en main finalement. Elle reste soumise à une quelque chose qui la conditionne à sombrer dans la facilité. Elle ne fait pas le premier pas, le cadrage en témoigne, tout comme l’atmosphère contrastée de tout part, comme si elle se faisait constamment juger pour ses actes avant tout égoïste. Mais ne trouverait-on pas également la signification de ce qu’est l’amour, à travers les périples d’une femme qui manque d’assurance dans les relations et qui se place toujours en retrait pour mieux observer si ce qu’elle convoite lui plait ? Le film rappelle également “Sueurs Froides” d’Hitchcock dans le développement des rapports homme-femme et dans un suspense prenant. Et “Asako I&II” se démarque par sa majestuosité dans la culture japonaise, où la femme est scindée puis sondée par le destin. Nous pourrions croire l’intrigue inaboutie, pourtant elle tient ses promesses dans une mise en scène paralysante. En faisant des allers-retours entre la routine et la spontanéité, il n’y a rien de plus convaincant qu’un message de pardon aux amours perdus et à qui on leur devra toutes les meilleures choses que l’on rencontrera, par la force du destin ou par le simple hasard d’un sentiment égaré.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2019
Est-ce que l'on aime un homme pour ce qu'il est ou bien parce qu'il est la projection d'un autre que l'on a aimé auparavant ? Belle question qui active les thématiques du fantasme et du double, certes déjà souvent traitées au cinéma, mais qui sont toujours passionnantes si elles sont singulièrement incarnées, prises en charge par une mise en scène inventive. Or, si "Asako" séduit, c'est surtout par sa douceur, que l'on trouve autant dans sa photographie, dans son rythme que dans l'interprétation de la ravissante Erika Karata. Cette quasi absence d'aspérité met le spectateur dans une zone de confort qui trouve aussi ses limites dans la mesure où elle empêche le traitement du sujet. Pour faire simple, Hamaguchi possède bien peu d'idées de mise en scène pour s'attaquer à cette question du double – la dimension fantastique est abordée de manière très fine mais vite abandonnée – et se retranche derrière des dialogues très explicatifs qui dirigent l'ensemble vers un rapport conjugal banalement centré autour du regret et du pardon. Film charmant, "Asako" n'en est pas pour autant inoubliable à cause d'un virage scénaristique moyennement réussi et d'une réalisation trop sage.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2019
" asako I& II" présente au dernier festival de cannes est un drame romantique un peu en dessous de mes espérances. En effet j'ai trouvé que pour une romance le film manque émotions et certaines séquences sont ridicules sûrement du à la culture japonaise cependant j'ai apprécié la sensibilité du propos, la pureté des acteurs ainsi que la réflexion sur l'obsession amoureuse.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 janvier 2019
Le feu a pris à Osaka. Dès qu’elle a croisé son regard, le cœur d’Asako s’est embrasé pour DJ Baku. Jeunes et beaux tous les deux. Asako veut dire Fille du matin. Alors que Baku est forcément oiseau de nuit. Et qu’une nuit, l’oiseau s’est envolé. Chagrin en bandoulière, Asako décide de refaire sa vie à Tokyo. Elle y rencontre Ryôhei, sosie du premier amant, qu’elle veut épouser ! Mais comment changer d’histoire d’amour, quand ressurgissent les fantômes…
C’est une belle variation, romantique et sentimentale, que propose le japonais Hamaguchi. Une romance où l’indécision d’Asako reste corsetée par les usages du Pays du soleil levant. La soumission ne va pas sans orgueil ni persévérance. Mais ici, tout n’est que tact, et nuance. La sérénité apparente étouffe le combat intérieur. Dans leur va et vient, les élans du cœur de l’héroïne finissent par dégager un charme très rhomérien.
Reste que la vision du réalisateur dégage un certain pessimisme. Comme si toute nouvelle tentative amoureuse était condamnée à n’être que le succédané du premier grand amour. Comme ces digues qu’on voit dressées contre un nouveau Fukushima, symbole d’un péril aussi redouté et fantasmé que l’amour ? Dans le visage lisse d’Asako, la caméra traque l’indicible. Et entre deux tsunamis, Asako reste toujours très belle et ses deux amours aussi.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2019
J’aurais du me méfier…la critique a tendance à présenter Ryusuke Hamaguchi comme un cinéaste « rohmérien »….Eric Rohmer n’a jamais vraiment été ma tasse de thé. Son cinéma qui se caractérise par l'importance du thème de la rencontre amoureuse et de la séduction, par l'écriture et l'importance des dialogues, par une grande économie de moyens, transposé à la sauce nipponne c’est trop pour moi.…Ryusuke Hamaguchi présente un scénario à priori intéressant…Lorsque Baku, son premier grand amour disparaît, du jour au lendemain sans raisons apparentes, Asako est désemparée. Deux ans plus tard, elle rencontre son double parfait. Troublée par cette étrange ressemblance, elle se laisse séduire et découvre peu à peu, Ryohé, un jeune homme avec une toute autre personnalité. Jusqu’au jour où Baku, devenu une star, réapparaît….c’est finalement une romance sentimentale assez convenue qui reste à la surface des choses….et pourtant la critique a encensé ce film .et le considère comme un chef-d’œuvre… "un film d'une richesse et d'une sensibilité rares, récit d'initiation amoureuse qui ne passerait pas tant par les ponts aux ânes de la psychologie que par les souterrains de l'inconscient et du merveilleux"…J’ai du passer complètement à coté…Je n’ai pas été un seul instant touché par les tergiversations de la trop sage et évanescente Asako, qui ne prend pas une ride sur la durée sur la durée de l’histoire ( pratiquement une décennie) ni par la personnalité trop lisse du jeune Ryohei/Baku…J’ai trouvé le film long, lent et ennuyeux…
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2019
Il faudra sûrement compter avec Ryusuke Hamaguchi dans les années à venir. Après son très intéressant Senses en cinq épisodes, le voici qui est directement sélectionné en compétition au Festival de Cannes 2018 avec ce nouveau film. Pas sûr d'ailleurs que cet honneur ait parfaitement servi ce film en demi-teinte, tout en subtilité, qui se serait probablement mieux apprécié dans un cadre non-compétitif.

Une sorte d'ambiance surnaturelle préside d'abord à la rencontre de Asako et Baku, avant qu'un saut temporelle nous projette dans le quotidien d'Asako et de son mari, Ryohei, qui ressemble beaucoup à Baku. La vie de tous les jours est montrée, comme souvent chez Hamaguchi, avec précision et subtilité. On suit donc d'un oeil mi-distrait mi-curieux cette histoire dont on ne saisit pas réellement le propos.

Le réalisateur s''ingénie d'ailleurs à multiplier les fausses pistes dramaturgiques : à chaque fois qu'on prévoit un rebondissement, celui-ci n'arrive pas, jusqu'au moment où celui qu'on n'attendait plus ... arrive, lors d'une scène d'une rare puissance. La deuxième partie du film est du coup plus intéressante que la première, et l'ensemble forme un ensemble tour à tour amoral, féministe, poétique et presque surnaturel.

Asako I&II laisse une drôle d'impression lancinante : celle d'avoir semé une myriade de signes dont on aurait perçu qu'une partie.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2019
Alors qu’elle vient tout juste de commencer, l’année 2019 nous offre avec délicatesse, Asako de Ryusuke Hamaguchi. Une œuvre, touchante et fine sur le poids du premier amour et sur la définition même d’aimer quelqu’un à travers le temps.
djams
djams

38 abonnés 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2019
Film qui raconte l'amour d'une jeune fille pour un homme séduisant qui la laisse brutalement tombée. Elle n'arrive pas à l'oublier et tombe 2 ans plus tard sur un homme lui ressemblant avec qui elle prête à se marier. Mais voilà que ce cet homme refait surface. Elle décide de plaquer ce nouvel homme pour l'homme qu'elle n'a jamais vraiment réussi à oublier. Que penser de cette histoire à part qu'elle raconte une obsession qui tourne la personne obsédée en personne complètement folle ? Elle décide de s'unir à ce second homme uniquement parce qu'il lui fait rappeler le premier ! Elle décide de se marier avec lui mais n'est pas sûre que ce soit une bonne idée et hésite avant d'accepter. Tout cela nous montre qu'elle n'est pas vraiment amoureuse de lui. Elle accepte cette union parce que le premier n'est pas là et que cet homme a l'air correct. Alors pourquoi se priver ? Quand le second homme refait surface, elle ne pense pas une seconde à ce qu'il lui a fait endurer et retourne dans ses bras sans réfléchir. Quand elle fait la comparaison entre les 2 hommes, elle se rend compte qu'elle s'est trompé et essaye de retourner au premier qui est évidemment sceptique. Ce film pose la question de la définition de l'Amour ? Qu'est-ce que c'est ? Un souvenir agréable auquel on se raccroche ? Un désir ? Une construction mentale de dépendance envers quelqu'un ? Un raisonnement ? J'ai hâte de voir la suite pour répondre à cette question !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2019
Un film magnifique. Asako n'est pas l'héroïne d'une histoire d'amour classique. Cette histoire m'est apparue plutôt comme un prétexte pour aller toucher d'autres réalités. Dans ce film apparaît en filigrane la société japonaise, ce qui s'y vit en secret, ses souffrances... des évaporés, des disparus qui réapparaissent, la présence de la digue dressée contre les tsunamis, des êtres qui sont comme des fantômes, vécus par leurs rêves qui les emportent... Jusqu'à ce qu'ils se réveillent ! Et le réveil est dur dans cette vie ... Mais nécessaire ! D'ailleurs Asako est un être peu incarné, ou pleinement incarné par la lumière alors, elle baigne dans une sorte d'illumination perpétuelle sans toucher terre jusqu'à ce qu'elle se réveille. On ne voit que ses beaux grands yeux noirs. Pourquoi avoir pris comme titre " Asako" en Français ? Netemo Sametemo ( malgré que je rêve, malgré que je me réveille...), le titre japonais, me semble bien plus parlant... Un film à voir pour bien ouvrir les yeux !
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2019
Il y a beaucoup de lenteur mais beaucoup de charme dans ce film. La photographie est belle et on se laisse facilement embarquer dans cette histoire métaphorique sur la difficulté de choisir et le renoncement au rêve. Par contre, l'intrigue est plutôt simple, sans grande originalité et - bien que partiellement masqué par la différence culturelle - le jeu des acteurs est franchement mauvais par moments. C'est vraiment dommage.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2019
Osaka, de nos jours. Alors qu’elle visite une exposition de photos, Asako croise Baku. Il l’aborde et l’embrasse à la sortie du musée. Commence alors une passion entre Asako et Baku. Celui-ci est fantasque et imprévisible, avec un look adolescent bohème. Un jour il part sans donner de nouvelles.

Deux ans plus tard, Asako travaille à Tokyo dans un café. Elle fait la connaissance de Ryohei, un commercial, véritable sosie de Baku, version costume cravate. S’en suit une relation durable, équilibrée, avec beaucoup d’amour.

Mais 5 ans plus tard, Baku refait surface. Pendant toutes ces années, Asako est entourée d’amis, dont les personnalités sont développées par le réalisateur. Elle a un chat qui a un certain rôle (Il m’a fait penser au chat d’Audrey Hepburn, dans « diamants sur canapé ».

Comme on peut le lire dans la presse, ce thème de l’amant qui ressemble à un premier amant est abordé de mémoire dans un seul film : Vertigo » de Hitchcock. La comparaison s’arrête là, « Asako » n’est pas un thriller, de plus le rapport entre Baku et Ryohei n’est pas celui des femmes de « Vertigo ».

Ceci dit, j’ai énormément aimé « Asako » , je l’ai d’ailleurs nettement préféré à « Senses ». L’histoire a davantage de relief, de péripéties et de sens, très bien écrite avec finesse et de belles images.

Hamaguchi y rend un hommage discret et émouvant aux victimes de Fukushima.

Sa réflexion sur l’amour dans un couple est très intéressante, montrant qu’il faut aller bien au-delà des apparences pour comprendre les choses.

Encore un très bon film pour ce début d’année.
Mon blog : larroseurarrose.com
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2019
Excellente étude psychologique sur les rapports amoureux .Les acteurs sont magnifiques, leur jeu d'une finesse remarquable.
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2019
Histoire très délicate, sensible et attachante.
Pas de vulgarité, pas d'action et une atmosphère tendre très agréable.
L'ambiance générale est vraiment reposante et envoûtante et cela fait du bien.
Sans oublier que tout cela est très beau.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
En général et je l'ai déjà mentionné, j'affectionne les films asiatiques.
Celui-ci est très bien dans l'ensemble.
C'est très bien réalisé et interprété, très délicat, sensible et touchant.
Seul reproche à faire : le film est un peu trop long.
Sinon, j'ai adoré le petit chat "Jintan" qui est adorable et que j'aurais aimé voir davantage.
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