éjà dans Kundo le cinéaste savait donner de la consistance à ses personnages. The Spy Gone North tourne autour d’une poignée d’acteurs qui se méfient tous les uns des autres – pour de bonnes raisons. Même si les ficelles sont parfois convenues, le film prend une belle ampleur jusqu’à un final qui ne laisse pas de marbre.
La mise en route est un peu poussive mais ensuite c’est fabuleux : cette leçon de géopolitique et d’espionnage est plus vraie que nature (les reconstitutions des sites nord-coréens sont ahurissantes). Basé sur une histoire vraie, « The Spy Gone North » vous immerge dans un contexte et un environnement des plus surprenants. spoiler: Imaginez-vous les sentiments de solitude et de nervosité qui accompagnent un espion convoqué à un entretien « individuel » avec Kim Jong-Il dans son palais. Ces moments de tension et les risques permanents encourus sont très bien rendus. Cela m’a rappelé le merveilleux JSA sorti en 2000 en Corée et cette année seulement en France. Surtout, comme JSA, on a un film qui n’est pas manichéen et qui, dans le contexte politique que l’on connaît, ne fait pas de propagande, bien au contraire et c’est d’ailleurs toute la force de la démocratie sud-coréenne qui, comme on peut le découvrir dans le film, n’est pas exempte de reproches mais sait aborder cette histoire récente avec transparence et brio.
Années 90 en Corée du Sud, Park Suk-Young, un ancien militaire est embauché et formé par les services secrets sud-coréens. Sa mission sera complexe et longue : il devra se faire passer pour un homme d’affaire auprès des responsables chargés du commerce nord-coréens, afin de pouvoir circuler librement en Corée du Nord et repérer leurs installations nucléaires.
Je conseille de ne pas se laisser décourager par la durée du film (2h20) et de rester concentré pendant la première demi-heure. Le réalisateur prend le temps de poser le décor, de mettre en scène les protagonistes et de démarrer l’intrigue peut-être un peu difficile à suivre au départ, mais plus claire ensuite.
J’ai eu un coup de coeur pour ce thriller d’espionnage subtil aux dimensions géo-politiques décrites sans concessions, réalisé de façon précise et détaillée, sur un rythme qui ne faiblit pas, malgré les nombreux dialogues.
Certaines scènes sont vraiment marquantes, comme l’entrée de Park Suk-Young à Pyongyang et ses entretiens avec Kim Jong-Il ; la recherche de tombes anciennes dans une province ravagée par la faim et le froid (avec une saisissante et courte scène de cannibalisme) ; les négociations et manipulations entre hauts fonctionnaires du Nord et du Sud.
Les héros sud et nord coréens sont sympathiques et convaincants. Leur relation laisse deviner un espoir de réconciliation entre les deux Corée, c’est l’impression finale à la sortie de la salle.
Sa richesse scénaristique fait de « The Spy Gone North » un film à ne pas manquer.
The Spice Gone North est un de ces films d’espionnages qui fascinent, premièrement car il est inspiré de faits réels, puis par sa complexité et et sa résonance avec aujourd’hui. Yoon-Jong bin utilise parfaitement sa caméra avec des couleurs chaudes presque jaunis. Il sait nous faire frémir au moment opportun, avec beaucoup de scènes mémorables magnifiés par la musique et par ces personnages qui ne manquent pas de relief. Le cinéaste coréen se démarque aussi grâce à l’humour qu’il insère dans une scène presque dramatique.
Yoon Jong-Bin raconte l'histoire d'un espion sud-Coréen ayant infiltré l'entourage de Kim Jong-Il dans les années 90. Le récit est tendu, d'autant que le scénario s'appuie sur une histoire vraie. La mise-en-scène est efficace, les ambiances sonores et visuelles sont inquiétantes. Après une longue mise en route, le spectateur sent que l'histoire peut déraper à tout moment ...et c'est d'ailleurs ce qui arrive. Ce n'est pas qu'un film d'espionnage, c'est une petite leçon de géopolitique montrant la complexité et l'ambigüité des relations entre les deux Corées. Entre tension et lyrisme final, c'est un film emballant.
Il est préférable d’avoir vu quelques films coréens avant de se risquer à The spy gone north, car on peut être un peu dérouté. Les relations entre les deux Corées ne sont pas si simples à appréhender ! Ou alors se documenter un minimum. A ceci près, ce film d’espionnage est assez remarquable, tout en tensions et subtilités. Les écoles de cinéma de Séoul sont décidément une référence. La photographie du film est une fois de plus superbe, et les mouvements de caméra impressionnants. Parfois les histoires d’infiltrés sont difficiles à suivre, mais ce n’est absolument pas le cas ici ; au contraire le scénario est fluide, et le spectateur n’est jamais perdu. Le film peut toutefois paraître un peu long, pour les non avertis. Recommandé néanmoins.
Si la mission originelle n'est pas spécialement palpable pour le commun des mortels l'intrigue s'étoffe ensuite et devient palpitante avec un paramètre inattendu. A savoir que la frontière Nord-Sud reste poreuse à bien des niveaux, que les deux pays restent pourtant une nation historiquement liée, que les idéologies sont un frein mais pas obligatoirement pour tous... etc... La réussite du film réside donc essentiellement dans cette capacité à nous immerger dans une société et un univers géo-politique unique au monde avec au milieu un peuple divisé. En conclusion, un thriller d'espionnage géo-politico-économique prenant et terriblement intéressant. A voir. Site : Selenie
Bon film d'espionnage ayant pour cadre les tensions entre les deux Corée. Aucun gros reproche à faire à ce long métrage. La réalisation y est maîtrisée, les acteurs font le taf et l'intrigue est solide bien que sans surprise. Quelques petits problèmes de rythme par moment, peut-être une durée un chouilla trop longue et un suspens pas assez consistant. Rien de bien méchant. Un bon divertissement sans plus.
Inspiré de faits réels, un thriller d’espionnage sud-coréen au scénario complexe mais haletant (qui s’étire néanmoins un peu trop sur la fin), porté par une interprétation convaincante.
Une des situations les plus absurdes de l'Histoire. D'un côté la Corée du Nord, dictature totalitaire représentative de ce que le communisme peut avoir de pire et de l'autre, la Corée du Sud, plus démocratique mais fricotant bien volontiers avec l'ennemi quand ça l'arrange. Deux nations mais au milieu un seul et unique peuple qui subit les oeuvres de basse politique. Il leur arrive aussi de se louper, c'est la règle du jeu, mais quand même, ces cinéastes coréens sont étonnants, voire épatants, tant ils semblent à l'aise avec tous les sujets. A l'image de ce "The spy gone north". Davantage un film sur l'espionnage qu'un film d'espionnage à part entière comme il s'en faisait dans les années 60 et 70. L'histoire vraie (noms modifiés pour l'occasion) d'un sud-coréen infiltré parmi l'élite de Pyongyang pour récolter des infos sur le programme nucléaire du voisin du Nord. Film intéressant et solide, fort d'une histoire bien charpentée et de très bons acteurs. Son principal défaut étant d'être un peu trop long. Aurait pu être raboté d'un petit quart d'heure sans qu'il n'en souffre. Porteur d'un beau message d'espoir, même si complètement irréaliste. Jamais les deux Corée ne pourront se réunifier, malgré tous les discours. Cela n'arrangerait ni les messieurs en costard cravate, ni les messieurs en treillis.
J'ai vu un film... de très haute intensité sur les liens secrets qui unissent les services secrets Nord et Sud Coréens. C'est vraiment un film bluffant qui surprend à chaque instant... Tellement impressionnant qu'on a l'impression que ça en devient romancé. Il y a bcp d'ambitions dans ce film et une qualité exceptionnelle de réalisation pour nous faire toucher du doigt la réalité des espions infiltrés. C'est à la fois ambigu et fin... et tellement stressant tout au long du film, avec un rôle joué par l'humain au milieu des rouages d'un système qui écrase. La plongée dans la Corée du Nord est tout bonnement effrayant avec un pays à l'abri des regard du monde sombrant dans la folie de dirigeants qui pillent et détruisent leurs citoyens. Certaines scènes sont tout bonnement effrayantes. Quoi qu'il en soit, c'est un film incroyable.
Excellent film d'espionnage que John Le Carré aurait sûrement apprécié. Une intrigue aussi tordue que réaliste sur les relations nord et sud coréennes. Des personnages cyniques, ambigus mais tellement humains. Peu d'actions violentes mais brutales, pas de sexe car la géopolitique n'est pas érotique mais une tension permanente, un rythme extrêmement dynamique, une réalisation fluide et tonique, très classique mais très appropriée. Les interprètes sont aussi insaisissables qu'énigmatiques. C'est basé sur des faits authentiques et c'est trouble et absurde comme la réalité de la géopolitique.
Un film d'espionnage et d'intrigues politiques sud-coréen très réussi : outre la réalisation d'excellente facture, les acteurs se montrent particulièrement charismatiques. On y découvre des tristes manigances électorales, inspirées de faits réels datant des années 90, et qui jettent une autre lumière sur la relation nord-sud dans la péninsule. Le film parvient même à faire jaillir de l'émotion et de la compassion pour les "pions" de l'échiquier politique, quelques soient leurs origines. Bonne pioche !
Un film d’espionnage racontant l’infiltration d’un agent sud-coréen dans le régime de la Corée du Nord dans le but d’obtenir des informations sur le programme nucléaire du pays dans les années 90. Préférant une ambiance feutrée, le réalisateur Yoon Jong-Bin signe un long-métrage éclatant de maitrise aussi bien dans sa mise en scène très classieuse dans le bon sens du terme que pour conduire un récit au suspense parfaitement aiguisé sans jamais trop en faire parvenant en dépit d’un contexte politique complexe à demeurer limpide dans son déroulement. Interprété avec justesse et sobriété, « The Spy Gone North » est un film abouti autant dans la forme que le fond.