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tuco-ramirez
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2,5
Publiée le 20 mai 2020
Une tunisienne de 35 ans ayant étudiée en France la psychologie et ayant exercée comme psychanalyste dans l’hexagone retourne au pays pour offrir ses services aux locaux. Premier atout du film et atout majeur, son actrice principale ; Golshifteh Farahani irradie cette comédie douce-amère. Cette jeune psychanalyste que tout le monde condamne à l’échec trouve une clientèle dans un pays où l’on ne parle pas et où la religion tient encore beaucoup de place. De plus, l’administration ne va pas l’aider dans l’installation de son activité. Dans la première moitié du film, des personnages hauts en couleur passent dans son cabinet ; cette partie très intelligente en mode « Taxi Téhéran » est une vraie radiographie pleine de fraicheur de la société tunisienne post révolution. Toute cette partie drôle et intelligente est une petite friandise sympa et mets bien l’accent sur le fait que l’humain a besoin de parler pour aller bien. Dans la seconde partie, le film perd son fil conducteur, devient brouillon faute de trouver une relance scénaristique cohérente. Comme le film ne capitalise pas sur son entame ; on s’essouffle… c’est bien dommage ; mais un défaut d’unité que Manele Labidi gommera certainement lors de son second long métrage. tout-un-cinema.blogspot.com
Depuis "A propos d'Elly", je suis subjugué par Golshifteh Farahani. Et pour tout dire, elle sauve un peu ce film. Parce que la caricature montre ici ses limites. Mais la satire permet d'aborder nombre de sujets graves avec un peu de légèreté. Et quand je dis "nombre de sujet" ... là, nous sommes servis ! Idées préconçues sur la France, cliché sur le retour au pays, mariages forcés, homosexualité refoulée, impéritie de la police, laxisme des administrations, imam déroutés ... Le récit aurait sans doute gagné à s'attarder sur quelques-uns seulement. Il reste un film léger, souvent drôle où Golshifteh Farahani est rayonnante !!
Selma (Golshifteh Farahani) revient en Tunisie pour y installer son cabinet de psychanalyse. Cette pratique est méconnue dans ce pays, Selma va donc devoir expliquer son métier et trouver sa clientèle, elle devra aussi obtenir une autorisation officielle pour exercer. Le film n’est pas ennuyeux à mourir mais je l’ai trouvé assez inintéressant. En effet, les sujets sont à peine effleurés, rien n’est creusé : ni l’histoire de ses patients (comme l’imam par exemple ou le boulanger qui s’habille en femme), ni l’histoire personnelle de Selma (pourquoi est-elle revenue en Tunisie, quel lien a-t-elle avec le reste de sa famille...). Ce qui m’a également dérangé, c’est que, sous couvert d’humour, on passe par tous les clichés : les tunisiens passent pour des imbéciles, et elle, qui vient de Paris, se sent obligée d’avoir toutes les attitudes de la femme libérée / moderne / occidentale. Plusieurs scènes censées être humoristiques ne le sont pas car on sent venir les chutes des blagues ou bien on est totalement dans les clichés et la caricature. C’est un film que j’oublierai vite.
Une petite comédie sympathique sur une idée originale. On sent un peu le côté artisanal mais l'élan et le fond du film le rendent tout à fait agréable.
Une jeune tunisienne devenue psychanalyste après avoir fait ses études en France retourne en Tunisie. Il s'agit d'une comédie très originale. Marier les musulmans et la psychanalyse exercée par une femme il fallait oser. Le film fait rire souvent et penser quelquefois. Un petit régal
Film sympa. Quand on ne connait pas la Tunisie on se demande si cette suite de caricatures nous aide à connaître la Tunisie d'aujourd'hui. C'est assez drôle et pas désagréable. L'actrice principale est très belle et s'en sort bien. Ce film est surtout intéressant pour tous les seconds rôles qui ont une réelle importance : le flic, la fonctionnaire, la coiffeuse, l'ado qui veut venir en France, c'est ce qui fait la qualité de cette comédie.
Un film sympathique qui propose une série de personnages ou de scènes parfois très réussis, parfois invraisemblables ou de l'ordre du cliché gentillet . Néanmoins l'absence d'une véritable intrigue , et la volonté de montrer sans choquer, au fond ,personne , avec de surcroît une actrice parisianno-iranienne que l'on aime beaucoup mais qui n'est pas tunisienne ou franco-tunisienne, en font un premier film inégal tantôt malin tantôt un peu égaré et où la psychanalyse n'est qu'un vague prétexte . Il faudra d'ailleurs revenir un jour sur ce terrain scénaristique .
Le regard porté sur la société tunisienne post dictature Ben Ali se veut "drôle", distancié .. à la façon des comédies sociales et populaires italiennes des années 60-70 (c'est ce qui a inspiré la realisatrice). Soit. Mais la sauce ne prend pas. On ne s'amuse pas du tout des petits travers d'une société qui retrouve son souffle et qui sont grossis parfois sans finesse (l'homme retranché au hammam par exemple). Ce "petit" film est porté par une actrice resplendissante, G. Farahani, bien seule dans ce projet pas du tout abouti.
Cette immersion dans la Tunisie post-printemps arabe de 2011, qui a vu la chute de Ben Ali, montrée sous un œil d’une « blédarde » qui rentre au pays après un séjour en France est amusante. Ce regard sans complaisance et par petites touches sur les questionnements de la population du Maghreb est d’autant plus rare qu’il est à saluer pour ce premier film de Manele Labidi. Néanmoins, le film aurait mérité de pousser plus loin encore certaines directions. Rome ne s’est pas faite en un jour et ce « Divan à Tunis » est la première pierre d’une introspection plus globale qui aura sans doute lieu dans les prochaines années. Enfin, comme toujours, j’adore l’interprétation de Golshifteh Farahani qui tire vers le haut les films auxquels elle participe (« Santa & Cie » (2017), « Les Deux Amis » (2015), « Syngué Sabour – Pierre de patience » (2013), « A propos d’Elly » (2009)….).
Magnifique Golshifteh Farahani pour interpréter une psychanalyste ! Ce film traite avec subtilité d'une pratique souvent décriée. Comment une pratique fondée sur l'usage de la parole vraie entendue par une oreille attentive peut-elle avoir un effet libérateur ? Voilà ce que nous montre avec légèreté, humour et dans un pays improbable ce joli film.
« Un divan à Tunis » est le premier long-métrage de Manele Labidi, et le film que je devais voir le 17 mars (premier jour du confinement) … mais que j’ai enfin pu voir grâce aux « Immanquables de l’été ». Comme dit dans la bande annonce, on suit les péripéties de Selma, jeune franco-tunisienne, qui – portrait de Sigmund Freud coiffé d’un fez en mains - revient à Tunis pour faire bénéficier ses compatriotes de la psychanalyse. Les patients sont un peu trop caricaturaux mais avec un touchant imam déboussolé depuis que sa mosquée a été envahie par les salafistes et que sa femme – fervente des feuilletons turques – est partie en Turquie. Selma s’est installée sur la terrasse de son oncle et participe ainsi à la vie mouvementée de cette famille avec une cousine assez singulière. Elle est surtout confrontée aux difficultés habituelles dans le Maghreb, avec un policier flanqué de 2 subalternes absurdes et « sans alcootest du fait de restrictions budgétaires », mais qui « veut faire son travail » … et d’une cheffe de service au Ministère de la Santé où il faut obtenir un certificat de pratique, cheffe de service plus intéressée à vendre de la lingerie et des foulards qu’à faire avancer les dossiers. Bref un film fort bien interprété mais se laissant parfois débordé par sa bande musicale et qui in fine est plaisant à regarder mais dont on ressort en restant un peu sur sa faim ! J’attends donc le second film de cette jeune réalisatrice franco-tunisienne.