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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2020
Je lis de moins en moins les critiques sinon j'aurai raté le bouleversant Papicha ou le brillant Les filles du docteur March Je n'ai lu aucune critique J'y suis allé pour Golshifteh Farahani Regardez la bande annonce et vous allez éclater de rire Le titre résume le film mais la psychanalyse et la vie en Tunisie n'est pas si simple Si le francarabe de Papicha vous a étonné : idem à Tunis On rit beaucoup Casting excellent : on a vraiment l'impression qu'on a pris des tunisiens dans la rue Pas classable : un mélange de comédie et d'un regard acide sur les travers de la Tunisie Ne ratez pas les fonds d'écran de la secrétaire du ministère de la santé ! Ne ratez pas les scènes ou le regard de Golshifeth se perd Elle m'a souvent ému mais elle sait aussi nous faire rire Rien à voir avec nos comédies françaises insipides Je parles trop : allez y
Très agréable découverte d'un style trop rare et d'une culture trop peu mise en avant... ce film nous fait passer entre rires et larmes et nous rend heureux d'être humains.
très déçue par ce film qui n'apporte rien.. Je suis très étonnée qu'il soit porté aux nues ! Les acteurs sont très bien, j'imagine que la vie en Tunisie est bien restitué mais je n'ai eu aucun plaisir à regarder ce film et me suis ennuyée
on se dit que ce n est pas possible tant de scènes aussi maladroites et pas droles;l actrice principale est sans expression tout le long du film ;en ajoutant que l'image et le son peu soignés ,quel ennui!
Un premier "long", écrit et réalisé par une fin de trentaine binationale (franco-tunisienne), Manele Labidi. Tout en pointillés et ellipses, le scénario est surtout décousu, au résultat, et la réalisation chaotique..... Dans une ambiance clochemerlesque, pour banlieue populaire de Tunis post-Ben Ali, "Selma" revient au bled, après 25 ans passés en France, et une formation de psychanalyste. Son cabinet, ouvert en haut de la maison familiale, semble répondre à un besoin réel, puisqu'elle a rapidement ses fidèles de "Un Divan à Tunis", et refuse même pas mal de pratiques, mais un policier entreprenant lui apprend qu'elle a besoin d'une autorisation d'exercer officielle, qu'elle va s'efforcer d'obtenir auprès d'une administration fonctionnant aux pesanteurs et lenteurs diverses, et au bakchich traditionnel... Une idée amusante, hélas peu convaincante dans son traitement - le meilleur atout du film étant l'Iranienne Golshifteh Farahani, dans le rôle principal, le plus gros de la "couleur locale" manque déjà....
Un film magnifique ! On nous transporte à Tunis dans ce film tendre et drôle. Le film montre aussi l’absurdité de certaines situations, avec un regard féminin très juste.
Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec "prestations tarifées", les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d'exercer…
Un film, ou plutôt un reportage sur la Tunisie, notre VRAIE amie, après la période du Dictateur incompétent Ben Ali. Ce qu'on pourrait prendre pour des critiques ou des caricatures sont le reflet d'un pays, d'un peuple amical, qui veut oublier des filles sans foulards islamiques, ou pire !, qui osent fumer et boire en publique, des idées progressistes. Des gens qui "osent". Avec d'autres idées qu'un Pseudo-Dieu imposé par intérêt, et toujours absent. Bien, très bien, pour celles qui osent, respirent, résistent. Malgré la corruption et un système étatique qui ne sai plus qu'esquiver, baisser les bras, et se faire "engraisser" par ceux qui auraient besoin de lui ! Attention, çà nous arrive plein la ... "figure" dans beaucoup de quartiers en France.
J'ai beaucoup ri du début à la fin, les situations sont cocasses, un regard vrai sur la psychothérapie, Malgré un contexte qui n'y prête pas au premier abord...
Quel beau film. Ce film aborde avec beaucoup de tendresse l'absurdité et la perdition de la société tunisienne mais avec beaucoup de tendresse. Tout pousse Selma à rentrer à Paris, mais elle choisit de rester par choix mais aussi parce qu'elle s'attache ces personnages qui ont besoin d'elle. Envie d'aller traverser la Méditerranée....
Un chef d’œuvre de persévérance et de Foi. Le personnage est magnifiquement interprétée. On y croit avec elle contre vent et marée et on se surprend à l’encourager dans la poursuite de son activité. Les personnages sont haut en couleurs. Un moment de pure évasion
Une succession de saynètes téléphonées, des personnages statiques, sans profondeur, même l'excellente Golshifteh Farahani peine à convaincre en intello parisienne de retour au bled pour ouvrir un cabinet de psy. Et puis, la filmer fumant cigarette sur cigarette dans presque tous les plans pour montrer à quel point elle est "libérée", c'est vraiment fatigant. On attend mieux du cinéma tunisien que cette caricature.
"Un divan à Tunis" est une belle surprise ! Loin des clichés actuels sur le monde arabo-musulman, souvent réduits au terrorisme et à l'islamisme, ce premier long-métrage de Manele Labidi étonne par sa tendresse pudique entremêlée d'humour. L'arrivée d'une psychiatre, une femme libre et émancipée de Paris, dans un pays où l'introspection ne fait pas partie des moeurs engendre un engouement de la parole incontrôlé, vif et drôle. Golshifteh Farahani, par son écoute et son affirmation (elle n'est pas mariée ni voilée), apporte une vraie profondeur à ce personnage qui vient percer l'abcès d'un silence devenu anodin. Face à elle, les langues se délient et les personnalités s'affirment, créant alors des dialogues savoureux, empreints de spontanéité et dénués de mauvaises ondes. Les personnages secondaires, se suivant sans se ressembler, sont touchants et visent toujours justes dans leurs singularités. Et malgré cette différence de culture, on ne manque pas de se reconnaitre et d'admirer la force de cette comédie qui ose mettre à plat les tensions par ses situations cocasses. C'est sans doute là que le film parvient le plus ! Cette satire, pleine de poésie et d'humanité, dépeint les dysfonctionnements d'une société tunisienne en pleine évolution. "Un divan à Tunis" fait donc du bien, à la façon d'une ode à la liberté utopique mais possible, et interroge notre rapport à l'affirmation de soi et au poids des mots (maux).