Une psychanalyste d’origine tunisienne décide de retourner dans sa ville natale de Tunis pour y-ouvrir un cabinet dans cette petite mais néanmoins très sympathique comédie. Au travers des séances de thérapie truculentes avec des clients atypiques, la réalisatrice fait l’analyse d’une Tunisie marquée par la Révolution du Printemps arabe. Dans le rôle principal, l’actrice iranienne Golshifteh Farahani illumine le film de son talent aussi bien dans le registre comique que dramatique car le récit brosse aussi le portrait d’une femme cherchant à trouver sa place dans un pays aux traditions profondément ancrées dans les gènes de sa population.
Un film drôle avec des situations parfois loufoques et aux personnages attachants et/ou attachiants comme la coiffeuse. Des personnages qui sortent des sentiers battus (je pense à celui de l'imam par exemple) et sortent des clichés habituels. Golshifteh Farahani porte tout ces personnages et les attire à elle. L'un de ses meilleurs rôles à mon sens.
Un regard critique et tendre sur la société tunisienne sous le meilleur ton possible qui est la comédie (ou tragi-comédie). Tunisienne de père, j'ai vraiment apprécié chacune des situations, je les ai trouvées très justes et en ai fait l'experience moi-même à différents degrés. Au contraire de beaucoup des commentaires présents que j'ai trouvé plutôt rudes, j'ai trouvé que tout y était et à juste dose. Quand on connait la Tunisie, on sait qu'on est très proche de la réalité avec ce film. J'ai trouvé l'approche psychanalytique et les rêves une excellente idée qui montre les luttes intérieures et contradictions entre le paraitre ideal et la réalité humaine, ce qui permet de mettre en lumière des personnalités en souffrance qui émeuvent à travers le film (et qui encore une fois reflète la réalité de beaucoup de jeunes et moins jeunes en totale dépression en Tunisie). Quand aux critiques qui parlent de sketchs cumulés je ne suis pas du tout d'accord, il y a bien une histoire avec aboutissement: une aventure presque entrepreneuriale de réalisation de soi d'une femme trentenaire qui trouve sa mission et son audience et qui doit surmonter d'innombrables obstacles au point de vouloir abandonner et finalement une conclusion qui encore une fois reflète la société imprévisible tunisienne. Bravo Manale Labidi et surtout merci pour ce film cathartique.
Le problème du film tient, selon moi, à sa promotion de la psychanalyse. Les deux grands psychanalystes sont Freud (grand-père du pédocriminel Clement Freud) et Lacan (dont la fille s'est suicidé il y a relativement peu). Le gendre de Lacan est Jacques-Alain Miller, lequel est le grand frère de Gérard Miller, qui lui même est très investi dans la vie psychanalytique à Paris, qui comprend des centaines de psychanalystes.
Comprenez bien cela : Gérard Miller n'est en ABSOLUMENT RIEN une exception dans le monde de la psychanalyse. Il en représente la norme la plus stricte.
Donc, un film qui défend et représente la psychanalyse mérite sa note basse, en attendant que la matière dont il tire profit se fasse détruire une bonne fois pour toute.
Drôle, touchant, belles images.. C'est bien joué, même dans les scènes drôles les acteurs ne tombent pas dans la caricature, pourtant ils sont caricaturés ! Mais parcequ'ils sont dirigés avec beaucoup de finesse ça passe crème.. et on rit, on rit avec bienveillance et on en redemande !! Ce film est un p'tit bijou !! Un film qui fait du bien.
Une œuvre intéressante sur le papier et sur la vision de la cinéaste sur ces événements du printemps arabe. Le tout est très vraisemblable, mais manque de tonus.
Bon film. Selma est un personnage moderne et sympa. Par contre, toutes ces cigarettes tout au long du film, était ce nécessaire ? Côté spectateurs, c est énervant, écœurant, ça gâche le film. Sans doute un problème de financement....
Avant tout, il faut bien prendre conscience qu'il s'agit d'une comédie donc ne pas prendre ce que l'on voit pour une réalité tunisienne. C'est un divertissement qui utilise l’exagération pour faire sourire. Et, dans mon cas, le film y parvient. Alors, certes, l'utilisation de clichés va sans doute déplaire aux tunisiens, seulement qui va prendre cela au premier degré ? Il y a aussi beaucoup de sentiments et d'aspects positifs qui compensent les critiques sous-jacentes de la société tunisienne.
Le beau visage désabusé de Golshifteh Farahani ne reussit pas à relever le niveau de cette comédie loufoque qui ne donne pas un visage très reluisant de la Tunisie.
Film maladroit et attachant. Des personnages principaux caricaturaux (et des personnages secondaires plus intéressants) font de leur mieux pour donner du sens à leurs vies, sans pouvoir y parvenir dans un pays malade. A voir.
Plein de bonnes intentions pour un film au final presque décevant. Parce qu'il faut admettre que c'est bien gentillet tout ça et que même si tout l'arrière plan politico sociétal est bien présent dans cette Tunisie post Révolution, ça ne suffit pas à nous sortir de notre ennui. Le problème number one du film, c'est d'abord son écriture de comédie qui ne s'assume pas. Malgré quelques sourires, quelques moments sympas, on est toujours en deçà de ce que cela devrait être, d'autant plus que le rythme est vraiment paresseux, ce qui n'arrange rien pour une comédie. En fait, ça aurait gagné à être beaucoup plus débridé et fantaisiste avec un découpage vraiment adapté. Ou tant qu'à faire du Woody Allen en babouche, autant y aller à fond. Bon, sinon, il y a a Golshifteh Faharani qui fait ce qu'elle peut avec un personnage auquel on ne croit guère et qui ne demandait qu'a être développé, via par exemple la timide histoire d'amour avec le flic mais voila, il faudra reprendre une séance, en gros. Une déception
Selma, partie exercée en France, est de retour à Tunis où elle décide d’ouvrir un cabinet de psychanalyse, un défi devant sa future clientèle et l’administration. Porté par Golshifteh Farahani, actrice d’origine iranienne à la carrière internationale, un divan à Tunis dresse un portrait social et politique de la Tunisie au lendemain du Printemps arabe. C’est avec une pincée d’humour que se rencontrent les cultures d’Occident et de Moyen-Orient. Les situations sont cocasses, le processus de psychanalyse étant incompris, voire inconnu pour la majorité de la clientèle. On sent poindre toutefois une critique sous-jacente de la société, ne serait-ce que dans le traitement de l’administration (lente) et de la police (corrompue).