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Wil G.
26 critiques
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3,5
Publiée le 18 juillet 2020
Une psychanalyste de retour au pays qui a bien du mal à installer son cabinet. On n'a pas besoin de ça en Tunisie ! Et pourtant les maux de l'esprit sont bien présents dans un pays qui se reconstruit. C'est drôle et dramatique à la fois. Petit bémol, mais ça vaut pour beaucoup d'autres films français, que de cigarettes ! Ca fume à chaque scène ! Je pensais que la cigarette serait limitée dans le cinéma... bon malgré cela, un bon film quand même
Un film avec une idée qui sort du lot et une actrice géniale, charmant! J'ai aimé qu'elle précise qu'elle est psychanalyste et non psychologue, une généralité souvent vu au cinéma.
le moins que l'on puisse dire est que ce film aurait pu être bon et original, avec un contexte post révolution du Jasmin et l'idée d'une psychanalyste qui s'installe dans la capitale. Hélas le film manque cruellement de finesse et n'offre qu'une comédie balourde, caricaturale, sans jamais mettre en valeur les tensions et le parti de Ennahadha qui arrive au pouvoir . Même la psychanalyste manque de crédibilité dans son métier. Un film dispensable.
Un film sympathique mais auquel on a parfois un peu de mal à adhérer en raison de l'hésitation de réalisatrice entre plusieurs genres, la comédie, le conte, le drame social, la narration historique, etc.., hésitation qui se traduit cinématographiquement par des sauts de rythme et une absence de force dans le discours. Le film navigue à tout moment entre ces différentes options sans vraiment choisir. Pour autant, cet épisode de la vie tunisienne post-Ben Ali nous en apprend davantage sur l'état du pays que bien des conférences. Entre les déboires administratifs de la parisienne de retour au bled, les soucis familiaux d'une femme psychanalyste dans un monde plutôt macho, la jeune cousine qui veut s'émanciper d'un milieu rétrograde, la difficulté d'affirmer ses sentiments dans un univers très codé, on devine que le chemin est encore long vers la modernité et le développement. Bizarrerie du casting, la présence d'une Iranienne représentant une Arabe, passe quasi inaperçue, par la grâce du talent de G. Faharani.
Vu avant le confinement. L'actrice principale est magnifique dans ce rôle. Il lui va à ravir. Le film est très drôle. Les personnages psychanalisés sont plus rocambolesques les uns que les autres, mais très sympathiques.
Depuis "A propos d'Elly", je suis subjugué par Golshifteh Farahani. Et pour tout dire, elle sauve un peu ce film. Parce que la caricature montre ici ses limites. Mais la satire permet d'aborder nombre de sujets graves avec un peu de légèreté. Et quand je dis "nombre de sujet" ... là, nous sommes servis ! Idées préconçues sur la France, cliché sur le retour au pays, mariages forcés, homosexualité refoulée, impéritie de la police, laxisme des administrations, imam déroutés ... Le récit aurait sans doute gagné à s'attarder sur quelques-uns seulement. Il reste un film léger, souvent drôle où Golshifteh Farahani est rayonnante !!
Film d'une grande finesse qui alterne le comique et le tragique, l'espoir et le découragement, l'empathie et l'aversion. On passe son temps à passer du sourire ou de l'éclat de rire à la gravité et la perplexité. Il y a là de quoi réfléchir, sans dramatiser, s'inquiéter sans idéaliser. Sous le vernis de la tradition pointe une vraie envie d'émancipation par rapport à une morale oppressante. En usant de la satire, le scénario met en scène la recherche de ses racines, la confrontation à une bureaucratie infernale, la problématiques universelle des souffrances psychiques, la place des femmes dans une société patriarcale. Comment réussir à vivres dans un tel monde ? Pourtant ce monde bouge, mute, évolue à travers des personnages ambivalents partagés entre l'attachement aux coutumes et l'envie de les bousculer.
Une tunisienne de 35 ans ayant étudiée en France la psychologie et ayant exercée comme psychanalyste dans l’hexagone retourne au pays pour offrir ses services aux locaux. Premier atout du film et atout majeur, son actrice principale ; Golshifteh Farahani irradie cette comédie douce-amère. Cette jeune psychanalyste que tout le monde condamne à l’échec trouve une clientèle dans un pays où l’on ne parle pas et où la religion tient encore beaucoup de place. De plus, l’administration ne va pas l’aider dans l’installation de son activité. Dans la première moitié du film, des personnages hauts en couleur passent dans son cabinet ; cette partie très intelligente en mode « Taxi Téhéran » est une vraie radiographie pleine de fraicheur de la société tunisienne post révolution. Toute cette partie drôle et intelligente est une petite friandise sympa et mets bien l’accent sur le fait que l’humain a besoin de parler pour aller bien. Dans la seconde partie, le film perd son fil conducteur, devient brouillon faute de trouver une relance scénaristique cohérente. Comme le film ne capitalise pas sur son entame ; on s’essouffle… c’est bien dommage ; mais un défaut d’unité que Manele Labidi gommera certainement lors de son second long métrage. tout-un-cinema.blogspot.com
Un film agréable à regarder , on se laisse porter par cette psychanalyste Tunisienne qui après avoir fait ses études à Paris revient à ses racines dans son quartier et sa maison familiale. Beaucoup de monde autour d’elle alors qu’elle est célibataire sans enfants dans un pays qui n’est pas très ouvert sur cette indépendance de la femme.Une ambiance très agréable avec de jolies prises de vue ,et surtout plein de petites histoires sur tous ces gens qui viennent la voir pour être écouter .Film sympa j’ai passé un bon moment .
Selma est de retour au bled après une adolescence et des études à Paris, est-ce vraiment une bonne idée d’ouvrir un cabinet de psychanalyste à Tunis? Parler, parler les tunisiens sont toujours entrain de parler, au salon de coiffure, au hammam, chez les commerçants du quartier, alors pourquoi paieraient-ils pour cela? Et pourtant, agissant comme un révélateur, le cabinet de Selma ne désempli pas et c’est toute une comédie humaine tragique et comique qui s’allonge sur son divan.Au sortir de la révolution des printemps Arabes, le pays en pleine mutation se cherche, entre modernité et tradition qu’il est long le chemin vers la liberté. Un divan à Tunis, à l'affiche de nos salles depuis mercredi dernier, est le premier film de la tunisienne Manele Labidi, qui avant d'être dans le milieu artistique ( théâtre et cinéma) avait travaillé dans la finance.Pour son premier long, la réalisatrice tunisienne nous propose une comédie très sympathique qui a la bonne idée d’aborder des thèmes graves comme le machisme, le féminisme, l’homosexualité, la corruption, de manière plutôt frontale mais avec une légèreté qui fait sacrément du bien... Un Divan à Tunis, toujours sous le ton de la comédie , donne assez sincèrement l’état des lieux d’un pays en plein bouleversement politique et sociologique...c’est tendre et intelligent... Manele Labidi pose un regard tendre et mélancolique sur la Tunisie, et Golshifteh Farahani, actrice au regard triste mais au sourire rayonnant, illumine cette comédie rafraichissante et dépaysante. Et puis c’est vrai que je suis aussi très fan de Goshifteh....bon sang comme ce prénom est difficile à dire et ...à écrire.... mais comme l'actrice est attachante et sa cinégénie et son charisme indéniables !!
La toute première petite scène du film est d'une justesse et d'une fantaisie remarquable, sans pour autant tomber dans l'humour facile et gratuit car pratiquement tout est dit dans ce préambule où Selma semble se confronter pour la première fois à la Tunisie "profonde". Mais on ne peut s'empêcher aussi de rappeler que la Tunisie est sans aucun doute le pays du Maghreb le plus tolérant envers les femmes. Et on constate que le film ne montre aucune autre femme "libérée" ce qui paraît un peu réducteur. Selma est montrée comme une précurseuse dans son métier alors qu'il existe bel et bien des femmes psy en Tunisie. Mais la légèreté de ton et le charme de Golshifteh Farahani font pourtant passer un bon moment. Les sujets sont abordés de façon non stigmatisantes et quelques instants ne manquent ni de piquants ni de poésie parfois. Site : Selenie
Un film très agréable à regarder. Coloré, on y ressent la douceur tunisienne. Critique plutôt acide de la situation actuelle du pays où corruption et incompétences gouvernementales semblent récurrentes dans ce pays. Golshifteh Farahani incarne parfaitement le role de cette psychanalyse suffisamment candide pour croire que le peuple tunisien pourrait libérer sa parole si facilement, elle se retrouve dans des situations cocasses, qui font le charme du film. Un bon moment.
"Un Divan à Tunis" est une comédie un peu trop légère qui n'est jamais autant réussie que lorsqu'elle ose sortir des sentiers battus spoiler: (la rencontre surréaliste avec un sosie de Freud constitue par exemple la meilleure scène du film) . Golshifteh Farahani est parfaite.