Tiré d'une histoire vraie, un film coup de poing, au sens propre comme au figuré. Sydney Sweeney, méconnaissable, porte à bout de bras un spectacle complet qui met les nerfs à rude épreuve, jusqu'au final, inattendu . Un des meilleurs films de boxe qu'il m'ait été donné de voir, sur le ring pour les Oscars.
Pas du tout branchée boxe. j'ai appris beaucoup de choses sur cette pionnière de la boxe dans une Amérique puritain et un mari immonde. Une belle figure du sport, de la liberté et du combat des femmes. Magnifique. Bravo.
Un film porté par une ambiance très réussie qui nous plonge immédiatement dans son univers. Sydney Sweeney y est impressionnante : méconnaissable physiquement, elle livre une performance qui fait totalement oublier son image habituelle. Le récit est fluide, le rythme maîtrisé, et le film passe à toute vitesse sans jamais laisser place à l’ennui.
Christy est un biopic qui cogne dur au cœur, allant de l'enthousiasme débordant lors des combats (superbement bien filmés, on a les poings qui s'agitent tous seuls à chaque patate qu'elle met sur le pif des adversaires) jusqu'au drame conjugal qui choque, retourne, nous laisse échapper un juron de surprise lors d'une scène particulièrement violente à la fin. Sidney Sweeney est excellente en boxeuse massive, arrogante, et qui cache surtout un profond manque de confiance en elle, à une époque où les femmes (d'autant plus lesbiennes) sont mal vues dans le sport (et au quotidien). On la suit donc dans ses péripéties dramatiques, cumulant une mère absolument odieuse et fermée d'esprit, une petite amie qui la quitte pour un homme (ça blesse forcément), et surtout un coach/mari manipulateur et violent. En comparaison, les coups qu'elle encaisse sur le ring sont des blagues, les pires blessures sont celles que la vie lui a faites. Dans leur rôle, tous les acteurs sont parfaits, on veut fracasser la mère et le coach (les acteurs sont formidables pour qu'on déteste leur personnage : donc c'est réussi), on veut faire un gros câlin à l'autre boxeuse qui lui tend la main en permanence (adorable Katy O'Brian, qui a d'ailleurs réellement été coach sportif en techniques de combats, et a souffert du regard d'autrui sur son homosexualité : elle était faite pour ce personnage), et on rêve que Christy s'en sorte avec les honneurs qu'elle mérite. Il y a quelques scènes royalement bien tournées, qui restent en tête longtemps après que le ding-ding de fin de film retentisse : spoiler: lorsque Christy confronte son mari et se fait passer à tabac devant trois collègues boxeur (qui d'autre a hurlé intérieurement : "...Et pas UN qui bouge !?"), lorsque ces mêmes pleutres viennent faire leur mea culpa à la fin sur une scène d'une incroyable tendresse dans ce monde de brutes, lorsque Christy est blessée par son mari et qu'elle se retourne, découvrant un pan entier de son mollet qui pendouille (un "gasp !!!" général a bruissé dans la salle de cinéma, et on y a contribué), lorsque qu'elle actionne la clé de la bagnole et que ce n'est pas la bonne qui bipe... Beaucoup de trouvailles dans ce film, qui nous met dans sa poche (de short de sport bouffant trempé de sueur), et dont on ne ressort pas indemne, un peu sonné, mais autant par les grosses patates que la miss envoie lors des scènes de combats, que par les aléas atroces de la vie qu'elle a subit en-dehors des cordes du ring. Allez-y "avec votre déambulateur" (un gag final qui nous a beaucoup fait rire), Christy va vous mettre KO.
C'est magnifique de voir le parcours impressionnant et touchant de Christy Salters au cinéma. L'implication de Sydney Sweeney dans ce rôle était magistrale. Elle nous a dépeint la force de Christy sur le ring et dans sa vie privée. Continuez de nous montrer sur grand écran des portraits de femmes !
Un biopic success story très agréable à regarder. La réalisation est classique et le film est plutôt rythmée. Sydney Sweeney offre une interprétation solide mais l'ensemble manque cruellement d'émotions malgré les événements de la vie de la boxeuse. Les combats sont déjà vus. Million Dollar Baby (à demi mots mentionné) est bien mieux réussi.
L’histoire, que je ne connaissais pas, valait la peine d’être racontée et c’est difficile à croire qu’une femme aussi forte sur les rings ait pu subir autant, dans sa vie privée, d’un entourage familial aussi haïssable et malveillant. Par contre, le film, lui, est un peu trop classique dans sa mise en scène pour marquer vraiment le spectateur et il n’est pas dépourvu de longueurs. La restitution de l’époque et des personnages est vraiment bluffante ; en premier lieu, on y voit un Don King, plus vrai que nature, aussi bien physiquement que dans sa façon de se comporter avec ses « poulains ».
Avec Christy, on a presque l’impression de regarder un documentaire tant le film cherche à coller au plus près de la réalité. Le récit est porté par une Sydney Sweeney totalement métamorphosée, qui impressionne par l’engagement qu’elle met dans ce rôle.
Elle incarne la boxeuse avec beaucoup de crédibilité : dans sa transformation physique, dans son regard, dans sa manière d’être sur le ring. On sent un vrai travail de composition, et elle réussit à rendre son personnage très humain.
Mais Christy n’est pas seulement un film de boxe. Le cœur du film reste la violence conjugale. À travers son parcours difficile, la boxeuse va peu à peu devenir une porte-parole de cette cause. La boxe sert presque de décor à un récit plus intime et plus dur.
La mise en scène est sobre, parfois très proche du documentaire, ce qui renforce le réalisme de l’histoire et la sensation d’être au plus près de ce que cette boxeuse a réellement vécu. Ce n’est pas un film spectaculaire, mais plutôt un film humain et engagé.
Personnellement, j’ai été touché par cette approche très réaliste. Ce n’est pas le genre de film de boxe classique à la Rocky, mais un portrait brut et sincère.
Un film engagé et bien interprété, porté par une Sydney Sweeney impressionnante.