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Fabien D
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3,0
Publiée le 8 mars 2026
Christy est un film à performance. Il est évident que Sydney Sweeney a tout donné à son personnage et elle est vraiment excellente. Le film doit beaucoup à sa prestation ainsi qu'à celle de Ben Foster, terrifiant dans le rôle du mari et entraineur violent. Malgré la qualité de ses interprètes, Christy reste un biopic conventionnel dans sa construction à la mise en scène peu inventive. Pour autant, on ne s'ennuie pas et le film a le mérite de traiter de sujets forts ( violence conjugale, homosexualité) dans une Amérique conservatrice. Christy est un beau portrait de femme même s'il n'évite pas toujours le pathos. On est en droit de préférer la subtilité du Million Dollar Baby de Clint Eastwood mais Christy dit aussi quelque chose de l'Amérique actuelle, celle ultra conservatrice de Trump.
Voilà une bonne petite surprise ! Je trouve ça tellement dommage que le film ait flopé aux USA parce que franchement c’est un bon film avec des scènes de boxe efficaces, mais surtout avec un sujet important : les violences conjugales. C’est pas toujours subtil mais ça raconte l’histoire vraie d’une femme sous l’emprise de son mari et de sa longue descente en enfer. Sydney Sweeney est devenue une cible facile et elle subit beaucoup de critiques mais moi je l’aime bien !
Faut-il aller le voir ? Oui ! On pourrait croire à un scénario dramatique hollywoodien écrit pour le cinéma, mais là, c’est la réalité. Et c’est ça qui prend aux entrailles : se dire que tout ça est vrai. On dirait que Christy a vécu mille vies regroupées en une seule personne.
Je n'attendais pas Sydney Sweeney là, et elle m’a convaincue à 100 %. Elle est habitée par le rôle, presque méconnaissable. Elle incarne une Christy à la fois admirable et détestable. Mais on comprend qu’elle n’avait pas le choix, c’était sa seule option pour survivre.
Mon seul regret, c’est surement le montage. J’ai eu l’impression que le film original était bien trop long et qu'on a tout coupé pour ne garder que des "phrases fortes" à certains passages. Résultat, certaines séquences s’enchaînent comme des scénettes rapides et on survole des relations pourtant vitales : l'impact de Lisa Holewyne, sa relation avec son père et son frère durant sa carrière, ou l’emprise toxique de son mari Jim vis-à-vis de sa famille. J’aurais aimé que cette descente aux enfers soit plus explicitée, moins rapide.
Mais au delà de ces défauts, quel portrait de femme ! Être homosexuelle dans les années 90, c’était déjà un combat. Mais vouloir s'imposer dans la boxe en tant que femme, c’était presque mission impossible... Et pourtant elle l'a fait ! spoiler: Et malgré une tentative de meurtre de son mari elle remonte sur le ring pour prouver, et surtout se prouver, qu'elle est enfin délivrée de son bourreau et qu'elle est capable de réussir sans lui.
Plus qu'un biopic ou un film sur la boxe, ce récit de vie vient nous saisir les entrailles. Il met en avant une vie tiraillée entre homophobie, violences conjugales et résilience, nous rappelant que dans une relation toxique, on est bien plus que ce qu'on nous laisse croire : on est une vraie battante. Cette vie pleine de symboliques nous montre que tous les combats ne se passent pas sur un ring.
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Grimper sur un ring est parfois plus simple que d'affronter sa propre existence ! Tiré de la carrière de la boxeuse américaine Christy Martin, ce récit nous retrace sa vie mouvementée passée des combats obscurs aux feux des projecteurs, tout en affrontant des épreuves personnelles bien plus violentes que celles livrées entre les cordes. Ce biopic sportif réussit le pari de mixer charme et percussion, avec cette jeune athlète américaine aux crochets foudroyants, mais aux choix de vie discutables. Derrière les victoires et la gloire médiatique, le film dévoile une trajectoire tourmentée, faite d'emprise, de doutes et de courage. J'ai été particulièrement séduit par l'interprétation intense et soignée de Sydney Sweeney, appréciée récemment dans la peau de cette intrépide "Femme de Ménage" (2025). La réalisation, presque trop sage, aurait pu prendre plus de risques afin de tirer de la trajectoire de cette championne encore plus de profondeur et d'émotions. Malgré cela, le résultat final reste solide, sincère et puissant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Nouveau film du réalisateur-scénariste australien David Michôd (Animal Kingdom, The Rover, Le Roi), l'histoire de Christy Martin, une boxeuse déterminée ayant un combat à mener, sur le ring comme en-dehors.
Quelque part dans l'esprit d'un «Moi, Tonya», Michôd nous déroule le récit de cette pionnière de la boxe féminine et nous propose un biopic plutôt convenu (en terme de mise en scène comme de narration) et un peu trop étiré dans sa narration. Narration à l'intérieur de laquelle 2 types de films cohabitent (le film sportif et le drame conjugal), mais de manière un peu fragile dans leur manière de se répondre et de se construire. Un film où les looks de certains ont d'ailleurs assez peu changé sur plusieurs décennies.
Reste que le film marche plutôt bien, notamment à travers ses séquences de boxe et de violences domestiques assez réalistes et marquantes. Et en particulier grâce à son duo de tête, Ben Foster et surtout Sydney Sweeney (sans doute son meilleur rôle au cinéma à ce jour), assez méconnaissables et totalement investis dans leurs rôles respectifs.
L'histoire d'une femme en lutte, invincible sur le ring mais plus vulnérable dans la vie, et qui va devoir trouver la force en elle pour reprendre le dessus sur son adversaire le plus intime et impitoyable.
Un film dépeignant en partie le processus d'emprise et de jalousie possessive pouvant mener au pire, mais qui manque un peu de profondeur et d'une incarnation suffisamment forte pour rester durablement dans les annales du genre. Un biopic avec du potentiel (provenant principalement de l'énergie dégagée par son actrice principale), mais ayant du mal à se défaire d'un certain classicisme inhérent au genre.
Bref, une petite victoire un peu titubante à défaut d'être un . cinématographique. 6,5/10.
Injustement boudé par les spectateurs US, snobé par l'académie des Oscars et auréolé du statut de plus gros flop l'année dernière, ce biopic sportif débarque en catimini dans nos salles. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les ricains ont loupé quelque chose. Sorti juste après le foireux Smashing machine, et en pleine période où l'actrice était la cible d'attaques un peu partout, le film se démarque quand même par une presse plutôt élogieuse. Et elles avaient raison, je suis pleinement en accord avec elles. Sydney Sweeney abandonne son statut de poupée barbie sexy et n'a pas hésité à s'investir pleinement dans la préparation du rôle en se métamorphosant complètement. 20 kilos de plus, coupe mulet, pif qui pisse le sang, prothèses diverses, elle porte totalement le film sur ses épaules, en prenant des coups sur et en dehors des rings. Elle aurait largement mérité une nomination aux Oscars. Mais pas elle uniquement. Ben Foster aurait pu y prétendre, grimé pour l'occasion il campe un personnage pourri au possible. Le biopic fait froid dans le dos par moment et il n'est pas à mettre devant tous les yeux. Dans son dernier tiers, le métrage amorce un virage plutôt abrupt qui finit par calmer le spectateur. Si le film passe dans votre ville et ce n'est pas gagné) je vous le conseille vivement afin de lui donner la même lisibilité qu'un Marty Suprême.
Excellent Biopic de David Michôd qui retrace le parcours tumultueux de la boxeuse professionnelle Christy Martin qui n’est pas des plus connus en France . La dualité entre la combattante invincible et la femme vulnérable constitue le coeur émotionnel du récit et Sydney Sweeney , méconnaissable , apporte une prestation incandescente et transcende ce Biopic !
Avec Christy, David Michôd propose un biopic intense consacré à la boxeuse américaine Christy Martin, figure majeure de la boxe féminine dans les années 1990. Inspiré d’une histoire vraie, le film retrace l’ascension d’une sportive hors norme tout en explorant les zones d’ombre d’un parcours marqué par la violence, la dépendance et la quête d’émancipation.
Originaire d’une petite ville de Virginie-Occidentale, Christy Martin ne se destinait pas à une carrière sportive. Mais sa découverte de la boxe révèle un talent brut et une détermination exceptionnelle. Sur le ring, son style offensif et son endurance impressionnent rapidement, faisant d’elle l’une des premières femmes à bénéficier d’une véritable reconnaissance dans un univers longtemps dominé par les hommes.
Le film suit cette trajectoire fulgurante sous l’impulsion de son entraîneur et manager Jim Martin, incarné par Ben Foster. Leur relation professionnelle, qui devient également conjugale, constitue l’un des axes dramatiques majeurs du récit. Derrière la réussite sportive se cache en effet une relation complexe et destructrice, où admiration, contrôle et violence finissent par se mêler.
Sydney Sweeney prête ses traits à Christy Martin avec une intensité physique et émotionnelle notable. L’actrice incarne une combattante déterminée, capable de dominer ses adversaires sur le ring tout en affrontant, dans la sphère privée, des conflits bien plus difficiles. La performance souligne la dualité du personnage : championne publique et femme confrontée à des fragilités intimes.
La mise en scène de David Michôd privilégie une approche réaliste, alternant scènes de combats nerveuses et moments plus introspectifs. Le film dépasse ainsi le simple récit sportif pour aborder des thèmes plus larges : la construction de l’identité, la pression médiatique, la violence conjugale et la lutte pour reprendre le contrôle de sa propre vie.
Au-delà du portrait d’une championne, Christy apparaît comme une histoire de résilience. Le parcours de Christy Martin rappelle que les combats les plus décisifs ne se déroulent pas toujours sous les projecteurs d’un ring, mais dans la capacité à survivre, à se reconstruire et à affirmer sa liberté.
Christy, j'ai regardé le film jusqu'à le manager dis à la boxeuse veux-tu m'épouser ? La Boxe est bien représenté, ce qui crédibilise l'univers de la boxe et ses enjeux. Les dialogues sont percutants, dynamique, ce qui augmentent l'aura de chaque personnage. Les questionnements essentiels de Christy manquent de profondeur psychologique car ils semblent forcés par le scénario pour justifier son changement pour la boxe. Y'a peu de dialogue, ca rend tout superficiel. Quand les personnages s'expriment pas, on ne s'attache pas à assez eux. J'espere que Sydney Sweeney aura un oscars pour sa performance ou un autre film. Elle le mérite amplement. Ring : Christy à une bonne affiche.
Un drame intimiste, sérieux, parfois dur, mais sincère. Ce n’est pas un film “plaisir”, c’est un film qui laisse une trace. C’est le récit d’un personnage cabossé qui se bat pour rester debout…
J’ai trouvé ce film très puissant, beaucoup d’émotion, surtout quand on pense qu’il s’agit d’une biographie, d’une vie réelle. Ça ne peut pas se passer ailleurs qu’aux États Unis je pense À voir, vraiment, c’est du bon cinéma !
Le film est un vrai biopic, a priori tout ce qui est dit ou raconté dans le film est véridique ou très vraisemblable, et que le film a reçu l'aide et le soutien de la première intéressée, puis disons-le le réalisateur est resté sur un style classique et linéaire. On notera quelques incohérences et plus étonnamment le combat considéré comme celui qui a donné en 1996 à la boxe féminine toute sa crédibilité en préambule à un combat de Mike Tyson qui est occulté. Le plus décevant reste donc peut-être cette mise en scène, trop académique et monocorde alors qu'on aurait pu envisager autre chose avec ce réalisateur qui nous a montré plus créatif avec ses précédents films. La première chose qui frappe c'est encore la capacité de l'actrice Sydney Sweeney à s'effacer derrière son personnage, son physique de pin'up est toujours une appréhension mais elle prouve encore qu'elle reste une actrice investie et inspirée n'hésitant pas à s'enlaidir, sans oublier un Ben Foster méconnaissable qui s'offre le physique de sa perversité. A défaut de convaincre sur tous les plans le film reste intéressant et efficace à conseiller. Site : Selenie