Sortilèges
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2018
La plupart des rèalisateurs ont l'impression qu'au fond, ils n'ont pas tellement besoin de scènariste, qu'ils pourraient se dèbrouiller tout seul, puisqu'ils savent ècrire! Ce n'est pas le cas ici car Christian-Jaque et Jacques Prèvert se complètent fort bien dans cet excellent film malheureusement oubliè aujourd'hui! Donc, pas besoin d'engager un Prèvert pour lui faire ècrire une histoire et les dialogues pour ensuite s'en dèbarrasser le plus vite possible en lui laissant entendre que le vrai travail va commencer sur le plateau! Fascinè par les atmosphères mystèrieuses, Christian-Jaque trouve ici un sujet de choix et Lucien Coëdel alias le campanier impose son côtè obscur! il ne lui restait plus que deux ans à vivre avant de tirer sa rèvèrence en 1947! Quel acteur il fut durant les annèes 40! Cadrages remarquables, ambiance ètrange, photo splendide de Louis Page, musique en parfaite osmose avec l'histoire (« Au marche du Palais »), le cinèaste de "L'assassinat du Père-Noël" rèussit à donner une fascinante nouvelle vision du roman de Claude Boncompain, « Le Cavalier de Riouclare » . spoiler: On n'oubliera pas de sitôt ce cheval noir, cette « bête à faire peur » , courir à tombeau ouvert dans la neige!
Une oeuvre sombre à rèhabiliter...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2018
très bon film à voir et a revoir,bonne ambiance de vieille paysannerie avec ses danses et traditions ,
grands acteurs ,c'est parfait .
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 juin 2013
une atmosphère intéressante dans un village isolé d'auvergne au xix siècle, le scénario aurait pu être un peu mieux utilisé cependant. Je ne sais pas si l'utilisation de la fronde était la spécialité locale en tout cas les poulets n'étaient pas à la fête.
euskarapra
euskarapra

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2019
Ce film est un chef d'oeuvre.Christian-Jaque démontre qu'il est un grand réalisateur.Les dialogues de Prévert sont excellents et tous les acteurs sont bons.Un film dont on se souvient longtemps; à vivement recommander..
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2023
Sortilèges est un vieux film poussif qui a du mal à attirer notre intérêt. Je m'attendais à un film plus noir et mystérieux et on se retrouve avec un vieux mélo bavard possédant une intrique qui tourne en rond. C'est bref mais je n'ai rien à dire de plus dessus. Sinon les acteurs jouent bien.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2018
Le film reprend l’atmosphère de « l’assassinat du père Noël » moins la partie mystère qui est ici biaisée et délaissée au profit d’une histoire de jalousie à propos d’une fille. C’est au final assez ennuyeux et pas si intéressant
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2012
Lorsque Prévert ne s’associe pas à un talent comme Carné, on voit très vite ses limites : du populisme facile, du sentimentalisme mièvre… Christian-Jaque est un faiseur sans style, et même s’il bénéficie d’un scénario pas inintéressant lorsque qu’il flirte avec une forme de merveilleux noir (une histoire de sorcellerie), son film tombe dans les travers ordinaires du cinéma français courant de la fin des années 40, avec son pittoresque très laborieux, son mélo à l’eau de rose. Curieux mais terriblement vieilli.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2026
Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Christian-Jaque âgé de 44 ans est déjà un réalisateur confirmé avec 37 films à son actif depuis ses débuts en 1932 (« Le Bidon d’or »). A cette époque, il a déjà réalisé trois de ses œuvres maîtresses avec « Les disparus de Saint-Agil » (1938), « L’assassinat du Père Noël » (1941) et « Boule de suif » (1945). Peu avant « Boule suif » tiré d’une nouvelle majeure de Guy de Maupassant, il adapte « Le cavalier de Riouclare », un roman de Claude Boncompain, écrivain ayant mené parallèlement une carrière de journaliste-chroniqueur.
Pour l’écriture du scénario et des dialogues, Christian-Jaque fait appel à Jacques Prévert alors au sommet de sa popularité comme poète bien sûr mais aussi comme dialoguiste auprès de Jean Renoir, Claude Autant-Lara et surtout Marcel Carné. Prévert a déjà eu l’occasion de travailler à deux reprises avec Christian-Jaque sur « Ernest le rebelle » et « Les disparus de Saint-Agil ». Très étrange comme souvent avec Jaque dans ses meilleurs moments, le film transporte le spectateur dans l’Auvergne très rurale et encore très enclavée du XIXème siècle.
Un village isolé situé au sommet d’un col très peu accessible en hiver mais tout de même fréquenté où officie en qualité de vigie pour les voyageurs en difficulté, Jean-Baptiste dit le Campanier (Lucien Coëdel). Les mœurs des villageois qui pour la plupart ne sont jamais descendus dans la vallée découlent en droite ligne de l’isolement avec au premier rang le repli sur soi qui lui-même entraine la survivance de croyances et de craintes d’un autre temps. Analphabète mais très curieux et rusé, Le Campanier se fait lire la Bible et autres livres d’histoire ou scientifiques par Fabret dit Le Lièvre sur lequel celui que l’on croit sorcier et guérisseur semble avoir une emprise teintée de crainte.
Un commerçant itinérant est tué par une fronde (arme d’usage courant dans la région). Apeuré le cheval noir du voyageur assassiné errant dans le village, une rivalité amoureuse plutôt malsaine, les policiers montant au village pour mener l’enquête, il n’en faut pas plus à Christian-Jaque pour distiller l’atmosphère sourde, étrange et inquiétante qui a fait le succès des trois excellents films cités plus haut. Sans doute pas aussi totalement abouti « Sortilèges » remplit tout de même avec succès sa mission d’emmener le spectateur ailleurs avec en sus aujourd’hui l’agréable patine du noir et blanc qui donne au film le goût succulent du voyage dans le temps sans effets spéciaux.
Au rang des étrangetés on notera la présence du chansonnier Sinoël né en 1868, devenu avec la naissance du cinéma un prolifique second rôle qui ici à 77ans interprète de manière absolument crédible la doyenne du village. On remarquera aussi la présence furtive du tout jeune Michel Piccoli qui n’est alors qu’un figurant parmi les autres.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2025
Est-ce son très estimable "Assassinat du Père Noël", tourné trois ans auparavant, qui a incité Christian-Jaque à tourner une nouvelle fois dans un village de montagne couvert de neige ? En tout cas, l'inspiration, dans "Sortilèges", n'y est pas, malgré la présence de Prévert au scénario, adaptation d'un roman, et aux dialogues.
Sur un col enneigé, un meurtre crapuleux est commis par un marginal, Jean-Baptiste dit le Campanier, sorte de guérisseur un peu sorcier qui cache son crime. Le début du film est intrigant, d'autant plus que les personnages sont peu ou mal identifiés, et les cimes, le décor en général, associés à l'idée de surnaturel produisent le sentiment d'étrangeté recherché par Christian-Jaque.
En fait, la dimension sortilèges ou malédiction ne pèse pas grand' chose dans le scénario ; c'est plutôt la fatalité qui menace les personnages, comme au temps récent du tandem Carné-Prévert. Le film est la combinaison un peu artificielle d'une intrigue criminelle sans grand relief et d'un mélo sentimental sur fond de rivalités amoureuses et de jalousies. Les protagonistes et le sujet semblent inaboutis. Dans le rôle d'une jeune fille amoureuse et maladive, René Faure incarne un romantisme suranné aux portes du ridicule. A l'inverse, le méconnu Lucien Coëdel, dans le rôle du sinistre Campanier, propose une belle prestation, tout en modération.
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