Un film de chez nous pas spécialement innovant si l on regarde ce qui sait déjà fait. Mais reprenant une base bien Frenchi, on se retrouve devant une comédie familiale assez touchante ou parent enfant se trouve réunit... En parallèle avec un imaginaire débordant aux FX tres bons. Le cahier des charges et donc bien remplit et respecté. Et offre des acteurs au top de leur forme. Omar S. une fois de plus devoile une bonne prestation. Certains trouveront l ensemble un peu too much si on s appuie sur le côté subtile des choses... Mais après tout, le principe de nous divertir , tant enfant que parent et réussit et l on sort de la séance avec le smile ! Bref pari réussi pour cette comédie de début d année.
Un film inventif et touchant et une belle histoire sur la relation père/fille, la peur d'être "remplacé". On aurait apprécié un peu plus de fantaisie, que le film aille plus loin dans la folie, car il y a un côté très artificiel à ce monde imaginaire. Et on ne peut s'empêcher de penser que Toy Story ou encore Vice Versa ont déjà raconté la même histoire... mais en mieux !
Il est parfois difficile, quand on est parent, d’accepter que son enfant grandisse. Michel Hazanavicius conte une belle histoire où les personnages provoquent d’emblée l’empathie. Jamais caustique ou cynique, son film fait preuve d’une grande bienveillance et ça fait du bien.
Un concept plutôt sympathique et original. Omar Sy s'en donne à cœur joie dans ce jolie petit mélange de vie réel et de conte de fées. D'ailleurs le monde imaginaire est plutôt bien foutu et inventif. Certaines répliques et situations sont bien senties. Oui mais voilà, de la part d'un réalisateur de la trempe de Hazanavicius on est en droit d'attendre beaucoup mieux surtout dans sa dernière partie bourré d'effets numériques en tout genre. Bref, un film sympathique surtout destinée à un jeune public. Et c'est bien dommage.
Il arrive un jour où les parents ne deviennent plus les héros de leurs enfants qui préfèrent doucement s’orienter vers leurs amoureux ou leurs amoureuses. C’est cette coupure progressive du cordon ombilical parfois difficile à gérer pour certains parents que choisit de raconter Michel Hazanavicius dans Le Prince oublié. Pour cela il choisit d’adopter une structure narrative rappelant celle du Magnifique en alternant des séquences se déroulant dans le monde réel avec d’autres se situant dans un monde imaginaire provenant cette fois d’un fantasme enfantin vu du point de vue du personnage du père. Hélas, Hazanavicius ne réitère pas l’exploit de Philippe De Broca car il n’arrive pas à intéresser autant aux deux univers. S’il réussit plutôt les séquences se situant dans la réalité avec une intrigue qui peut évoquer des souvenirs à de nombreux parents, il rate totalement celles se déroulant dans le monde imaginaire qui sont totalement grotesques et volontairement surjouées, sans compter sur le fait que celui-ci est totalement illogique car il adopte le point de vue du père alors qu’il est clairement enfantin. Ce conte pour enfants pourra donc peut-être plaire au jeune public possiblement plus sensible à l’aspect farfelu du monde imaginaire mais risque d’ennuyer un public adulte que cette fantaisie risque d’exaspérer par son aspect volontairement ridicule alors que la partie réaliste aurait pu lui plaire. Dommage !
TOY STORY. Aux oubliettes. Avec le temps on n'aime plus. Séduit par le principe, la débauche d'effets spéciaux a refroidi mes ardeurs de bon humeur. Je veux bien que le Omar s'amuse, j'aurais préféré le plonger dans l'eau bouillante.
Film assez sympathique et bon dans l'ensemble. Les différents acteurs sont intéressants et l'histoire aussi. C'est davantage dans la réalisation que cela pêche un peu. Cela ne va pas assez loin dans la réflexion et donc ne dépasse pas le simple film parent/enfant. Bien mais peut mieux faire.
Un film à mi chemin entre rêve et réalité plutôt pas trop mal mais je suis un petit déçu. Pourtant l'histoire est très intéressante sur la relation compliquée entre le père et la fille sur le monde réel mais pour la partie imaginaire l'ai trouvé trop banale voir ennuyeuse et les images sont pas top aussi. Heureusement, "omar s'y" rattrape ce point négatif du film. Je pense que les enfants apprécieront mieux. Il se laisse voir une fois amplement.
Au départ j'ai craint le pire, pensant que Le Prince Oublié s'adressait aux moins de sept ans uniquement. Quand soudain j'ai compris la signification de ces deux mondes parallèles, faisant apparaître un joli conte. Une belle histoire de passage de l'adolescence entre un père et sa fille. Les personnages secondaires viennent ajouter leur grain de sel, en particulier Pritprout (François Damiens). Le spectateur reçoit des messages affichés dans les abribus (et puis un beau jour), sur les bus (confiance, un petit papa pour l'homme, un grand papa pour l'humanité), sur les 4x3 (quinze ans ont passé, comme un battement de cil). En voyant Djibi (Omar Sy) raconter des histoires à sa fille pour l'endormir, le papa que je suis s'est rappelé de toutes ces histoires que j'ai racontées à mes filles quand elles étaient petites. Et aussi du moment où ça devient inutile, comme lorsque Sofia dit "Papa j'ai onze ans, je peux me les faire toute seule mes histoires maintenant." Clotilde/la femme à la porte (Bérénice Béjo, ma chouchoute, comme chacun sait), accompagne cette transition en douceur : "Grâce à la confiance toutes les portes peuvent s'ouvrir." Alors la vie continue. Le monde imaginaire est féérique. Le monde réel est sympathique, mention spéciale pour le check tartare (je ne pouvais pas passer à côté). À voir surtout si vous avez (eu) des ados.
La fille à son papa grandit. Les avis sur le film sont contrastés, y compris à propos du jeu des acteurs alors que j’ai trouvé Sy, Damiens, Béjo excellents. Finir de raconter des histoires avant que s’endorme un enfant n’est pas une petite affaire, même si elle est un sujet familier traité ici avec malice et tendresse. Les personnages hauts en couleurs, sont aux couleurs de la fiction d’un monde rêvé traité avec la même gentillesse que celui de la réalité des arrêts de bus et des canapés convertibles. Je me demandais une fois l’émotion passée et la nostalgie revisitée, comment le cinéaste allait conclure. C’est au-delà de ce qu’un papou aurait imaginé : magnifiquement ! Ma petite fille lorsque je lui disais qu’en apprenant à lire, elle allait s’ouvrir des mondes merveilleux m’a demandé : « mais tu continueras à me lire des histoires ». Parce que je suis un « enfant attardé » comme le disait Garcin au « Masque et la plume », et sans vergogne, j’ai visualisé aussi la fin de mes propres illusions, comment mes croyances se sont essoufflées ou sont devenues des caricatures. Et à vrai dire comme je suis un vieux monsieur, les oubliettes, elles, se rappelant à moi très souvent, j’aime bien quand le cinéma convoque à nouveau ceux qui sont tombés au fond.
Le réalisateur Michel Hazanavicius déçoit avec ce conte pour enfant évoquant la difficulté pour un parent de voir son enfant grandir. Si la tendresse et la sincérité du projet transparait à l’écran, la réalisation du cinéaste manque singulièrement de fantaisie et dont les effets ont toujours tendance à tomber à plat tandis que le récit tombe trop facilement dans la naphtaline. Enfin, dans le rôle-titre l’acteur Omar Sy peine à convaincre. L’ambition du long-métrage n’est pas à la hauteur du résultat.
Ce film m’a semblé être un naufrage cinématographique, où la niaiserie s’installe dès les premières scènes pour ne jamais quitter l’écran. Malgré une idée de départ prometteuse sur l’imaginaire et la relation père-fille, l’exécution se perd dans un récit simpliste et des clichés surannés. Les visuels, bien que soignés, peinent à compenser une narration laborieuse et des personnages stéréotypés. L’émotion, censée être au cœur de cette fable, est submergée par des dialogues lourds et une morale prévisible, rendant l’ensemble insipide. Hazanavicius, connu pour son audace passée, signe ici une œuvre sans saveur ni véritable profondeur.
Si je voulais être méchant je dirais que c’est gentil. Ce prince oublié avait pourtant de quoi me plaire sur le papier avec Hazanavicius derrière la caméra, Omar Sy devant et une histoire sur la difficulté pour un père de voir passer sa fille dans l’adolescence. Mais cette histoire a déjà été racontée et mieux que cela. Le film est trop gnan gnan, trop artificiel, chose curieuse chez Hazanavicius ça manque de soin à l’écran, ça paraît bâclé, trop frileux et peu inspiré. Le final surtout m’a déçu avec les personnages oubliés qui m’ont beaucoup fait penser à Vice Versa mais en beaucoup, beaucoup moins bien. Le film m’a aussi fait penser à « demain tout commence » ou Omar Sy jouait aussi un rôle de père protecteur et ce dernier était plus réussi. Ça n’est pas totalement honteux mais c’est franchement décevant.
Le dernier Michel Hazanavicius est un film dont on devine les intentions louables (le thème du lâcher-prise des parents sur les enfants, les valeurs fondamentales du rêve et du conte...) mais qui se ramasse royalement dans sa conception, jusqu'à en devenir un produit très laid, au héros ultra-antipathique et aux dialogues navrants. On remarque tout d'abord les effets spéciaux qui sont épouvantables, en témoignent le dragon vert ou le parc en vue d'ensemble, dignes d'un dessin animé bon marché. S'ensuit un soi-disant héros en construction qu'on préfèrerait plutôt étrangler avec sa cape (il est narcissique, puéril et n'hésite pas à jouer le collabo pour envoyer à la mort un personnage fragile qui avait pour seul tort d'habiter sa loge... Rien à faire, on le hait jusqu'au bout). Enfin le film semble adorer s'asseoir entre deux chaises, d'une part en alternant des dialogues d'une stupidité avérée ("Tant que la bataille n'est pas perdue, la bataille n'est pas perdue."... Oh ça alors, on n'aurait pas cru.) et d'autres d'une vulgarité qui fera siffler les oreilles des enfants (on ouvre le film sur trois utilisations du mot "c.n") ; de même que l'on oscille toujours entre niaiserie assumée (les histoires racontées, le vilain Pritprout dont le nom flatulent annonce déjà la couleur) et film sur la déchéance des rêves d'enfants (tristounet pour les petits). Bref, un film qui navigue à vue et où l'on ne sait pas qui des enfants ou des adultes s'ennuient le plus. Un mélange de niaiserie dégoulinante, de dialogues dénués de toute intelligence et d'un héros qu'on jetterait volontiers aux oubliettes...