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Rourkewhite
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2,0
Publiée le 24 juin 2020
C'est le genre de film qu'on aurait voulu aimer parce qu'on ressent l'enthousiasme général, parce que les qualités techniques sont évidentes et les intentions louables... mais malgré tout, la magie n'opère pas! En plus d'une certaine niaiserie ambiante, qu'on pourrait certainement mettre sur le compte du public jeune visé, tout paraît forcé, poussif, laborieux et superficiel! Ainsi, toutes les scènes de rêve sont un ratage carrément gênant, voire consternant! Et Hazanavicius de confirmer son statut très surestimé avec ce gentil navet qui échoue lamentablement à transmettre le moindre enchantement...
Souvent peu cité parmi les plus gros réalisateurs français, Michel Hazanavicius a pourtant un excellent dossier, avec de gros succès très souvent salués par la critique. "Le Prince Oublié" montre, une nouvelle fois, son envie de proposer des longs-métrages bien plus ambitieux que ce qui se fait généralement en France. Avec une esthétique poussée et un scénario purement tourné vers le fantastique, on arrive devant un film à l'univers particulier et très enfantin. Mais cela marche très bien ! L'idée n'est pas juste de proposer une ambiance enfantine pour la famille, mais de remettre tout cet aspect en question. Tout le film va travailler sur le fait de remettre en perspective cet aspect de l'enfance, et sur le fait d'accepter le fait grandir du point de vue des parents. Toute la base va donc être de poser un univers crédible et en accord avec le ton du film. Comme l'ambition est toujours bien mélangée avec les moyens, on peut être heureux que ce film ait eu assez de moyens pour proposer quelque chose d'aussi originale. Si les fonds verts sont assez voyants, le travail sur les décors, ainsi que les effets spéciaux, est assez remarquable et permet à tout cela de prendre vie. L'univers semble donc vivant et est parfait pour traiter ce genre de thématiques. C'est coloré, travaillé et inventif à ce niveau. Derrière, le tout sera donc de jouer avec cela, en travaillant cette ambiance d'un point de vue plus adulte. Ce rôle sera géré par un très bon Omar Sy, de manière assez légère, mais de manière intéressante et intelligente en faisant en sorte de mettre le monde fictif du film avec le monde réel. La métaphore passe bien, elle permet de rendre les thématiques facilement compréhensibles et de faire un tout très efficace pour toute la famille. Donc si vous voulez passer une petite soirée sympa, n'hésitez pas à visionner ce long-métrage vraiment intéressant et qui fait plaisir à voir en France. Pour conclure, un film d'un réalisateur qui continue de faire parler son style si unique.
Un scénario original, une histoire pleine de poésie et de bon sentiments, bref le film familial par excellence. Le parallèle entre monde réel et monde imaginaire est intéressante même si la morale sous-jacente n'est pas révolutionnaire et quelque peu connue de tous (l'adolescence, c'est pas facile !!). La naïveté du film plaira à certains, repoussera d'autres.
Les films qui nous surprennent sont souvent ceux dont on attends rien. "Le prince oublié" avait une thématique intéressante, et une B.A. qui promettait. Au final, ça va, on ne s'embête pas, on a une distribution solide qui est emmenée par un Omar Sy crédible (c'est un type de rôle qu'il avait déjà eu l'occasion d'aborder). Une fois embarqué dans l'aventure, y'a beaucoup de choses que l'on voit venir de loin, C'est souvent niais, sans être bête, parfois drôle, et parfois touchant. Y'a pas mal de petits trucs qui maintiennent notre attention. Super point positif par rapport à la réalisation, c'est super propre, bon sang que ça fait plaisir aux yeux.
Ce ne sera surement pas le film de l'année, mais si la BA vous a tenté et que vous n'avez rien d'autre à aller voir, ce film fera le taff et vous divertira!
Le Prince Oublié est un très beau film signé Michel Hazanavicius qui délivre ici un long-métrage empreint d'émotion et de créativité. L'idée est vachement originale : un père voit l'évolution de sa fille en une adolescente au travers des personnages des histoires qu'il lui racontait qui se retrouvent du coup complètement dépassés et has-been. Le monde imaginaire est particulièrement riche et créatif. Les décors et les effets spéciaux sont vraiment à la hauteur de ce qu'on peut espérer. Le film est parsemé de créatures fantastiques à chaque coin au point que l’œil du spectateur en rate facilement la moitié. Les plans sont aussi remplis que des pages d'Où est Charlie. Les costumes sont eux aussi très travaillés dans un style kitsch particulièrement assumé et logique pour des personnages d'histoires d'enfant. Les acteurs sont très convaincants. Omar Sy est impeccable dans ce double-rôle principal : celui du père ultra-protecteur et celui du héros unidimensionnel un peu simpliste. Bérénice Béjo est très bien également tout comme la jeune Sarah Gaye (très naturelle). Que ce soit dans le pastiche de film d'espionnage, le drame ou la comédie, Michel Hazanavicius impressionne avec une patte artistique propre à lui.
Qualité numérique immonde, costumes et décors digne des plus vieilles productions hollywoodiennes (l'unique me venant à l'esprit : "Notre Dame de Paris (1956) "), un scénario certes inventif mais qui cache malheureusement ce que le 7ème art français ne parviendra jamais à mettre de côté, la vie quotidienne, l'emploi, les différences physiques et culturelles... Un imaginaire donc réussi à moitié en une sorte d'immersion dans un studio hollywoodien XXL, mais pour la création des rêves, un casting principal à la fois convainquant pour la face réelle, mais trop théâtrale et exagérée sur celle de l'imaginaire, Bérénice Béjo en seule membre étincelante du groupe à s'être rendu lumineuse et vraie. Michel Hazanavicius à eu beau s'entourer d'un florilège de studio français (partenaires télé surtout) et bons nombres de partenaires financiers, comme il sera toujours de coutume pour un film tricolore demandant le minimum syndicale financier pour tenter d'attirer des gens en salles... Le résultat sera toujours le même, la France ne possède aucun studio d'effets spéciaux à la hauteur, ne possède que 3 cinéastes digne de leurs confrères outre-Atlantique, et ne sera jamais capable de proposer autre chose que des récits parlant de ce que nous souhaitons absolument ne pas voir en salle pour s'évader, c'est à dire, notre quotidien. CQFD
Si ‘Le prince oublié’ devait avoir un seul mérite, ce serait d’observer Michel Hazanivicius sortir (une fois de plus) de sa zone de confort et faire sortir au passage le cinéma français de la sienne, pour s’attaquer à une production familiale inhabituellement luxueuse mais qui repose surtout sur cette interdépendance métaphorique entre l’imaginaire et la banalité du quotidien, dont le cinéma américain est tout à fait coutumier mais que le cinéma français renifle toujours avec méfiance. Qui dit “familial” dit forcément respect de certaines convenances, crainte du dérapage inconscient, morale rassurante et fédératrice : il ne faut donc pas espérer un humour ravageur ou une conclusion qui puisse surprendre, et tout se déroulera exactement de la manière dont on s’y attend : c’est toute la limite d’un tel exercice et ‘Le prince oublié’ ne déroge pas à la règle. On reste toutefois assez curieux de découvrir comment le réalisateur va se débrouiller pour gérer quelque chose d’aussi contraire aux habitudes du cinéma français. La réponse qu’on obtient une heure quarante plus tard, c’est qu’il ne s’est pas mal débrouillé du tout, même si l’ensemble reste un peu plus hésitant, un peu plus maladroit, un peu plus artificiel que dans n’importe quelle production américaine équivalente, sans que le scénario s’aventure beaucoup plus loin que ces dernières dans la complexité. Tout basique qu’il soit, le concept demeure sympathique et pourra autant parler aux ados qu’aux adultes bon-publics : c’est l’histoire d’un père qui raconte des histoires extraordinaires dont lui et sa fille sont les héros, mais qui n’a pas su prendre la mesure du fait que celle-ci grandissait. Côté méta, l’heure du conte est un plateau de cinéma, avec ses figurants, ses régisseurs et ses rivalités. La facture ultra colorée de cette dimension imaginaire suscite une certaine bienveillance mais ‘Le prince oublié’ pique tellement de petites choses à droite et à gauche, à tous les films et dessin-animés américains basés sur un principe plus ou moins identique (‘Vice-Versa’ en source principale du pillage) qu’il en devient parfois un peu gênant.
Même si je pensais justement rêver un peu plus avec ce film, je suis tout de même assez satisfait. Il sort dans le bon timing des vacances car il se positionne bien dans le créneau familial à voir avec des enfants tout en plaisant aux parents. Le concept est bien pensé. J’adore ce voyage imaginaire dans le monde où les histoires se font. C’est bien représenté et même jusqu’au petit détail, bien pensé. Sur ce point je ne peux reprocher que deux choses. D’une, de ne pas en avoir assez. Cela m’a tellement plus que j’aurais voulu plus en avoir. Et de deux, les effets spéciaux sont horribles alors qu’ils sont beaucoup utilisés sur certaines séquences. Cet univers est mis en valeur par la partie « histoire réelle ». Celle-ci n’est pas délaissée. On sent la volonté de faire un scénario construit pour avoir un récit équilibré. Il y a juste un coup de mou vers le milieu où on sent un ralentissement pas forcément agréable. Le début et la fin étant top, le ressenti global reste agréable. Je dois avouer que ce qui m’a le plus dérangé est la pseudo morale « d’enfant roi » alors que la gamine n’a que 11 ans. Je suis ravi de revoir un Omar Sy comme je l’aime. Depuis SAMBA (2014), je n’appréciais pas ses comédies alors que je l’adore. Nous sommes réconciliés. L’utilisation du personnage de François Damiens est super. Le Belge apporte un rôle cynique efficace. Grâce à ces deux là j’ai beaucoup rigolé. Il y a une vraie joie qui se dégage même si on va nous réserver certains moments plus émouvants.
Je pense qu'Omar Sy n'est pas un bon acteur, il joue toujours de la même façon sûr de lui et un brin ricanant, pourtant célébré avec intouchable qui est loin d'être aussi bien que sa réputation. De même ce film subit l'effet inverse une mauvaise réputation qui lui a collé dès le début. Mais entre une intention très convenu comme intouchable dégoulinante de conformisme et l'imaginaire de ce film-ci, mon choix sans hésitation c'est l'imaginaire. Ici il y a de l'imaginaire malgré les défauts que l'on pourrait y trouver, un peu un manque de coordination entre les deux histoires et un manque de consistance de l'ensemble. Il y a de l'originalité et c'est ce qui est vraiment appréciable, de la créativité et des bons sentiments, de l'humour et des péripéties assez cohérentes. François Damiens ainsi que les autres acteurs principaux sont impeccables, juste Ormar Sy s'il a tout de même un rôle sur mesure (c'est peut être cela le problème que beaucoup n'ont pas réussit à déceler) est plus une sorte de top model d'une certaine forme d'humour pas si subtil même parfois hypocrite qu'un bon acteur.
Le Prince oublié est un film raté, ce qui ne l’empêche pas d’être sympathique. Son défaut principal réside dans l’interaction laborieuse entre les deux univers mis en place – celui de la réalité, celui du conte – qui résulte davantage de l’installation d’un dispositif que de l’exploration des possibilités offertes par une structure : tout est figé, mécanique, comme si le manichéisme inhérent à l’univers du rêve déteignait sur celui d’un quotidien perturbé par la rencontre amoureuse et d’un père veuf et de sa fille. Une fois le dispositif introduit, le film s’enferme dans un découpage schématique présentant les conséquences des actions réalisées par les protagonistes sur l’autre dimension. En résulte un récit très prévisible et répétitif, mais qui ne manque toutefois ni de charme ni de tendresse. Car si Omar Sy caricature à outrance un rôle qu’il connaît par cœur, si Bérénice Bejo n’est pas vraiment convaincante dans le sien, l’humour de François Damiens détonne et occasionne quelques scènes savoureuses. Porté par la belle partition musicale d’Howard Shore, Le Prince oublié suit à la lettre un cahier des charges – celui de son dispositif – qui semble ici contraindre Michel Hazanavicius à s’enfermer dans des postures stéréotypées et une niaiserie que l’on n’attendait pas de la part du réalisateur, entre autres, des OSS 117.
Je n'aime pas car quand un enfant est amoureux il laisse les parents de côté. Quand il grandit il non plus envie qu'il leur raconte des histoires. Ces un film qui montre les mondes entre parents enfants.
Le Prince oublié (2020, réalisé par Michel Hazanavicius) est un conte moderne porté par Omar Sy, qui mélange comédie familiale et fantaisie pour parler, sans lourdeur, du lien parent-enfant et de ce qui se fissure quand le temps passe. J’ai beaucoup aimé l’idée de départ et la tendresse du film : il y a un vrai sens de l’imaginaire, des scènes qui respirent la douceur, et une émotion qui arrive par petites touches, souvent plus efficace quand le film reste simple que quand il cherche à “surjouer” le grand spectacle. Omar Sy tient le film avec une énergie chaleureuse, et le mélange rêve/réalité fonctionne plutôt bien pour créer une atmosphère de fable, avec des moments vraiment touchants sans tomber dans le pathos.