Peter (Matthias Schoenaerts) a grandi avec son cousin Michael (Joel Kinnaman). Leur travail dans le BTP est une façade qui cache leur activité de racket et de trafic pour la pègre irlandaise, une activité que menace la malavita italienne. Volontiers psychopathe, Michael aurait tendance à jeter de l’huile sur le feu. Plus prudent, Peter tente avec plus ou moins de succès de réfréner la violence de son cousin. Mais, plus profondément, cette guerre des gangs est l’occasion pour les deux cousins de solder de vieux comptes.
Auteur à succès de polars noirs, Jérémie Guez passe derrière la caméra et porte à l’écran pour sa seconde réalisation "Brotherly Love", un livre de Pete Dexter (dont j’avais beaucoup aimé "Paperboy" adapté avec Matthew McConaughey et Nicole Kidman au début des années 2010).
Bien sûr, ce petit polar poisseux invoque les mânes de Martin Scorsese ou de James Gray, de leurs sagas familiales tendues et ténébreuses. Rapporté à cette aune, "Sons of Philadelphia" peine à supporter la comparaison. Il n’a pas la nervosité, la noirceur, l’exubérance, en un mot le génie des œuvres de ces réalisateurs d’exception. Mais qui peut se targuer de les posséder ?
Sons of Philadelphia n’en est pas pour autant un mauvais film, même s’il plaira plus aux amateurs du genre et à ceux qui acceptent de se laisser prendre à son rythme un peu lent. Il est servi par l’interprétation du toujours impeccable Matthias Schoenaerts qui, décidément, depuis "De rouille et d’os", tisse une carrière exceptionnelle sur les deux rives de l’Atlantique ("A Bigger Splash", "Maryland", "Red Sparrow", "Frères ennemis", "Kursk", "Nevada", "The Laundromat", "Une vie cachée"…). Son intérêt vient surtout de son scénario qui, lentement, fait ressurgir des secrets de famille trop longtemps refoulés.
Pile le style de film que j'aime. Film réaliste et sombre. Tout est dans l'ambiance avec une violence assez assumé. J'ai passé un très bon moment mais malheureusement il faut dire que le film ne décolle jamais et je comprends les critiques négatives que le film a pu recevoir... mais ça reste un bon film ! :)
par un dimanche, étant desoeuvre et encouragé par les critiques, je suis allé voir sons of philadelphia polar noir américain mais écrit par un européen... je suis plutôt mitigé, car ce film qui raconte la lutte entre les mafias irlandaise et italienne ainsi que les luttes intestines au sein de la mafia irlandaise et le destin tragique des enfants de mafieux qui sont embringues dans cet univers criminel des leur enfance, aurait pu être un bon film, mais je trouve qu'il est trop confus par moments et manque de profondeur...de punch ...on s'ennuie. quelques points positifs cependant ..Le jeu de l'acteur principal enfant et adulte et la description quasi documentaire de la vie minable des mafieux.
Un énième thriller du genre mais qui n'apporte rien dû à un récit à la fois banal, brouillon et sans aucun panache. A aucun moment le film ne décolle et captive et, que le temps paraît long! M. Schonaerts devient un habitué de ce type de personnage monotone, aux airs de chien battu depuis le pas si éloigné Bullhead (2011).
Bon polar au scénario peut être un peu plat mais on y croit d'autant mieux et qui nous change des coups de feu et cascades de voitures maintenant omni présents dans n'importe quel autre polar. Matthias Schoenaerts est égal à lui même mais parfaitement à sa place.
vraiment pas grand, grand chose à se mettre sous la dent. film de gangster bien plat et insipide, me demande même, comment on peux filmer de façon très plate un truc pareil... Seul les acteurs,principaux les 2 cousins ont une belle gueule sous exploiter.. Attention pas de cascades, pas de fusillades, presque rien en somme étrange... Seul le titre pouvait prétendre à un film de gangsters. Ma note 5/20
Évidemment nous ne sommes pas chez Scorsese, mais le thème est plus mineur: c'est de la "petite mafia" dont il s'agit, et le cinéma de Guez est moins flamboyant. Mais il n'empêche, c'est un français qui a filmé ça, en gros plans ténébreux, avec un comédien belge, Schoenarts, qui s'affirme de film en film. Donc on tire son chapeau: l'ensemble est tenu, sans fioritures, sans pathos, comme un engrenage infernal qui emporte le "cousin pacifique"...
Malgré un scénario creux et sans surprise, construit d'une manière classique pour un film de ce genre, les flashbacks sont réussis et permettent de soutenir ce scénario. Film porté par une interprétation tout en justesse de Matthias Schoenaerts et Joel Kinnaman. Belle photographie.
A Philadelphie, Peter & Michael mènent une vie de malfrat. L’un est violent, le second est taciturne. Mais leur train-train quotidien s’en retrouve chamboulé lorsque Michael se retrouve confronté à la mafia italienne. Entre Peter & Michael, la tenson commence à monter d’un cran et les désaccords de plus en plus présents.
Second long-métrage pour le réalisateur français Jérémie Guez, après le soporifique Bluebird (2020). Cette fois-ci, il adapte le roman "Brotherly Love" de Peter Dexter et nous plonge au cœur d’un cœur d’un drame familial sur fond de mafia et de guerre des gangs.
Sons of Philadelphia (2021) s’inspire de ce qui a déjà été vus maintes et maintes fois, si bien que l’on s’ennuie relativement vite, face à des personnages aussi vides & amorphes. On a sans cesse l’impression que le film brasse du vent et se complait à ne rien raconter, préférant se focaliser sur le mutisme et la violence intrinsèque de ses héros.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, on s’emmerde tellement que l’on a l’impression que le calvaire dure 120min, alors qu’en fait, il n’en est rien (90min). Le film s’avère relativement vite ennuyeux et ce, malgré un casting aussi surprenant que réussit (Matthias Schoenaerts, Joel Kinnaman & Ryan Phillippe). Un polar très classique et d’une banalité aberrante (!), un véritable encéphalogramme plat & fatiguant.
Si vous voulez de l'action passez votre chemin ! Film lent. Bonnes prestations des acteurs. De part sont rythme, et son sujet il m'a un peu fait penser au film : "Quand vient la nuit". Toutefois il n'est pas indispensable de le voir au cinéma, mais à regarder tout de même lors d'une prochaine diffusion TV.
Après son crépusculaire et réussi Bluebird, Jérémie Guez promène cette fois son goût du film noir de l'autre côté de l'Atlantique. Tout aussi crépusculaire mais beaucoup trop alangui Sons Of Philadelphia repose entièrement sur les larges épaules de Matthias Schoenaerts, malfrat mutique. Il est l'unique gardien d'un certain code de l'honneur du milieu dans lequel le déterminisme social l'a plongé. Quitte à remettre en cause les liens du sang dans une scène que l'on attend depuis le début de la projection tant le comportement du cousin est abjecte.