Je suis partie voir ce film avec beaucoup de craintes car je n'avais pas du tout aimé le précédent film "Hérédité" de ce réalisateur. Je craignais de ne pas aimer celui-là non plus. Et non je n'ai pas aimé ce nouveau film. En effet, voilà encore une histoire complètement tordue à souhait. A la base, l'histoire semble intéressante. Point positif tout de même : il y a beaucoup de suspense et une angoisse sourde et diffuse. Nous nous retrouvons là à stresser pour cette bande de copains, surtout l'actrice principale en grande souffrance. Mais c'est vraiment le seul point positif. En effet, l'histoire qui nous est racontée est tellement sordide, horrible, inhumaine qu'on ne peut ressortir de la salle de cinéma que dégoûtés complètement. En résumé, cela parle d'une secte complètement folle et malheureusement 80 % du film se passe au milieu de cette secte. Il faut avoir le coeur solidement accroché pour voir toute cette horreur, cette monstruosité qui animent cette secte. Ce film est à éviter.
Grosse déception.. Ce film ne tient aucune promesse, ce n'est pas un film d'horreur... Le scénario est rapidement prévisible.. De belles images et quelques mises en scènes originales ne suffisent pas enlever l'impression que ce film est un challenge raté : celui de vouloir faire un film d'épouvante tout en inversant les codes du genre (il fait jour non stop, les méchants blonds aux yeux bleus, OK, mais ca ne marche pas) En un mot : Décevant
En dépit de nombreux défauts (un script un peu faible, quelques longueurs, des personnages à la psychologie superficielle, des scènes trop tape à l'oeil), Midsommar s'avère être une expérience de cinéma très intéressante.
Alors que je m'attendais à un film horrifique un peu basique en mode écolo-bobo, la seconde oeuvre de Ari Aster s'avère être un huis-clos en plein air d'une lumineuse beauté. Quasiment tout l'intérêt du film tient dans ce cadre naturel d'une incroyable sérénité et aux décors qui y sont implantés, comme autant de repères dans le dédale sensoriel dans lequel va s'égarer Dani, jouée par une excellente et terrienne Florence Plugh.
La suite d'évènements dramatiques qui vont se dérouler dans cet environnement idyllique, toujours baigné d'une lumière éclatante, est certes très prévisible, mais la consistance de la direction artistique (décors, costumes, accessoires) rend l'expérience particulièrement immersive. Le contraste entre la gentillesse décérébrée des hôtes et la prise de conscience progressive de Dani donne tout son sel à la deuxième partie du film, dont la fin est très réjouissante.
Une réussite donc, que tout le monde peut regarder sans crainte, les scènes gore se comptant sur les doigts d'une main. Le film fait ressentir plus qu'il ne fait peur.
être surpris, décontenancé, interpellé, c'est aussi cela le rôle du cinéma, dans son foisonnement de productions souvent balisées et prévisibles. " Midsommar" y parvient. Malgré son rythme lent et sa longueur, et pas une seconde le spectateur ne ressent l'ennui dans ce conte aussi fascinant, hypnotisant, que glaçant . Sa photo soignée au service de cette secte assassine qui se cache derrière une soi-disant culture ancestrale, l'horreur monte crescendo pour finir dans un tableau gore et baroque que Pasolini n'aurait pas détesté. Un film dense qui se mérite et qui ne s'adressera pas à n'importe qui. Du vrai cinéma !
Difficile de cataloguer ce film entre réflexion sur les pathologies sectaires, chronique délirante d'une cérémonie viking, film gore, narration du cauchemar éveillé d'une jeune depressive, choc des cultures... La reconstitution des scènes celtico-viking est fascinante. Le glissement insidieux vers l'horreur - prévisible - est prenant. La bande son est alarmante et contribue efficacement à la montée de l'angoisse. Mais que c'est long, que le prologue est démonstratif, que ces étudiants américains sont niais, que ce dénouement est mal fichu... Bref on en sort perturbé, déconcerté, intrigué, insatisfait. Pas mal pour un second film.
Comme pour son précédent métrage, Ari Aster fait montre d’une photographie léchée avec de magnifiques panoramas de la campagne suédoise pendant le solstice d’été. Il sait également manier une caméra à travers différents plans et angles de vue, tout comme bien s’entourer pour le choix des costumes, également très soignés avec ces tuniques blanches contrastant avec les habits des américains et autres londoniens en provenance de milieux urbains. Très vite aussi le climax du métrage devient anxiogène, pour notre plus grand plaisir. Puis, comme les protagonistes du film (qui pour la plupart restent là pour un prétexte fallacieux…), on va assister, passivement, à un empilement de scènes certes esthétiquement irréprochables, mais avec des enjeux connus dès le départ, en clair, on sait comment ça va se finir et on est dubitatif quant au fait que les citadins restent dans cette communauté en ne se posant peu ou jamais de question sur la disparition de certains d’entre eux ! De fait, les séquences mettant en scène des rituels vont s’éterniser et tout va devenir prévisible, sauf pour les protagonistes du deuxième long-métrage d’Ari aster ! Au final, les acteurs sont bien choisis, il y a une bonne ambiance, les images et les chants sont hyper jolis, mais on a une impression de déjà-vu car ça ressemble à « The wicker man » de 1973, mais en moins bien !
Ça va bientôt faire un an que j’ai vu « Hérédité » du même Ari Aster et je n’ai toujours rien écrit à son sujet. Pas que je n’ai pas aimé – bien au contraire – c’est juste que j’ai senti que j’avais besoin de le digérer.
Eh bah – je vous le donne dans le mille – c’est clairement ce que je ressens également à la sortie de ce « Midsommar ». Même plaisir. Même sensation. Et même paralysie verbale au sortir de tout ça.
Et c’est vrai que, d’un certain point de vue, je devrais peut-être me satisfaire de cette situation. Parce qu’après tout, n’est-ce pas la quintessence même d’une œuvre d’art que de ne savoir parler qu’au travers de ses propres outils ? « Midsommar » ça se voit. Ça se confronte. Ça s’expérimente. Car, au fond, les mots ne sont pas opérants sur des films comme celui-là.
Cependant, d’un autre point de vue, chercher à fuir le commentaire, c’est aussi vouloir fuir l’exercice d’une analyse. Car après tout, quand on parle sur un film, ce n’est pas le film qu’on cherche à transformer et travestir en mots, mais bien plutôt son propre ressenti. Son approche de la chose. Or – vous me connaissez – bavard comme je suis avec mon clavier – j’entends bien me risquer malgré tout à parler de mon ressenti de ce « Midsommar » quitte à devoir peiner un peu. (Voire grandement.)
Or, si je devais caresser ce que fut pour moi « Midsommar », je dirais d’abord que – comme « Hérédité » – il fut une séduction sensorielle. Ari Aster est doué. Il sait poser un cadre. Jouer avec la lumière et les reflets. Il adore mettre des miroirs un peu partout pour enrichir sans cesse son image. Pour que des détails nous échappent forcément. Et surtout pour nous prendre en traitre comme il aime si bien le faire. Le coup du reflet menaçant qui apparait derrière le protagoniste en danger, c’est quelque-chose qu’on a déjà fait cent fois et qu’Ari Aster fait à plusieurs reprises dans ce film. Mais bon, il le fait si bien. Donc comment lui reprocher ?...
Dans la foulée de cette première idée, je dirais aussi que « Midsommar » c’est une lente descente aux enfers programmée. Personnellement, sitôt avait-on mis le pied en Suède au sein de cette communauté « du temple solaire » que j’avais déjà tout en tête. A chaque élément amené, de la rencontre des autres voyageurs anglais à l’ours dans sa cage en passant par le temple interdit, je me suis dit : « OK, je vois très bien ce qu’il va se passer. » Le déroulement de l’intrigue m’a donné raison. Aucune surprise donc. Et pourtant ça ne m’a posé aucun problème. Parce que les films d’Ari Aster sont ainsi faits. On sait qu’il est vain de lutter. On sait qu’à peine se retrouve-t-on dedans qu’il est déjà trop tard. Le simple fait d’avoir accepté de voir ça est déjà en soi un acte irréversible ; presque d’acceptation pleinement consentie à se laisser avaler par les abimes.
Et ce serait d’ailleurs le dernier point que je retiendrais de ce « Midsommar ». Il est envoûtant. On sait où il nous emmène. On sait qu’on va voir des choses qui ne vont pas forcément nous plaire. Nous déstabiliser. Et pourtant on veut les voir quand-même. On accepte. On se résigne. C’est que, un peu comme dans « Hérédité », sombrer peut offrir un gain, alors que résister ne pourra qu’entrainer sa perte. Je trouve d’ailleurs assez saisissant comment Ari Aster arrive toujours à faire en sorte que la posture de son spectateur face au film corrobore à ce point à la posture des protagonistes face à la destinée qui leur est offerte. Ainsi il y a-t-il toujours quelque-chose de séduisant dans les pièges à âmes d’Ari Aster. Ici, dans « Midsommar », l’enfer a des allures de paradis. Il fait tout le temps jour et beau. De belles nymphes s’offrent aux voyageurs qui s’égarent. Les moments de douleur deviennent des chorégraphies partagées et se transforment presque en champs rituels.
« Midsommar » au fond, c’est ça. Une échappatoire aux frustrations et aux douleurs qui nous avalent. La plupart s’y perdent. Et quelques-uns trouvent dans cette chute libre une forme d’équilibre nouveau. D’ailleurs – tout un symbole – rayonne au sein de cette plongée cathartique l’être au final le plus malmené psychologiquement. Florence Pugh y devient bien plus qu’une Reine de mai. Elle se révèle au contraire comme une actrice puissante que je ne me priverai pas de suivre avec intérêt dans les années à venir.
Voilà donc pour ma part. Le temps est venu pour moi de vraiment me taire. Vous laisser voir « Midsommar ». Que vous puissiez goûter aussi à ses doux enfers.
Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Chef d’œuvre instantané à une époque où le cinéma ne parvient plus à nous bousculer, Midsommar est une véritable tuerie. Déjà estomaqué par la maestria d’Hérédité, je suis encore plus impressionné par ce Midsommar qui confirme le talent d’un cinéaste à suivre de près. Laissant le temps faire son office, le réalisateur ne cherche pas l’efficacité à tout prix. Il préfère nous faire entrer dans son monde, complètement coupé de l’espace et du temps. Ce lieu situé en Suède apparaît ainsi comme un univers mental à part entière. Capable de filmer des horreurs, le réalisateur parvient à transcender cette violence et cette brutalité pour en faire quelque chose de beau. Il réussit ainsi à transformer l’immonde en divin. Rares sont les cinéastes capables de nous embarquer pendant des heures dans un espace incertain et inconfortable. Ari Aster y parvient de manière impressionnante. Un bijou.
Tout d'abord, je tiens à préciser que je suis une adulte, presque 50 ans, et je ne suis pas du tout fan des films d'horreurs basiques, que les ados affectionnent. Je préfère les films d'horreurs plus sérieux, plus subtils, plus psychologiques. Ce film là semblait cocher toutes les bonnes cases. Je trouvais curieux les mauvaises critiques et j'ai voulu me faire ma propre opinion. Alors on peut effectivement souligner une excellente réalisation et une atmosphère angoissante solide. Mais, ce qui me fait rejoindre toutes les mauvaises critiques et mettre une très mauvaise note, c'est que, sous couvert d'une magnifique esthétique et d'un film maîtrisé, nous avons là une histoire vraiment monstrueuse et inhumaine. Désolée mais je n'adhère pas du tout à des atrocités pareilles et je ne comprends pas comment ceux qui ont mis de très bonnes critiques ont pu se délecter de ces horreurs vraiment ignobles.
Pour ceux qui aiment contempler le travail d'un réalisateur qui semble nous rappeler à chaque seconde que l'onanisme cérébral est à l'origine de son film, Midsommar est fait pour vous. Visuellement, ce n'est pas laid, il faut l'admettre, quoique certains partis pris au niveau de l'image colle légèrement le tournis (flous tremblants, image renversées...) mais c'est bien le seul aspect positif. Scenaristiquement, c'est extrêmement convenu et bourré de clichés avec en apothéose l'association de plus en plus fréquente mythes scandinaves/horreur. Pathétique. Tout est prévisible. De nombreuses scènes forcent pour amplifier le malaise (que l'on finit par ressentir tant c'est mal fait et poussif). Bref, du temps perdu.
Bonne idee de faire un film de genre sans monstre, zombie ou autre mais dans le cadre d'une communaute apparement heureuse et humaniste mais finalement sectaire. Cela a le merite de rester en veille pour voir cette evolution. Maintenant certaines scenes sont too much et peuvent froler le ridicule. On peut apprecier ou pas cela , en tout cas il y a une certaine originalite dans ce film.
Un film qui ne laisse pas indifférent ! Soit on adore soit on ressort groggy par la lenteur des débats . Pour ma part je me suis demandé plusieurs fois ce que je faisais devant cet écran où il est question d’une histoire malsaine avec des images violentes mais parfois incompréhensibles ! Bref je ne suis pas rentré dans l’univers du réalisateur
Pas prête d'y mettre les pieds en Suède... Midsommar est un film dont certaines séquences marquent durablement l'esprit, dont la violence est autant démonstrative (les têtes éclatées sur un rocher ou au maillet, les corps évidés pour y glisser des gens...) que suggérées (la découverte spoiler: des corps à la fin qui nous jettent mille images des tortures que chacun a subi, sans les montrer directement). La musique assourdissante mêlée aux chants qui se transforment insidieusement en cris primaires est d'une rare intelligence et souligne l'atout principal de Midsommar : ne jamais savoir si l'on est au paradis ou en enfer, s'il s'agit de rites culturels ou de folie furieuse... Les plans inversés, les clairs-obscurs, les jeux de miroir, les indices sur la fin (observez le tableau de l'ours et la fille au début du film...), et les châtiments qui correspondent au "péché" commis par l'invité (spoiler: celui qui n'a pas respecté ce qu'il a vu a des fleurs à la place des yeux, celui qui fait le bouffon devient une marionnette coiffée aux grelots, etc... ), tout en Midsommar prouve qu'après Hérédité, Ari Astier est un réalisateur à prendre au sérieux. Sa mise en scène est audacieuse et inspirée, et mérite d'être inoubliable. Seule la fin du film m'aura légèrement déçue, enchaînant la violence gratuite (spoiler: Simon aux poumons arrachés et respirant encore... ), le jugement de la Reine de Mai et sa conversion qu'on voit venir à cent mètres, trop démonstratif après un film qui jouait sur le malaise angoissant. Aussi, vu les scènes de nu et le gore, la mention -12 est incompréhensible, il est nettement plus dur à voir que les pseudos-films d'horreur à ados actuels... Quoiqu'il en soit, si le début met un certain temps à se lancer et la fin est un peu clinquante, Midsommar est surtout signé de la main de maître d'Ari Astier, sublimant des scènes très dérangeantes et vous disant ouvertement : Bienvenue en Enfer.
Je l'ai vu il y a maintenant 9 jours, je voulais me faire mon propre avis surtout que j'avais aimé Heredite et là quand je vois certains avis très positifs, je me pose vraiment des questions sur le délire mental des auteurs. On est perdu devant cette succession de séquences inintéressantes quand elles ne sont pas carrément ridicules. C’est à se demander comment quelques critiques peuvent crier au génie - et vue le nombre d'entrées en salle! Bref il faut attendre une heure au moins avant qu'il Y ait les 2 suicides qui pour spoiler: le second est assez choquant car il le finisse à la masse et là on se dit ça commence enfin mais non arrive bien après la scène de copulation (attention pas un viol!!) ou les femmes autour spoiler: encouragent le 'mâle', la fin est pas trop male [spoiler]où ils brulent . Très lent & long donc je me mets logiquement du coté des avis très négatifs et ceux qui disent que ça aurait du etre int. aux - de 16 ans car très dérangeant : ils n'ont jamais rien vu. Voyez les excellents 'Ghostland', 'Train', 'Eden Lake' ou 'the human centipede 1 & 2, 'Irreversible', 'i spit on your grave' (plus gore) et j'en passe. Bref je ne sais comment mais je suis resté jusqu'au bout, un seul conseil fuyez!! Ou revoyez hérédité. Midsommmmeil.
Le film a énormément de bons côtés : Une bonne mise en scène, des acteurs jouant bien, une image léchée, filmée aux petits oignons, un son parfait, et le scénario de la "secte" toujours intéressant.
Malheureusement, même si je suis certains et heureux que beaucoup de personnes vont aimer et accrocher au film, j'ai un problème qui me gâche vraiment tout le film. Je pense que le film est possible, mais improbable, (je m'explique), j'ai juste l'impression de suivre des personnes qui prennent à chaque de mauvaises décisions (ça encore je veux bien) mais si on découpe les gens en gentil/méchant, on a juste l'impression que le "plan" des méchants se déroule trop bien, aucun accroc, à aucun moment, pas d'élément perturbateur pour eux ; j'ai juste eu l'impression de regarder un film sur un jeu de rôle où le personnage central a lancé un dé à 100 faces trois et a eu trois fois 100. Ca rend le film assez inintéressant et prévisible.
(bon et je ne parle pas des ressemblances avec le dieu d'osier et gree inferno par moment).
Petit +, je n'ai accroché avec aucun personnage, je les trouve tous assez détestable (j'ignore si ça a été fait volontairement ou non, je pense que oui :-/ sans certitude)