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LapinoFurioso
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4,0
Publiée le 23 mai 2023
Après mon visionnage, je ne savais trop quoi penser de ce Midsommar. Je n'ai pas détesté comme j'en avais peur mais je n'ai pas adoré non plus cette expérience étrange et angoissante. Mais il faut reconnaître que Ari Aster sait nous placer dans un état de malaise face à son histoire. Je suis resté scotché devant le film tout le long, bien que celui-ci soit assez long.
Le concept d'horreur en pleine lumière est original et fonctionne bien, en s'éloignant des poncifs du genre et évitant les recours faciles aux jump scare et autres facilités éculées. Le rythme est assez lent et contemplatif par moment, ce qui laisse le temps de développer son atmosphère. Mais j'ai trouvé le scénario assez attendu, passé la surprise de cette étrange communauté. On voit où le film veut en venir, puisqu'il nous laisse des indices disséminés partout, notamment à travers les bannières et fresques présentes dans les lieux. À part peut-être la fin où j'avais imaginé autre chose pour le sort de Dani.
Dans ce film, on y suit un couple dysfonctionnel entre une femme ayant subi un traumatisme familial et un homme assez manipulateur et toxique, qui passe son temps à se victimiser auprès de sa copine qu'il ne souhaite pas vraiment garder.
Sous couvert de la thèse de ces étudiants, on va se retrouver en Suède dans un petit village pratiquant un rituel pour le solstice d'été, qui va vite tourner à la secte style Wicker man.
Autant les réactions des personnages sont au début assez crédible pour une partie d'entre eux, mais au cours du film, on s'énerve à trouver leurs choix assez stupides ou peu crédibles au vu de la situation (spoiler : les invités disparaissent les uns après les autres sans jamais être retrouvés et personne à part Dani ne semble vraiment s'en inquiéter, malgré les rites étranges de cette communauté et leur attitude plus que suspecte).
J'avais également peur d'être dégoûté après la bande annonce, mais la peur réside plus dans l'ambiance distillée tout au long du film, avec quelques éléments placés ci et là, dont on pense qu'ils auront une utilité dans le récit mais qui ne servent finalement qu'à étoffer un peu les pratiques de la communauté et à nous placer dans un état de malaise.
Au final j'ai trouvé ça beau, envoûtant, avec une ambiance malsaine et pesante, hypnotisant et on se prend à vouloir en savoir plus sur cette secte à la manière des personnages, qui s'enfoncent de plus en plus dans l'étrange en poursuivant leur séjour. Sans doute une réussite de la part du réalisateur, vu que ce film reste en tête même une fois terminé.
Avec “Midsommar” faut-il rire ou pleurer ? Pour ce qui est de la tension, je suis d’accord que le long-métrage nous fait suffoquer à souhait. Nos yeux en prennent plein les mirettes : dissections, cassages de cranes, sexe tantrique, champignons et plantes en tout genre, etc. Mais le but dans tout ça, toute cette folie, cette boucherie ? Faut-il lui donner un sens ? Qu’est ce qui est bon, mauvais ? Faut-il juger tout ça ? Faut-il le subir en restant muet, sans révolte ? Ce qu’il me dérange avec ce long-métrage, c’est qu’on fait du morbide avec du vent. Quelques idées macabres et inhumaines, et on sert ça sur un plateau d’argent avec un beau soleil, une lumière éblouissante et épuisante, des tenues et personnages atypiques. C’est sur, c’est très épuré, la mise en scène est incroyable, on se laisse bercer par de longues, voir interminables séquences de rituels. La maison brûle avec toutes les raisons du désarroi à l’intérieur, une fois cette étape révélée, la reine de Mai peut à nouveau respirer…normalement. Au moins je l’avoue, Florence Pugh est encore une fois incroyable et nous pousse à ce qu’on s'intéresse à son jeu de comédienne tellement il nous est communicatif. Mais je ne pense pas encore comprendre le but derrière ce genre horrifique, encore trop de voyeurisme pour peu d’explications sur le sujet, un fatalisme sur le devenir des personnages qui me dérange tellement ceux-ci n’essayent pas de s’échapper, ni se rebeller. Pas de surprise, pas de rebondissements, c’est extrêmement long et linéaire.
C'est parti pour le deuxième long métrage de Ari Aster.
Ayant beaucoup aimé Hérédité, je me faisais un plaisir d'aller visionner Midsommar.
Je dois avouer ma déception, malgré des qualités indéniables que comporte le film.
En effet, la première heure est prenante, mystérieuse, avec une belle mise en scène et une photographie intéressante. Vient une scène brutale (qui d'ailleurs rappelle son précédent film), puis nous tombons sur la 2ème partie du film, qui finalement m'a presque déplu.
Déjà, on pourrait croire à une baisse de budget en plein milieu du film tant le décor et tout ce qui s'en suit font pâle figure face au démarrage. Tout est pauvre, hormis notre envie dévorante de savoir ce qui se passera à la fin.
Vient le deuxième point noir...la fin.
Faire tenir le spectateur pendant près de 2h30 pour une fin comme celle-ci, c'est dur. Certes c'est un choix et je le respecte. Cependant, ce n'est pas à la hauteur d'un film qui dure 2h30, sachant que la magie du mystère ne fonctionnait déjà plus depuis près de 45 minutes.
Midsommar n'est pas un mauvais film d'épouvante, mais je reste persuadé qu'il aurait pu être bien mieux, d'où ma déception.
On découvre la vraie face des sectes, on ressens bien l'atmosphère étrange qui se dégage du film, mais il y a des défauts car a trop vouloir nous plonger dans une ambiance malsaine, le film souffre de longueur notamment dans la dernière partie et le scénario reste assez pauvre.
Alors j'ai du le regarder en 4 fois parce que je me suis endormi à chaque visionnage. Complètement illogique, aujourd'hui on apprécie un film d'horreur parce qu'il est "beau" visuellement... Je comprends pas la bonne note qu'a obtenu ce film.
Faut rentrer dans des trucs psy compliqués et qui n'ont aucun sens, le comportement des personnages n'a aucune logique ... mais le film est beau youpi 5 étoiles ....
Je me suis beaucoup plus éclaté devant le dernier scream,; n'en déplaisent à ceux qui aiment l'horreur "beau et compliqué"
Midsommar a tout pour plaire: extrêmement long, très chiant, sans queue ni tête. tout le monde parle de malaise mais le malaise c'est d'avoir payé quelqu'un pour pondre un truc aussi nul tout est étant extrêmement prétentieux dans sa réalisation. Il n'y a absolument rien à sauver. Les personnages sont tous crétins, les situations hautement ridicules et improbables. Ne perdez pas votre temps à vous gâcher la vie avec cette purge
Certes, les décors et le jeu d'acteur sont incroyables mais le film est long et ennuyeux. Certaines scènes étaient bien spoiler: (scène de l'ange et la mort du roi qui tombe de la falaise) mais n'étaient pas assez poussées. Le film ce termine sur une scène de sexe ou l'on ne comprend rien. A éviter !
Un film aussi angoissant que métaphysique . Une sorte de trip sectaire où se mêlent plans à la beauté et aux couleurs hypnotisants et scènes d une effroyable violence psychologique et visuelle. Le jeu des acteurs est d’une grande justesse . Mais le plus surprenant est avoir réussi à créer un Huit clos étouffant dans un contexte où les paysages sont à perte de vue et sous une lumière splendide .
Mon film préféré, j'aime tout, le studio de prod, le réalisateur, les acteurs, la musique, l'image, le scénario, tout est bon rien est à jeter ! qu'est ce que c'est bon de trouver ce genre de films ! un scénario sur un sujet dont il est facile de tomber dans l'horreur, mais pas dans le cliché des sectes ! je le recommande à 300%, un vrai chef d'œuvre, du pure Ari Aster !
Un film bucoliquement gore! Une superbe photographie, de belles compositions, des couleurs pures. On est dans une publicité pour un parfum frais, floral et lumineux. Puis le choc, le malaise, le dégoût ! Il change des films « d’horreur » que l’on connaît et ça fait du bien. J’ai aimé cette image magnifique qui contraste avec la vulgarité et l’horreur des événements. Le malaise est au rendez-vous
Après Hérédité, Ari Aster revient pour Midsommar, et quelle réussite ! Une claque monumentale dans une ambiance morose, glauque et étrange. Le personnage principale incarné par Florence Pugh est "wow !" dans ce film. Histoire original, réalisation avec une patte artistique ! Chef d'oeuvre qui mérite + de saveur
Update : Ce film possède pour une Director's Cut. Ayant aimé ce film dès mon 1er visionnage, je décide de le revisionner mais la version Director's Cut : Deja mon amour pour ce film reste comme il est, même mieux ! Il est amplifié ! De plus, la version Director's Cut est LARGEMENT mieux que la version "cinéma" 3h de Midsommar peut sembler long mais je peux vous assurer que Ari Aster arrive à nous accrocher encore plus dans cette version ! Cette version est comme si on redecouvrait le film : Intro plus longue ; histoire beaucoup + mise en avant, avec une mise en scène parfaite melangeant tout genre ; montage différent et bien évidemment des scènes en plus ! Tout se coordonne et donne le film parfait ! A voir et à revoir sans aucune hésitation. Il rentre dans mon top 10 de mes films préférés
Malgré la photographie globalement très esthétique, le jeu d’acteur tout de même excellent, Midsommar n’en reste pas moins incohérent, lent, bourré de séquences inutiles, parfois mal filmé.
Film pour les cinéphiles. Adolescent et fan de Marvel, passez votre chemin (sans mauvaise pensée). Vous allez vous ennuyer. Film étonnant car il reprend certain code des slasher movies mais avec des talents qu'on ne retrouve pas habituellement pour ce type de film. Réalisation de génie, acteurs de haut vol, mise en scène extraordinaire. On se laisse emporter dans cette histoire originale et marquante. Du vrai cinéma.
Pas forcément tout compris dans la mesure où je l'ai vu en VO. Ce n'est pas bien grave tant c'est un film et pas une fiction radiophonique avec images superfétatoires telles qu’on en fait en Autriche. J'ai par exemple compris sans spoiler la bande-son que spoiler: la sœur du personnage principal avait tué ses parents et s'était suicidée (pas bien saisi pourquoi sauf que la demoiselle avait l'air pas net). Mais cette séquence très bien menée avec le personnage principal, spoiler: l'autre fille du couple de parents décédés s'inquiétant entre son téléphone et sa messagerie électronique , n'est qu'une entrée en matière n'ayant guère plus de rapport avec ce qui va suivre que toute la première partie de Psychose de Hitchcock avec la femme et son amant, ou le début de Pulsions de Brian de Palma quand l’épouse infidèle découvre affolée le test séropositif du sien (elle n’avait vraiment pas à s'inquiéter pour si peu vu ce qui l'attend dans l'ascenseur : surprise!). Je reverrais quand même bien le film en VF ou en VOST... Tout commence vraiment vers la 23e minute quand l'héroïne qui sort des toilettes devenues celles d'un avion par la magie du cinéma (elle est entrée dans la salle de bain de son appartement avec un plan en plongée totale qui suggérait déjà que l'on passait une porte). spoiler: Désormais l'héroïne avance dans l'allée centrale de l'avion tandis que la caméra, qui devrait être fixe ou bien reculer puisqu’on avance vers elle, se dirige vers la jeune femme qui vient, ce qui n'est pas normal: ils vont se rentrer dedans? mais la femme tourne à gauche et s'assoit à sa place près du hublot, la caméra l'a suivie en tournant à droite dans la ruelle devant le siège de son compagnon et le sien, et continue par le hublot jusqu'à un plan sur ce qui doit être des fjords au-dessous d'épais nuages. Tout s'explique: la jeune femme n'était pas le sujet à suivre.
La suite confirme que l'on est passé de l'autre côté du miroir quand la caméra suit la voiture des aventuriers depuis le ciel (un drone, il y a plusieurs plans en plongée verticale depuis des drones), passe devant cette voiture et se retourne vers elle en un seul plan de telle manière qu'elle se retrouve la tête en bas. La route et la terre sont désormais en haut et le ciel en bas. Tout est sens dessus dessous. Vient l'arrivée sur les lieux même avec un plan séquence (à la steadicam? mais en caméra subjective: la caméra avance, ce qui contraste avec les plans du ciel et renversés jusqu’au raz du sol précédant, à la vitesse et à la hauteur d’une personne qui marche), cela vient vers la voiture arrêtée et va jusqu'au milieu du champ. C’est le narthex avant, vers la 35e minute, de pénétrer dans le lieu sacré lui-même par une procession champêtre vue du ciel sur une musique de tubas wagnériens et flûtes qui ne manque pas d’évoquer le thème du Walhalla dans la tétralogie de l’Anneau du Nibelung. Avec Into the Wild, il était question d'un utopique retour à la nature de l'animal culturel et cela se terminait comme cela se doit en cauchemar. Avec Midsommar (solstice d'été), il est en quelque sorte question du retour à des traditions censées avoir été celles de toujours du sapiens domestiqué de la civilisation occidentale au cours d'une fête célébrée une fois par siècle. Les candidats ethnologues sont une bande de touristes venus se ressourcer en admirant avec naïveté l’homme primitif. (Cela se passe dans le nord de la Suède mais il ne faut guère y voir, hormis le fait que la nuit ne vient jamais, que l’intérêt de ne pas permettre d’opposer sur un plan racial – on ne peut pas ici comme dans King Kong imaginer une seconde qu’il y a une différence de ce côté entre les touristes et les indigènes – mais bien en termes de "primitifs" et de société moderne.) Les indigènes censés être suédois sont d’ailleurs dépeints dans un décor de style très Amish mêlant rusticité et technologie moderne. L’héroïne spoiler: désormais orpheline de père et de mère va fêter ici en même temps que le solstice d’été son anniversaire. Il va y avoir pour elle une translation de son ancien monde moderne à ce nouveau monde archaïque au cours de ces fêtes concomitantes. spoiler: Cela va se matérialiser par une bougie d’anniversaire venant de l’ancien monde qui ne veut pas s’allumer avant que la danse transforme la jeune moderne en une Scandinave de toujours. La danse c’est l’imitation de Gabriel Tarde, la mimesis de René Girard, cela consiste à se copier les uns les autres en produisant tous les mêmes gestes sur un même rythme spoiler: et la jeune orpheline va exceller à imiter les danseuses indigènes au point de devenir comme elles – jusqu’à comprendre leur langue. Comme tout processus d’intégration à la communauté réussi, cela exige d’être sacralisé par le sacrifice d’une victime émissaire, ici cousue dans la peau d’un ours, l’héroïne se solidarisant avec le groupe en partageant la culpabilité de la mort de l’innocent.