Un voyage initiatique très atypique où l'épouvante prend une tournure éprouvante et ce malgré quelques idées prévisibles dans sa première heure mais ensuite le malaise s'enfonce davantage dans un mystère constant tout le long, à aucun instant nous ne sommes à l'abri. La peur de l'inconnu n'a que très rarement été aussi maîtrisée dans le genre. Dérangeant, malsain et pénétrant, les adjectifs et les superlatifs manquent pour qualifier ce film. Le genre de film que l'on regarde qu'une seule fois même s'il possède sa propre identité. Un aller simple pour un malaise que l'on ne souhaite pas revivre.
Midsommar suit une jeune femme fragilisée par le deuil, entraînée avec son compagnon et leurs amis dans une communauté suédoise aux rites de plus en plus inquiétants. J’ai beaucoup aimé cette expérience d’horreur en plein jour, hypnotique et dérangeante, malgré une intrigue parfois prévisible.
Après Hérédité, Ari Aster prolonge son goût pour le deuil, l’emprise et le malaise psychologique, mais dans un cadre très différent. Le film s’inscrit pleinement dans le folk horror, entre communauté isolée, rituels, nature omniprésente et perte progressive des repères. Il vaut mieux l’aborder comme une expérience lente, sensorielle et oppressante, davantage fondée sur l’atmosphère que sur une peur classique.
Le film explore avant tout le deuil, la dépendance affective et le besoin d’être entouré lorsque tout s’effondre. Dani traverse une période de profonde fragilité au sein d’une relation déjà abîmée, où le soutien et l’écoute semblent manquer. Midsommar s’intéresse ainsi à la manière dont la vulnérabilité, la solitude et le besoin d’appartenance peuvent modifier son rapport aux autres et brouiller progressivement ses repères.
Le récit parle aussi de l’emprise collective et de la fusion avec le groupe. Derrière l’harmonie apparente de la communauté se cache un système où l’individu tend peu à peu à s’effacer au profit du groupe. Le film joue alors sur une ambiguïté troublante : être compris et entouré peut sembler rassurant, mais cette sensation peut aussi devenir une porte d’entrée vers une forme d’absorption totale.
J’ai bien aimé Midsommar, notamment pour son idée d’horreur en plein jour, qui lui donne une identité très forte. La mise en scène est maîtrisée, avec de très beaux plans, une atmosphère hypnotique qui laisse progressivement place au malaise et une remarquable performance de Florence Pugh. J’ai aussi apprécié la richesse de l’univers créé par Ari Aster, entre rituels, symboles, écritures, fresques, peintures et compositions visuelles. Le mélange entre horreur folklorique et film de rupture fonctionne particulièrement bien, tandis que toute cette richesse symbolique donne envie de revoir le film pour mieux décrypter les nombreux indices visuels disséminés dans le récit.
Pour le reste, le film peut parfois sembler un peu trop contemplatif, avec quelques passages moins rythmés, surtout si on l’aborde comme un film d’horreur plus classique. L’intrigue reste également assez prévisible par moments, et les personnages secondaires m’ont paru un peu fonctionnels, davantage présents pour accompagner la progression du malaise que pour exister pleinement.
Au final, Midsommar est un film d’horreur singulier, plus proche du cauchemar lumineux que de la peur frontale. Une œuvre parfois prévisible, mais dont la mise en scène, la richesse symbolique et l’étrange pouvoir d’attraction laissent un malaise durable.
P***** mais c'est quoi ce film ?! Tellement malaisant ! Une atmosphère dérangeante. Des passages insoutenables. Un film oui assez lent parfois mais il vous retourne le bide. Ce film m'a prouvé qu'il n'y a pas besoin de litres de sangs pour donner la nausée. ( Très bon jeu d'acteur. )
C'est mauvais. Ce n'est pas que c'est mal filmé, au contraire, et le gars sait faire des élipses. Mais le scénario est catastrophique. Qui ne verrait pas venir à 100 lieux la secte de cinglés ? Entre les pseudos gestes ritualisés ridicules de la communauté, leur têtes de psychopathes immobiles, et la déclaration du vieux sage sur la consanguinité portée comme base spirituelle, ça ne marche pas. Pourtant le film est prometteur au début, quand il floue la frontière du trauma de l'héroine avec son environnement, mais la faiblesse du scénario prend vite le pas. Le réalisateur, qui a le melon, continue de croire qu'il maitrise un chef d’œuvre. Mais il ne lui reste que le gore pour s'affirmer et échapper à un ennui que ses effets esthétiques redondants peinent à endiguer. The Wicker Man était d'une autre trempe. Cet ersatz va probablement très mal vieillir, et il est loin d'être le chef d'oeuvre annoncé par certains soumis aux effets de style.
Je ne comprends absolument pas la note élevée. C'est looooong, il ne se passe rien, on suit une bande de farfelus sectaire réaliser des choses farfelues donc et une bande d'américains en manque de sensations fortes au milieu de tout ça. Rien n'a de sens, tout semble décousu. Et ça dure 2h30 !
Un film d’horreur atypique et fascinant qui renouvelle les codes du genre en plaçant la peur en pleine lumière. Avec Midsommar, Ari Aster signe une œuvre aussi dérangeante que captivante, où le malaise naît davantage de l’atmosphère et des comportements humains que des effets de surprise traditionnels.
La mise en scène est remarquable, utilisant les paysages lumineux et les décors bucoliques pour créer un contraste saisissant avec l’inquiétude grandissante qui s’installe progressivement. Chaque détail semble soigneusement pensé, renforçant l’immersion dans cet univers étrange et troublant.
Florence Pugh livre une performance exceptionnelle, portée par une grande intensité émotionnelle. Le film explore avec intelligence le deuil, les relations toxiques et le besoin d’appartenance, tout en conservant une forte dimension symbolique.
Une œuvre ambitieuse, visuellement magnifique et psychologiquement dérangeante, qui marque durablement les esprits. Un des films d’horreur les plus singuliers de ces dernières années.
Bon pour faire court. Film tres long. L histoire des 2 heures se résume facilement en une scene de 4 min tout au plus. Avant les 2h du film à mourrir d ennui...bien, il n y a rien...le vide sidéral, juste du remplissage, sans goût, suspens ,joie..rien de chez rien...puis tout est téléphoner quand le film commence..durant les 20 dernières minutes... Un navet
L'idée de départ du film était intéressante et originale , on peut également saluer la qualité des décors et de la mise en scène, mais hélas, selon moi, c'est à peu près tout ce qu'il y a sauver. En effet, après un début prometteur , le film s'enfonce très vite dans une trop grande lenteur assez pénible pour le spectateur qui laisse deviner à l'avance, les scènes de violences , et par conséquent qui enlève les moments de suspens, de peur ou de surprises.
Avec Midsommar, Ari Aster signe une œuvre hypnotique, où la terreur se niche non dans l’ombre, mais sous un soleil de minuit éclatant. Le réalisateur y déploie une maîtrise visuelle et narrative rare, transformant un simple voyage en Suède en une descente vertigineuse dans la folie collective. Florence Pugh, époustouflante de vulnérabilité et d’intensité, porte le film avec une présence magnétique. Loins des clichés du genre, Aster explore la douleur et la rupture à travers des rituels aussi fascinants que glaçants. Un film audacieux, qui marque durablement par son esthétique envoûtante et son ambiance oppressante. À voir absolument, mais pas pour les âmes sensibles.
Excellent film d'Ari Aster qui avec ce récit plonge le spectateur dans une Secte et distille l’horreur lentement à travers une atmosphère inquiétante mais envoûtante ! Avec son ambiance tendue , avec des scènes chocs marquantes , "Midsommar" décrit avec brio la mécanique monstrueuse de l’embrigadement sectaire .
Une claque graphique, doublée d'une découverte culturelle. Servit avec sa décoction d'hallucinogènes, dans une communauté isolée à la mode scandinave tantôt très terre-à-terre, tantôt absurdement religieuse, et accompagnée de sa sauce à la terreur sourde. La lenteur du film rajoute à la plongée sans fin dans les abysses de la communauté. Et lorsqu'on touche enfin le fond du pied, il est trop tard pour remonter. Ce film est un extra terrestre du genre. reprenant certains codes de The Witch, Midsommar est saupoudré aux paillettes juste ce qu'il faut pour relever graphiquement le tout. Avec, parfois, des coups de poing au ventre au détour des brefs sentiments de confort. On n'en sort pas indemne ! A voir absolument
J'ai découvert ce film via un extrait venant des réseaux sociaux, j'étais légèrement sceptique, surtout en voyant les 2h30 du film mais finalement j'ai très bien fait de le regarder jusqu'au bout.
Midsommar est un film qui nous plonge directement dans un horreur psychologique permanent, une ambiance/ atmosphère malsaine, ce qui colle totalement à la trame du film. spoiler: Ce film retrace parfaitement, les dérives sectaires ainsi que les points de vues extérieurs.
Certaines images ou scènes peuvent êtres parfois gore mais ce n'est jamais dans l'excès, le film préfère surprendre et interpeller sur le plan psychologique et moral.
Pour finir, je recommande vivement ce film a ceux qui sont curieux et attirés par ce genre de film. Il est vraiment bien réalisé et je trouve le jeu d'acteur vraiment très bien.