Un film inspiré visuellement mais qui, contrairement à "Heredité" ne tient pas sur la longueur, beaucoup de choses prévisibles et peu de surprises une fois passée la première heure. on retiendra le choc de la première cérémonie et la beauté des images fascinantes, mais qui sonnent un peu vaines une fois arrivé a la fin du film.
Je viens de terminer un second visionnage de Midsommar et il n'y a pas à dire, Ari Aster est à mes yeux déjà un très grand réalisateur en termes d'horreur. Ici on délaisse les légendes flippantes, les jeux d'ombre et d'obscurité, les monstres et les jumpscares. Toute l'angoisse provient de l'incompréhension qu'on a pour la race humaine : pourquoi suivre tous ces rituels ? Qu'est ce qui les pousse à faire ça ? Cela rend le film beaucoup plus angoissant que n'importe quel film d'horreur, et ce sans même la présence de scènes qui font peur à proprement parler. J'aime d'autant plus le fait qu'Ari Aster a bien pris le temps de poser son intrigue (c'est d'ailleurs peut-être le seul défaut du film, c'est très long de poser le décor et ça commence à s'emballer uniquement au bout d'une heure de film), les personnages ont un vrai développement en début de film et toutes leurs actions sont logiques avec ce développement de personnage. Sans dire qu'ils sont le cœur du film et ce qui fait son charme, ils ont au moins le mérite d'être cohérent, contrairement aux films d'horreur habituels où on a juste des caricatures de personnages qui agissent de manière random. Si on ajoute à cela la photographie divine, la musique angoissante et le superbe boulot des acteurs, ça fait de Midsommar une expérience vraiment unique et mémorable, que je ne peux que vous encourager à regarder.
Enfin du cinéma, du vrai ! De la personnalité, de l'esthétique, un sens critique sur un thème précis, de la symbolique, de la complexité, une invitation à réfléchir Du vrai travail d'artiste Merci ! Ca faisait bien longtemps
Je viens de voir "Beau is Afraid" Et j’ai re-regardé Midsommar avec une toute autre approche. Cette pression qui ne s’arrête jamais... C'est pas pour toutes les sensibilités...
Très fort. C'est rare de voir des films d'horreurs qui se déroulent en plein jour et non le soir quand il fait nuit noire. C'est un peu perturbant au début mais l'ambiance du film est vite prenante. Ca rend mal à l'aise très vite et même s'il est un peu long, on comprend à la fin que c'était nécessaire à faire monter la tension. Bien que beaucoup critiqué, ce film inove dans son genre et offre une nouvelle vision sur le genre horrifique qui change de nos habitudes! Loin des fantômes et des démons, c'est rafraîchissant de voir qu'il est possible de rendre l'horreur tout autant terrifiante le jour que la nuit!
J'ai pas ressenti d'émotion par contre j'ai trouvé le scénario particulièrement long et chiant. La réaction des personnages manquent de cohérence. Ils réagissent de manière beaucoup trop passive pour que cela soit réaliste.
Midsommar est un film étrange, qui ne ressemble à aucun autre, une expérience cinématographique, sensorielle, une ambiance pleine de mystère. Je pense que tout le monde n'adhérera pas mais que personne ne regrettera le voyage.
Après mon visionnage, je ne savais trop quoi penser de ce Midsommar. Je n'ai pas détesté comme j'en avais peur mais je n'ai pas adoré non plus cette expérience étrange et angoissante. Mais il faut reconnaître que Ari Aster sait nous placer dans un état de malaise face à son histoire. Je suis resté scotché devant le film tout le long, bien que celui-ci soit assez long.
Le concept d'horreur en pleine lumière est original et fonctionne bien, en s'éloignant des poncifs du genre et évitant les recours faciles aux jump scare et autres facilités éculées. Le rythme est assez lent et contemplatif par moment, ce qui laisse le temps de développer son atmosphère. Mais j'ai trouvé le scénario assez attendu, passé la surprise de cette étrange communauté. On voit où le film veut en venir, puisqu'il nous laisse des indices disséminés partout, notamment à travers les bannières et fresques présentes dans les lieux. À part peut-être la fin où j'avais imaginé autre chose pour le sort de Dani.
Dans ce film, on y suit un couple dysfonctionnel entre une femme ayant subi un traumatisme familial et un homme assez manipulateur et toxique, qui passe son temps à se victimiser auprès de sa copine qu'il ne souhaite pas vraiment garder.
Sous couvert de la thèse de ces étudiants, on va se retrouver en Suède dans un petit village pratiquant un rituel pour le solstice d'été, qui va vite tourner à la secte style Wicker man.
Autant les réactions des personnages sont au début assez crédible pour une partie d'entre eux, mais au cours du film, on s'énerve à trouver leurs choix assez stupides ou peu crédibles au vu de la situation (spoiler : les invités disparaissent les uns après les autres sans jamais être retrouvés et personne à part Dani ne semble vraiment s'en inquiéter, malgré les rites étranges de cette communauté et leur attitude plus que suspecte).
J'avais également peur d'être dégoûté après la bande annonce, mais la peur réside plus dans l'ambiance distillée tout au long du film, avec quelques éléments placés ci et là, dont on pense qu'ils auront une utilité dans le récit mais qui ne servent finalement qu'à étoffer un peu les pratiques de la communauté et à nous placer dans un état de malaise.
Au final j'ai trouvé ça beau, envoûtant, avec une ambiance malsaine et pesante, hypnotisant et on se prend à vouloir en savoir plus sur cette secte à la manière des personnages, qui s'enfoncent de plus en plus dans l'étrange en poursuivant leur séjour. Sans doute une réussite de la part du réalisateur, vu que ce film reste en tête même une fois terminé.
Avec “Midsommar” faut-il rire ou pleurer ? Pour ce qui est de la tension, je suis d’accord que le long-métrage nous fait suffoquer à souhait. Nos yeux en prennent plein les mirettes : dissections, cassages de cranes, sexe tantrique, champignons et plantes en tout genre, etc. Mais le but dans tout ça, toute cette folie, cette boucherie ? Faut-il lui donner un sens ? Qu’est ce qui est bon, mauvais ? Faut-il juger tout ça ? Faut-il le subir en restant muet, sans révolte ? Ce qu’il me dérange avec ce long-métrage, c’est qu’on fait du morbide avec du vent. Quelques idées macabres et inhumaines, et on sert ça sur un plateau d’argent avec un beau soleil, une lumière éblouissante et épuisante, des tenues et personnages atypiques. C’est sur, c’est très épuré, la mise en scène est incroyable, on se laisse bercer par de longues, voir interminables séquences de rituels. La maison brûle avec toutes les raisons du désarroi à l’intérieur, une fois cette étape révélée, la reine de Mai peut à nouveau respirer…normalement. Au moins je l’avoue, Florence Pugh est encore une fois incroyable et nous pousse à ce qu’on s'intéresse à son jeu de comédienne tellement il nous est communicatif. Mais je ne pense pas encore comprendre le but derrière ce genre horrifique, encore trop de voyeurisme pour peu d’explications sur le sujet, un fatalisme sur le devenir des personnages qui me dérange tellement ceux-ci n’essayent pas de s’échapper, ni se rebeller. Pas de surprise, pas de rebondissements, c’est extrêmement long et linéaire.
C'est parti pour le deuxième long métrage de Ari Aster.
Ayant beaucoup aimé Hérédité, je me faisais un plaisir d'aller visionner Midsommar.
Je dois avouer ma déception, malgré des qualités indéniables que comporte le film.
En effet, la première heure est prenante, mystérieuse, avec une belle mise en scène et une photographie intéressante. Vient une scène brutale (qui d'ailleurs rappelle son précédent film), puis nous tombons sur la 2ème partie du film, qui finalement m'a presque déplu.
Déjà, on pourrait croire à une baisse de budget en plein milieu du film tant le décor et tout ce qui s'en suit font pâle figure face au démarrage. Tout est pauvre, hormis notre envie dévorante de savoir ce qui se passera à la fin.
Vient le deuxième point noir...la fin.
Faire tenir le spectateur pendant près de 2h30 pour une fin comme celle-ci, c'est dur. Certes c'est un choix et je le respecte. Cependant, ce n'est pas à la hauteur d'un film qui dure 2h30, sachant que la magie du mystère ne fonctionnait déjà plus depuis près de 45 minutes.
Midsommar n'est pas un mauvais film d'épouvante, mais je reste persuadé qu'il aurait pu être bien mieux, d'où ma déception.
On découvre la vraie face des sectes, on ressens bien l'atmosphère étrange qui se dégage du film, mais il y a des défauts car a trop vouloir nous plonger dans une ambiance malsaine, le film souffre de longueur notamment dans la dernière partie et le scénario reste assez pauvre.