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Morgan B
1 abonné
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1,0
Publiée le 13 avril 2022
Quand tu passes davantage de temps à regarder ton portable que le film, c'est qu'il ne te plaît pas.... Effets spéciaux inutiles (fleurs etc...). Fausse intrigue installée dans les premières minutes, spoiler: on ne saura jamais réellement les intentions/besoins de la soeur . La détresse de l'actrice principale ne sert en rien l'histoire du film. Bref c'est un peu maladroit, même si le thème est original (quoique "Wicker Man" l'abordait plus ou moins). J'ai préféré Hérédité, avec une prestation parfaite de Toni Colette. Enfin, dans les deux films, le réalisateur met en scènes des personnes en situation de handicap (surdité, malformation), encore une fois cela ne sert en rien le propos et paraît davantage relever du "quota" que de l'intention.
[Spoiler] Midsommar est un film extrêmement bien réalisé et très profond. Ce film raconte l'histoire d'une secte suédoise qui chaque année se réunit pour le solstice d'été. Le film est premièrement dérangeant avec les différents sacrifices et tortures humaines mais il est à la fois passionnant. En effet, on voit comment Pelle, le manipulateur qui faisait déjà parti de cette communauté, arrive à convaincre Dani à intégrer la secte d'une manière indirecte. Dani est faible psychologiquement cause de la mort de ses parents et de sa sœur. Pelle va se servir de cela pour la manipuler à sa guise en la plaçant justement à un rôle important (la reine de mai). Ce rôle lui permet aussi de se sentir aimé contrairement à l'attachement mitigé que lui donnait son petit ami Christian trop peu courageux pour la quitter. Avec toutes les informations de la vie privée de Dani, Pelle-lui offre ce qu'elle a perdu, une famille. Enfin, Pelle utilise aussi ses amis Josh, Marc et Christian en les amenant au lieu où il sait pertinemment qu'ils vont être utilisés et sacrifiés. Ce personnage est un monstrueux manipulateur, pourtant on s’attache à lui en observant la douceur et la gentillesse qu'il offre à Dani allant jusqu'au tendre baiser. Cela est peut-être aussi une ruse pour la manipuler plus facilement, mais je ne suis pas de cet avis. A la fin du film, il réussit sa mission en sacrifiant ses amis pour sa communauté et en intégrant Dani à celle-ci. Pelle est pour moi l'archétype d’une secte. Il se sert de nos faiblesses pour nous manipuler en nous offrant ce qui nous manque. Il insiste aussi plusieurs fois sur les mauvaises nouvelles choses de la vie de Dani pour la convaincre que la solution à ses problèmes est ici. De plus, c'est un homme gentil et tendre inspirant donc la confiance de ses proches. On ne peut se douter qu'un homme aussi agréable soit un dangereux manipulateur. La secte de ce film est en premier plan très lumineuse et donc accueillante. Le but est bien d’attirer en donnant un aperçu familial de leur communauté. Comme chaque secte, il faut mettre en confiance la victime. Mais lorsqu'on comprend les véritables intentions de celle-ci, il est trop tard. Sortir d'une secte est sûrement très compliqué car il y a une pression constante et des menaces. Dans le film, les personnages désirant rentrer chez eux, Simon et Connie, sont tués et sacrifiés. Ce film est donc fabuleux par son aspect psychologique très bien développé et une réalisation impeccable. Je vous le conseille fortement.
Quelle claque ! Je veux dire, en dehors de la claque visuelle inhérente au style du réalisateur, c'est également un film à l'ambiance épuisante. Pourtant, même si l'ambiance et la mise en scène sont très réussies, je ne suis pas vraiment fan de ce dernier film en date d'Ari Aster, sorti en 2019. C'est ici l'histoire d'un groupe de quatre étudiants qui suivent un de leurs amis en Suède dans le but de participer à un "festival". Bon déjà, je ne suis pas vraiment fan de folk horror, genre qui peut très rapidement m'ennuyer car je n'arrive jamais vraiment à rentrer dans le délire (mis-à-part quelques exceptions). Et c'est, en partie, ce qui s'est passé ici. J'ai en effet mis beaucoup de temps à rentrer dedans et beaucoup de scènes m'ont d'ailleurs paru très longues. Mais, paradoxalement, les deux heures trente de film sont passées relativement vite, c'est-à-dire que, malgré les longueurs que j'ai pu ressentir, ça n'a pas non plus été un calvaire de tenir jusqu'au bout. Il faut dire aussi que le film est très bien construit ! Si la première heure peut paraitre très longue (les évènements réellement "étranges" mettant beaucoup de temps à arriver), c'est en réalité une heure dans laquelle on apprend à connaitre les personnages et dans laquelle les angoisses de ces derniers se matérialisent peu à peu. Le contexte est par ailleurs très important, notamment concernant Dani qui est en plein deuil et en pleine recherche, à la fois de soi mais également de l'autre. Mais si les évènements étranges n'arrivent que très tard dans l'intrigue, c'est parce-que le réalisateur prend un malin plaisir à faire monter petit à petit une ambiance de plus en plus pesante, glauque et inconfortable. Si bien qu'il est, dans le dernier quart du film, finalement presque difficilement supportable de regarder certaines scènes qui n'ont pourtant rien de choquant mais qui jouent énormément sur l'aspect psychologique. Bon, en dehors de ça, le film possède énormément de métaphores et de symboliques plus ou moins cachées et la mise en scène est tout simplement excellente, bourrée de bonnes idées et d'originalité. Même si j'ai largement préféré le précédent film du réalisateur et que "Midsommar" n'est clairement pas un film que je vais regarder une seconde fois, j'en reconnais néanmoins les indéniables qualités, tant visuelles que narratives.
On voit rarement des films comme celui là. Loin des films d'horreur toujours plongés dans le noir, aux jump scare pathétiques et aux intrigues vues et revues, Midsommar est extrêmement immersif (pour ma part, je n'ai pas vu les 2 heures passer) et terrifiant, alors que 90% du film se passe en plein jour! Je comprends néanmoins que l'on puisse lui reprocher ces personnages un peu clichés et bêtes (personne ne croit en leurs arguments... perso si j'étais eux, thèse ou pas thèse je me casse d'ici fissa!) mais la fin reste inattendue et sublime le film à merveille!
Une claque ! Tout est incroyable dans ce film, la mise en scène, l'écriture, l'actrice principale. Je suis allé le voir deux fois en salle, tellement c'est riche en sens, en sensation, en image, en idée. Je ne conseille pas de le voir à la télé. Le rythme n'est pas lent, il est exigeant. Un future classique.
Midsomar, on retrouve ici le réalisateur Ari Aster de nouveau derrière la caméra d'un film psychologique/horreur. Avec un bon scénario assé bien ficelé mais où on retrouve quelques petit longueur avec des rituel qui sont rallongé des problèmes de cohérence au niveau des caractères des personnages quand les américains commence à disparaître un par un et que ba tout le monde sans foue on peut le dire. Mais aussi il reste un film qui tout comme hérédité reste assé bon mais serte impeu moin bien, on retrouve un casting aussi plutôt bien avec des acteurs qui joue très bien je pense surtout Florence Pugh qui se montre être une bon actrice. Et un des meilleurs point du film c'est la photographie, une photographie sublime qui nous montre de très beau paysages d'une Suède ensoleillé des visage cachés dans des arbres et un décor parfait.
Je mets cinq étoiles moi aussi pour contrebalancer certaines critiques franchement étranges...
Si vous recherchez un film d'horreur qui fait dans le gore, les jump scares et autres effets faciles, ce film n'est peut-être pas pour vous - bien que l'on ait droit à quelques scènes assez horrifiques... Non, l'intérêt de ce film est ailleurs: dans l'atmosphère qu'il sait instaurer, entre scènes hypnotiques et le malaise communicatif et grandissant des personnages.
Un film qui bouscule et qui dérange. On aime ou on n'aime pas, mais faut pas déconner, c'est bien réalisé. Ça ne mérite pas une étoile, franchement! Moi j'ai beaucoup aimé.
L'univers folk/paganiste scandinave est séduisant et l'ambiance est malsaine mais les quelques longueurs et certaines scènes un peu pénibles auraient pu être raccourcies.
Sur fond de paysages grandioses et de trip acidulé, Ari Aster vient encore bousculer le monde de l'épouvante avec Midsommar. Même s'il n'est pas forcément judicieux de le comparer avec Hérédité, il faut bien avouer qu'il est beaucoup moins travaillé. Malgré tout, la tension et le malaise générés tout au long du visionnage portent leurs fruits, grâce au savoir-faire du réalisateur. Quelques moments trash assez fugaces mais diablement efficaces, couplés à des scènes WTF... Midsommar ne fait pas dans la dentelle!
La réputation de "Midsommar" le précède et c'est tardivement que je m'y suis plongé. Autant dire que la claque fut au rendez-vous et elle fut violente ! Ce thriller horrifique nous prend à la gorge dès le début et cultive une étrangeté sans pareil qui se maintient jusqu'au générique de fin. Cette immersion au sein d'une communauté marginale et folklorique m'a fortement rappelé le "Wicker Man" de Robin Hardy. On y retrouve le même délire esoterico-païen avec cette forte dimension mystique. Une tension se créé rapidement couplée à une atmosphère mystérieuse. Cette sensation de malaise ira croissante et trouvera son apogée dans un final grandiose. On se laisse porté par cette ambiance hypnotisante accentuée par une lenteur appropriée et une réalisation au poil. Bien entendu, ce genre de long métrage en laissera plein sur le bord du chemin mais "Midsommar" sort assurément du lot et mérite que l'on s'y attarde.
Je m'attendais à préférer ce film à hérédité, mais finalement héréditaire reste toujours le meilleur du réalisateur.
Ce que j'ai beaucoup aimé avec ce film, c'est que c'est malsain, très dérangeant psychologiquement, est très cruel, mais malgré ça, rien a été censuré pour convenir à une tranche Dage, le réalisateur veut montrer quelque chose et il le montre sans même le cacher un minimum, c'est violent et c'est assumé, Harry Aster a déjà une très grande place dans le cinéma de genre !
Après le sensationnel Hérédité, Ari Aster revient avec son deuxième long-métrage, le bien nommé "Midsommar". D'un festival communautaire à une secte aux pratiques étranges, il n'y a qu'un pas. Le stress monte petit à petit et ici, pas de screameur, la tension globale du film se chargera de vous mettre mal à l'aise...et que c'est kiffant ! La mise en scène, quasi intégralement tournée en journée se révèle novatrice et change des standards habituels du genre. Et dieu que ce film est beau. Les plans colorés contraste parfaitement avec le côté sombre du film. Mention spéciale à Florence Pugh qui joue le rôle de la "stressée perpétuelle" avec brio, sans lourdeur. Deux films, deux chefs-d'œuvre du genre, déjà hâte au troisième long-métrage d'Ari Aster... Midsommar : À déguster sans faim !