Midsommar
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lhomme-grenouille

3 638 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2020
Ça va bientôt faire un an que j’ai vu « Hérédité » du même Ari Aster et je n’ai toujours rien écrit à son sujet. Pas que je n’ai pas aimé – bien au contraire – c’est juste que j’ai senti que j’avais besoin de le digérer.

Eh bah – je vous le donne dans le mille – c’est clairement ce que je ressens également à la sortie de ce « Midsommar ».
Même plaisir. Même sensation. Et même paralysie verbale au sortir de tout ça.

Et c’est vrai que, d’un certain point de vue, je devrais peut-être me satisfaire de cette situation. Parce qu’après tout, n’est-ce pas la quintessence même d’une œuvre d’art que de ne savoir parler qu’au travers de ses propres outils ?
« Midsommar » ça se voit. Ça se confronte. Ça s’expérimente.
Car, au fond, les mots ne sont pas opérants sur des films comme celui-là.

Cependant, d’un autre point de vue, chercher à fuir le commentaire, c’est aussi vouloir fuir l’exercice d’une analyse. Car après tout, quand on parle sur un film, ce n’est pas le film qu’on cherche à transformer et travestir en mots, mais bien plutôt son propre ressenti. Son approche de la chose.
Or – vous me connaissez – bavard comme je suis avec mon clavier – j’entends bien me risquer malgré tout à parler de mon ressenti de ce « Midsommar » quitte à devoir peiner un peu.
(Voire grandement.)

Or, si je devais caresser ce que fut pour moi « Midsommar », je dirais d’abord que – comme « Hérédité » – il fut une séduction sensorielle.
Ari Aster est doué. Il sait poser un cadre. Jouer avec la lumière et les reflets. Il adore mettre des miroirs un peu partout pour enrichir sans cesse son image. Pour que des détails nous échappent forcément. Et surtout pour nous prendre en traitre comme il aime si bien le faire. Le coup du reflet menaçant qui apparait derrière le protagoniste en danger, c’est quelque-chose qu’on a déjà fait cent fois et qu’Ari Aster fait à plusieurs reprises dans ce film.
Mais bon, il le fait si bien. Donc comment lui reprocher ?...

Dans la foulée de cette première idée, je dirais aussi que « Midsommar » c’est une lente descente aux enfers programmée.
Personnellement, sitôt avait-on mis le pied en Suède au sein de cette communauté « du temple solaire » que j’avais déjà tout en tête.
A chaque élément amené, de la rencontre des autres voyageurs anglais à l’ours dans sa cage en passant par le temple interdit, je me suis dit : « OK, je vois très bien ce qu’il va se passer. »
Le déroulement de l’intrigue m’a donné raison. Aucune surprise donc. Et pourtant ça ne m’a posé aucun problème.
Parce que les films d’Ari Aster sont ainsi faits.
On sait qu’il est vain de lutter.
On sait qu’à peine se retrouve-t-on dedans qu’il est déjà trop tard.
Le simple fait d’avoir accepté de voir ça est déjà en soi un acte irréversible ; presque d’acceptation pleinement consentie à se laisser avaler par les abimes.

Et ce serait d’ailleurs le dernier point que je retiendrais de ce « Midsommar ».
Il est envoûtant.
On sait où il nous emmène.
On sait qu’on va voir des choses qui ne vont pas forcément nous plaire. Nous déstabiliser.
Et pourtant on veut les voir quand-même.
On accepte.
On se résigne.
C’est que, un peu comme dans « Hérédité », sombrer peut offrir un gain, alors que résister ne pourra qu’entrainer sa perte.
Je trouve d’ailleurs assez saisissant comment Ari Aster arrive toujours à faire en sorte que la posture de son spectateur face au film corrobore à ce point à la posture des protagonistes face à la destinée qui leur est offerte.
Ainsi il y a-t-il toujours quelque-chose de séduisant dans les pièges à âmes d’Ari Aster.
Ici, dans « Midsommar », l’enfer a des allures de paradis.
Il fait tout le temps jour et beau.
De belles nymphes s’offrent aux voyageurs qui s’égarent.
Les moments de douleur deviennent des chorégraphies partagées et se transforment presque en champs rituels.

« Midsommar » au fond, c’est ça.
Une échappatoire aux frustrations et aux douleurs qui nous avalent.
La plupart s’y perdent. Et quelques-uns trouvent dans cette chute libre une forme d’équilibre nouveau.
D’ailleurs – tout un symbole – rayonne au sein de cette plongée cathartique l’être au final le plus malmené psychologiquement. Florence Pugh y devient bien plus qu’une Reine de mai. Elle se révèle au contraire comme une actrice puissante que je ne me priverai pas de suivre avec intérêt dans les années à venir.

Voilà donc pour ma part.
Le temps est venu pour moi de vraiment me taire.
Vous laisser voir « Midsommar ».
Que vous puissiez goûter aussi à ses doux enfers.

Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 janvier 2020
Une fois de plus, un film avec essentiellement de la forme, et très peu de fond. On s'ennuie, on attend la fin, en se disant qu'il va se passer quelque chose, et non. Il ne se passe rien. Vous voulez être "dérangés" par un film d'horreur? Allez voir du coté du premier "Massacre à la Tronçonneuse" ou pire, "Cannibal Holocauste". Cette bande de relous en toges blanches ne fait pas vraiment peur, et on se demande bien pourquoi les victimes ne s'enfuient pas. Ah oui mais non, c'est un film sur la dépression, m'voyez... Donc bon. C'est de l'art abstrait c'est ça? Ça doit se ressentir? Se vivre comme une expérience? Trop facile cette excuse pour faire des films ou il ne se passe rien. Reste la photographie. La musique, admettons, mais en fait non, on a entendu mieux et surtout mieux mixé. Toutes ces femmes qui crient ça casse les oreilles. Le jeu d'acteur? Pas sur. Tout le monde a l'air à coté de la plaque. Le nouveau Kubrick? Attention, fausse valeur droit devant!! Ces films ne vivent que parce que les gens n'osent pas dire que c'est ennuyeux. Les gens sortent de la salle? C'est parce qu'ils s'embêtent, pas parce qu'ils ont trop peur. Un ovni dans le cinéma d'horreur? A ce compte là, "Fantomas contre Scotland Yard" aussi!! Non, ce n'est pas du très bon cinéma. Ni d'horreur, ni de rien.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 janvier 2020
L idée est bonne mais film trop lent à mon goût. Entre secte et bizarreries. Bref je pense qu on aime ou pas
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 janvier 2020
Les paysages du film sont magnifiques à regarder à l'écran Le jeu d'acteurs du couple est intéressant mais reste énigmatique.
Le film parle de rupture dans un couple et de l'influence des sectes religieuses face à la fragilité de certaines personnes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 janvier 2020
Circulez, il n'y rien à voir !
Film ridicule, inutilement long et prétentieux.
Il faut arrêter avec ce genre de film et les critiques psy qui vont avec d'ailleurs !
Zéro pointé et près de 3 heures de perdues...
orlandolove
orlandolove

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2020
Avec "Midsommar" j'ai enfin trouvé le film d'horreur que j'attendais depuis longtemps. Le film d'horreur qui propose un cadre intriguant, qui nous mène dans des méandres inquiétants et inconnus et qui nous scotche à notre fauteuil par la seule force de sa narration. Ajoutons une mise en scène et un montage remarquables, et il devient évident que "Midsommar" est un grand film, l'un des tous meilleurs de l'année 2019.
killxx
killxx

15 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 décembre 2019
Trop long, trop dérangeant, la naïveté des personnages face à l'absurdité de ce qu'ils sont entrain de vivre et leur non réaction est grotesque. On décroche vite de film dont le seul et unique but semble être, de nous mettre mal à l'aise.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

70 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2019
Deuxième film d’Ari Aster, Midsommar choisit la Suède pour nous dépayser dans un événement ayant lieu tous les quatre-vingt-dix ans en plein solstice d’été. La protagoniste Dani, incarnée par Florence Pugh (The Passenger), est à deux doigts de la dépression après d’étranges décès et son petit ami Christian, qui semble avoir du mal à prendre soin d’elle, décide de l’emmener avec des amis dans cet étrange village traditionnel aux allures sectaires qui se sentent à plusieurs kilomètres. Si le film met un certain temps à se mettre en place, la narration se veut assez prenante et on cherche à comprendre le fin mot de l’histoire dans cet étrange univers pseudo paradisiaque, où tout a de quoi angoisser.

Midsommar fait partie de ces films difficiles à définir. Loin d’être un film d’horreur, il s’agirait plutôt d’un thriller à tendance horrifique rappelant fortement la narration d’A cure for life, de Mother ! ou encore de l’épisode « Éternelle jeunesse » de la série animée Batman. Le banal côtoie le sublime dans un scénario avec une simple bande de jeunes qui semblent se morfondre dans une existence insouciante en fumant de l’herbe et en sniffant de la drogue. Will Poulter (Le Labyrinthe, The Revenant) y a un rôle particulièrement inutile tandis que spoiler: ce qu’il devient
a de quoi effrayer tant l’image peut se montrer perturbante. Entre spoiler: sacrifices
et connotations sexuelles de plus en plus marquées, le film vaut surtout pour ses images gores et choquantes qui ne peuvent qu’amener la perturbation de celui à qui elles sont soumises.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 décembre 2019
L'intrigue, l'idée de base est bonne... Mais c'est beaucoup trop lent, il y a plein de passage qui ne servent à rien... Certes il se passe des choses mais à la fin du film, on se pose plein de question. Les personnages se retrouvent dans des situations bizarre et incompréhensible (on sait pas pourquoi ils doivent faire ça), du coup ça casse le côté mystérieux de cette "secte"
C'est dommage parce que le film commence bien, mais tout deviens trop intriguant et on ne comprend plus rien
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 décembre 2019
un groupe d'amis partent en suède dans une communauté très isolé pour assister a une cérémonie estival qui n'a lieu qu'une fois tous les 90 ans si au début l'enthousiasme est de rigueur petit a petit le comportement de leurs hotes va basculer d"amical a très inquiétant et un piège terrible va se refermer sur eux midsommar commence comme un conte onirique sur du folklore suédois pour continuer sur un mauvais trip aux acides qui vire au cauchemar dans un reve eveillé une atmosphère étrange qui annonce un dénouement tragique pour les protagonistes une fable cruel sur les dérives sectaires ames sensibles s'abstenir
Wilfrid G.
Wilfrid G.

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2019
Midsommar un chef d'oeuvre horrifique magistral, pendant 2h on et plongée dans un monde sordide , une secte vraiment morbide encore + glauque que Get out . franchement si j'aurais pu mettre 10 étoile j aurais mi . un film magnifique et touchant en même temps. je vous le conseil vivement.
ISAM
ISAM

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2019
Étrange, troublant et hypnotique

Dès le début, par les prises de vues et les transitions entre les scènes, on perçoit une démarche artistique hors du commun qui se veut dérangeante. La production nous plonge dans des univers parallèles entre le drame humain, l’absurde et le burlesque jusqu’à sombrer dans les profondeurs de la folie humaine.

Un amalgame de thèmes lourds, parmi lesquels, les troubles mentaux, drames familiaux et groupes sectaires sont orchestrés sur une trame sonore atypique et au rythme lent voire hypnotique, nous placent en situation de totale incompréhension.

Difficile de comprendre l’intention et le message de manière rationnelle tant il y a d’éléments à analyser.

On aime, on aime pas ou on demeure perplexe.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 décembre 2019
Un vrai film d’horreur épouvantable, impensable cet ovni terre à terre mais pourtant c’est excellent et pourquoi ? Parce que ça parle des illuminés de secte, genre cercle du Soleil cycle d’orientation nuit tombée et jour levé suédois, métaphoriquement fanatique extrémisme.
Se situe bien au pôle Nord sujet ciblé extrême visée objectif complexité cartographique positionnement, provoque insomnie couche tard yeux rouges exorbitants, que c’est amusant ces jeux d’acteurs, à suivre l’intrigue de folie, les malades sont de la fête dédiée au programme scolaire.

Le solaire divinité en compagnie charmante assistés des autochtones locaux, la communion communicative en harmonie nationale avec la nature soi-disante en passant au pays, ce paysage localisation géographiquement si fascinant exerce sur un moral qui tue, dépression nerveuse agitée dépaysante.
Y’aura de l’effet pervers manipulateurs, utilisés par ces gourous puissants aura attractifs sur les faiblesses de l’espèce membre élu choisi particulier du fort symbolisme, l'esprit sagesse philosophique, entre le paganisme et monothéisme, on est bouche bée sur le long terme de la finalité irrationnelle.

Quelle violence fendue, défoncée, inouï, inédite qu’on va en baver pendant ce laps de temps ! L’origine des grands mythes religieux festivals est sanglante, le collectif est tel le troupeau de mouton se dirige formellement vers la falaise, prend ton grade...
Un pur plaisir sadique et masochiste chez les guides spirituels fêlés, esclaves maitres maîtresses dans leurs propres jeux du fou au cinéma, il est temps de se réveiller de l’hypnose subie où le mystère reste entier, devant cette réalisation précédemment fut l’hérédité, ou la maladie mentale héritée.

C’est pas mal l’auteur commence l’ouverture de sa filmographie novatrice pour un bon début convaincant, la note sera impressionnante et méritée, tenez votre excellence satisfaction géniale ouais.....
Hammerstorm
Hammerstorm

89 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2019
Midsommar est une des bonnes surprises de l'année. Ce film tente le pari audacieux de faire un film d'horreur qui se déroule en plein jour et c'est réussi. L'ambiance est étrange voir assez glaçante. Dès les premières minutes du film l'ambiance est assez oppressante et ce sentiment ne va faire que s'accentuer jusqu'au bout du film jusqu'au climax. Dans ce film on baigne en pleine mythologie nordique et évidemment, film d'horreur oblige, c'est très caricatural à l'instar de ces films ayant comme sujet les sectes. Mais malgré ça, le jeu des acteurs est très bon, la mise en scène est de bonne qualité et toutes les scènes chocs fonctionnent. On regrettera une fin assez expéditive, un changement dans le comportement de certains personnages un peu rapide et quelques facilités scénaristiques mineures mais nécessaire pour faire avancer l'histoire. Toutefois l'ensemble est très convaincant. Très bon film.
Clémentine B
Clémentine B

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5,0
Publiée le 23 décembre 2019
Film qui te prend réellement aux tripes! Visuellement magnifique et émotionnellement très puissant, je suis ravie de l'avoir découvert et compte bien le faire découvrir à mes proches. Un expériences incontournable pour tout les amateurs d'horreur psychologique. Attention âmes sensibles s'abstenir.
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