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Enquête sur un scandale d'état
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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2022
« C’est un scandale de ne pas voir ce film ;) ! » Ce film n’est pas une fiction comme indiqué au tout début c’est une réalité. Inspiré du livre L’Infiltré d’Hubert Avoine et d’Emmanuel Fansten, l’histoire nous fait vivre avec intensité le travail en profondeur d’un journaliste, également d’une équipe et d’un journal. Il est dénoncé les méthodes criminelles d’un haut fonctionnaire soutenu par la politique et des membres de la Justice. Le réalisateur met en lumière la complexité de cette enquête : le dysfonctionnement de l’organisation de l’Office des stupéfiants. Ce film s’attaque à l’État, à un monument institutionnel dont des personnes notamment une identifiée qui agit au-dessus des lois en le justifiant pour la bonne cause, pour la sécurité de tou-te-s mais ce qui prime c’est le pouvoir. L’illégalité dépasse les frontières pour nous emmener en Espagne. Il est question d’un homme, un infiltré qui s’aperçoit qu’il est manipulé et que cette organisation est ancrée dans un système. Il se lance la mission avant de mourir de dénoncer toute cette mascarade pour que le responsable soit en prison. Il s’allie à un journaliste puis à l’équipe, aussi à une maison d’édition. Nous suivons l’investigation du journaliste qui est parfois plus mis en avant que le dénonciateur qui prend plus de risques à mettre au jour cette affaire d’État. L’infiltré qui dénonce l’organisation est écouté, décrié, mais il continue car son but n’est pas atteint, la publication du livre n’est pas une fin en soi. Je suis admirative devant éloquence et l’argumentaire de la responsable de la maison d’édition lorsqu’elle témoigne au tribunal. Ce film prend tellement vie que j’avais l’impression d’en faire partie. Étant une réalité ce film, nous faisons partie de ce système. Je pensais que c’était le deuxième film que je voyais de l’acteur Roschdy Zem qui a joué un des rôles principaux en 2013 dans On a failli être amies mais il a aussi joué en 2002 dans Chouchou avec le rôle de Frère Jean. C’est un bon acteur qui joue avec charisme dans ses différents rôles. Je lui souhaite un oscar pour ce film. Les acteur-trice-s jouent à la perfection, l’ambiance est prenante, les actions dynamiques rythment le film, les musiques sont bien choisies. Bravo au réalisateur et à toutes les équipes. Tous les ingrédients sont réunis et fait de ce biopic un super film à voir ! J’espère que ce film sera récompensé.
J'ai subis le film du début à la fin. Avant même le démarrage du film, une phrase indiquant qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction donc personnages de fiction. Pourtant, dès le début, on nous fait référence à Hollande, Cazeneuve, Castaner, on parle du journal Libération... Bref, que le film soit une fiction, ainsi soit-il, mais pourquoi l'annoncer dès le début et pour autant faire référence à des faits réels ou des personnages réels au cours du film ? Cela m'a dérangé. Quitte à utiliser des personnes réelles pour donner du panache au long métrage, autant le faire jusqu'au bout en y incluant la vrai direction de l'office centrale des "stup'" ? Par ailleurs, les scènes de transitions sont d'un ennui mortel, longues, insipides, sans aucun intérêt. Les jeux d'acteurs des journalistes de Libération sont médiocre. Leurs scènes de réunions sont d'un faux-naturel hideux, on dirait des acteurs de téléfilms allemands avec des dialogues de "reality tv" espagnols, le tout sur un scénario français vu, vu et revu, mais absolument bâclé et mal écrit. A un moment donné, je me suis dit que j'allais y voir un peu de Mikael Blomkvist (Millenium) en ce journaliste... Mais non, il n'a aucun charisme, aucune prestance, aucun caractère... Il se laisse écraser à chaque dialogue, aucune répartie... Et parlons un peu de ce "patron des stup'" : Lui aussi, aucun charisme, aucune gueule. Le mec a 50 balais passés voire plus, directeur d'un des plus gros service de police française, soupçonné d'être un des plus gros trafiquants de drogue d'Europe (ou en tout cas complice) et se laisse mettre à l'amende par une procureure en 3 phrases ? C'est incohérent, dénué de sens, à partir de là, j'ai réellement commencé à me demander ce que je faisais là. Bref, un film plat, sans aucun "rebondissement", prévisible, aux dialogues tirés par les cheveux et pourtant, un speech qui méritait d'avoir un casting solide et des scènes un peu plus mouvementées !
Non mais svp il n’y aucune scène d’action ! Les scènes sont longue est ennuyant vraiment y’a que 3 personnes qui parlent tout le film vraiment vraiment pourrit !! Les acteurs parlent tout le long du film en plus qu’il dure 2h ils parlent trop c’est pas possible j’ai même pas suivit trop de dialogue pas de musique ou de scène drôle vraiment pourrit. A éviter ne gaspiller pas argent svp
Le scandale, si scandale il y a eu, c'est que cette histoire n'a pas fait tant de bruit à l'époque. Film bavard, normal, c'est une histoire de journaliste. Cela dit, c'est assez captivant, porté par une distribution du tonnerre avec, au firmament, Roschdy Zem.
Fiction servie par des poids lourds du cinéma français V. Lindon et R.Zem rencontre au sommet qui est un des intérêt du film. Peu d'action dans ce film. Le propos est la police et les méthodes peu orthodoxes de certains condamnés dans le film. Film intéressant
Film très bien interprété , filmé comme un documentaire, et donc sans intrigue . Les coulisses de révélations , mais beaucoup de scènes qui n'apportent rien . Bref trois étoiles pour Pio et Roschdy ...
Après deux films corses innovants mais plutôt ratés, Thierry de Peretti se lance aujourd'hui dans un film politique un peu trop ambitieux en regard des moyens et compétences dont il dispose. N'est pas Costa-Gavras qui veut. Sur un scénario plutôt confus et dont on ne dénoue les fils qu'à la fin, lors d'un procès, on perçoit grâce au métier des deux acteurs principaux, un Pio Marmaï très juste en journaliste de Libé qui croit avoir trouvé une pépite et un Roschdy Zem convaincant en demi-malfrat désabusé et provocateur, que ce film à quelques ambitions de dénoncer un véritable scandale. La baudruche se dégonflant assez vite, l'enjeu réside au final dans la description du petit monde des journalistes et autres intellos parisiens. Pas de surprise à ce niveau mais une petite étude sociologique qui amusera peut-être dans quelques années... Doit-on obligatoirement filmer des fêtes interminables, des scènes de bistros, avec une musique souvent envahissante pour faire réaliste ? Ces tics du jeune cinéma français sont très irritants, d'autant qu'une prise de son approximative empêche parfois de saisir les dialogues.
Je ne comprends pas l'engouement de la presse. Le film est trop bavard, c’est brouillon, cela part dans tous les sens au niveau du récit et il faut parfois s’accrocher pour comprendre l’histoire : Paris, octobre 2015. Après la saisie de sept tonnes de cannabis, Hubert Antoine, un ancien infiltré de l'office anti stupéfiants, contacte un journaliste de Libération. Il accuse son ancien employeur, le commissaire Jacques Billard (Vincent Lindon), de tremper dans le trafic sous couvert d'une stratégie de lutte antidrogue…le film s'inspire du livre du même nom écrit par le journaliste Emmanuel Fansten et l'informateur Hubert Avoine…En 2016, dans un café parisien, Hubert Avoine étale devant Emmanuel Fansten une foule de documents démontrant son implication dans des activités illégales réalisées pour le compte de la police. Il met en lumière les méthodes troubles de la lutte anti-drogue dont il avait été le témoin : proximité entre voyous et policiers, disparition de marchandises ou de billets, importations de stupéfiants sous escorte policière. Après plusieurs semaines d’enquête, le journaliste de Libération découvre que le patron de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), le commissaire François Thierry, a favorisé l’importation de plusieurs tonnes de drogue sur le territoire français…cette drogue serait remontée vers la France par go-fast pour le compte de Sofiane Hambli, trafiquant notoire …La révélation de ces affaires reflète les rivalités entre policiers et douaniers engagés dans la lutte antidrogue. Elle se traduit par une compétition d'ambition des chefs et une guerre des indics…Ce n’est pas nouveau et cela a donné lieu à plusieurs films du même genre…le film commence dans une vaste villégiature de Marbella, on y suit les déambulations d’un homme (Roschdy Zem alias Hubert Avoine), jusqu’à une plage privée où des individus cagoulés déchargent depuis des Zodiacs une prodigieuse quantité de stupéfiants, indifférents à l’occupant des lieux. Séquence captivante, qui fait planer l’ambiguïté sur le statut de ce personnage, (« Ni flic, ni voyou, ni indic », déclarera-t-il au micro de Libé) et tout autant sur l’identité des individus cagoulés …. Cette Enquête… est donc avant tout affaire de croyance, celle d’un journaliste Stéphane Vilner (Pio Marmaï) pour sa source, jouée par Roschdy Zem, l’atout maître de la distribution, et le seul acteur à se hisser à la hauteur des modèles « américains » auxquels aspire le film. Son cocktail vénéneux de flegme et de paranoïa place sa prestation de solitaire insondable sous le signe d’une ambivalence jamais complètement dissipée, malgré les recoupements opérés pour vérifier la véracité de ses allégations. Face à lui, Marmaï peine à traduire le conflit dans lequel s’embourbe son personnage, sous l’emprise d’une confession-fleuve qui pourrait tout aussi bien relever de l’affabulation. Dans la réalité de l’affaire, la question s’est posée. Dans le box des accusés, Vincent Lindon ne convainc pas davantage en « grand flic » contorsionniste à même de désarçonner procureurs et magistrats. Truffés d’hésitations, les interminables louvoiements du commissaire mettent d’autant plus en évidence la limite du film, à savoir la banalité avec laquelle l’exercice de la parole y est mis en scène. Et il s’agit précisément d’un film où l’on parle beaucoup, au point de rendre toute vérité indémêlable. Qui manipule qui ? Quels sont les ténébreux secrets que dissimule Hubert Antoine, cet antihéros peut être mythomane qui semble prêt à tout pour nuire à ses ex-supérieurs qu'il a servis de longues années ? Jusqu'à quel point les méthodes douteuses de Jacques Billard pour démanteler les réseaux de trafiquants sont-elles compatibles avec les lois de la République ??? Thierry de Peretti prend un malin plaisir à slalomer entre les figures du cinéma de genre (film d'enquête, film sur les journalistes, polar) pour signer une fiction étrange et labyrinthique où il morcelle la narration et la chronologie du récit pour rendre compte des mystères et ambiguïtés de ses protagonistes …mais ce récit qui aurait pu donner lieu à un thriller politique haletant reste un film dossier foisonnant mais étrangement atonique…
Le film, qui est une fiction, est inspiré du livre « L’infiltré » (2017) d’Hubert AVOINE et Emmanuel FANSTEN, le second, journaliste à "Libération » recueillant le témoignage du premier qui a infiltré les filières de la drogue pour le compte du directeur de l’office des stupéfiants, François Thierry. Débutant en 2012 à Marbella (à 100 km au nord-est du détroit de Gibraltar), le film tourne autour de 3 personnages principaux : l’infiltré [en Espagne mais aussi, auparavant dans le cartel mexicain de Sinaloa (dirigé alors par Joaquín Guzmán dit El Chapo)], Hubert Antoine (Roschdy ZEM), Stéphane Vilner, journaliste au quotidien « Libération » (Pio MARMAÏ) et Jacques Billard, directeur de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Vincent LINDON, excellent comme toujours). Ce dernier, conscient de son impuissance à bloquer l’entrée de la drogue en France, se contente de la suivre pour identifier et frapper les commanditaires, tout en fermant les yeux sur son indicateur principal, également baron de la drogue. Le titre, trop accrocheur, n’est pas à la hauteur du film politique que l’on attend : on est loin de ceux de Costa-Gavras, Yves Boisset, sans parler de « Pentagon papers » (2017) de Steven Spielberg ou « Spotlight » (2015) de Tom McCarthy. Le sujet est pourtant intéressant : un état démocratique peut-il combattre les hors-la-loi de façon illégale ? La réponse du quotidien « Libération » est négative, d’où le combat de Stéphane Vilner, allant jusqu’au procès pour diffamation intenté par Jacques Billard (qualifié de menteur compulsif par Hubert Antoine et que le policier considère comme un mythomane). Ce sont d’ailleurs les scènes les plus réussies du film (ainsi que celle du début avec Valeria BRUNI TEDESCHI dans le rôle du procureur de la République). Néanmoins, le terme de scandale d’état est trop fort puisque, malgré les révélations, rien ne change après la disgrâce du directeur des Stups, à part le nom de l’office qui devient OFAST en 2020, continuant des saisies minoritaires dans le flux des stupéfiants. D’autres affaires ont mérité le nom de scandale d’état car ayant entrainé la mort de nombreuses personnes (affaires du sang contaminé par le V.I.H., du Médiator, de la chlordécone aux Antilles françaises, et de la radioactivité due aux essais nucléaires en Polynésie française). Certes, le contexte des relations diplomatiques avec les narco-états ainsi que la collaboration franco-espagnole [création du mouvement paramilitaire G.A.L. (Groupement Antiterroriste de Libération) exécutant, entre 1983 et 1987, à l’instigation du gouvernement espagnol de Felipe González, les militants de l’E.T.A., y compris sur le territoire français et qui, en échange, se livrait au trafic de stupéfiants] sont évoqués. Malheureusement, le film est assez confus, surtout au début, manque de pédagogie et comporte plusieurs scènes gratuites (notamment en discothèque) qui en augmentent la durée (123 mn).
Très déçue par ce film : le scénario est très brouillon, on ne sait ce qu'il veut démontrer. Les personnages sont inconsistants, ils ont l'air de s'ennuyer autant que les spectateurs !