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Saliout76 Encamp
2 critiques
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1,0
Publiée le 20 mai 2026
En général je suis conciliant, j'essaie de trouver du bien même quand c'est mauvais et essaie de terminer le film. Là c'est une catastrophe, on ne comprend rien, à croire qu'il manque des scènes... C'est lent, lent et ça bavarde beaucoup... J'ai abdiqué au bout de 40 minutes
Très bon film comme on en voit que trop rarement. Caméra différente pour mettre en exergue des sujets de société : trafic de drogue, journalisme, le quotidien des flics, les médias. Énormément d’ellipses, de silence laissant place à l’interprétation. Un film qu’on devrait voir plusieurs fois pour tout analyser !
Très décevante. Des supers acteurs et une très bonne histoire mais une mise en scène nule, une image nule, un son nul, du la musique de fond tout le long du film qui fait que l'on ne comprend pas les dialogues et tout un tat de longueurs et de séquences qui n'apportent rien au film et qui ne servent a rien. Dommage !
Le prologue du film présente les protagonistes de l'affaire dans leurs contextes respectifs pour situer ce "scandale d'Etat". La force de ce film réside dans la multiplication des dispositifs pour faire dialoguer les personnages, et on en vient même à se demander si ce scandale n'existe pas que dans les discussions, car hormis quelques scènes extrêmement rares de déchargement de drogue ou de fusillade, le spectateur est toujours médié par un dispositif (interview, tribunal...) pour appréhender le sujet du film. Ce choix, très original et très intéressant, trouve une résonnance dans le film, quand Stéphane préfère le titre "Révélations" pour la une du journal plutôt que "Enquête sur un scandale d'Etat", et la direction du film se loge ici. Billard est complètement effacé du film pendant près d'une heure, et le scandale n'existe que dans les articles, dans les réunions de rédaction, et trouve son apogée dans la publication du livre, alors même qu'on se demande en même temps si tout n'est finalement pas qu'une fiction. Quand le principe du contradictoire est respecté, au tribunal, on en vient à être convaincu par la version de Billard. La force de ce film est là dedans : appréhender le scandale d'Etat par les relations entre les personnages, en partant d'une hypothèse forte selon laquelle ce scandale n'existe que dans la parole et pas dans les faits. Et dans chaque discussion, on ne sait pas si le personnage parle de lui, de l'autre, du scandale etc.
Ouais bon, un film français, rien ne m'étonne. J'ai beaucoup de mal avec l'arrogance de certains personnages ( comme on en trouve beaucoup dans le cinéma français : la condition féminine qu'ils essaient d'égaliser à la façon de la supérioriser. Mis à part la bêtise morale française et occidentale ; ce long métrage est plutôt bien traité dans réalisation, bien maîtrisé malgré la fiction qu'elle renferme.
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui porte très mal son nom puisqu'il passe 2H00 à ne pas montrer s'il s'agit effectivement d'un scandale d'Etat.
- Cette critique contient des spoilers -
L'introduction est étonnante, pendant quelques minutes les plans séquences silencieux ne sont pas expliqué. Heureusement d'ailleurs car on comprend plus tard qu'il s'agit simplement d'un indic attendant une livraison de drogue. L'intérêt de montrer cette attente ? A part pour créer un suspense artificiel ? On se le demande.
Le film est lent, laborieux. Fait des choix surprenants : on a le droit à l'historique de l'ETA, une déclaration en mariage, des paparazzi qui refusent de payer... Le réalisateur multiplie les scènes dans les boites de nuit, bar à "hotesse" et karaoké pour maintenir notre attention. En vain. Les scènes les plus clichés se succèdent : la pression mise sur l'infiltré et le journaliste par ses collègues, les prises de becs entre eux. On a déjà vu ça 100 fois mieux filmé et surtout mieux sonorisés. On a un film qui se base largement sur les dialogues mais qu'on entend 1 fois sur 2... On évite heureusement les scènes d'actions dont le genre "film de banlieue" se délecte. Mais pas la scène où nos deux compères, la nuit devant une fenêtre échangent des secrets d'Etat (ou pas) dans des nuages de fumée de cigarette.
Un scandale d'Etat est intéressant dans sa capacité à entretenir le doute, à ne jamais répondre à sa problématique : jusqu'où faut il aller dans l'illégalité pour combattre le narco traffic. Oui, sauf que si on a bien les arguments de chacun, nous n'avons nous pas les éléments pour juger. Si on avait les 4 heures d'audition peut-être mais là, comme le réalisateur ne nous dit pas ce qui est du mytho de ce qui est avéré, la proposition du film ne peut aller plus loin que : "voyez comme c'est trouble et complexe la lutte contre le narcobanditisme ?". Les 15 premières minutes suffisait à cette thèse.
Un journaliste, une source trouble et un système qui se protège en permanence. Enquête sur un scandale d’État s’attaque à une affaire sensible, mais choisit la frontalité austère plutôt que la tension dramatique.
Le film de Thierry de Peretti ne se présente ni comme un polar ni comme un thriller politique. L’approche est dense, très verbale, et repose presque uniquement sur la circulation de l’information, les silences et les rapports de force institutionnels. Le récit accepte l’opacité et les zones grises, sans chercher à guider le spectateur. Le plaisir, lorsqu’il existe, ne vient pas du suspense, mais de l’observation des mécanismes à l’œuvre.
L’œuvre s’inscrit dans un cinéma politique rigoureux, mais très contraint, davantage préoccupé par les systèmes que par l’incarnation. Inspirée d’une affaire réelle, elle refuse toute reconstitution vivante au profit d’une observation presque abstraite des interactions entre l’État, la police, les réseaux criminels et les médias. La mise en scène, sèche et fonctionnelle, se concentre sur la parole et les lieux institutionnels, réduisant souvent le film à une mécanique sans chair ni véritable enjeu dramatique.
Le principal défaut reste son rythme très lent, aggravé par une durée qui finit par peser. La progression repose presque exclusivement sur l’empilement de dialogues et d’informations, sans relance ni variation. Il se passe peu de choses à l’écran, et le film donne l’impression d’avancer par inertie plutôt que par nécessité. L’enquête devient une succession de scènes figées, où l’austérité prend le pas sur l’intérêt de cinéma.
Cette impression est renforcée par le fait que l’idée centrale est comprise très tôt. Les enjeux sont posés rapidement, sans que le récit ne cherche ensuite à les approfondir ou à les déplacer. Le film s’étire autour d’un propos déjà clair, répétant ses constats sans leur apporter de nouvelles perspectives. Là où une montée en tension serait attendue, le récit reste figé.
La mise en scène volontairement distante accentue encore cette froideur. Les personnages apparaissent davantage comme des fonctions que comme des individus, réduits à leur rôle dans le système. Il devient difficile de s’y attacher ou de s’impliquer émotionnellement, d’autant que certains comportements les rendent peu engageants.
Mon ressenti a été contrasté. La première partie m’a semblé stimulante dans l’installation des enjeux, avant qu’une lassitude progressive ne s’installe. Plus le film avance, plus il devient long et éprouvant, comme s’il refusait toute évolution.
En arrière-plan, l’œuvre soulève pourtant des questions essentielles : jusqu’où l’État peut-il aller pour lutter contre le crime sans en adopter les méthodes ? La frontière entre combat contre le narcotrafic et compromission devient floue, interrogeant la légitimité morale des institutions. Le rôle des médias et la difficulté à faire émerger une vérité dans un système qui se protège sont également présents, mais restent à l’état de constat.
Enquête sur un scandale d’État demeure un film sérieux et cohérent dans son intention, mais trop rigide et trop aride pour convaincre pleinement. Un objet politique respectable, qui peine toutefois à se transformer en véritable expérience de cinéma.
Ce film n’est pas une fiction comme indiqué au tout début c’est une réalité. Inspiré du livre L’Infiltré d’Hubert Avoine et d’Emmanuel Fansten, l’histoire nous fait vivre avec intensité le travail en profondeur d’un journaliste, également d’une équipe et d’un journal. Il est dénoncé les méthodes criminelles d’un haut fonctionnaire soutenu par la politique et des membres de la Justice. Le réalisateur met en lumière la complexité de cette enquête : le dysfonctionnement de l’organisation de l’Office des stupéfiants. Ce film s’attaque à l’État, à un monument institutionnel dont des personnes notamment une, identifiée qui agit au-dessus des lois en le justifiant pour la bonne cause, pour la sécurité de mais ce qui prime c’est le pouvoir. L’illégalité dépasse les frontières pour nous emmener en Espagne. Il est question d’un homme, un infiltré qui s’aperçoit qu’il est manipulé et que cette organisation est ancrée dans un système. Il se lance la mission avant de mourir de dénoncer toute cette mascarade pour que le responsable soit en prison. Il s’allie à un journaliste puis à l’équipe, aussi à une maison d’édition. Nous suivons l’investigation du journaliste qui est parfois plus mis en avant que le dénonciateur qui prend plus de risques à mettre au jour cette affaire d’État. L’infiltré qui dénonce l’organisation est écouté, décrié, mais il continue car son but n’est pas atteint, la publication du livre n’est pas une fin en soi.
Je suis admirative devant l’éloquence et l’argumentaire de la responsable de la maison d’édition lorsqu’elle témoigne au tribunal. Ce film prend tellement vie que j’avais l’impression d’en faire partie. Étant une réalité ce film, nous faisons partie de ce système.
Je pensais que c’était le deuxième film que je voyais de l’acteur Roschdy Zem qui a joué un des rôles principaux en 2013 dans On a failli être amies mais il a aussi joué en 2002 dans Chouchou avec le rôle de Frère Jean. C’est un bon acteur qui joue avec charisme dans ses différents rôles. Les jouent à la perfection, l’ambiance est prenante, les actions dynamiques rythment le film, les musiques sont bien choisies. Bravo au réalisateur et à toutes les équipes. Tous les ingrédients sont réunis et fait de ce biopic un super film à voir !
Enquête sur un scandale d’état, réalisé par Thierry de Pretti, s’appuie sur la véritable histoire du grand flic François Thierry, chef de la lutte anti-drogue en France, qui usait de méthodes douteuses pour procéder à des arrestations dans le milieu de la drogue en laissant passer des livraisons de son indic. Le film présente une base intéressante et instaure un certain suspense en dévoilant peu à peu les dessous d’une affaire complexe.
Cependant, le récit se révèle trop bavard et confus, rendant l’intrigue difficile à suivre. Malgré de solides performances des acteurs principaux, qui insufflent du souffle dans certaines scènes, le scénario mal ficelé saute d’un pan de l’histoire à un autre, laissant de nombreux points essentiels en suspens. Au final, le film n’apporte aucune réponse satisfaisante, et le potentiel de cette histoire est malheureusement gâché par une réalisation qui peine à clarifier et dynamiser l’ensemble.
Avec un résultat global peu convaincant et une exécution qui ne parvient pas à valoriser un récit pourtant riche en matière, c’est donc une déception.
Je comprends clairement la note spectateur, mais je n'arrive pas à capter les notes de la presse. Honnêtement, le film est barbant et pour deux raisons. Tout d'abord, il s'amuse à complexifier des éléments qui sont de bases simples, avec des dialogues lourds et interminables. On se retrouve donc à ne rien capter du film qui est pourtant simple sur le fond, mais le vocabulaire est tellement lunaire! Et la deuxième est un peu liée, c'est le rythme, en effet, le film est non seulement ultra mal écrit, mais en plus il est filmé de sorte à ce que l'on s'ennuie très rapidement derrière son écran surtout que les dialogues ne sont pas animés de champ contre champ, ce qui rend le tout très plat. Je trouve le tout dommage car il y'a un joli casting et je pense que l'histoire, bien que classique, aurait pu être bien plus terminée! Bref, c'est une déception!
Le thème est prometteur ; l’exécution catastrophique. Plans en longueur qui n’apportent rien, prise son de piètre qualité. Et dire que nos impôts financent ça !
Peretti franchit un pallier de mise en scène avec ce film. Ses deux premiers films étaient déjà bons mais l’on dirait qu’à chaque fois il arrive à évoluer vers quelque chose de plus. Film d’action sans action, sans le renfort de cascades hollywoodiennes, tout est mené à une vitesse hallucinante et on se laisse avoir. On ne voit pas le temps passer. Super.
Thierry de Perett propose ici un film ou il faut s'accrocher aux dialogues au risque d'être largué... intéressant mais trop bavard et parfois trop confus pour en faire un fil "référence " sur le sujet (trafic de drogues - y a t'il des gens honorables qui s'en mettent plein les poches). Il faut tout de même souligner le jeu de Roschdy Zem qui lui ne déçoit pas (mais ca c'est devenu une habitude).