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CASEDI
3 critiques
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5,0
Publiée le 6 janvier 2023
Film beau et poignant. Une histoire tragique et magnifique entre deux personnes, dont l'un, au risque de sa vie, montre le chemin à une migrante pour passer la frontière. Les deux acteurs principaux sont beaux d'humanité.
La première réalisation fonce dans un tape-à-l’œil séduisant, notamment avec son cadre enneigé et tout un bétail d’humains, livrés à fuir pour mieux ressusciter. Guillaume Renusson soigne ainsi son approche du genre, en appuyant là où ça fait mal. Co-écrit par Clément Penyle récit finit par se diriger vers la frontière alpine franco-italienne, là où l’immigration croît au même degré qu’une traque sans fin. Autant annoncé que le planning sera rude pour nos personnages, contraints d’affronter un deuil qui les surclasse. Et pour ce faire, le cinéaste parvient à réunir dans le même plan et dans le même mouvement, deux mastodontes de la dernière édition cannoise.
Denis Ménochet (As Bestas), en tête, capture toute la souffrance de Samuel, père veuf, à la charge d'une jeune fille, à qui on semble refuser le deuil de sa mère. Son chemin de croix le poussera à écouter sa culpabilité et à esquiver quelques séances de rééducation pour mieux se retrouver avant toute chose. Son départ précipité vers son chalet en montagne l’oblige ainsi à dépoussiérer les lieux, tout en se remémorant le fardeau qu’il porte. En parallèle d'une chasse aux sorcières, symptomatique de l'extrémisme en croissance, où des jeunes du coin se ridiculisent presque en piétinant leurs principes, tout l’opposé des fonctionnaires douaniers, qui arpentent les refuges éphémères, dispersant ainsi les immigrés de tout part.
Arrive alors la prodigieuse Zar Amir Ebrahimi (Les Nuits de Mashhad), dans la peau d'une réfugiée politique afghane, dont on ne reconnaît pas le statut. Son exil est la cause de tout ce voyage, où Samuel évoluera en tandem avec cette dernière, afin d’épargner une vie. Son échec avec sa défunte épouse est un combat dont il sera le seul à en comprendre les enjeux, jusqu'aux derniers instants de son douloureux périple. La subtilité dans toute cette escapade clandestine, c’est d’accorder à l’image une autonomie que le spectateur actif devra déduire. Rien de sophistiqué en soi, mais cela démontre une volonté d’écriture brillante, jusqu’à ce qu’on lâche les chiens pour filmer les protagonistes dans un décor trop pictural pour en faire une réelle menace.
Ce qu’on parvient à lire en revanche, ce sont toutes les conséquences de leur traversée. Les engelures et autres blessures se multiplient, sans que l’on comprenne pourquoi Samuel traîne cette cicatrice à la jambe. Toutefois, le film se livre à un exercice de home invasion efficace par instant, propulsant ainsi « Les Survivants » dans la dimension policière, voire de western, qu’il couvait, dès son plan-séquence d’ouverture. Avec une économie du verbe appréciable, l’intrigue défile sans forte paresse et trouve le temps de questionner cette violence qui anime la xénophobie, où les deux interprètes s’engagent physiquement pour en être les porte-étendards.
Samuel décide de s’isoler dans son chalet en Italie après la mort de sa femme. Il rencontre alors une femme, migrante qui cherche à passer la frontière pour entrer en France. Ce thriller est somptueux et saisissant. Zar Amir Ebrahimi est bouleversante.
c'est sympa mais beaucoup trop de scènes ou l'ont voit marcher les personnages dans la neige, des raciste très raciste car ce sont des méchants raciste, et un développement de personnage typique de n'importe quelle drame français et c'est vraiment un gros point faible. sinon les acteurs sont très bon les scènes de bastons extrêmement percutante. on a quelque scene bien foutu mais 50% du film c'est le drame français que ta déjà vue ya 2 mois.
Le film "Les Survivants" porte les défauts de ses qualité. Bien filmé et bien interprété il fait la proposition d'un thriller social autour des migrants essayant de traverser au risque de leur vie les alpes italiennes.
Samuel part s’isoler dans son chalet au cœur des Alpes italiennes après un accident de voiture qui l'a laissé veuf avec une petite fille. Retourné dans le chalet italien des jours heureux, une nuit, une jeune femme se réfugie chez lui, piégée par la neige. Elle est afghane et veut traverser la montagne pour rejoindre la France. Samuel ne veut pas d’ennuis mais, devant sa détresse, décide de l’aider. Il est alors loin de se douter qu’au-delà de l’hostilité de la nature, c’est celle des hommes qu’ils devront affronter...
Jusqu'ici tout va bien. L'angle est original et on se dit que ce ne sera pas une resucé des "Engagés" sorti fin 2022.
Mais malgré l'abattage ogresque de Denis Menochet ( que j'aime beaucoup en tant qu'acteur) le film pêche par manque de crédibilité.
Car pour donner un peu de tension à l'ensemble le film propose une chasse à l'homme entre 3 racistes/fascistes (1 française et deux italiens) et Samuel et Chehreh...
Ca passe la première fois quand on est à coté de son chalet et ca passe moins quand cela se passe de nuit à des dizaines de kilomètres et même de l'autre côté de la frontière....comme si ces 3 là n'avaient rien d'autre à faire qu'à courir après le duo.
Mais c'est bien filmé et bien joué donc malgré cette grosse réserve je ne le déconseille pas radicalement.
Les survivants est un film que j'ai bien apprécié. Malgré un scénario simple et déjà vu, le film offre à la fois scènes contemplatives au milieu des Alpes enneigées, et scènes fortes en tension dans les bâtiments. En plan rapproché et à hauteur d'épaule du protagoniste, les séquences n'en sont que plus immersives. La prestation des 2 acteurs et actrices principaux est d'ailleurs excellente. Le film reste sobre dans ses thématiques politico-sociales et la BO se veut parfois un peu trop grandiose par rapport aux images. J'ai en tout cas passé un très bon moment, prenant puis émouvant dans son final.
Le problème de ce film est qu'il est d'un rare manichéisme : les personnages sont artificiellement complexes quand ils sont "gentils" et caricaturaux quand ils sont "méchants", et même "très méchants"... Il n'y a aucune nuance dans le message du réalisateur. De plus c'est du déjà vue. Je n'ai pas adhéré.
Un très bon thriller, avec deux supers acteurs principaux. On est embarqué dans l'histoire, grâce à la très belle mise en scène et la musique très intense. Un bon premier film français !
Un film puissant avec Denis Menochet (As Bestas, Inglorious Bastards) au sommet et Zar Amir Ebrahimi (Prix d'interprétation à Cannes 2022) bluffante. Sur le fil entre un drame social et un film de genre qui monte en tension et en émotion jusqu'au bout. A voir!
Guillaume Renusson signe un très bon premier film, grâce notamment à une excellente réalisation et un duo brillant. L’atmosphère déployée est haletante et nerveuse, ce qui donne un rythme très soutenu à la narration. On pourra regretter le peu de place laissé aux antagonistes qui restent presque tout le temps hors champ. Vu le propos du film sur l'aide aux réfugié et le racisme en France, il aurait été pertinent de mieux les caractériser pour donner plus de crédibilité à l'ensemble.
Un premier film intense. Nous sommes pris dans thriller enneigé avec un Denis menochet impeccable. Une vraie réussite. Hâte de voir les prochains films du réalisateur.
Entre ça et As bestas, Denis Ménochet devrait sérieusement songer à quitter la montagne. Il se porterait mieux.
Scénario quelconque et cliché, mise en scène chaotique et pourtant Denis Ménochet est un comédien formidable. Il transforme le film. Ça pourrait être mauvais mais avec juste un seul comédien ça devient captivant. Zar Amir Ebrahimi joue bien aussi. Ça se complique pour les seconds rôles.
Petits soucis de crédibilité à plusieurs reprises et engagement politique bancal. Les antagonistes sont caricaturaux. Les combats crédibles.
J’ai eu du mal à reconnaître Denis Ménochet dans ce personnage « sauve qui peut la vie » au cœur des Alpes Italiennes où une réfugiée afghane tente de franchir la frontière pour rejoindre , pense-t-elle, son mari en France. Le comédien joue à la peine , le dépassement de soi, résultante d’un passé mal assumé et que l’on découvre en filigrane. Il force l’élan quand celui-ci parait insuffisant au cœur d’une violence de plus en plus dramatique. Des frontaliers, qu’il connait bien, ne veulent pas que l’on transite par leur région, pour favoriser une immigration néfaste à leurs yeux. Le thème récurrent, se heurte à la hargne d’une mise en scène beaucoup trop démonstrative, où la direction d’acteurs incertaine les conduit à une interprétation volontariste, mais débridée. Sincères, ils deviennent pathétiques. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com