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SB88
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2,0
Publiée le 31 décembre 2024
Le film est plat. spoiler: Sur le monde queer, le jeune homme découvre qu'il pourrait être homo car sa chérie a un "truc en plus"
À ce moment, le film aurait pu être plus intéressant mais tout retombe ! Le casting est ok, les enjeux et l'histoire manquent de rebondissements et de réelle implication 2,2/5
Port Authority est un film artistique qui, à travers cette histoire d'amour impossible, montre la face alternative de New-York, là où on ne se conforme pas à la norme.
Un jeune de Pittsburgh débarque à NY et tombe amoureux sans le savoir d'une transegenre. Un récit d'initiation à la réal stylée et élégante, qui parle de tolérance et d'épanouissement personnel, mais n'évite pas quelques clichés et situations convenues.
Une chronique d'une certaine jeunesse laissée de côté et d'une histoire d'amour compliquée, trop basée sur le mensonge, les faux semblants. Malheureusement, trop d'aspects ne sont que survolés et finalement le contenu de ce drame manque de consistance.
Paul (Fionn Whitehead, un prénom pas facile à porter de ce côté-ci de la Manche, qui tenait pourtant le rôle principal de "Dunkerque") débarque à Port Authority, l'immense terminal routier de Manhattan. Sa demi-sœur, censée venir l'y chercher, est aux abonné.e.s absent.e.s. Le jeune homme à la face d'ange, qui a trouvé refuge dans une rame de métro, se la fait défoncer par un trio d'agresseurs. Lee (Mc Caul Lombardi, beau gosse en diable dans "Nous les Coyotes", "Sollers Point" et "American Honey") lui vient en aide, l'accueille parmi sa communauté et lui offre un toit en échange d'une sale besogne : prêter main forte à l'expulsion de locataires en retard de paiement.
Au hasard des rencontres, Paul rencontre une communauté LGBT, les McQueen (du nom du couturier), adepte du "voguing" - un style de danse urbaine, nous dit Wikipédia, "caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue (…) avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes". Il tombe amoureux de Wye (Leyna Bloom) sans réaliser qu'elle est transsexuelle.
Si la présentation que j'en ai faite est bien longue, l'histoire de "Port Authority" se résume à pas grand-chose : un coup de foudre entre un garçon et une fille pas tout à fait comme les autres. On comprend sans peine que le film fasse un tabac dans les festivals LGBTQI dont il coche toutes les cases : récit d'émancipation, hymne à la tolérance, BOF planante, New York nocturne et pluvieux, caméra au plus près des corps…
Le propos n'échappe pas à la caricature : Lee et ses nervis sont des Blancs homophobes bas du front tandis que les "sœurs" de Wye sont d'une sensibilité à fleur de peau.
On se laisse un temps séduire par ce premier film sensible, sorti en salles en septembre dernier, aujourd'hui accessible en VOD. Puis hélas, on s'en désintéresse lentement jusqu'à sa conclusion téléphonée.
Paul débarque à New York en liberté conditionnelle pour retrouver une demi-soeur chez qui il n'est pas le bienvenu. Ce petit film indépendant produit par Martin Scorsese est un bel hymne à la tolérance.
Un film vrai, pudique et intense. Une vraie actrice transgenre qui joue merveilleusement bien et représente magnifiquement notre minorité. Un énorme Bravo au réalisateur
Un agréable petit film indépendant qui dépasse les clichés inhérents à la description des marginaux newyorkais. Une bande musicale séduisante et de jeunes acteurs bien dirigés.
Leyna Bloom assume bien son rôle .. mais impossible d'éprouver de l'empathie pour le personnage masculin tellement verrouillé .. et ça met des plombes à se révéler chacun son secret ... là reconstitution de voguing à New York sonne faux . Ennuyeux Dommage pour ce thème intéressant
Port Authority, quartier de New York, ou va se trouver Paul, jeune homme paumé et fraichement sorti de prison. Comment se reconstruire, trouver une famille quand tous, autour de vous, vous ont tourné le dos ? Entre bonne et (très) mauvaises rencontres, mauvais garçons et marginaux, hétéros et gays, une virée dans les nuits de New York chaleureuse, entre combines à la petite semaine et instants de grâce (beaux numéros de danse), pas toujours bien maitrisé mais c'est ce qui donne au film ce coté généreux.
Le film a plusieurs mérites, parvenir à installer une romance à laquelle on croit dans un univers pas toujours évident, y intégrer un aspect quasi documentaire sur une danse urbaine et s'intéresser à des vraies réalités sociales sans jamais oublier le romanesque.
Sujet très intéressant quelques dialogues bien vus mais que c'est long et comment dire ? Très chiant !! J'ai passé mon temp à me demander si le personnage était debile ou mythomane...
Un jeune garçon sans famille proche débarque à New-York bien décidé à en trouver une de substitution. Balade un peu trop convenue dans un univers peu connu celui du Voguing, de ses Sister et de ses Queen avec une jolie rencontre entre un mâle blanc et un transsexuel noir. Malheureusement la fin se devine très vite et comme la photographie du film celui-ci manque de contraste et d'aspérités auxquels s'accrocher, on s'ennuie un peu. La musique de l'électronicien anglais Matthew Herbert est elle très réussie.
"Port Authority", c'est une histoire d'amour entre une jeune homme pommé et sans famille et une femme trans qui s'est créée sa propre famille. Ici, le genre n'est pas un tabou ni une limite et en cela, ce film apporte un souffle nécessaire et sublime à toutes les mentalités étriquées et old-school. Danielle Lessovitz, dont c'est le premier long-métrage, filme magnifiquement cette faune new-yorkaise où les battles de danse nocturnes fusent. L'atmosphère est vivifiante, les thèmes sont totalement désensibilisés, les plans serrés au plus près des acteurs et des danseurs percutent et la romance nait sans être trop fleur bleue. L'alchimie parfaite entre les deux acteurs est similaire aux papillons dans le ventre d'un premier amour, en y injectant tous les doutes et les peurs que ça implique. Avant d'être une quête d'identité, "Port Authority" est une quête d'amour et de famille. Fionn Whitehead qu'on a déjà vu à l'écran est ici à fleur de peau dans le rôle d'un novice hétéronormé qui se laisse imprégner par ce nouveau monde tandis que Leyna Bloom, très belle actrice transgenre, rayonne par son naturel charismatique. J'ai trouvé le film percutant dans sa simplicité, dans l'évidence de raconter ce rapprochement entre deux êtres que tout oppose, un peu à la façon d'un "Roméo et Juliette" d'aujourd'hui. Cela dit, la deuxième partie, un peu plus dramatique, prévisible et fabriquée à mon goût, m'a moins séduit. Mais il faut retenir le nom de cette cinéaste qui réussit à émouvoir par son regard juste et simple sur un amour qui ne s'arrête pas aux apparences. Ah oui, et les scènes de danse, le coeur même de ce microcosme solidaire, sont juste superbes ! Personnellement, j'aurai adoré en voir plus.