Les Mitchell contre les machines
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ConFucAmuS

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3,0
Publiée le 8 juin 2021
Il faut...allez, dix minutes pour s'assurer que Phil Lord et Chris Miller sont impliqués sur Les Mitchell contre les machines. En même temps, depuis la surprise La Grande aventure Lego et surtout la claque Spider-Man : New Generation personne n'a tenté pareille fiesta transculturelle. En deux films, les deux compères ont non seulement fixé leur identité mais aussi un leitmotiv appelé à se retrouver dans la filiale Lord Miller Production. Mike Rianda porte la double-casquette de scénariste/réalisateur, mais on retrouve bien cet art consommé du mélange.
Esthétiquement, le rendu réitère les expérimentations hybridant 3D et cel-shading hérité de mouvements picturaux bande dessinée/manga. On arrive à un foisonnement quasi-permanent de propositions, entre purs délires et ruptures de ton, qui laissent presque hébétés d'autant plus qu'elles y ajoutent les codes inhérents aux médias sociaux. On se retrouve donc face à un objet qui empile les formats, icônes, symboles, pictogrammes en jouant autant sur leur discordance que leur complémentarité. Par conséquent, l'humour est aussi visuel que référentiel, donc universel puisque chacun pourra y trouver ses marques. La culture est à l'honneur, avec un nombre conséquent de clins d'œil ou renvois, entre 2001, Tron, Star Wars, Wall-E, l'univers d'Isaac Asimov et tant d'autres encore... Niveau célébration intergénérationnelle, c'est buffet à volonté.
En ce qui concerne le récit, Les Mitchell contre les machines démarre sur un sans-faute. La famille dysfonctionnelle est parfaitement établie, semant les graines d'un mélodrame en gestation que sa toile de fond technologique s'apprête à faire éclore. On a même droit à quelques petites fulgurances, je pense surtout à ce duo de robots en plein trouble de la personnalité. Cependant, une bonne partie de l'enthousiasme retombe arrivé à mi-chemin, comme si la mécanique se grippait après un surrégime. Le script de Mike Rianda & Jeff Rowe ont passé la première heure à baliser le terrain, entre le fossé qui se creuse entre les âges et l'hyper-connexion qui rapproche/éloigne. Tout cela s'achève dans une résolution en forme de déviation, puisque l'acte final privilégie l'énergie au cœur, en retournant sur la voie bariolée et délirante avec moins de réussite. Si le menu est généreux, la digestion est elle difficile.
Au risque de la comparaison, je trouve un En Avant moins survolté mais plus complet, l'aspect émotionnel dictant la marche et les rebondissements résonnant avec le propos. D'où une impression finale légèrement mitigée, puisque tous les éléments étaient là mais Rianda peine à canaliser son film. Sur la durée, et en dépit de quelques gags très réussis, l'inventivité s'efface au profit de la surenchère. La créativité nécessite hélas plus de maîtrise pour éviter de tourner à vide. Elle porte Les Mitchell contre les machines, mais elle aurait pu les amener bien plus haut.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2025
Rien ne pouvait être plus attendu depuis le carton sur l'Homme-Araignée que le prochain long-métrage de Sony Pictures Animation, Les Mitchell contre les machines ayant la tâche de montrer ce dont les équipes sont capables avec les nouvelles technologies entre les mains pour donner forme à une histoire totalement différente mais bien plus ouverte au plus grand nombre. Le film atteint son objectif 90% du temps. Si toutes les blagues font mouche, elles ne sont pas toutes dosées avec minutie, sorties en plein milieu de l'action et partant dans une exagération qui empêche le film d'être pleinement homogène. L'organisation de ce voyage familial pour sauver le monde est tellement archétypale qu'elle en est aussi dénuée de surprise, le texte et les symboles sont forts mais n'ont pas de subtilité, nous savons quand ils seront sortis, nous savons quel sens ils auront, nous savons d'avance tout ce qui va se passer, nous savons comment la sphère familiale va se briser pour se reconstruire. Mais comme beaucoup d'histoires schématique entre les mains de bons conteurs, ce n'est pas l'étonnement qui créer l'engagement du spectateur mais la fiabilité des connexions entre les personnages, et c'est là que la famille Mitchell tire son épingle du jeu. Le film base toute son identité sur celle de son héroïne loufoque et assume jusqu'au bout que cette aventure est vu à travers ses yeux à elle, justifiant une mise-en-scène totalement libre et énergique sur tous les plans. Avant d'être une ode à la bizarrerie, le film créer un juste équilibre entre l'originalité des enfants et le classicisme des parents pour joyeusement les mêler afin d'ouvrir la voie vers un message d'acceptation et d'amour. Chaque moment de partage avec cette famille jouit d'une sincérité vraiment touchante, animée avec des détails créant une connexion véritable entre eux et les spectateurs. De toute beauté visuelle et très chaleureux. Une perle de plus pour le studio.
Camille Tiercen
Camille Tiercen

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2021
Presque trois ans après la bombe cinématographique Spider Man Into The Spider Verse, Sony Pictures Animation à enfin trouver leur vrai potentiel ! Ce film est une excellente réussite qui mérite d'être vu sur grand écran avec ses scènes complètement délirantes, montre les bons côtés de la technologie sans critiquer, un humour qui marche bien, des personnages réussis et des méchants vraiment cools ainsi qu'une histoire émouvante ! Il est sans doute un peu trop tôt pour le dire mais il s'agit tout simplement a ce jour du meilleur film d'animation de ce début d'année ! A ne pas zapper !
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