Pauline à la plage
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stans007
stans007

42 abonnés 1 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2021
Rohmer arrive remarquablement à retenir le spectateur avec son marivaudage moderne et les situations plutôt banales qu'il transcende. J’ai apprécié Amanda Anglet dans le rôle de Pauline, un peu moins Barbie Dombasle.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 janvier 2021
C'est long, lent, sans intérêt, et le jeu est épouvantable. Arielle Donsballe est fidèle à elle même : elle s'écoute parler, ses manières sont insupportables, et son jeu d'actrice est d'une nullité sans nom. Quant aux autres comédiens, pas mieux... Si c'est fait exprès, dommage... Au secours !!
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2021
un film dans la foulée de la nouvelle vague qui se révèle très vite ennuyeux. Cette histoire de marivaudage avec arrière-pensées davantage perverses que légères est, de mon point de vue, mis en scène de façon trop théâtralisée. Les acteurs surjouent (ou alors jouent mal) et la plupart des dialogues sont des déclarations ampoulées, philosophiques, des dialogues qui se tiennent pas dans la vie réelle.
Charles Ingalls
Charles Ingalls

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2021
C'est mon deuxième Rohmer après Conte d'été il y a longtemps. Je me souviens de l'amateurisme et du "non jeu" des acteurs mais s'il y a quelque chose qui m'a davantage frappé dans Pauline à la plage c'est la redondance que ce soit dans les dialogues où les situations. Je me suis demandé très sérieusement si AB Production ne s'était pas inspiré de cette oeuvre tant l'auteur semble ne pas craindre un instant de perdre le spectateur en faisant disserter longuement ses acteurs sur des événements insignifiants. Ce qu'il y a de chouette c'est que passé le sentiment d'incrédulité le film en devient extrêmement drôle tant cela ressemble à une farce, une grosse farce même tant il faut de protagonistes pour mener à bien la réalisation d'un film et une énorme farce quand c'est une carrière entière qui est ainsi menée.
Malheureusement il n'y a qu'en France qu'une telle oeuvre peut demeurer une référence.
Aurions-nous davantage d'humour que les autres ? Peut-être.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2021
Un été en Normandie, Pauline s'entiche de Sylvain, un jeune homme franc mais manipulable, tandis que Marion aime Henri, un tombeur incapable d'aimer dont les actes contredisent systématiquement les paroles. Pierre, l'amoureux qui s'illusionne, et Louisette, la marchande, complètent l'équation.

Rohmer adopte le point de vue de l'ethnologue et met à l'épreuve la conception de l'amour de chacun de ses personnages dans un jeu de miroirs réjouissant mais aussi un peu cruel. Les dialogues sont superbement écrits et viennent sans cesse nuancer les rapports entre les différents personnages. Au final, les adultes persévèrent dans leurs erreurs quand la jeune Pauline, elle, tire des leçons de son expérience estivale : peut-être aimer honnêtement, profondément, mais sans idéalisme.

À noter, tout de même : le jeune âge de Pauline, qui dérange quand elle suscite l'intérêt des adultes autour d'elle.
Patrick Torres
Patrick Torres

13 abonnés 131 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 janvier 2021
Film très daté, dans la forme comme sur le fond. Qui peut s'intéresser aujourd'hui à ce mativaudage esthethisant empreint d'un soupçon de perversité. Mêmes si les acteurs avaient été bons, ils auraient eu du mal à servir une intrigue déficiente dont le caractère subversif semble aujourd'hui au mieux surfait et artificiel, au pire un brin ridicule, représentatif du nombrilisme intellectuel de l'époque.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juillet 2020
Film très beau où il ne se passe que très peu de chose au final. Eric Rohmer nous immisce parfaitement dans les péripéties d'un groupe d'amis en vacances. On est là plongé dans un film très intimiste, très sobre mais qui se regarde avec passion. J'adhère complètement au style Eric Rohmer et ce long métrage me donne envie d'encore plus me plonger dans sa filmographie. C'est la démonstration parfaite que l'on peut faire des films avec pas grand chose. Pas besoin des effets spéciaux d'Avengers pour pondre quelque chose de très agréable.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 juillet 2020
Pas le plus subjugant des Rohmer, même s’il peint les personnages de façon très réaliste. La jeune femme crédule, qui veut croire à sa liberté et à l’amour avec un grand A. Le goujat séducteur. Le garçon fidèle mais insupportable de jalousie et donc impossible à aimer. Et la petite Pauline qui observe tout ça. On a tous connu « dans la vraie vie » ces personnages.
On est mal à l’aise avec Henry. Avec ses chemises rouges et son peignoir de vampire, il n’inspire pas confiance. Il se révèle infidèle, hypocrite, manipulateur, lâche, pervers. Il a beaucoup de torts moraux sans être non plus un grand méchant. Finalement, c’est simplement un homme qui est abordé par une très belle femme, ne l’aime pas plus que ça, lui ment un peu. Il ne brille pas de sympathie sans être non plus infréquentable spoiler: (sauf la dernière scène avec Pauline qui est plus dérangeante).

Arielle Dombasle pourrait passer pour la pauvre idiote, mais on n’a pas non plus envie de la plaindre d’être tombée dans les griffes d’Henry. Elle s’est après tout jetée sur lui sans raison, et surtout plus bizarre, tente de pousser son ancien amant dans les bras de sa cousine de quinze ans. Enfin Pierre, beau gosse fidèle, qui a le sens de la responsabilité, ne nous touche pas tellement non plus. Il est puéril dans ses rapports avec Henry, toujours renfrogné, il nous agace.
La seule que nous aimons bien, c’est Pauline. Elle a trouvé un garçon de son âge qu’elle aime bien, et même si les adultes ne semblent pas approuver sa fréquentation, leur relation est plutôt saine. Pas de passion entre eux, mais de la camaraderie. Et le seul problème qu’ils rencontrent leur vient des adultes.
Tout de même un tableau plutôt pessimiste de l’amour. On ne peut pas forcer les gens à aimer (et même une cour trop assidue est contre-productive, cf Pierre), mais le coup de foudre n’est pas non plus un bon révélateur. Alors, peut-on savoir quand on aime ? Aime-t-on vraiment des caractères, ou aime-t-on par un jeu de séduction, si l’autre s’est laissé désirer ? Des questions qu’on se pose tous, mais je ne suis pas sûre que Rohmer nous ait apporté un éclairage particulier dans ce film.
Johann W.
Johann W.

17 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2020
Dialogues merveilleusement écrit. Un charme fou chez tous les acteurs, surtout la jeune Pauline.
Film romantique qui reste toujours intelligent (à part peut-être le monologue d'Arielle Dombasle, toujours artificielle, affectée et précieuse, mais ça passe car tout le reste est parfait, acteurs, mise en scène, dialogues, décor).
Cela n'est pas réaliste, car c'est du Rohmer, mais on ne peut qu'être sensible à l'universalité humaniste d'un tel film.
DaftCold
DaftCold

27 abonnés 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 avril 2020
Bon, je ne m'attendais pas à grand chose. Le film est rempli de défaut : Arielle Dombasle qui donne une fois de plus l'impression de s'être trompée de métier, l'histoire est pathétique, la réalisation est irréfléchie,... On aurait l'impression que le storyboarding a été improvisé sur place, aucun plan n'est travaillé. Je ne vois vraiment aucun intéret à ce film, c'est un de ces films français qui a creusé cette réputation de ne pas raconter grand chose, et d'être des plus simples...
Serge K
Serge K

22 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2020
Rohmer retranscrit parfaitement l'ambiance de vacances à la plage, les amours futiles ou sérieux, d'adolescents et d'adultes les incompréhensions, les tromperies mais raconté avec le talent d'u grand metteur en scène
Acidus

881 abonnés 3 976 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 octobre 2019
Avec "Pauline à la plage", Eric Rohmer se détache du style "Nouvelle vague" qui a caractérisé le cinéma de ses débuts. Ce film se veut plus classique et accessible au grand public. Peut-être même souhaitait-il réaliser une oeuvre dite "générationnelle" comme l'était "La Boum" sorti 3 ans avant. Quoiqu'il en soit, le cinéaste reprend ses thèmes de prédilection que sont l'amour et l'amitié. Le scénario et les dialogues qui le compose sonnent bien creux et tout au long du métrage, j'ai eu l'impression de visionner un long épisode de sitcom. Ces jeux amoureux et leurs complications m'ont effectivement fait penser à du "Hélène et les garçons" ou un autre truc de ce genre. Bref, c'est mauvais, soporifique et peu intéressant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Pour justifier son manque d’attirance pour Marion, Henri dit d’elle qu’elle est « d’une unicité qui par sa perfection tend à l’universel ». On peut retourner la critique en compliment et l’appliquer à ce futile marivaudage bourgeois, qui acquiert quelque chose de définitif et d’universel par sa façon d’isoler quelques personnages et couples éphémères sur fond de baignades estivales. Chacun développe sa conception de l’amour dans de longues tirades très rohmeriennes (c’est-à-dire parfaitement invraisemblables) jusqu’à ce que tout finisse par ressembler à du théâtre : la plage devient toutes les plages, l’adolescente devient toutes les adolescentes, etc. C’est le parfait mélange de vérité et d’artifice, pour amateurs de délicatesse et de futilité. Pour ma part, j’ai été séduit, mais jusqu’à un certain point. Le dernier quart d’heure m’a malheureusement paru plus proche de la futilité que de la délicatesse.
SociN
SociN

15 abonnés 637 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2019
Ok, c'est une étude sur les différents états de l'amour (cristallisation, fidélité, jalousie, infidélité...), mais les situations sont très artificielles (on se connaît depuis 10 secondes, mais je t'autorise déjà à me caresser...), la logorrhée est fastidieuse (au moins, Woody Allen est drôle). Arielle Dombasle qui déclame son texte finit d'achever la chose. Heureusement, Pauline, avec sa maturité (incroyable) relève un peu le tout. Le film a pu être considéré comme un chef d’œuvre, mais avec le regard d'aujourd'hui (surtout post me too), c'est juste un film soporifique et sans intérêt.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2019
Pauline à la plage aborde une fois de plus les thèmes de prédilections de Rohmer pour ne pas parler d'obsessions, à savoir les histoires d'amour, les sentiments, les questionnements des personnages au sujet de l'amour. Mais ici, il le fait à travers les yeux d'une jeune fille, Pauline - sublime Amanda Langlet - , 14 ans, dépourvue d'expérience. Et pourtant, sa jeunesse, la fraîcheur de son regard, vont lui donner un recul et une certaine sagesse lorsqu'elle sera confrontée elle-même à des situations amoureuses. Mais ce recul, cette sagesse, sont encore bien plus acérés lorsque son regard se pose sur les divagations des adultes. A savoir sa cousine Marion, interprétée par une sublime Arielle Dombasle. Mais aussi le taciturne est passionné Pierre interprété par Pascal Greggory. Et enfin l'ethnologue (décidément chez Rohmer, on en a beaucoup) et séducteur Henry, interprété par Féodor Atkine (qui ne fait pas que le voix de Dr House !). 

L'histoire est simple. Pauline est confiée par ses parents à sa grande cousine Marion, à la fin de l'été. Marion est récemment séparée de son mari. Elle rencontre par hasard Pierre sur la plage, qu'elle n'avait pas vu depuis cinq ans. Ils sont rapidement rejoints par Henry, qui voulait avoir un cour de planche à voile dispensé par Pierre. Evidemment, nous sommes chez Rohmer, et des relations se nouent. Marion ne laisse pas Pierre indifférent tandis que elle, a bien du mal à résister au charme d'Henry.

S'affrontent alors deux conceptions de l'amour. La passion brulante, immédiate, souvent réduite au coup de foudre, en opposition avec l'amour raisonné, qui prend le temps de se développer au travers de la connaissance de l'autre. Rohmer alors, dans des dialogues sublimes, offre une véritable thèse sur ce qu'est l'amour avec des répliques percutantes. Ainsi même si on entend: "Je ne tomberai jamais amoureuse de quelqu’un que je ne connais pas." on sait bien que "L’amour ça ne se commande pas."

Au travers de ces dialogues et de ces histoires, un chose s'éclaire. L'amour, ce n'est pas juste, ce n'est pas rationnel et il faut l'accepter au risque de s'exposer à des souffrances inutiles. Ainsi, rien n'est plus vrai que cette phrase de Pauline s'adressant à Pierre: "Tu es insensé, tu veux dicter leurs sentiments aux gens."

Plus le temps passe, plus on s'aperçoit que Pierre, le simili du mec bien, n'a rien compris. Il part effectivement de bonnes intentions mais sa jalousie et sa fierté lui obscurcissent la vue.  "Ce qui me met en colère, c’est de voir les gens s’obstiner à créer leur propre malheur. Je n’aime pas m’imposer. Je veux attendre qu’elle vienne à moi d’elle même." Il est inutile d'attendre, il est inutile de déplorer le comportement des autres. Au contraire, comme le rappelle Aristote dans l'éthique, pour être heureux, il faut agir ! De plus, cette amertume déforme le sentiment initial, ce que comprend bien Pauline en lui répondant: "En somme tu ne l’aimes pas. Tu veux qu’elle t’aime. Ce n’est pas du tout pareil."

Quelqu'un qui a tout compris à l'amour, c'est Henry. Il ne s'attache pas, voyage constamment et ne se laisse jamais submergé. Il synthétise cela de manière cynique en s'adressant à Pauline: "lI faut que tu apprennes à te laisser désirer, sinon tu seras très malheureuse."

Ah, cette notion de désir ! Préalable presque indispensable au sentiment amoureux. Sans ce dernier, il est bien difficile de prospérer des les affres de la romance. Henry est un homme qui se laisse guider par son désir uniquement, et soit il obtient ce qu'il veut, soit il ne l'obtient pas et ne s'en formalise pas.

Pauline à la plage, c'est l'histoire d'une jeune fille qui découvre l'amour (il faut qu'elle voit le loup, même avec beaucoup plus vieux). Mais elle le fait par l'expérience elle-même, mais aussi par l'observation. C'est aussi le récit d'une société des années 1980 tellement plus libérée qu'actuellement. Où la légèreté pouvait exister, le désir se développer et disparaitre tout aussi tôt. Une suavité extrême où lorsqu'un homme se montre trop entreprenant avec une jeune fille, un bon coup de pied dans les burnes suffisait à clore l'incident. Ce n'était pas forcément mieux avant, mais Dieu que c'était sensuel !
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