« The King’s Man » fait parties des blockbusters de la période 2019-2022 qui reviennent de très loin… Repoussé à 8 (!) reprises à cause de la production en elle-même, puis du covid, puis du rachat de la Fox par Disney, le film sort finalement en décembre 2021. On retrouve Matthew Vaughn à la barre, qui livre un préquel de sa franchise d’espionnage. Ainsi le film se déroule dans les années 1910, et dévoile les origines de l’agence Kingsman, sur fond de Première Guerre Mondiale. On saluera en premier lieu l’idée d’utiliser cette époque, assez rarement représentée au cinéma. Et à ce niveau, Matthew Vaughn nous refait plus ou moins le coup de « X-Men : First Class », s’amusant avec les codes vestimentaires ou de nombreux personnages historiques de la période pour alimenter ses péripéties, sur fond de mise en scène relevée et immersive. Avec quelques pépites à la clés, telle que ce combat « silencieux » dans le no man’s land, ou l’utilisation excellente du personnage magnétique de Rasputine, qui donne lieu à la meilleure scène du film. Néanmoins, le réalisateur/scénariste est loin d’être toujours agile. Passée la première moitié, son film manque un peu de carburant, se focalisant sur un méchant écossais ni vraiment crédible ni vraiment intéressant (certes, le film se prend à moitié au sérieux, mais tout de même…). D’autant plus que l’aspect « c’est un seul homme qui est derrière toute la Première Guerre Mondiale » est très enfantin. D’autres aspects scénaristiques n’aident pas vraiment, telle que l’absence totale de la France dans une histoire qui évoque les rouages de la Grande Guerre (c’est quand même là que les combats se déroulent !!!). Ou d’énormes facilités scénaristiques : pspoiler: ourquoi le méchant fait-il porter à ses sbires des écharpes aussi distinctives et faciles à tracer ? Pourquoi veut-il provoquer une guerre qui abime tout autant l’Angleterre que l’Ecosse ? Comment un jeune Anglais peut-il se faire passer pour un soldat écossais au sein de la Black Watch ? Et si Ralph Fiennes est convaincant en lord pacifiste contraint de reprendre les armes, l’émancipation de son fils est une sous-intrigue répétitive, d’autant que celui-ci n’est pas très charismatique. On notera aussi une fin qui sent le brouillon, mettant en avant des personnages à peine entre-aperçus pendant le film. Probablement dans l’idée de faire une suite… qui ne verra certainement jamais le jour vu les résultats décevant au box-office. A l’arrivée, « The King’s Man » est donc un exercice non déplaisant mais pas totalement convaincant.
La machine "Kingsman" s'est enrayé sur ce coup-là.
Un prequel plutôt divertissant, mais qui finit par tourner en rond dans son déroulement. Un film expéditif, dans son récit comme dans l'introduction de ses différents personnages, quelques séquences gênantes (bonjour Raspoutine) et des SFX qui laissent en général à désirer. Bref, rien de très marquant à l'horizon, et ce malgré la classe inusable de Ralph Fiennes.
Il serait peut-être temps que Matthew Vaughn quitte l'univers des Kingsmen et se concentre sur autre chose, non ?
Tel la saga Star Wars qui avance "à l'envers", "Kingsman première mission" remonte au début de la fondation secrète des espions anglais hors normes. Encore une fois, on retrouve l'excellence qui a fait le succès de la saga, les personnages authentiques respirants le flegme britannique, courageux combattants à l'allure vestimentaire impeccable. Tous le talent de la réalisation, de la bande son du film est présent, c'est une réussite. Peut être pourrait on reprocher dans cette histoire pourtant bien expliquée, quelques petites lenteurs dans les dialogues. En même temps, il s'agit de comprendre la naissance de la fondation secrète mais ne vous inquiétez pas, les Kingsman sont là et ça bastonne..à l'anglaise. Le jeu d'acteur est irréprochable, et nous aurons même droit à l'humour particulier typique des britanniques...un régal.
Selon le directeur et le scénariste, la France n'a pas participé à la première guerre mondiale......en mémoire de nos morts si je pouvais mettre -5 ......
"The King's Man : Première Mission" film d'action historique américano-britannique réalisé par Matthew Vaughn et sorti en 2021. Le film est la préquelle de "Kingsman : Services secrets" sorti en 2015 et "Kingsman : Le Cercle d'or" de 2017, du même réalisateur. Une série de film inspirée du comic-book " The Secret Service" de Dave Gibbons et Mark Millar publié en 2012. Si les deux précédents films étaient surprenants de part le style et l'autodérision, celui-ci se prend, hélas, plus au sérieux, mais le spectacle demeure. Une réalisation toujours aussi soignée. Une préquelle moins déjanté qui inclue des personnages historiques dans la fiction. Une liberté qui peut donner une image de l'Histoire assez biaisée pour les plus jeunes générations. Du grand spectacle, décors, costumes, actions, une durée généreuse et aucun temps morts. Cela reste du bon cinéma, bien que l'on puisse regretter que l'esprit des deux précédents films, soit ici moins respecté.
Excellent film, du divertissement, de l'action et une belle réalisation. Une suite qui nous montre l'origine des Kingsman. Le scénario est bien construit, le cast parfaitement bien choisi et mention spéciale pour la bande originale qui est superbe. Un film à voir pour un bon moment assure.
Un film excellent ; le synopsis est au premier abord basique, mais le scénario, sur la longueur est imprévisible. La mise en scène du film qui mélange celle de des films britanniques avec celle du réalisateur est absolument prenante. Les dialogues sont toujours travaillés et les blagues sont toujours un succès. Les combats sont des chorégraphies magnifiques notamment celle contre Raspoutine. La musique nous facilite à nous plonger dans le récit. D'ailleurs la scène post generique est soit la présentation d'une fin ouverte soit l'anticipation d'une suite ; j'espère à une simple fin ouverte pour ma part. Je conseille logiquement en précisant que Matthew Vaughn est décidément un super réalisateur qui adapte très bien les comics de Mark Millar ou des histoires se rapprochant de près ou de loin à ses comics.
Un très bon film. Dans la lignée des précédents dans ce qu'il a d'explosif et de très british. Il change cependant en ce qu'il est bien plus sombre, au milieu de la guerre 14/18 et des intrigues historiques (on a envie de se renseigner sur Raspoutine, Mata Hari...). Certaines scènes sont d'une rare violence, on ne s'y attend pas. On ressent le danger, la peur, la mort et l'horreur de la guerre. Ce n'est donc pas une comédie mais un drame mais on prend beaucoup de plaisir à suivre cette First mission.
French bashing dans toute sa splendeur. Le film veut se baser sur des faits historiques mais il ne mentionne pas une seule fois la France dont le rôle est tout simplement central lors de la première guerre mondiale et où se passe les combats dans le film... Cette réécriture de l'Histoire made in UK attribue bien sûr tout le mérite aux anglais et aux américains dans la victoire contre l'Allemagne, mais pas une miette à la France. En plus le film est incohérent, dilué dans des scènes interminables, pas très fun et n'a rien avoir avec les 2 films précédents, bref la belle arnaque !
Il faut reconnaitre que dans l'art du spectacle, les Britanniques sont costauds. Je ne suis pas fan de ce genre de films pour adolescent ballot amateur de jeux vidéo type baston de gladiateurs mâtinée kung-fu ! Pas vraiment mon truc les péripéties holmésiennes roi de la savate à la mode Guy Richie. Je ne connais d'ailleurs pas les précédents volets de cette série "King's man". De cette position, la présente production me semble plutôt réussie. Scénario bien écrit, mise en scène outrancière (caractéristique de ce genre de cinéma) bien maîtrisée, jeu d'acteur dans le sens de la scénographie, belle photo, bon rythme, nerveux et dynamique, bande son moyenne (dommage) : un bon moment d'"entertainment" ! Bref, du bon spectacle, sauf que ce n'est vraiment, mais alors vraiment, pas mon truc, spoiler: et que le film perd pour moi beaucoup d'intérêt avec la disparition de Harris Dickinson ! D'où seulement 2 étoiles. Par ailleurs, je suis un peu étonné par les critiques qui pestent de l'incroyable de certaines scènes (type : "le jeune héros attend que l'aube se lève pour sortir d'une tranchée et être visible alors qu'il a eu la nuit pour ramper discrètement vers son camp ??? mais QUI a écrit ca ???") ! Réalisme et crédibilité ne sont pas, ce me semble, le souci premier de ce genre de films ! Il y a bien d'autres moments encore plus incompréhensibles que cela dans ce type de films, non ?! Je suis plus sensible à la présence de nombreuses révisions fallacieuses (et très premier degré – d'où le danger) de l'Histoire qui pourraient être prises comme argent comptant par des benêts mal informés (style : ce sont les USA qui ont gagné la guerre 14-18 en Europe !).
Visuellement très réussi, comme souvent avec Matthew Vaughn, ce troisième volet des King's Men, préquelle d'un siècle plus tôt que les deux premiers opus de la série, est un film en deux parties enchevêtrées : des scènes d'action sur un fond de complot farfelu et une très belle histoire d'héritage philosophique inversé. Le tout se marie plus ou moins bien grâce à un fil rouge pacifiste assumé, thème récurrent chez le réalisateur malgré la violence esthétisante de certaines scènes.
Les acteurs irradient sous la direction de Vaughn et on regrettera que Rhys Ifans ne soit pas plus présent durant les 2h30 de spectacle. On regrettera surtout que le réalisateur ne se laisse pas tenter par de "vraies" oeuvres cinématographiques à la Scorsese tant on ressent du potentiel chez lui.
Au final, ce King's Man est un film hybride tout juste réussi, qui accumule les clichés et les coups de génie, décalé, pas complètement grand spectacle, pas complètement intimiste, qui aurait pu être raté et qui offre un bon moment. Pas assez pour faire rentrer Vaughn dans la cour des grands cinéastes, place qui lui reviendra sans doute un jour quand il aura fini par trancher pour accomplir une oeuvre propre... comme le fut Layer Cake, son premier film, éblouissant.
L'idée de départ était excellente , à savoir comprendre était né cette organisation. Force est de reconnaitre que le résultat est pitoyable. On passe en revue certains personnages historiques de manière quasi grotesque avec une réalisation lourdaude, seules les quelques scènes de tranchée sont intéressantes. Quant au pseudo contexte historique il est scandaleux et ahurissant. Pour les producteurs américains décérébrés, la guerre de 14-18 aurait prioritairement opposé l'Allemagne à l'Angleterre et accessoirement les USA et la Russie. Quant à la France et aux 1 300 000 millions de morts français , ils n'ont jamais existé. Au final un film paresseux, vil et honteux !
Bon film mais il n'y a pas le brin de folie et d'humour qu'on a dans les précédents . C'est plus un film historique et politique que espionnage. Il a le mérite de bien expliquer l'origine des Kingsmen.
Heureusement qu'il y a la seconde moitié du film. Car le début du film est franchement décousu. Le film se perds dans de nombreuses considérations historiques pour créer l'introduction de ce qui finira par être la création du service secret britannique des Kingsman. Pour moi, la première moitié n'est pas vraiment utile. Ou du moins, elle aurait dû être plus résumée. On part dans tous les sens à différentes époques et j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans le film. Puis, viens enfin une vrai mission et on retrouve la bonne énergie, le talent et l'humour de ce qui deviendra les Kingsman tout à la fin. J'ai donc un avis mitigé mais le film se reprend sur la fin. Heureusement.