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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 avril 2021
« Zoran, criminel, tu as tué, tu as torturé. 21 août 1983, on t’a tué, tu es mort. » Ce sont les bribes de phrases que Joachim arrive à distinguer lorsqu’un inconnu lui crie dessus en rue. 21 août 1983, c’est la date de naissance exacte de Joachim. Cette coïncidence le pousse à croire qu’il aurait vécu une vie antérieure en tant que soldat bosniaque. Faisant part de cet incident à son amie journaliste Alice, celle-ci décide d’en faire un reportage. Tous deux partent pour la Bosnie à la recherche de la tombe de Zoran. Ne trouvant aucune trace qui prouve son existence, Alice commence à remettre en doute les paroles de son ami Joachim. Elle lui reproche d’avoir tout inventé, lui rappelle que ses jours sont comptés et sous-entend que dans la précipitation ils auraient tiré des conclusions bien trop hâtives. Alice comprend au fur et à mesure que l’enjeu n’est pas tant de savoir si l’incident raconté par Joachim est véridique ou non. Elle comprend que son ami n’est pas réellement en quête d’une preuve tangible de l’existence de Zoran. Ce que Joachim recherche après tout c’est de pouvoir donner un sens à sa vie avant qu’il ne meure, quitte à s’accorder la vie d’autrui. Joachim préférerais encore être assassin dans une autre vie au regret de ne pas avoir vécu tout court.
Un road-movie très original, animé par un grand souffle romanesque et porté par des comédiens excellents : si Adèle Haenel prouve une fois de plus son immense talent, Jonathan Couzinié est une vraie révélation. Un film onirique et envoûtant, entre drame et comédie, je recommande chaudement!
La mise en scène est soignée et joliment travaillée, les acteur.trices parfait.es et le récit intriguant et singulier. Dommage que le scénario ne garde pas sa ligne de départ et s'éparpille.
Les héros ne meurent jamais est un très beau film, poétique et émouvant. Si l'histoire est avant tout centrée sur Joachim et le fameux Zoran spoiler: (qui n'est autre qu'une pure fiction) , il nous montre également un pays meurtri, hanté par ces morts. Bravo à la réalisatrice pour son premier film, qui arrive à nous faire passer un message fort !
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais quelle belle surprise, les comédiens sont tellement touchant par leurs sincerites. J'ai bien aimé me laisser embarquer dans cette histoire sur le papier surprenante et originale. Mention spéciale à la dernière séquence dans cette maison improbable où j'étais submergée par l'émotion.
Au début du film, on a l'impression d'être devant un film amateur, mais avec l'avancement du film on rentre dans l'aventure et perfectionnement. Il fait partie des films qui nous fait réfléchir sur plusieurs dimensions. Est-ce qu'on vit qu'une seule fois ou on aura d'autres? On aura d'autres car on commence à croire ? Est-ce que nos croyances agissent sur la réalité de notre vie? La confusion qui règne sur une bonne partie du film et elle se reflet dans le comportement des acteurs et les images mais vers la fin l'histoire se termine avec un apaisement qui sera la fin de la confusion pour les comédiens mais pas pour les spectateurs.
Aude Léa Rapin signe un mockumentaire sensible et hypnotique sur les terres serbes qu'elle connait bien. Adèle Haenel crève l'écran, Jonathan Couzinié se révèle dans un rôle compliqué. A voir absolument !
Formidable road movie empreint de fantastique porté par l'excellente Adèle Haenel. Un premier film qui révèle une réalisatrice de talent remarquée à la Semaine de la critique du Festival de Cannes.
un conte moderne avec la Croatie comme decor. Gros plans ,bel eclairage , camera tres mobile et de bons comediens.Un cheminement nous amene doucement vers le mot FIN nous avons aimer.
Un film mêlant habilement documentaire et fiction. Comme d'habitude, Adèle Haenel investit son rôle avec intensité. Au fil des scènes, l'émotion navigue entre la Bosnie martyrisée et les fêlures des personnages. A la question "faut-il (se) mentir pour vivre pleinement ?" le film apporte des réponses multiples portées par plusieurs personnages laissant ainsi le spectateur face à ses propres choix.
En 2019, Aude Léa Rapin signe un film étrange contenant néanmoins quelques accroches intéressantes. Sur la base d’une histoire rocambolesque, la réalisatrice propose un road movie alternant des situations brouillonnes et indigestes avec des passages plus intenses. L’histoire de cet homme, se croyant réincarné en un soldat bosniaque tué en 1983, permet notamment de revenir sur les traumatismes causés par la guerre de Bosnie-Herzégovine. Malheureusement, l’intrigue s’égare dans une sorte de documentaire sur un reportage qui, sans la présence d’Adèle Haenel, conduirait le spectateur à s’assoupir. Bref, une œuvre maladroite mais faisant preuve d’une certaine audace.