La Zone d'intérêt
Note moyenne
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822 critiques spectateurs

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Laurence
Laurence

8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 juin 2026
Film d'un ennui mortel , d'une lenteur exaspérante.
Les faits rééls sont incompréhensibles si on ne connait pas l'histoire, la mise en scène brouillonne et incohérente
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2023
Ce film montre la vie au quotidien de la famille Hoss, dont le père, Rudolf (Christian Friedel) est commandant du camp d’Auschwitz. Leur maison est collée au camp, pourtant la famille s’est construit une vie comme si de rien n’était. La mère, Hedwig (Sandra Huller) est notamment très fière de sa vie, du jardin fleuri qu’elle a aménagé, totalement à l’opposé de ce qui se passe derrière les murs du camp.
J’ai trouvé ce film très bien fait, il laisse un sentiment de malaise et de dégoût du début à la fin, sans pourtant jamais rien montrer des camps. Tout se joue sur le contraste avec l’apparence de paradis que la famille a construite (et notamment ce jardin rempli de fleurs), les sons, les mots utilisés dans certaines situations. C’est horrible, très fort.
De plus, ce qui ne gâche rien, c’est que l’esthétique est très soignée. Les plans sont réfléchis, il y en a de nombreux vraiment très beaux (ex. lorsque le commandant regarde d’en haut toute une assemblée lors d’une fête nazie). Enfin, le travail sur le son lors de certaines scènes prend vraiment à la gorge et renforce le sentiment de malaise.
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2024
Horrible le parallèle du bonheur de cette famille et l’atrocité du camp d’extermination de juifs. Un parallèle horrible mis en avant ici, par le son, et les 2 acteurs principaux extraordinaires. Un film marquant, calme, limite clinique mais glaciale et parfait ! À voir absolument au cinéma l’ambiance est horrible mais tellement réelle et forte !
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2024
Avertissement, on peut sortir abattu, voire déprimé après ce film, je vais sans doute mettre quelques jours pour évacuer, ce film, et c'est une nécessité....C';est ce que j''ai vu de plus fort sur l';extermination programmée. Le film est un monument dédié à la mémoire des juifs, il faut le partager, le visionner, le programmer, mais pour un public averti... spoiler: La scène la plus forte est la réunion autour d'une table des responsables de « camps
».. spoiler: On peut avoir envie de vomir, j'y ai pensé à plusieurs reprises.....
Quelque chose ne tournait pas rond dans leurs têtes, ce sera le mot de la fin, le reste sera silence à la mémoire des victimes, je conseille avec avertissement, c';est éprouvant.....Merci au réalisateur....
Olivier Roisin
Olivier Roisin

54 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2024
Un claque tout simplement ! Voilà du grand cinéma. Une bande son terrible, superbement réalisé. Bref à voir en salle
Julien LAPLANTE
Julien LAPLANTE

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2024
Lent et sans emotion. Sans intrigue non plus. Un grand moment de plat. Le film est aussi ennuyeux que le sujet aurait pu être etouffant
Doppeljünger
Doppeljünger

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2024
1er avis
Pendant le film j'ai eu la sensation d'un sujet éculé, la Shoah, les nazis. À cela s'ajoutait une redondance, leitmotiv de filmer en contrechamp (bonne idée pour un temps, mais tout du long?) les horreurs d'Auschwitz. Et puis il y a eu la fin et le souvenir des sons de Mica Levi, une fois encore formidables, qui m'a laissé sur une note soudaine très positive envers ce film. Mais le soufflé est déjà retombé pour moi. Je ne l'ai pas trouvé mauvais, juste trop peu dense. Pourtant Mica Levi et sa BO sont prêtes à nous faire partir d'une feuille blanche, du néant, comme pour Under the Skin, précédent film de Glazer. Mais ces cassures quasi expérimentales s'évaporent aussi vite qu'elles sont espérées. Il n'y aura pas de libertés visuelles couplées au son qui auraient pu par le choc esthétique induit nous ouvrir sur des abysses de réflexions comme une fois encore Under the Skin le faisait de manière extraordinaire. Il n'y aura que le final spoiler: avec ce dialogue paranormal impossible entre présent et passé - retranscrit par ce SS qui ne peut dégobiller le vertige de ce temps de l'horreur auquel il participe -
pour donner un peu de créativité affranchie, pour donner un peu de l'insondable et de l'indicible au fond du film.

Reste enfin peut être le plus terrifiant de Zone of Interest: sa reprise possible par la propagande du gouvernement de Netanyahou à des fins de justification du génocide palestinien en cours. Pourtant il est impossible à moins d'être aveugle de ne pas y voir certains parallèles, l'installation de colons israéliens en terres palestiniennes, leur espace vital à eux, la verdure et le confort d'un côté, un territoire emmuré, aux crimes cachés au public, privé de presque tout, de l'autre. Nous devrions toujours tirer les mêmes conclusions des actes les plus abominables. Si, je dis bien si, ce film doit avoir une utilité c'est peut être dans sa manière, certes peu perceptible, de montrer que plus le capitalisme est triomphant, plus les riches sont puissants, plus le fascisme est possible et tous ses massacres qui vont de pair. Vient ensuite l'examen de conscience. Qui ne serait pas prêt à commettre indirectement si ce n'est même frontalement des horreurs pour s'assurer statut social et économique ? Si ce n'est l'ascenseur qui nous élèvera comme les dominants nous le font miroiter, pourquoi pas une chambre à gaz ? Plutôt qu'un appel à l'autoflagellation, acte stérile par excellence, je préfère y voir un appel à la lutte contre ce système néo-liberal permettant aux ultras riches d'exister, ce qui nous prive de fait, de la possibilité d'un monde où ces horribles questions ne rimeraient à rien.

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2 semaines après mon premier ressenti, Zone of Interest me laisse un goût encore plus amer. Là où je n'avais eu essentiellement qu'un début d'ennui et de la déception, s'ajoute un malaise. À la réflexion, n'user que d'un effet, celui du contrechamp et l'esthétiser au maximum avec une mise en scène quasi clipesque me pose de gros soucis. Pour le dire autrement, la mise en scène prime sur tout, elle est très maniérée, trop pensée à dessein. Glazer semble nous dire ici : "Regardez comme j'utilise le langage cinématographique pour vous impressionner. Regardez comme je flex !" Alors oui copain quand tu pars d'une feuille blanche comme pour Under the Skin ça peut créer un chef d'oeuvre, mais là il y a un sujet de base qui s'ancre dans le réel et qui raconte une histoire qui a existé. En voulant parler de ce passé tu ne peux pas juste l'utiliser pour montrer tes capacités. Et encore je ne suis même pas sûr de ce que j'avance. Car si ses capacités avaient été présentes on aurait eu des moments du niveau de sidération de Under The Skin, on aurait eu de l'expérimentation. Et de là du fond peut naître, c'est à dire de la réflexion, et servir le propos. Or on a que des effets m'as-tu-vu, faciles, dont on ne tire rien.

Il fallait accompagner l'histoire, l'éclairer la plus possible. C'est un travail quasi d'auteur de documentaires couplé à celui d'un artiste jusqu'au boutiste et non celui d'un simple réalisateur pensant avant tout à l'effet qu'il peut produire chez le spectateur qui pouvait faire de ce film un chef d'oeuvre. Et Glazer n'est pas ici un Frederick Wiseman, un Herzog ou un Lynch mais plutôt un Winding Refn dans ses mauvais jours.

Et donc ce film se veut-il être un travail de mémoire? Le peut-il seulement si l'ego du réalisateur passe avant ? J'y vois davantage une volonté d'esthétiser l'Holocauste et de s'asseoir dessus pour faire un film clinquant. Si le film veut vraiment parler du nazisme, qu'il montre aussi ses horreurs, salement et frontalement, comme la réalité l'a été, au lieu de n'être qu'un bel écrin pour nous donner notre dose de frissons, de "whaou", notre dose de sucre en dévorant une belle pâtisserie. Nous voilà repus mais nauséeux avec les mains sales.

Zone of Interest ne fait pas réfléchir, ne fait pas travailler notre conscience, il joue juste avec nos émotions. Le fascisme ne sera jamais combattu avec une oeuvre qui ne fait pas travailler notre réflexion. Pire, comme ce film, tout fascisme se base sur l'absence de réflexion et l'exaltation du pulsionnel. Une réaction sans conscience, nous abêtit, exalte la peur et la violence ce qui en définitive permet aux régimes fascistes de naître puis de perdurer.
Anne S.
Anne S.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2024
salle pleine à craquer hier soir, religieusement silencieuse longtemps apres la fin du film ...;
nous étions tous en apnée;
film incontournable qui mérite largement d etre qualifié de chef d oeuvre,
une claque
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2024
« C'est paradisiaque ! » C'est bien l'expression utilisée par la mère de Hedwig pour qualifier la maison de sa fille. Il est vrai qu'elle en a fait un petit nid douillet sauf que la particularité de la propriété est qu'elle se situe à côté du camp d’Auschwitz... Avec "The Zone of Interest" propose une approche probablement inédite de cette période avec cette cohabitation avec l'horreur. Il y a des films qui montrent l'horreur du quotidien et il y a celui-ci qui montre comment les personnages s'en accommodent. C'est cette banalité du quotidien qui fait froid dans le dos. Pendant que les femmes parlent chiffons et ironisent même sur certaines choses comme la provenance de vêtements de l'entrepôt du Kanada qui est confondu avec le pays, les hommes planifient l'extermination d'une centaine de personnes à la fois. Des échanges désinvoltes à quelques mètres à peine des atrocités que l'on connaît tous. Jonathan Glazer ne montre rien, mais beaucoup de choses sont suggérées ou entendues. D'ailleurs, la conception du fond sonore du film est remarquable tout comme cette mise en scène très clinique. Si l'histoire s'essouffle un peu lorsqu'on quitte les lieux, "The Zone of Interest" reste un très bon film à la fois très original, glaçant et captivant.
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2024
Un film intelligent, il ne prend pas le spectateur pour quelqu'un de stupide et propose une autre vision de cette sombre époque. Une vision à deux côtés justement, où l'on nous montre jamais l'horreur des camps de concentration, mais en nous la suggérant tout le temps, à tel point que le second plan devient ce que le spectateur observe. Un film qui est plus un point de vue qu'une histoire, mais qui reste néanmoins important.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2024
Pour son quatrième long-métrage, sorti en 2023, le réalisateur britannique Jonathan Glazer s’attaque au portrait d’un funeste personnage, le commandant SS Rudolf Höss en charge du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz. Le choix de ne rien montrer à l’intérieur du camp est intelligent, d’autant plus que la bande-son du film (cris, aboiements, détonations, etc.) est suffisamment glaçante pour suggérer l’horreur. De fait, en restant uniquement « de l’autre côté du mur », le récit impose une souffrance indicible avec l’attitude minutieuse au quotidien de cet homme (la manière dont il éteint les lumières, dont il verrouille les portes, etc.) et de son épouse (Sandra Hüller) simplement préoccupée par l’éducation de ses enfants et l’entretien de son jardin. Des comportements « normaux » qui renforcent le caractère inhumain de ces individus ayant entrainé la mort de plus d’un million de personnes. Bref, une œuvre utile mais dont le parti pris formel (notamment les errances oniriques) ne la rend pas indispensable.
Ewen Cado
Ewen Cado

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2024
Le sujet est intéressant, mais le film est si long. Pas de scénario, pas d'intrigue, pas d'émotions. On ne voit même pas le contraste entre ce que vis le commandant au quotidien entre son boulot et sa vie privée. On voit seulement sa vie privée qui se résume à des choses absolument normal de la vie courante. Rien de stimulant. On a bien compris que l'idée était de montrer la banalité du mal mais un scénario, une histoire n'aurait pas fait de mal. Au vu du sujet, on pouvait s'attendre à ne pas s'ennuyer tout le long du film.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2024
Traiter de l'horreur des camps sans la montrer, c'est le défi relevé par ce film, à travers le quotidien d'une effrayante normalité d'une famille nazie, ou comment mener une vie de famille idéale à la proximité immédiate du plus tristement célèbre camp de la mort. Le parallèle est saisissant entre les petits soucis quotidiens de la famille et les horreurs perpétrées de l'autre côté du mur.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2024
Au vu du nombre d'articles, de critiques positives et de la mise en avant du travail sonore sur le film, me voila bien décidé à en profiter, attentif au moindre son. Le film s'ouvre sur un long noir pour mettre le spectateur dans l'ambiance avant de basculer sur un paysage ensoleillé au bord de l'eau mettant en scène une famille qui pique-nique. Le ton est donné. Filmé hors-plan comme le réalisateur le soulignera tout au long du métrage, nous voila au sein de cette famille banale que l'on voit jardiner, se baigner dans la piscine, dîner, avec des enfants qui jouent, qui dorment. Et pourtant. Pourtant cette famille vit à quelques mètres du camps de Auschwitz et derrière les murs, toute l'horreur que nous ne verrons jamais se déroule. Fumée des corps qui brûlent, cris, esclaves exploités au travail... Et le père de cette famille filmée comme n'importe laquelle n'est autre que Rudolf Höss, l'un des artisans les plus fidèles et motivés du troisième Reich. Hannah Arendt parlait de la banalité du mal et c'est certainement le centre du propos que cherche à mettre en avant Jonathan Glazer. Le problème est qu'au bout de quinze minutes, tout est dit et le reste tourne en rond. L'aspect esthétique comme les partis pris intellectualisant sont finalement gênants sur un tel sujet ( petite fille, en négatif noir et blanc, ramassant des pommes de terre ou ces femmes de ménage polonaises nettoyant, aujourd'hui, le musée d'Auschwitz ). Autant lire " lamort est mon métier" de Robert Merle, passionnant, qui montre qui était le terrible personnage Rudolf Höss.
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 février 2024
Quel ennui ! Certes l'idée est bonne de montrer la Shoah sans la montrer. C'est bien 20 minutes. Après, ce ne sont que des clichés elliptiques, des suggestions et des évocations. On ne dit rien mais on le dit quand même. Très déçu après tous les commentaires dithyrambiques entendus.
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