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Pat Strike
5 critiques
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4,5
Publiée le 25 février 2024
J'ai appréciée l'approche originale de ce drame humain. Pas voyeuriste mais plutôt dans la suggestion et la mise en interrogation : comment la monstruosité de la politique d'extermination nazie peut elle coexister, et même côtoyer à quelques mètres de distance, la vie quotidienne d'une famille allemande imprégnée par cette idéologie destructrice? Comment la destruction de l'humanité peut se dérouler à deux pas d'une vie familiale presque paisible ? Questionnement bien d'actualité avec les conflits dont nous avons connaissance aujourd'hui. Aucun voyeurisme dans ce film, seulement l'évocation sonore de l'extermination avec en parallèle la vision d'une famille au quotidien. Je recommande.
Malgré un sujet incontestable, la proposition cinématographique de Jonathan Glazer s'épuise après 20 minutes. Passé le dispositif visuel et musical du début, certes impressionnant, le film s'enferme dans une présentation lassante du quotidien de cette famille dans scrupules installée aux portes de l'immonde. Un moyen métrage aurait été, de mon point de vue, plus fort. La banalité du mal cède progressivement place à la banalité tout court et c'est regrettable. Je garderai toutefois en mémoire les 20 premières minutes qui participent du devoir de mémoire de chaque génération pour les suivantes.
Je n'ai pas vraiment compris pourquoi ce film a été fait!... Il y avait une très bonne idée, qui par contre n'était pas du tout développée. C'est long, c'est lent et pendant tout le film il ne se passe quasiment rien... En gros, il n'y a pas de film, juste une idée...
pas mal d attente sur ce film qui promettait de prendre aux tripes.... mais non rien . juste emmerdant. il ne se passe rien, c est lent avec des scenes longues et sans interet vis a vis de ce quo est sensé etre dégagé : 5 mn a voir un homme eteindre les lumieres de son logement par exemple. un vrai navet de realisation alors qu on en aurait pu en attendre quelque chose de vraiment prenant.
Un fim sur la banalité du mal. Enfin. Le cinéma a tout naturellement commencé par filmer les victimes et leur sort : Nuit et Brouilard, etc... puis il a filmé les héros, ceux qui ont refusé de participer au massacre ou qui s'y sont opposés :" La liste de Schindler", etc... Nous en arrivons aux bourreaux (à la suite de Hanna Arendt, et dans le prolongement des "Bienveillantes" de Jonathan Littel. Bourreaux qui sont des êtres humains médiocres et banaux, au contraire des monstres que l'on aurait tant souhaités voir à leur place. Le résultat est glaçant. On reste des nuits à entendre cette bande son... Les plans fixes sont cadrés dans une photographie qui évoque l'esthétique nazie : géométrique, froide et d'un symbolisme misérable. Je ne sais pas si c'est un bon film, mais je sais qu'il m'a apporté une proximité terrible et douloureuse des camps que la lecture des grands livres sur le sujet (Si c'est un homme, L'écriture ou la vie) avait gardé à distance. Merci Monsieur Glazer.
Le sujet aurait pu faire un très bon film mais là c’est lent, très lent, trop lent. Une sorte de dandysme cinématographique qui veut se donner un style contemplatif sans y parvenir malheureusement.
… un film qui marque, qui prend aux tripes et qui laisse sans voix. La seconde guerre mondiale a été plus que narrée au grand écran mais c’est la première fois qu’elle est présentée de cette manière. Immersion dans le quotidien de cette famille nazie glaçante où tout glaçant et horrible bien qu’on ne peut plus normal en apparence. J. Glazer nous projette le pire du pire sans jamais rien montrer, sans jamais tomber dans le pathos. Tout y est et on ne peut s’empêcher de se demander s’il y a chez eux une petite part d’humanité. Un chef d’œuvre.
Un poil déçu mais j’ai apprécié l’angle qu’il prenait. La mise en scène est classe dans la création de cette juxtaposition et dans l'exploration de ce point, mais au-delà de son message principal, il n'y a rien dans ce film dans lequel s'enfoncer. Pas de véritable intrigue. Aucun personnage avec lequel vous connecter. En conséquence, on a l'impression qu'il s'est trop étendu pour en faire un film, mais il délivre néanmoins son message.6/10
Je n'aime pas intellectualiser la vie de ces monstres. En rendant trop subtile la mise en exergue avec l'horreur du camp, cela rend presque enviable leur vie. ça me choque. C'était bien de montrer cette réalité de leur quotidien, mais il ne faut jamais oublier de montrer aussi leur vrai visage, c'est un jeu très dangereux.
Une réalisation anormale, une musique dérangeante, un scénario original, le film de Jonathan Glazer nous expose de façon forte la théorie de la banalité du mal, exposée par Hannah Arendt. Le camp d'Auschwitz n'est qu'un prétexte, un MacGuffin, qui nous sépare de ce qui est réellement important, la banalité de l'exécution des ordres du général Höss, et de sa vie plaisante, malgré le mal qu'il répand. La réalisation tout comme la musique nous plonge dans cet univers dérangeant et anormal, avec, malgré tout, une certaine finesse et une élégance millimétrée. C'est un film qui fait réfléchir, et qui nous plonge correctement danz la question du mal, cloîtré entre 4 murs.