La Zone d'intérêt
Note moyenne
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832 critiques spectateurs

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janus72
janus72

56 abonnés 301 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2026
Alors c'est soit le "conventionnel" d'un S. Spielberg, avec les victimes, ou l'expérimental de L. Nemes & J. Glazer visant seulement leurs bourreaux, efficace mais pas facile de se trouver confronter à cette barbarie ~ à l'indicible.

Ici, c'est le Son qui sert de loupe ou plutôt d'amplificateur, voire même de terrible chambre d'écho.
brina86
brina86

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2026
Chef-d'oeuvre. Sidérant. Un film qui reste en nous longtemps. Interprétation impeccable. Et tellement juste aussi!
Aline Bureau
Aline Bureau

25 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2026
J’ai aimé la façon dont le réalisateur nous « montre » la réalité du camp d’Auschwitz sans jamais nous montrer des images de l’intérieur du camp mais uniquement avec des bruits (les tirs, les cris…), ou de la fumée ou de la couleur rouge laissant supposer du feu ou des flammes.
Néanmoins, le film a certaines longueurs et je ne pense pas qu’il puisse plaire à tout le monde, un peu comme « L’anatomie d’une chute ».
À chacun de se faire son propre avis.
Darklilithx
Darklilithx

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2026
Un film à contre-courant, dérangeant mais vraiment bien fait.
La réalisation est particulière : des caméras fixes, peu d’effets, pas de scènes spectaculaires. On regarde simplement une famille vivre normalement, pendant que l’horreur se déroule juste derrière le mur.
Ce qui rend le film encore plus dérangeant, c’est de découvrir qu’une grande partie de ce que l’on voit est inspirée de faits réels. Après le film, j’ai eu envie de chercher qui étaient réellement ces personnes et ce qui s’était vraiment passé.
Finalement, le film ne nous montre presque jamais ce qui se passe derrière le mur. Il nous place de l’autre côté, avec cette famille, et c’est ensuite à nous, spectateurs, d’aller regarder derrière ce mur et de nous intéresser à ce qui s’est réellement passé.
Un film différent, intelligent et surtout un film qui continue de travailler dans la tête une fois terminé.
Jenny
Jenny

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2026
On saisit bien l'horreur du truc, pendant que les fleurs poussent, colorent les jardins et que les enfants rient et jouent d'un côté du mur, de l'autre se joue l'inhumanité la plus immonde et la barbarerie, la grisaille. Ça c'est effectivement très prenant...
Par contre je n'ai pas compris... l'histoire des pommes ou du moins son intérêt, pourquoi il vomit et le bon dans le temps / retour en arrière à la fin. Il est fort probable que je sois passée à côté du film mais voilà, je suis restée sur ma faim.
Celui qui a besoin de clarté en ressort frustré.
CH1218
CH1218

287 abonnés 3 340 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2026
Un film étonnant qui traite des camps de concentration sans rien montrer, toute son horreur étant hors-champ et qu’évoquée à travers sa bande son et ses arrières-plans. Bien que quelques scènes et certains dialogues, notamment lors des réunions des chefs nazis, se montrent particulièrement glaçants, le quotidien de cette famille s’avère moins payant que le concept de ce point de vue inédit sur la Shoah.
Fandecy
Fandecy

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2026
Plutôt que de nous montrer l'horreur de l'holocauste, le réalisateur préfère nous présenter la déshumanisation et surtout l'aveuglement des protagonistes civils. C’est une façon maligne de dénoncer notre comportement à nous dans notre société actuelle. Mais mis à part ce message, le film est plutôt faible en émotion et ne cesse de décroître en intensité.
No Quarter
No Quarter

11 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2026
Film à la fois glaçant et pourtant ne provoquant que peu d'émotions. La forme est intéressante, en dehors même de l'intro et de la toute fin du film. Le calme et les scènes tirées en longueur donnent un sentiment de quiétude. Bien sûr en opposition avec les horreurs qui se déroulent à quelques mètres de là. Une vie presque ordinaire pour cette famille du commandant du camp d'Auschwitz. On attend en vain une sorte de climax qui donnerait de l'intensité au film mais la seule intensité qui existe est celle qui agite notre esprit car nous connaissons l'histoire. Une œuvre originale (tirée d'un livre qui doit être dérangeant) mais qui peine à nous faire frissonner.
Coralie G.
Coralie G.

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2026
Ce nouveau point de vue sur l'horreur des camps de concentration renforce encore, si tant est que ce soit possible, le caractère insupportable, inhumain et absurde de l'idéologie nazie, sans jamais rien montrer directement. Tout repose sur la force de la suggestion, ce qui rend le film encore plus bouleversant.
Thierry LEFEVRE
Thierry LEFEVRE

1 abonné 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2026
1943 : Une maison bourgeoise «  C’est gigantesque, cela me laisse sans voix  et juste là, c’est le mur du camp ? , un jardin paradisiaque  ? » allemande située non loin du camp d’extermination d’Auschwitz. Elle abrite le commandant Rudolf Höss (1901 – 1947/ 45 ans) nazi depuis 1922 et SS depuis 1934, pendu à Auschwitz par la cour suprême de Pologne. Piscine, potager, serre, une écurie, des abeilles, nombreux serviteurs. L’épouse Hedwig née Hensel « la reine d’Auschwitz » son espace vital à l’Est, (1908 – 1989 / 81 ans) et ses cinq enfants : Klauss (1930 – 1987 / 57 ans), Heidestraud (1932 – 2020 / 88 ans), Inge-Brigitt (1933 – 2023/ 90 ans), Hans-Jugen (1937 -), Annegret (1943 -). Scène glaçante dans le bureau de Rudolf Höss : réunion d’experts sur l’extension des chambres de combustion des corps exterminés dans les chambres à gaz. On doit à ce monstre et ses nazis l’extermination de 320 000 juifs hongrois, funeste statistique. Les cheminées fument non loin de ce cocon familial, L’idéologie nazie plane avec un projet d’un nouveau crématorium circulaire...le marketing de la mort... optimiser le rendement...et le transfert du commandant à Orianenbourg non souhaitée par son épouse. Tout est germanique dans cette demeure : propreté, rigueur, discipline. Comble de l’horreur, la réunion à vomir des commandants des camps annexes sur l’afflux de contingents juifs, aucune protestation sur les proportions de quotas 20 % en ouvriers et les 80 % disséminés au petit bonheur la chance. C’est la tableau édifiant qui manquait au puzzle de pensées d’Etty (Série Arte).
fabrice d.
fabrice d.

51 abonnés 1 988 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Multi-récompensé, La Zone d'intérêt est un film intéressant à bien des égards. Cette 'zone d'intérêt' autour du camp pourrait sembler se résumer à l'espace extérieur où se trouve la maison des Höss, mais en réalité elle englobe bien davantage. Cette zone ne m'a d'ailleurs paru être qu'un prétexte pour donner son titre au film.
On suit le quotidien de la famille Höss et de ses cinq enfants: une existence presque calme et paisible, rythmée par de petits événements domestiques. Hedwig, l'épouse de Rudolf Höss, est interprétée par Sandra Hüller, que l'on a notamment vue dans Anatomie d'une chute. Le film s'intéresse autant à elle qu'à son mari, commandant du camp.
Car le camp, justement, on ne le voit presque jamais. Il est pourtant omniprésent. Plus qu'on ne le voit, on l'entend. Il semble respirer à travers les bruits qu'il produit, et ces sons constituent une présence constante tout au long du film. Ce fond sonore permanent est d'abord déroutant, presque étrange.
Rudolf se rend parfois à cheval au camp, où il doit certainement disposer d'un bureau, mais on le voit aussi travailler depuis son domicile. De son côté, Hedwig gère la maison et les nombreuses domestiques qui l'aident au quotidien, peut-être des prisonnières juives du camp. Elle paraît heureuse, pleinement consciente des privilèges que lui procure son statut social.
Le film est lent et il ne s'y passe finalement pas grand-chose. Pourtant, une atmosphère profondément malsaine s'installe peu à peu. Le réalisateur décrit l'horreur des camps et l'extermination des Juifs par petites touches, avec beaucoup de subtilité. Rien n'est montré frontalement, mais tout est suggéré.
Le film possède également une dimension poétique, presque celle d'un conte par moments. Par exemple, lorsque Rudolf raconte une histoire à sa famille, le récit est entrecoupé d'images en noir et blanc montrant une petite fille à l'extérieur. On ne comprend pas immédiatement qui elle est ni quel est son rôle dans le récit. Est-ce un rêve de l'une des filles Höss ? Une figure symbolique ? Le film recèle plusieurs subtilités narratives qu'il n'est pas toujours facile de saisir.
Enfin, la fin laisse elle aussi quelque peu perplexe. Elle semble porteuse de sens, mais demeure suffisamment énigmatique pour susciter l'interrogation longtemps après le générique.
Astan Debled
Astan Debled

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2026
Le quotidien tranquille d'une famille, qui vit grâce au régime nazi et aux camps de la mort. Déresponsabilisés des atrocités sur lesquelles ils reposent.
Magnifiques plans fixes, qui accentuent la froideur et la gravité de l'histoire.
Jonathan Glazer démontre à la perfection cet aspect de l'extrême-droite au pouvoir
lucie.b
lucie.b

1 abonné 222 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2026
Je ne savais pas réellement quelle critique écrite.
J’ai compris l’idée du film dès le départ, spoiler: avec la vue de Auschwitz dans le jardin.
mais le reste du film m’a paru non pas répétitif mais presque monotone. On comprend bien que le réalisateur n’a pas voulu montrer l’horreur qui se passait dans le camp, mais justement se concentrer sur la normalité de celle-ci pour cette famille qui vivaient au pied du camp. Ce qui reste déroutant c’est bien la non action des personnages face à l’horreur, qu’ils reste dans « leur monde »
David TMX
David TMX

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2026
la première fois que tu vois ce film , tu comprends pas ... la nuit passe , tu regardes à nouveau et tu mets 5 étoiles .... puissant , pèrturbant , magnifique !
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2026
Avec La Zone d’intérêt, Jonathan Glazer livre une œuvre d’une radicalité formelle glaçante, qui aborde l’horreur concentrationnaire par le hors-champ et la banalité du quotidien. Le film refuse toute représentation frontale de la violence pour mieux montrer comment l’extermination peut coexister avec le confort domestique, les routines familiales et l’indifférence bourgeoise. La mise en scène clinique, appuyée par un travail sonore oppressant, transforme chaque bruit venu du camp voisin en rappel constant de l’inhumanité systémique à l’œuvre. Glazer parvient ainsi à interroger moins le monstrueux exceptionnel que la capacité humaine à normaliser moralement l’insoutenable lorsqu’il devient un cadre de vie ordinaire. Malgré une approche volontairement froide et distanciée qui peut frustrer émotionnellement, La Zone d’intérêt demeure une expérience de cinéma profondément dérangeante et essentielle.
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