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Lanabs
1 abonné
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3,0
Publiée le 3 octobre 2025
L’intérêt de la zone d’intérêt réside principalement dans l’esthétique, le son, et les questions troublantes qui émergent tant pour essayer de comprendre comment cela a pu exister que pour tenter de comprendre ce qu’il se passe exactement dans le film. Amputé d’une bonne heure il aurait pu rapporter le même propos avec un peu plus d’impact selon moi.
Froid, désincarné, stylisé, un objet arty dont les critiques se gargarisent comme d'une oeuvre nécessaire. Je vois plutôt un réalisateur qui use du hors champ comme d'un gimmick, utile pour ne rien montrer de l'horreur et se concentrer sur le quotidien d'une famille SS vivant à côté d'un camp. Les images sont léchées, les sons soignés. Les 4 minutes de fond noir pour l'ouverture, les ellipses constantes, sont encore une preuve de la désinvolture du réalisateur. Je le vois comme l'anti Liste de Schindler. Ce film n'apprend rien sur la barbarie nazie, il s'en sert de parure. C'est cynique.
On ne va pasnoter l'histoire mais la justesse du rendu. Film qui montre le quotidien ordinaire, un travail de militaires et donc pas forcément intéressant. On connait le contexte et l'horreur qui se déroule l'autre coté du mur. Entre le malaise et le vertige, on est spectateur impuissant, drôle de sensation.
Film des plus particuliers qui fait énormément réfléchir à la sortie de la séance. À la minute où j'ai fini le film, je me suis dit : « Mais qu'est-ce que les gens lui trouvent à ce film, on s'ennuie à mourir et il ne passe aucun message ! » et c'est en fait là toute sa subtilité :spoiler: le film n'a rien à montrer et c'est ça qui est des plus horribles. Ce qui se passe derrière le mur, on le sait déjà tous, mais ce qui se passe devant le mur, cette vie si normale qu'elle en devient ennuyeuse à mourir, cette vie où les protagonistes n'ont rien à faire d'autre que contempler les jardins de fleurs et aller se baigner... Je m'attendais à ce que les personnages aient une prise de conscience du monde immonde dans lequel ils vivent, mais non ! C'est à nous de prendre conscience qu'ils sont tellement horribles qu'ils feraient passer le « nous ne savions pas » pour crédible alors qu'ils vivaient aux portes des enfers.
Véritable chef-d'œuvre dans son genre, ce film qui traite d'un sujet maintes fois traité a su me surprendre, me faire frissonner, mais seulement une fois les crédits déroulés. Bravo.
A nouveau un film qui nous pose cette question vertigineuse : comment des humains ont-ils pu participer à une entreprise aussi totalement inhumaine que la Shoah ? J’allais dire sans états d’âme. Höss/Friedel en a peut-être quand il vomit dans l’escalier avant de replonger dans les ténèbres. Mais sa femme, Hedwig/Hüller paraît totalement indifférente à ce qui se passe derrière ses murs qu’elle aspire à voir recouverts de treilles et de plantes. Est-elle seulement surprise quand sa mère quitte précipitamment son petit « havre » ? On ne saura pas le contenu de la lettre qu’elle laisse à sa fille. A VOIR.
Le sujet du film est très intéressant, la façon dont est tournée le film est audacieuse. Le contraste entre l'horreur du camp et la vie tranquille de la famille du SS est saisissant. Mais le choix de réalisation est spécial, car nous restons très en retrait de la vie des personnages, il n'y a aucune émotion de dégagée. Dommage car il manque quelque chose pour transformer le film en chef-d'oeuvre.
Dans « La Zone d’intérêt », la Shoah nous est raconté par l’intermédiaire de la famille du commandant du camp d’Auschwitz, Rudolf Höss dont la villa se situe juste à côté dudit camp. Le film nous montre donc la banalité du mal à travers ces scènes de vie ordinaire alors que l’horreur absolue se déroule juste derrière un simple mur. Horreur absolue qu’on ne voie jamais mais que l’on devine avec les bruits de fond présents dans presque chaque scène. Cette vision de l’Holocauste est certes originale mais qu’est ce que c’est ennuyeux. En effet, la vie quotidienne de la famille de Rudolf Höss n'est pas des plus trépidantes et le film tourne assez rapidement en rond. En effet, pas de réelle trame scénaristique ici, les scènes s’enchainant sans liants évidents. La froideur des personnages censée représenter leur deshumanisation amplifie le manque d’émotion que procure le film. Indifférent devant l’horreur, voilà ce qu’a réussi à me faire ressentir cette « Zone d’intérêt ».
Les SS et la nomenklatura du Reich se gobergeaint donc dans la zone d'intérêt ou dans des salons tandis que les Juifs et les Tsiganes étaient gazés puis passés aux crématoires. On en avait déjà une idée assez précise. Qu'apporte de plus ce film ? Rien ou pas grand chose. Un moment de malaise au début (après un long écran noir ?!?!) et puis plus rien. Plus d'émotion, uniquement une répétition d'images du petit bonheur familial dans le cocon de confort à deux pas de l'horreur absolue . Quelle déception ?
La Zone d’intérêt part d’une idée saisissante : raconter l’horreur des camps nazis non pas de l’intérieur, mais depuis le jardin d’à côté. Inspiré de faits réels, le film suit la famille du commandant Rudolf Höss, installée dans une villa mitoyenne d’Auschwitz, qui vit une existence domestique presque banale. C’est ce contraste glaçant qui constitue la clé du dispositif : pendant que les enfants jouent au bord de la piscine, la fumée noire s’élève des cheminées, et les coups de feu résonnent derrière les murs.
Cette approche apporte un éclairage inédit sur la mécanique de la banalité du mal, en montrant la manière dont ces familles ont pu s’habituer à l’horreur, au point de l’effacer de leur quotidien. Pourtant, au-delà de cette idée forte, le film peine à tenir sur la durée. Les scènes domestiques, répétitives et sans relief, finissent par lasser. Les personnages, enfermés dans leur confort bourgeois, ne suscitent ni empathie ni réelle réflexion psychologique. Même la présence des domestiques juifs, réduits à de simples silhouettes, aurait mérité un traitement plus fouillé.
Il reste une proposition conceptuelle forte : celle de montrer l’inhumanité des bourreaux par leur indifférence même. Mais la mise en scène, trop statique, se perd dans un minimalisme qui frôle parfois l’ennui. À force d’opter pour le silence et la lenteur, La Zone d’intérêt finit par manquer de chair, et par laisser le spectateur à distance, plus frustré que bouleversé.
Alors, pour moi, personnellement, d’après mon humble avis, se film n’est pas un chef d’oeuvre et ne mérite pas toute les éloges qu’il a reçu. Mais serte je reconnais qu’il est très immersif, c’est très beau visuellement, la réal est vraiment parfaite et bien sûr ce qui est le plus réussi c’est l’ambiance sonore qui est vraiment au centre du film. Malgré ça c’est long, c’est très lent, et c’est incohérent. Le film va passer son temps à raconter un tas de truc qui n’auront jamais de conclusion. Des personnes apparaissent et disparaissent… fin bref, même si le sujet est bien traité, c’est vraiment pas ma tasse de café
Lent.... Très lent... très très lent.... si vous voulez vous rendre compte de qui était le commandant du camp lisez plutôt "La mort est mon métier" de Robert Merle
Que dire d'un tel film. J'ai envie autant de me taire que de l'écouter, oui puisque tout passe par le son et l'oreille, dire l'indicible de cette façon, c'est à la fois fou, magistrale et digne. J'ai eu du mal à m'en remettre. J'ai vu, écouté le film en apnée. Un grand film. Et j'avais beaucoup aimé les films précédents du réal, un grand réal.
Long, lent, ennuyeux. Je ne suis clairement pas la cible de ce genre de film. Scénario plat, les acteurs jouent mal. Le sujet est à peine traité. On comprend qu'ils habitent à côté d'un camp de concentration et après ? Rien c'est vide. Aucun lien avec l'histoire et aucun message à travers le film. Bref, ne perdez pas votre temps.
Pour évoquer la Shoah, le réalisateur Jonathan Glazer décide d’adopter le point de vue de la famille du commandant du camp d’Auschwitz tentant d’avoir la vie la plus idyllique possible en son sein. C’est un film glaçant sur la banalité du mal tant l’horreur ayant lieu à quelques pas de chez eux laisse indifférent les membres de cette famille dont l’ambition est de rester sur place. Grâce à sa mise en scène jouant sur les effets de cadre et les perspectives, le cinéaste touche ce qu’il y a de plus inquiétant chez la face humaine.