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Isabelle Huppert
1 abonné
19 critiques
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2,5
Publiée le 30 décembre 2024
La construction du film est décousue. Un film plat, sur une famille dépravée. On ne ressent pas l'horreur de la guerre. Aucune connaissance historique n'est apportée. Les acteurs sont certes plutôt bons mais sans profondeur et émotion. 1h30min sans plaisir, on ne sort pratiquement jamais de la maison. Certains passage sont sans évidence et sans compréhension. Bref, le film n'est pas poignant comme d'autres sur ce sujet.
"La Zone d’intérêt" de Jonathan Glazer est un film singulier qui nous plonge dans la banalité du quotidien d’un commandant nazi et de sa famille vivant à proximité d’un camp de concentration. Dépourvu d’une intrigue traditionnelle ou de grands moments d’émotion, le film se distingue par une mise en scène froide et minimaliste, offrant une expérience à la fois brute, oppressante et captivante. Le contraste saisissant entre la tranquillité apparente de cette maison idyllique et l’horreur invisible qui l’entoure nous marque durablement. Ce parti pris audacieux, bien que déroutant, fascine autant qu’il questionne. En conclusion, "La Zone d’intérêt" s’apprécie comme une œuvre unique qui bouscule les conventions du cinéma. Si elle ne plaira pas à tous, elle mérite d’être vue, ne serait-ce que pour sa mise en scène et la profondeur de son propos. - 14/20 Critique sur La Zone d’intérêt (film) Vu le 12.12.2024 sur CANAL+
Dans un cadre perpétuellement restreint où le hors-champ menace de déborder à chaque instant, La Zone d'intérêt tente de montrer le quotidien de Rudolf Höss, le commandant du camp de la mort d'Auschwitz, et de sa famille. Le parti pris de Jonathan Glazer est osé mais, grâce notamment à un travail phénoménal sur le son, il fait mouche ; et ce qui se passe est certes une tentative d'illustration de l'effroyable banalité du mal, mais qui ne débouche jamais sur une quelconque minoration de l'horreur des camps. Au contraire, c'est une façon de souligner à quel point ce qui s'y passe échappe au dicible, quand l'indifférence des Höss est elle monstrueuse, malgré leur goût pour le jardinage et leurs aspirations petites-bourgeoises. La Zone d'intérêt apparaît donc comme un très grand film dont les aspirations formelles ne sont jamais gratuites ni déplacées.
Enfin vu cette Zone d’Intérêt de Jonathan Glazer, cet événement du festival de Cannes. Rapidement pris par la mise en scène assez virtuose du bonhomme grâce à laquelle il suggère beaucoup l’horreur plutôt que de la montrer, on est assailli de hors champ, de sons, de lointains cris … L’effet escompté est atteint, le malaise s’installe très rapidement et cet essai sur la banalisation de l’horreur la plus épouvantable marque des points minute après minute. C’est le cas jusqu’à mi-parcours, lorsque l’intrigue devient politique, que le sensoriel devient bavardage et que quasiment plus rien ne se passe, tant au niveau de l’action que de l’humain. Évidemment, c’est bien joué et la réalisation est superbe mais l’effet coup de poing s’amenuise au fur et à mesure pour accoucher au final d’une petite déception tout de même.
La shoah à travers l'ordinaire, le quotidien d'un famille nazie qui habite à côté du camp d'Auschwitz, le "brave père de famille" qui travaille avec opiniâtreté pour monter les échelons. Les enfants jouent avec les dents d'un condamné, la maman récolte de beaux manteaux de fourrure, et découvre des bijoux cachés dans le dentifrice....rien n'est montré tout est suggéré...comme cette fumée par dessus le mur...
Glaçant, des décors hallucinants de réalisme, une bande son qui fait dresser les poids jusqu'à la nausée.. ce film devrait être diffusé dans les écoles comme Nuits et Brouillards en son temps. Un chef d œuvre, une claque qui résonne avec l actualité.
On doit reconnaître que cette manière inattendue de mettre en scène l'une des périodes les plus sombre de l'histoire de l'humanité est à la fois fascinante et révoltante. L'ambiance sonore pesante résonne chez le spectateur sans toucher le moins du monde la famille Hoess et son train de vie oppulant. La situation qui se déroule sous nos yeux nous paraît impensable et pourtant bien réelle presque banale pour les protagonistes...La scène de fin est un échos à l'ensemble de l'œuvre qui comme la plupart des critiques l'annoncaient...nous glace et nous effraie. Je pense que il faut le voir, il faut s'y essayer, s'y confronter. '
Je me suis rarement (peut-être même jamais) autant ennuyée devant un film. C’est plus une expérimentation cinématographique qu’un film d’ailleurs. Le travail sur le son est incroyable. Pour le reste, l’idée aurait pu être exploitée dans un court métrage puissant, au lieu de s’étirer interminablement sur 1h30. La déshumanisation des SS et l’horreur de la solution finale ont fait l’objet de tellement de livres, reportages et films que celui-ci n’apporte rien de plus à mes yeux. Mais ceux qui sont sensibles à l’art expérimental, et crient au génie devant une toile peinte en rouge avec un point noir (ou blanc :) crieront sans doute au chef d’œuvre.
Jonathan Glazer nous livre un film très ambitieux sur la Shoah. La particularité du film et de ne montrer aucun juif, ni aucun plan des camps de concentration. On suit la quotidien de la famille du commandant d'Auschwitz, résidant dans un maison située à proximité des murs d'enceinte. La réalisation du film est parfaite, nous montrant ce décalage lors de chaque scène, avec d'un côté des scènes banales de la vie quotidienne de cette famille et de l'autre la présence mystérieuse du camp, en arrière plan. Grâce à une bonne son horrifiante et glaçante, le spectateur est en permanence plongé dans l'horreur sans en voir. Il réalise avec stupeur comment la famille vie sans le moindre problème malgré les sons angoissants se déroulant juste à côté. Le film permet également de suivre la vision des hauts dirigeants nazis, traitant de l’extermination des juifs, comme une gestion d'entreprise, désireux de rentrer dans leur quota. Le film ne possède cependant pas vraiment d’intrigue ni de scénario, mis à part l'évolution de cette famille à travers les mois. Ce film à la particularité de nous relater un grand moment d'histoire et de permettre de ne point oublier, en se différenciant des autres films dans sa réalisation.
C’est un film qui parle de sujets difficiles avec beaucoup de délicatesse et d’émotion. La réalisation est soignée, et les acteurs font un excellent travail pour rendre l’histoire encore plus touchante. Ce film m’a fait réfléchir longtemps après l’avoir vu et il m’a vraiment marqué. À ne pas manquer si vous aimez les films qui font réfléchir et qui touchent le cœur.
Ce film montre à quel point quand on ne veut pas voir ou pas savoir on deviinsensible, sourd et aveugle. Très dur pour ceux qui savent... et qui aujourd'hui voient les guerres américaines à Gaza, en Ukraine, en Syrie...