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Taahz
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4,5
Publiée le 5 juillet 2025
La Zone d'Intérêt propose le saississant contraste de la vie pavillonaire idyllique d'une famille de nazi vivant en plein milieu du camp d'Auschwitz, dont l'horreur ne nous parvient que par suggestion : vombrissement incessant des fours, fumée des trains et des cheminées, cris de terreur et coups de feu ...
Höss n'est pas dépeint comme le traditionnel nazi du cinéma, sadique et violent, mais comme un honnête travailleur, père de famille, aimant les chiens. La froideur avec laquelle est discutée l'efficacité et la performance du camp fait presque oublier que le produit de cette usine est la mort de toute une population.
Cette dépiction de Höss en fait un être humain comme les autres, ce qui rend les atrocités commises d'autant plus effrayantes : on ne peut plus se cacher derrière l'espoir que de telles abominations ne peuvent être perpétrées que par des monstres aujourd'hui disparus, car ces derniers n'étaient que des hommes, pas si différents du monsieur tout le monde actuel.
Jonathan Glazer signe un film d’une puissance rare, radical dans sa forme comme dans son propos. Minimaliste, sans gros plans, sans scènes explicites, La Zone d’intérêt glace par ce qu’elle choisit de ne pas montrer.
Impossible de ne pas penser à Hannah Arendt et à la « banalité du mal », même si le personnage central incarne bien plus qu’un simple rouage. Ce qui dérange ici, c’est la distance. Froide, méthodique, quotidienne. Et c’est cette distance qui bouleverse.
La bande-son, omniprésente et oppressante, devient l’élément émotionnel central du film. Jamais un tel usage du hors-champ n’avait généré un malaise aussi profond.
Voilà des années qu’un film ne m’avait pas autant secoué. Pas depuis La Ligne rouge. Une œuvre essentielle, à la fois sobre et terrifiante.
La Zone d’Intérêt part d’une idée forte, celle de filmer pendant la Seconde Guerre mondiale la vie de famille banale de Rudolf Höss, directeur du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz. Tout l’intérêt du film réside dans ce contraste entre quotidien familial calme (quasi-classique, à accueillir la grand-mère maternelle et entretenir le jardin très vert et fleuri) et les évènements qu'on devine mais ne voit jamais se passer dans le camp d’à côté. La mécanique est malheureusement mal exploitée, et s’essouffle immédiatement: volontairement simple et lent, le film ennuie énormément, les scènes se succédant sans fil route, à coups d’intrigues jamais suivies.
Beaucoup de bruit pour quelque chose qui ne m'a pas touché. une mise en scène un peu bizarre. C'est vrai que l'atmosphère dérangeante était présente par contre la compréhension elle-même du film est un peu passée à la trappe. Après le réalisateur a audacieusement tapé dans l'originalité et l'inconnu. Mais pour moi ce n'est pas suffisant pour en faire un bon film. Ca va attiser la curiosité un moment.
Franchement, l’idée de base est brillante : montrer la réalité des camps du point de vue nazi, sans forcément filmer l’horreur directement, c’est audacieux et super dérangeant. Et certains passages sont vraiment durs, on sent le malaise, le décalage, tout est très bien pensé.
Mais malgré ça… j’ai eu du mal à accrocher. Y’a une vraie distance tout au long du film, on reste dans le flou, presque à l’extérieur, et ça m’a un peu perdue. J’arrivais pas à m’impliquer à fond émotionnellement.
C’est un film fort, oui, mais assez froid. Je comprends ce qu’il veut faire passer, mais perso, ça m’a laissée un peu à côté. Important à voir, mais pas facile à apprécier.
Rarement vu un film aussi initerressant. Scenario et réalisation d'un creux. Des plans de camera toujours extremement loin des acteurs. Scenario totalement décousu ... on attend a chaque moment que le film accelere ... mais rien ne se passe, rien de rien... Et que dire de la prestation de l'actrice principale, très difficile à voir. C'esttellement mal joué que cela heurte les yeux!
Une horreur qu’on ne montre pas, mais qu’on ressent. Et c’est peut-être pire.
The Zone of Interest m’a immédiatement happé par sa mise en scène glaçante, son idée de cinéma radicale, et ce qu’il provoque sans avoir besoin de montrer. Tout se passe hors champ, et pourtant tout est là : les cris, les coups de feu, les fours, les chiens. On regarde un jardin, un pique-nique, un repas, et en arrière-plan sonore, l’horreur gronde. C’est insoutenable justement parce que c’est invisible.
La performance est audacieuse. Le film ne filme pas les camps : il filme ceux qui les contournent volontairement, ceux qui vivent à côté, qui entendent sans écouter. Il nous met dans leur peau, dans leur zone d’intérêt. C’est froid, clinique, silencieux, et d’une efficacité redoutable.
spoiler: J’ai trouvé marquante la scène de la grand-mère, qui semble être la seule à percevoir une forme de malaise, et qui s’échappe. Son mot, laissé derrière elle, brûle symboliquement, comme tout ce qui dérange dans ce monde trop bien ordonné.
Mais malgré cette force initiale, le film s’étire, et c’est là que mon enthousiasme s’est un peu émoussé. La deuxième partie m’a semblé répétitive, trop longue, presque sans “intérêt” justement. Le principe du film est fort, mais on l’a pleinement intégré dès la première moitié, et rien ne vient vraiment le renouveler ensuite. J’ai eu l’impression d’attendre une évolution, une montée, un basculement... qui ne vient jamais.
Au final, c’est une œuvre importante, brillante dans son concept, troublante sur le moment, et dérangeante à posteriori. Mais c’est aussi un film qui aurait, à mon sens, été encore plus percutant s’il avait su s’arrêter un peu plus tôt.
Jonathan Glazer signe un film dérangeant illustrant la banalité du mal. Il utilise pour cela le hors-champs, sa caméra s’attardant sur une vie de famille en pleine ascension sociale et prête à tout pour conserver le confort acquis, alors que le son nous rappelle continuellement le drame se déroulant derrière le mur.
La Zone D'intérêt de Jonathan Glazer est une expérience unique, si ingénieuse et d'une puissance glaçante.
Ce quotidien idyllique pourtant aux portes de l'enfer, toute l'intelligence dont fait preuve Glazer pour rappeler constamment où nous sommes. Que ce soit le son terrifiant ou l'horreur caché grossièrement, en montrer peu mais suggéré énormément.
L'immersion est parfaite. Les dialogues anodins et pourtant glacial au possible. Les costumes sont eux aussi le résultat des études soignés pour une reconstitution parfaite. Il faut dire que pour cela Sandra Hüller et Christian Friedel y sont énormément investis.
Et puis il y a CES scènes là, qui semblent durer une éternité et nous absorber qui rendent le tout angoissant au maximum.
Les trois étoiles et demi sont ici pour ce qu’arrive à nous montrer Glazer sans rien nous montrer.
Le film est glaçant, l’humain aussi. Mais au delà de cet essai cinématographique sur le hors-champ, indéniablement reussi. Le film est très vide, il ne se passe rien et le tout passé très lentement alors que film est assez court. Je suis d’accord que faire passer ce message de cette façon est très fort. Mais le film en lui-même est complètement vide je trouve.
Pour être honnête, j’ai arrêté 20 min avant la fin car rien n’avance à part la durée du film.
Les trois étoiles et demi ne sont là que pour admettre la qualité de l’image et l’efficacité du message passé. Le scénario en lui- meme est trop pauvre.
Critique de " La Zone d’intérêt " – Une lenteur assumée qui ne m’a pas convaincu
Je tiens à préciser dès le début que La Zone d’intérêt n’est pas un film qui correspond à mes goûts. Je n’aime pas particulièrement les films très lents, et le sujet de ce film ne m’attirait pas plus que ça à la base. Si je l’ai regardé, c’était par pure curiosité, en raison de son succès critique. Mon avis est donc très personnel, et je peux comprendre que certains trouveront ma critique peu pertinente, car je juge un film qui, dès le départ, ne m’intéressait pas vraiment.
Dès les premières minutes, le ton est donné avec une scène d’introduction interminable :spoiler: environ 5 à 6 minutes d’écran noir avec seulement de la musique et des bruits en fond . Ce procédé, qui semble avoir une intention artistique forte, m’a plutôt donné l’impression qu’il ne se passait tout simplement rien. Malheureusement, ce sentiment ne m’a pas quitté tout au long du film.
Visuellement, la mise en scène est très statique. La caméra est presque toujours fixe, et les rares mouvements se limitent à des travellings qui suivent les personnages en train de marcher. Cela renforce l’impression de détachement et de routine, mais personnellement, cela m’a surtout donné un profond ennui.
L’histoire suit le quotidien d’un officier nazi, de sa femme et de ses enfants, vivant aux abords d’un camp de concentration. Leur vie est filmée avec une banalité déconcertante, ce qui donne un certain froid dans le dos. L’intention du réalisateur est sans doute de montrer à quel point ces personnes étaient détachées de l’horreur qui se déroulait à quelques mètres d’eux. C’est un parti pris intéressant, mais qui, pour moi, a rendu le film encore plus difficile à suivre, car il ne s’y passe presque rien d’accrocheur.
Seuls quelques éléments parviennent à rappeler la tragédie de cette période : spoiler: des plans glaçants en fin de film montrant des montagnes de chaussures appartenant aux victimes des camps, ou encore les bruits de fond – tirs, cris – qui résonnent comme un rappel constant de l’horreur invisible à l’écran. Ce sont ces détails qui, selon moi, sont les seuls vrais points forts du film.
En fin de compte, La Zone d’intérêt est un film qui, objectivement, est bien pensé et réalisé avec une intention artistique forte. Mais subjectivement, je n’y ai trouvé aucun plaisir, car son extrême lenteur et sa mise en scène minimaliste ne m’ont jamais captivé. Ce n’est pas un film que je reverrai, et je ne le recommanderai qu’à une toute petite poignée de personnes de mon entourage qui apprécient ce genre de cinéma où l’ennui et la banalité sont érigés en véritable force narrative.