Je n’ai pas accroché dans la réalisation. Ça commence dès le générique, 2’ avec un écran noir. C’est très lent à démarrer. Le scénario est très faible, la vie de famille de ce nazi. Le livre « la mort est mon métier » est 1000x mieux.
Je mets la note de très bien, mais ce film m'a surtout rendu mal à l'aise. Par de petits détails que le cinéaste distille ça et là : les bottes pleines de sang lavées par un détenu, une jeune fille qui sera violée par le commandant, une cheminée qui crache de la fumée rouge. Rien de très appuyé, tout est suggéré. J'ai été désagréablement surprise par les nuits : le bébé crie et sa nurse boit de l'eau ; le linge est rentré en catastrophe à cause de l'odeur ; les enfants jouent avec des dents en or ou s'inventent des monstres. J'ai détesté la musique obsédante et discordante qui contribue au malaise. Le cinéaste montre que l'on peut très facilement vivre avec l'enfer derrière la porte : on s'habitue à tout. Mais quels effets sur les enfants ?
Presque une expérience de "téléréalité" à la frontière de l'horreur et de la banalité. Entre fascination et ennui. La dimension monstrueuse est invisiblement palpable et forte. Un film à voir. Mais sans grand plaisir. Et peut-être tant mieux...
Un trop gentillet film d horreur. Difficile de cerner qui est la pire personne dans cette famille. Peut-être le père Nazi ou sa femme ou les enfants ? Le choix de ne jamais montrer derrière le mur qui laisse juste passer un son abominable et permanent est simplement aussi effroyable que les fumantes cheminées. En résumé : vous n en sortirez pas indemne
Hitler pensait qu'il fallait augmenter le rendement. Le rendement dans ses usines, et le rendement dans l'extermination du peuple juif. C'est ce que montre avec esthétisme le film de Jonathan Glazer. Dans ce film, la mécanique industrielle prend le pas sur tout le reste, et si le spectateur ne voit pas, jamais, l'horreur nazie, il la devine à chaque seconde, entre autre par le biais des ordres de la gestapo, par les rouages du système d'organisation et de la « pression » mise sur les responsables pour construire toujours plus de fours crématoires et augmenter le rendement. Fabriquer la violence, c'est l'affaire de tous, comme en atteste avec un engagement terrifiant la femme du commandant Rudolf Höss spoiler: qui se fait appeler avec fierté « la reine d'Auschwitz» . Le film est glaçant, la réalité qu'il rappelle aussi.
L'article complet : https://mediashowbydk.com/2024/02/14/critique-film-la-zone-dinteret/
Salué par la critique, La Zone d’intérêt de Jonathan Glazer est un film qui ne m’a malheureusement pas touché. Malgré un sujet fort, le scénario est long, creux avec des personnages qui manquent d’épaisseur. Tout est suggéré à travers cette mise en scène parfois curieuse (à quoi sert les scènes de noir et blanc ?), dont tout repose sur la bande originale qui n’est pas suffisamment marquante. Un gros flop pour ce film qui n’a pas véritablement d’intérêt autre que son titre !
Le film se démarque par sa réalisation: des plans fixes, souvent TRÈS longs, avec une bonne palette de couleurs et assez loins des acteurs. Cela rend déjà le film assez unique en son genre.
En terme d'histoire... c'est plus compliqué. Le film illustre le petit havre de paix qu'est la maison sans aller vraiment plus loin. Je confirme qu'il y a une belle symbolique mais bon...
Et surtout, il y a un bon travail sur les décors et les costumes! Le film reste très immersive sur ce point.
Juste l'introduction est peu trop longue à mon goût.
Très déçu par ce film sans scénario, c est un montage de scènes banales sans suite . Quel dommage le sujet était très bien choisi et cela n avait pas été exploité au cinéma.On s ennuie profondément,la seule bonne trouvaille du film c est le fond sonore qui rappelle les bruits du camp. Je ne parle même pas de cette musique de fin au générique tellement criarde que vous avez envie de fuir de la salle
Malaisant de suivre cette famille profondément heureuse de vivre dans cette maison, de jouir des plaisirs de la campagne polonaise, de profiter des joies du jardin et de ses beaux massifs de fleurs.
Tout cela serait normal si la maison n'était accolée au murs de la prison d'Auschwitz et si le propriétaire n'est pas le commandant de cette horreur.
On se laissé porter dans cette absurdité et cette insouciance familiale à travers de bons jeux d'acteurs
Le final avec des plans figés et des sons persants n'apporte pas grand chose...
Réalisation sublime, histoire glaçante, cynisme et horreur mélangés au quotidien. L'épouse est presque le personnage le plus horrifique. Ce film est un gros coup de poing dans l'estomac, depuis la 1ère seconde jusqu'à la dernière (la musique m'a beaucoup dérangée. jusqu'à la nausée, je pense que c'était voulu par le réalisateur, en plus du reste). Comment peut-on vivre tranquillement en étant collés à un camp d'extermination?????
Un film qui nous montre le quotidien de gens médiocres qui ont pris le pouvoir et en abusent dans leur quotidien. Ces médiocres du milieu du XXeme siècle sont dans un déni qui fait froid dans le dos. Ils sont dangereux, ils utilisent des codes qu'ils ne maîtrisent pas, ils sont le mal banalisé.
On ne peut s'empêcher de transposer à notre présent et penser combien la pente est glissante et facile.
Sans doute le film que j’attendais le plus en ce début d’année. De Jonathan Glazer j’ai beaucoup aimé Birth et surtout Under the skin. Deux semaines après je ne sais toujours quoi penser de cette Zone d’intérêt. Ou plutôt j’ai trouvé cela très fort mais je reste sur ma faim. Techniquement parlant, c’est une réussite totale. La mise en scène est sublime, parfaitement maitrisée et surpuissante. La direction artistique est une merveille, les images somptueuses. Et comment ne pas oublier le son qui est l’élément technique le plus important du film. L’interprétation suit évidemment le mouvement. Tout le casting est impeccable mais celle qui crève l’écran une fois de plus, comme dans Anatomie d’une chute, c’est Sandra Hüller. Elle est juste géniale rendant son personnage hautement détestable. Le contraste entre une vie de famille banale et heureuse et l’horreur de ce qui se passe à l’extérieur est juste insoutenable. Si on ne fait que de l’entendre d’un bout à l’autre du récit, des détails monstrueux émanent de temps en temps et ne font que renforcer cette horreur. Restent deux bémols à mes yeux. Je n’ai pas compris les scènes en négatif avec la petite fille. Et j’aurais préféré que le son des bruits provenant du camp monte progressivement crescendo pour devenir insupportable à la fin. Le sentiment de malaise et d’horreur n’en aurait été que plus grand. Autrement La zone d’intérêt reste quelque chose de profondément malaisant et d’insupportable. Il est souvent plus fort de suggérer une chose que de la montrer frontalement. De ce côté-là mission parfaitement réussi pour le réalisateur. Dérangeant et cynique, en un mot atroce.
Au delà des quelques minutes qui permettent de cerner la vie semble-t-elle idyllique de cette famille et son environnement abominable, le message est vite assimilé et la suite sans surprise ou presque… une once d’humanité avec les vomissements en toute fin. La réalisation est soignée, les acteurs justes mais un documentaire de quelques minutes auraient pu avoir le même effet