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gilles corcos
11 critiques
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5,0
Publiée le 10 février 2025
Un mur qui sépare la honte de l’horreur qu’on ne voit pas comme tout ceux qui savaient mais ne voulaient pas voir ce qui se passait. Entendre l’inhumanité et voir des fleurs, des couleurs, un contraste saisissant !!!! À voir absolument pour sauvegarder notre humanité en ces temps difficiles.
je n'ai pas réussi à vraiment entrer dans le film , peut être que je ne l'ai pas vu dans de meilleure condition, le film se laisse regarder mais il ne se passe pas grand chose. on voit bien évidemment les arrieres plans et le sons . mais j'aurai pensé une approche différente. Le sujet du film est intriguant dans tous les cas.
Un film d'une effroyable intelligence. Filmer le chef de camp d'Auchwitz et sa famille dans sa maison avec son quotidien limite monotone où nous sommes spectateurs tels ces télés réalités d'enfermement. Ne nous leurrons pas. Ce spectacle barbant est ponctué des bruits d'arrière fond provenant du camp voisin et l'on voit les fumées des fours, des locomotives. Prodigieux et terriblement gênant de suivre ces gens pas du tout comme les autres.
Mais quel ennui... C'est terrible de voir un film avec un scénario qui offre tant de possibilités pour au final 15 premières minutes assez bonnes puis 1h30 de plat. spoiler: Et puis cette scène finale qui n'a aucun sens. Est-ce une vision? Un instinct? Mettre la scène de sa mort par pendaison aurait eu un impact beaucoup plus élevé... Un gâchis, tout simplement.
Ne mérite pas les prix et les critiques dithyrambiques de la presse oui pour les 10 mns finales ... Ennui et vomissements il vaut mieux voir l'instruction gratuitement piece de Peter Weiss qui dure 4h mais avec des comédiens exceptionnels
On est complètement abasourdi par le décalage malaisant que seul le spectateur semble voir. La déshumanisation de la machine de mort qui devient une industrie comme une autre.
J.ai failli mettre une note plus basse mais en fait j’aurais confondu le film et son influence sur moi. Ce film est un choc et il m’a donné la nausée car il oppose le mal absolu à une carte postale idyllique ou l’on ne prête pas attention au premier. Raconter la Shoah ainsi est incroyable et sans doute bien en phase avec les nazis de l’epoque : ils font leur travail, des chiffres, de la productivité sans aucune émotion. Bref un film nécessaire car dérangeant.
Je savais que le film allait être dur à voir vu le sujet traité, et il est effectivement vraiment dérangeant.
J'ai trouvé ça glaçant de suivre ces protagonistes qui vivent leur petite vie bien rangée, complètement indifférents à tous les actes inhumains qui se passent littéralement en face de chez eux.
spoiler: Pire, non contents de prendre la vie de ce gens, ils se vantent de piller leurs biens, jusqu'aux objets les plus intimes. Ils placent leur honneur dans cette horreur, fiers que leur nom y soit associé, et tout ceci est porté à l'écran avec un réalisme effrayant.
C'est évidement fait pour nous brusquer ; le parallèle est vraiment cru entre les scènes intimistes du couple, les moments de vie joyeux et anodins en famille et les cris de l'autre côté, à deux pas de la maison. On nous montre même la facette "bon père de famille" qui est franchement déroutante quand on voit le rôle qu'il tient dans le génocide. C'est terrifiant.
À l'image, on ne voit rien des scènes d'horreur qui ont eu lieu mais le son est présent à presque chaque plan : les cris, les coups de feu,...
On ne peut que saluer la réalisation et le choix du propos, mais j'aurais du mal à dire que j'ai pleinement apprecié le visionnage du film qui ne raconte finalement rien d'autre que des tranches de vie de cette famille tout à fait déshumanisée.
La Zone d’intérêt, adapté du roman de Martin Amis, s’attaque à un sujet glaçant et lourd de sens : la vie paisible de l’officier SS Rudolf Höss et de sa famille, menant une existence presque banale à quelques mètres seulement des horreurs d’Auschwitz. Le contraste effroyable entre cette normalité apparente et l’enfer génocidaire en arrière-plan est au cœur du film.
Le titre, obscur au premier abord, renvoie à l’expression utilisée par les SS pour désigner le périmètre autour du camp, une « zone d’intérêt » où vivaient les soldats et, notamment, le commandant Höss et sa famille. Ce choix de termes, révélateur de la froideur bureaucratique du régime nazi, prépare le spectateur à l’atmosphère profondément malaisante du film.
Jonathan Glazer joue sur deux axes principaux pour souligner cette juxtaposition monstrueuse : les images et les sons. Visuellement, de nombreuses scènes se déroulent dans le jardin de la famille Höss, un espace aménagé avec soin, orné de fleurs, de légumes et même d’une piscine où les enfants jouent en toute insouciance. Mais systématiquement, Auschwitz est là, en arrière-plan : ses barbelés, ses murs gris, et surtout ses cheminées qui crachent leur fumée, rappel constant de l’atrocité en cours. Quant à la bande-son, elle est saturée de bruits dérangeants : sifflements de locomotives, hurlements, tirs, et cris désespérés. Ce travail sonore oppressant évoque celui de Le Fils de Saul et installe une atmosphère pesante, presque nauséabonde.
Cependant, malgré cette mise en scène percutante, le film reste statique. Une fois le cadre posé, La Zone d’intérêt n’évolue pas véritablement.spoiler: Le récit se contente d’égrener des saynètes : une domestique utilise des cendres issues des crématoires pour enrichir le sol du jardin ; un enfant joue innocemment avec des dents volées aux morts ; Mme Höss s’approprie un manteau en vison sans un regard pour sa provenance. Ces scènes, bien que puissantes, ne vont pas au-delà de ce que montre déjà la bande-annonce.
Ce manque de dynamisme pourrait être vu comme une faiblesse, mais il reflète aussi une vérité troublante : l’horreur de la Shoah n’a pas besoin d’être amplifiée, elle est dans le quotidien, dans cette proximité effroyable où les membres de la famille Höss discutent tranquillement, comme on parlerait d’intendance, de la logistique du massacre de masse. Leur froideur face à l’inimaginable donne lieu à une atmosphère d’une indifférence glaçante.
En conclusion, La Zone d’intérêt est un film malaisant et difficile, qui marque par sa capacité à juxtaposer la banalité et l’horreur. Mais il manque peut-être de relief narratif pour dépasser son propos initial. Malgré ses imperfections, il reste un témoignage visuel fort sur la réalité inhumaine de l’Holocauste.
Film ennuyeux, qui peut être résumer en un court métrage de 10 min . Se film plaira au personne qui aime la masturbation intellectuelle. Malgré le sujet intéressant l'angle est ratée car il est beaucoup trop long et soporifique. Il ne se passe rien, aucune intrigue si se n’est qu'une longue monotonie qui a trop durée. Mon ami a baillé 15 fois.
J’étais très sceptique, mais l’intérêt se tisse au fur et à mesure. La fin fait tomber le décor et transcende la fiction vers le réel. Certes désagréable, c’est un film intéressant. La forme est elle aussi saillante: la technique du hors champ est assez bien exploitée.
Remarqué dans plusieurs grands festivals (Cannes, Golden Globes, Oscars), "La zone d'intérêt" est un long métrage sortant assurément des sentiers battus; Par son sujet mais surtout par la manière dont il est traité. On y suit le quotidien du commandant d'Auschwitz, Rudolf Höss, et de sa famille. Pas d'immersion dans le Lager, pas de violences montrées, pareil pour les juifs internés. Tout le film repose sur les contrastes : le bon père de famille et bon administrateur qui extermine des juifs en masse, La maison cosy et son magnifique jardin jouxtant le camp de concentration,... C'est intelligemment mené, sans manichéisme, mais non sans cynisme. Je dois admettre cependant une certaine lassitude. Suivre le quotidien presque banale de cette famille (pourtant peu banale, elle) rend l'intrigue monotone et pas toujours intéressante. Surtout que les procédés de mise en scène et le propos du cinéaste une fois assimilés perdent de leur impact. Bien fait mais pas si extraordinaire que cela au bout du compte.
Comment montrer l'innommable sans le filmer. C'est tout le pari de ce film qui suit la vie de la famille Höss pendant la seconde guerre mondiale. Parents et enfants vivent dans leur pavillon de rêve doté d'un immense jardin fleuri, accolé au camp d'Aushwitz. Camp dirigé par le père. Ni la mère ni les enfants ne sont perturbés par les horreurs qui sont perpétrées à quelques mètres de chez eux, simplement suggérées par des cris, des sons de mitraillettes et des flammes sortant des longues cheminées des fours crématoires. La mère entretient son jardin, les enfants jouent dans la cour, les amies viennent boire un verre... comme si de rien était. Pire : c'est à leurs yeux un vrai petit paradis que la famille ne voudrait quitter pour rien au monde. Sachant que cette famille a réellement existé, on se demande comment des humains ont pu être aussi insensibles et cruels face à une telle horreur. Même si la toute dernière scène suggère que le corps du père se rebelle contre l'ignominie de son travail, la mère est absolument affreuse. Hallucinant.