La Zone d'intérêt
Note moyenne
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832 critiques spectateurs

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Bertrand C.
Bertrand C.

11 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2025
J.ai failli mettre une note plus basse mais en fait j’aurais confondu le film et son influence sur moi.
Ce film est un choc et il m’a donné la nausée car il oppose le mal absolu à une carte postale idyllique ou l’on ne prête pas attention au premier.
Raconter la Shoah ainsi est incroyable et sans doute bien en phase avec les nazis de l’epoque : ils font leur travail, des chiffres, de la productivité sans aucune émotion.
Bref un film nécessaire car dérangeant.
Alfredo
Alfredo

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2025
Comment raconter l’indicible sans le monter. Filmé au cordeau comme les livres de comptes des nazis. Le son est incroyable
Un chef d’œuvre
Leosieg
Leosieg

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2025
Je savais que le film allait être dur à voir vu le sujet traité, et il est effectivement vraiment dérangeant.

J'ai trouvé ça glaçant de suivre ces protagonistes qui vivent leur petite vie bien rangée, complètement indifférents à tous les actes inhumains qui se passent littéralement en face de chez eux.

spoiler: Pire, non contents de prendre la vie de ce gens, ils se vantent de piller leurs biens, jusqu'aux objets les plus intimes. Ils placent leur honneur dans cette horreur, fiers que leur nom y soit associé, et tout ceci est porté à l'écran avec un réalisme effrayant. C'est évidement fait pour nous brusquer ; le parallèle est vraiment cru entre les scènes intimistes du couple, les moments de vie joyeux et anodins en famille et les cris de l'autre côté, à deux pas de la maison. On nous montre même la facette "bon père de famille" qui est franchement déroutante quand on voit le rôle qu'il tient dans le génocide. C'est terrifiant. À l'image, on ne voit rien des scènes d'horreur qui ont eu lieu mais le son est présent à presque chaque plan : les cris, les coups de feu,...


On ne peut que saluer la réalisation et le choix du propos, mais j'aurais du mal à dire que j'ai pleinement apprecié le visionnage du film qui ne raconte finalement rien d'autre que des tranches de vie de cette famille tout à fait déshumanisée.
Adam67
Adam67

8 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2025
La Zone d’intérêt, adapté du roman de Martin Amis, s’attaque à un sujet glaçant et lourd de sens : la vie paisible de l’officier SS Rudolf Höss et de sa famille, menant une existence presque banale à quelques mètres seulement des horreurs d’Auschwitz. Le contraste effroyable entre cette normalité apparente et l’enfer génocidaire en arrière-plan est au cœur du film.

Le titre, obscur au premier abord, renvoie à l’expression utilisée par les SS pour désigner le périmètre autour du camp, une « zone d’intérêt » où vivaient les soldats et, notamment, le commandant Höss et sa famille. Ce choix de termes, révélateur de la froideur bureaucratique du régime nazi, prépare le spectateur à l’atmosphère profondément malaisante du film.

Jonathan Glazer joue sur deux axes principaux pour souligner cette juxtaposition monstrueuse : les images et les sons. Visuellement, de nombreuses scènes se déroulent dans le jardin de la famille Höss, un espace aménagé avec soin, orné de fleurs, de légumes et même d’une piscine où les enfants jouent en toute insouciance. Mais systématiquement, Auschwitz est là, en arrière-plan : ses barbelés, ses murs gris, et surtout ses cheminées qui crachent leur fumée, rappel constant de l’atrocité en cours. Quant à la bande-son, elle est saturée de bruits dérangeants : sifflements de locomotives, hurlements, tirs, et cris désespérés. Ce travail sonore oppressant évoque celui de Le Fils de Saul et installe une atmosphère pesante, presque nauséabonde.

Cependant, malgré cette mise en scène percutante, le film reste statique. Une fois le cadre posé, La Zone d’intérêt n’évolue pas véritablement. spoiler: Le récit se contente d’égrener des saynètes : une domestique utilise des cendres issues des crématoires pour enrichir le sol du jardin ; un enfant joue innocemment avec des dents volées aux morts ; Mme Höss s’approprie un manteau en vison sans un regard pour sa provenance. Ces scènes, bien que puissantes, ne vont pas au-delà de ce que montre déjà la bande-annonce.

Ce manque de dynamisme pourrait être vu comme une faiblesse, mais il reflète aussi une vérité troublante : l’horreur de la Shoah n’a pas besoin d’être amplifiée, elle est dans le quotidien, dans cette proximité effroyable où les membres de la famille Höss discutent tranquillement, comme on parlerait d’intendance, de la logistique du massacre de masse. Leur froideur face à l’inimaginable donne lieu à une atmosphère d’une indifférence glaçante.

En conclusion, La Zone d’intérêt est un film malaisant et difficile, qui marque par sa capacité à juxtaposer la banalité et l’horreur. Mais il manque peut-être de relief narratif pour dépasser son propos initial. Malgré ses imperfections, il reste un témoignage visuel fort sur la réalité inhumaine de l’Holocauste.
Antoine Haulet
Antoine Haulet

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 janvier 2025
Film ennuyeux, qui peut être résumer en un court métrage de 10 min .
Se film plaira au personne qui aime la masturbation intellectuelle.
Malgré le sujet intéressant l'angle est ratée car il est beaucoup trop long et soporifique.
Il ne se passe rien, aucune intrigue si se n’est qu'une longue monotonie qui a trop durée.
Mon ami a baillé 15 fois.
Cinéasthéâtre
Cinéasthéâtre

2 abonnés 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2026
J’étais très sceptique, mais l’intérêt se tisse au fur et à mesure. La fin fait tomber le décor et transcende la fiction vers le réel. Certes désagréable, c’est un film intéressant. La forme est elle aussi saillante: la technique du hors champ est assez bien exploitée.
Acidus

883 abonnés 4 000 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2025
Remarqué dans plusieurs grands festivals (Cannes, Golden Globes, Oscars), "La zone d'intérêt" est un long métrage sortant assurément des sentiers battus; Par son sujet mais surtout par la manière dont il est traité. On y suit le quotidien du commandant d'Auschwitz, Rudolf Höss, et de sa famille. Pas d'immersion dans le Lager, pas de violences montrées, pareil pour les juifs internés.
Tout le film repose sur les contrastes : le bon père de famille et bon administrateur qui extermine des juifs en masse, La maison cosy et son magnifique jardin jouxtant le camp de concentration,... C'est intelligemment mené, sans manichéisme, mais non sans cynisme.
Je dois admettre cependant une certaine lassitude. Suivre le quotidien presque banale de cette famille (pourtant peu banale, elle) rend l'intrigue monotone et pas toujours intéressante. Surtout que les procédés de mise en scène et le propos du cinéaste une fois assimilés perdent de leur impact.
Bien fait mais pas si extraordinaire que cela au bout du compte.
Show Main Prod
Show Main Prod

24 abonnés 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2025
Comment montrer l'innommable sans le filmer. C'est tout le pari de ce film qui suit la vie de la famille Höss pendant la seconde guerre mondiale. Parents et enfants vivent dans leur pavillon de rêve doté d'un immense jardin fleuri, accolé au camp d'Aushwitz. Camp dirigé par le père. Ni la mère ni les enfants ne sont perturbés par les horreurs qui sont perpétrées à quelques mètres de chez eux, simplement suggérées par des cris, des sons de mitraillettes et des flammes sortant des longues cheminées des fours crématoires. La mère entretient son jardin, les enfants jouent dans la cour, les amies viennent boire un verre... comme si de rien était. Pire : c'est à leurs yeux un vrai petit paradis que la famille ne voudrait quitter pour rien au monde. Sachant que cette famille a réellement existé, on se demande comment des humains ont pu être aussi insensibles et cruels face à une telle horreur. Même si la toute dernière scène suggère que le corps du père se rebelle contre l'ignominie de son travail, la mère est absolument affreuse. Hallucinant.
Paul-Antoine M
Paul-Antoine M

2 abonnés 38 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 janvier 2025
A mourir d'ennui.
Et pourtant j'ai adoré: "Under the skin".
Démonstratif, lourdingue.
On dirait qu'il écrit une dissertation.
Julien D.
Julien D.

22 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2025
Glaçant, poignant, absolument terrifiant au fond. J’aurais aimé le voir au cinéma ça doit être encore plus flippant.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

103 abonnés 4 604 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2025
Si on aborde le film en en connaissant le sujet et la nature du point du vue, on se pose forcément la question de savoir si le procédé tiendra la distance.
Evoquer Auschwitz à travers la vie de famille de l'officier SS qui commande le camp, dans sa jolie maison qui jouxte les baraquement et les fours, dans la nature verdoyante à proximité, ouvre une perspective horrifiante. Un mur gris surmonté de barbelés nous cache la vue mais la bande-son, composition d'un bruit sourd permanent qui rappelle l'activité mortifère à l'intérieur du camp, scandé par des éclats de voix, des pleurs parfois, des ordres, est l'élément dramatique déterminant. Le cinéaste impose un contraste, entre un côté avenant du mur et l'autre qu'on imagine, qui produit une sensation d'irréalité et de cauchemar à ciel ouvert.

La beauté formelle de la réalisation, ses cadrages et plans fixes, ses couleurs, ajoutent au trouble. L'indifférence de la famille Hoss nous révolte autant que son infamie, lorsque des objets de valeur provenus d'on sait où sont partagés entre les femmes de la maison. La neutralité de ton, la distance morale qu'introduit la mise en scène n'empêche pas le sentiment de haine qu'on éprouve pour ces allemands indignes. Est-ce là l'intention du réalisateur Jonathan Glazer? Sans doute pas, mais sa mise en scène de l'horreur aboutit nécessairement à cette réaction, laquelle surpasse peut-être la réflexion qui s'impose à propos de l'attitude que chacun d'entre nous aurait eue à la place de ces sinistres Hoss et madame.
Alors, oui, on peut trouver sur la durée du film des moments redondants dans la démonstration de l'ignominie; mais le scénario, tiré d'un roman anglais, est convaincant et incontestablement le film et son point de vue si singulier ont toute leur place, par l'émotion et les questionnements qu'il suscitent, dans les évocations de l'épouvante des camps d'extermination, dans le travail contre l'oubli ou le négationnisme.
Gérembaire V
Gérembaire V

13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2025
Je n’ai pas trop compris l’engouement autour de ce film.

Oui, je trouve que c’est intéressant de montrer cette période de l’histoire sous un nouveau prisme. L’idée est originale. L’horreur est suggérée avec subtilité surtout grâce aux sons environnants omniprésents.
Mais j’ai trouvé que ça manquait vraiment de rythme ! J’imagine que c’est un parti pris mais j’ai frôlé l’ennui.
ThaïStyle
ThaïStyle

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 janvier 2025
Nul.
Long.
Très long.
La zone d’intérêt, qui se révèle en fait être inintéressante à souhait.
De longs plans, sans intérêt encore une fois.

Un film supplémentaire sur le sujet.
Encore un…
Je me suis dit qu’il serait peut-être original, puisque pour une fois le sujet de l’Holocauste est vu du côté du grand méchant de l’histoire.
Mais non.
Vous allez juste passer 1h40 à regarder la vie d’une famille allemande pendant la seconde guerre mondiale (dont l’homme de la maison est un officier SS)
Les servantes font à manger et nettoient la maison.
Le chien se promène un peu partout.
La mère de famille énumère tous les légumes et les fleurs qu’elle a planté dans son jardin.
Les enfants jouent.
Le père et officier Allemand travaille bien.
Voilà c’est très long et très mou.

Quelques très rares plans poignants, comme celui du train qui passe en arrière plan avec une image en noir et blanc comme une radiographie.
En fond le bruit quasi constant des chambres à gaz / crématorium.
Max Rss
Max Rss

263 abonnés 2 348 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2025
Qu'est-ce que c'est encore que cette déjection ? A sujet totalement différent bien entendu, prenons le cas d'un film comme "Woyzeck". A l'exception des 10 dernières minutes, il ne s'y passe rien. Mais, la mise en scène permet au fur et à mesure de faire monter une violence réprimée, jusqu'à ce qu'elle explose. Et entre temps, le personnage principale a le temps (aussi anormaux soient-ils) de nouer des liens avec les individus qui l'entourent. "La zone d'intérêt" joue la carte du film dans lequel il ne se passe rien. Sauf que là, il ne se passe VRAIMENT rien. Juste un mec qui se croit génial et qui fait mumuse avec sa caméra pendant 1h40. C'est tout. On ne fait jamais rien de cette ambiguïté conférée par la présence du camp d'Auschwitz à quelques pas de ce pavillon présenté comme idyllique. Il n'y a aucun enjeu, sur quelque plan que ce soit. On aurait pu par exemple faire naître le doute quant au positionnement réel de cette famille par rapport à l'idéologie Nazi, mais non. On te dit quasi immédiatement qu'ils y souscrivent tous. Avant de nous dire plus tard que finalement, peut-être pas. Et bien sûr, c'est via le mari que ça se passe. Mari qui, je le rappelle, gère le camp d'Auschwitz en satisfaisant pleinement les exigences de ses supérieurs. Il y a quand même un moment où il faut assumer ses choix d'auteur et de cinéaste. Et les rapports entre les protagonistes ? Y a que dalle. Aussi froids et désincarnés que le décor. Alors qu'il n'est jamais fait état d'une famille qui se disloque. Quant au final flanqué d'une double ellipse complètement foireuse, franchement, on est à la limite de l'insulte à l'intelligence du spectateur. Et je passe sous silence ces quelques passages filmés en noir et blanc négatif, semblant être sortis tout droit d'un logiciel informatique au rabais. Si d'après une chanson de Sardou, le Paraguay n'est plus ce qu'il était, il en va de même pour le Festival de Cannes. Comment pareil Institution a-t-elle pu tomber aussi bas ?
Silbano S
Silbano S

13 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 janvier 2025
Absence total de scénario. Une arnaque totale.
Pas de début, pas de fin, pas d'émotions, pas de dialogue... rien ! On se contente simplement de suivre une famille allemande vivant dans un cadre bucolique à Auschwitz. Le pire film du genre que j'ai pu voir.
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