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alex db
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3,5
Publiée le 19 mars 2025
Une bonne surprise me concernant, je l'ai vu en 2 fois n'ayant pas accroché de suite, bien fait historiquement on comprend mieux certains détails passé, certains plans qu'ils avaient préparé , très bon casting et effets spéciaux
La vie de la famille, autour de leur jardin, du commandant du camp de concentration d'Auschwitz . C'est bien filmé et le contraste entre les centres d'interêts de cette famille par rapport à l'horreur tout à côté (qui n'est pas montrée mais que l'on perçoit) est saisissant. Cependant, pour moi, cela relève plus d'un documentaire que d'un film de cinéma et, pour tout dire, je me suis ennuyé car il ne se passe pas grand chose.
Il m’a fallu un moment pour comprendre que les 3 premières minutes, écran noir, cris signifait l’ambiance du camp de concentration. Le film montre la vie de Rudolf Höss (different de Rudolf Hess) commandant du camp d’Auschwitz et de sa famille. Il n’y a pas de jugement de la part du réalisateur, juste une vie de famille qui aurait pu être n’importe laquelle. La mise en scène est spectaculaire. Dans le jardin il y a des fleurs, beaucoup de couleur et le rouge envahit l’écran, signifiant le sang. Puis l’apparition de la jeune résistante est filmée en caméra thermique et donne une impression irréelle. Tous ces détails pour faire un peu oublier la monstruosité de la situation.
Le film est vraiment excellent. Le contraste entre les plans magnifiques et la vie paisible, parfaite de la famille avec la situation est tellement oppressante et terrifiante tout le long du film.
Comment montrer la banalité, l'indifférence la monotomie de la vie entouré d'une des plus grosses ignominie de nôtre création. Et ces sons en bruits de fonds. Les zones d'intérêt existaient, ce qui est encore plus glaçant. Et ça a tellement de résonance avec nôtre époque...
Je comprends la recherche. Les plans fixes, le burlesque de ces scènes de vie à l'ombre d'un camp de concentration. Forcément, c'est dérangeant, il y a une tension (amplifiée par les loooooongues pauses sonores...) mais.. tout de même, que c'est plat ? Je suis passé à côté du génie de ce film, vraisemblablement ...
Je suis très embêté par ce film, parce que je comprend très bien les intentions de la réalisation et qu'elles sont justement parfaitement mises à l'écran, visuellement, auditivement. Mais par contre j'ai détesté voir ça. Un film parfaitement réalisé qui parle magnifiquement de son sujet tout en étant horrible à regarder, c'est compliqué. Un autre point m'embêtes et pareil l'intention du réalisateur est quelque part génial, c'est à la toute fin spoiler: lorsque l'ingénieur du camp semble se perdre dans sa création et qu'on bascule dans l'époque moderne, sans vraiment s'en rendre compte, et qu'on découvre que c'est devenu un musée parfaitement entretenu, démontrant que l'ingénieur a parfaitement réussi son oeuvre, tellement que l'humanité la conserve avec grand soin. Et c'est la réalité, on ne peut pas le reprocher, mais que c'est pénible à regarder.
Autrement je suis aussi embêté par le rythme qui est très poussif, où il faut vraiment s'accrocher.
Aucun intérêt ! il ne se passe rien et on s'ennuie, c'est d'un vide abyssal !!! Ne pas montrer ce qui se passe de l'autre côté du mur est une chose, mais ne rien montrer de ce qui passe devant.. c'est affligeant
Ce film aborde l’Holocauste de manière originale et glaçante, en nous plongeant dans l’univers paradoxal de la famille du colonel d’Auschwitz, qui vit une existence paisible et normale dans une maison cosy collée au camp. Ce contraste saisissant renforce l’horreur sous-jacente de l’époque. La mise en scène, tout en subtilité, parvient à nous immerger dans cette réalité troublante : on ressent toute la violence de la scène avec la fumée des fours, les bruits oppressants et des sons qui glacent le sang.
Le film ne se contente pas de nous montrer la cruauté des faits historiques ; il explore également l’organisation funeste du camp, destinée à améliorer le rendement et à maintenir le moral des troupes. Cette représentation de la déshumanisation atteint ici son apogée, nous forçant à une réflexion profonde sur la nature humaine. Bien que l’expérience visuelle puisse être éprouvante, surtout lorsqu’on sait que l’histoire est basée sur des faits réels, c’est précisément cette audace qui fait la force du film.
À voir et à montrer, “La Zone d’Intérêt” démontre que le cinéma peut servir à faire réfléchir et à provoquer le changement, tout en nous rappelant l’importance de ne jamais oublier les leçons du passé.
Peut-être le meilleur film de la décennie jusqu’ici. Je rattrape enfin La zone d’intérêt de Jonathan Glazer et quelle œuvre! C’est un métrage d’une pureté et d'une technique assez irréprochable. La photographie est extraordinaire, vraiment, et chaque plan, parfaitement cadré, pourrait s’apparenter à une toile peinte par un génie. Chaque détail compte visuellement, et il y en a un paquet! C’est une histoire extrêmement bien rythmée, haletante et remplie de messages subliminaux d’une grande poésie. Certainement le plus grand film de l’année dernière. 17/20
Je comprend l'intérêt pour ce film. Plus proche d'un film d'auteur, le réalisateur s'amuse avec les plans, les effets et les sons pour créer une atmosphère malsaine où nous sommes en positioon de voyeurisme. Le décalage avec l'horreur des camps se trouvant juste à côté renforce cette sentation. C'est un film à voir et à apprécier pour sa créativité et la façon dont il raconte cette histoire.
The Zone of Interest, le premier grand film choc de l'année 2024.
Avant même que le film démarre vous savez que vous allez vivre une séance particulière, malaisante, difficile. Voilà le film démarre avec un fond noir pendant quelques minutes. Il est accompagné d'une musique angoissante, interminable, on a déjà du mal à respirer. On peut avoir cette impression avec cette musique que l'on effectue un saut dans le temps pour arriver dans cette période si difficile qu'est la Seconde Guerre mondiale.
On suit la vie de famille du commandant n*zi Höss. J'ai envie de vous dire que ce n'est pas la partie la plus intéressante du film. Il y a quelques longueurs. On se croirait presque dans une télé-réalité de chez TF1, avec le dispositif important de caméras simultanés, pas la chose dont je suis le plus grand fan. Certains raccords me paraissaient étranges après ce n'est que mon point de vue. Les scènes de nuit sous infrarouge c'est chouette mais n'apporte rien du tout à l'œuvre.
Bref, ce ne sont que les quelques points négatifs que je trouve au film, parlons maintenant de ses immenses qualités.
D'abord, dans la psychologie des personnages. Il y a cette impression que les personnages ne sont pas libres, et ils travaillent car c'est dans leur “intérêt“ de survie. Il y a une frontière psychologique qui les empêche de voir la réalité des actes qu'ils sont en train de commettre. La frontière terrestre entre le camp qui est la mort et leur maison qui est le lieu de la vie. La frontière maritime avec ce fleuve qu'ils ne traversent pas, ils restent toujours du même côté ne voulant pas explorer de nouveaux territoires, sont-ils peut-être terrifiés à cette idée? Une frontière imaginaire entre le passé et le présent, ce qui est flagrant dans l'une des dernières scènes du film où Rudolf Höss regarde dans l'obscurité et voit les dégâts de cette barbarie.
Puis, il y a un commentaire que j'ai bien aimé venant de l'acteur principal Christian Friedel qui parle de 2 films en 1. Il y a le film tel qu'on le voit, où l'histoire se défile sous nos yeux. Il y a aussi le film tel qu'on l'entend, et je dirais que cette partie sonore est la force principale du film.
En effet, le travail technique de la bande sonore est quasi-parfait. Le fait d'entendre de loin mais clairement toutes les horreurs qu'ils pouvaient y avoir sur ses lieux, rajoute une couche extrêmement terrifiante. Bien entendu sans jamais voir ce qui passe dans les camps, laissant cette terrible tâche au spectateur d'imaginer ce qui a malheureusement pu se produire.
Après un dernier fond noir et un générique de fin sous une musique apocalyptique où on a cette sensation de revivre cette horreur. Voilà le film touche à sa fin, il est temps de le digérer, de reprendre ses esprits, si cela est possible, car c'est une expérience unique de cinéma qui vient de se dresser à nous. Espérons-le que ces événements restent eux aussi uniques dans notre Histoire.
« La Zone d'intérêt » de Jonathan Glazer est une œuvre cinématographique d'une puissance exceptionnelle qui explore la banalité du mal avec une approche aussi subtile que dérangeante. Adapté du roman éponyme de Martin Amis, le film se focalise sur la vie quotidienne de la famille de Rudolf Höss, commandant du camp de concentration d'Auschwitz, mettant en lumière l'horreur indicible qui se déroule à proximité immédiate de leur existence apparemment idyllique.
Dès les premières minutes, Glazer instaure une atmosphère oppressante en plongeant le spectateur dans un écran noir accompagné d'une musique stridente composée par Mica Levi, créant une tension palpable qui ne faiblit jamais. Le contraste entre la quiétude domestique des Höss et les atrocités commises de l'autre côté du mur est accentué par une mise en scène méticuleuse, où chaque détail du quotidien devient une allusion silencieuse à l'horreur omniprésente. La bande sonore joue un rôle crucial, saturée de bruits indistincts — sifflements de locomotives, cris étouffés, coups de feu lointains — rappelant constamment la réalité sinistre qui se cache derrière la normalité apparente.
La performance des acteurs, notamment Sandra Hüller dans le rôle de Hedwig Höss, est remarquable. Elle incarne avec une froideur déconcertante une ménagère dévouée, aveugle ou indifférente à l'inhumanité qui l'entoure. Cette représentation souligne la capacité humaine à compartimenter et à rationaliser l'inacceptable, offrant une réflexion profonde sur la banalité du mal.
« La Zone d'intérêt » n'est pas un film destiné à tous les publics. Son approche clinique et son refus de montrer explicitement les horreurs de l'Holocauste peuvent déstabiliser, voire choquer. Cependant, c'est précisément cette retenue qui confère au film sa force, obligeant le spectateur à confronter l'indicible à travers les interstices du quotidien. En évitant le sensationnalisme, Glazer offre une œuvre qui hante bien après le générique de fin, une méditation sur la complicité silencieuse et l'indifférence face au mal absolu.
En somme, « La Zone d'intérêt » est une réalisation magistrale qui capte l'essence de l'inhumanité avec une précision glaçante. C'est une expérience cinématographique intense et perturbante, qui rappelle l'importance de la mémoire et de la vigilance face aux manifestations insidieuses du mal dans notre monde.
Le film tente de montrer la banalité du mal mais finit par montrer la banalité de l'art cinématographique. Le mimétisme entre la froideur morale des personnages et la froideur de la mise en scène ne fonctionne tout simplement pas. C'est un film qui ne sait pas trancher entre symbolisme et réalisme : c'est cette hésitation qui fait son échec.
Un film pas comme les autres. D'une très grande sobriété. Entre l'étude de moeurs et le documentaire. Un regard froid sur la banalité du mal sans qu'on le voit jamais.