"Queen & Slim" est un thriller dramatique poignant qui, sous un fond politique et social, vise à dénoncer laségrégation raciale aux Etats-Unis. Dans ce long-métrage, Melina Matsoukas dénonce les injustices civiles envers la population noire avec une scène d'introduction violente qui devient l'élément perturbateur du scénario, mais également à travers cette touchante histoire romantique...
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Bouleversant, c est le premier mot qui me vient à l esprit à la sortie de la scène ce. Je ne sais pas ce qui est le plus tragique entre le fait qu il y a sur vrais dans cette histoire et le fait qu il n y ait pas eu de promotion pour ce film.
J aimerais que la bêtise humaine n est jamais existé mais à l évidence l humain est fait de bêtise tellement grosses qu il espère qu en se les racontant, en se les souvenant il puisse continuer à tracer son chemin comme si de rien n était.
Non, le devoir de mémoire n excusé par tout. Pourquoi n y a t il pas de mémorial pour tout ces noirs et hispaniques tués au nom de leur couleur ? Pourquoi ce sont ces mêmes victimes qui ont pourtant donnent la maison blanche à ce dernier des hypocrites ?
Bouleversant je vous le disais et je n ai pas finis d y penser.
Un film réaliste , qui nous plonge dans l’Amérique de 2019 et fait remonter à la surface les traumatismes d'un pays qui n'a toujours pas tourné la page de la peur de l'autre,du racisme et de la croyance de la supériorité de l'homme blanc. L'histoire de Queen et Slim nous montre tout au long du film , qu'il faut apprendre à se connaitre et se côtoyer pour prendre soin les uns des autres et finir par s'aimer sincèrement.
Il s'agit du road-movie d'un couple de jeunes noirs qui partent en cavale après un contrôle de police qui se termine tragiquement. Le film montre bien le sort des afros-américains aux Etats Unis où le ségrégationnisme est encore, et toujours hélas, d'actualité. Il est très bien réalisé avec de beaux paysages de l'Amérique profonde à travers le Kentucky et La Louisiane. On ressent une profonde empathie pour ce couple, bien incarné à l'écran, qui se trouve embarqué dans une cavale qu'il n'avait pas prévue et qu'il subisse.
Personnages attachants. Acteurs excellents, poignants. Elle sculpturale rebelle intelligente. Lui, subjugué, doux. Traversée des USA en vieilles bagnoles. Dialogues vraisemblables et non invasifs. Road movie qui gagne en tendresse au fur et à mesure que le couple progresse vers l'issue du film. Les morceaux musicaux sont tops. Très bon film.
Outre sa dimension sociale et politique très intéressante mais déjà traitée à maintes reprises, ce film est aussi une très belle histoire d’amour et une réussite esthétique, surtout quand on sait que c’est le 1er long métrage de la réalisatrice.
Un Bonnie and Clyde version black malgré lui. Ou comment devoir prendre la fuite à la suite de la bavure d'un blanc raciste. Pour moi un petit bijou, le choix des musiques est top. L'ambiance est là.
Ils n'avaient rien en commun. Queen (Jodie Turner-Smith), avocate militante, célibattante en rupture de ban de sa famille et Slim (Daniel Kaluuya, acteur à la mode depuis le succès de Get Out), fils de pasteur, plus soucieux de s'intégrer à l'ordre établi qu'à le renverser. Ils se rencontrent via Tinder. Leur première soirée ensemble dans la neige sale de Cleveland aurait dû rester sans lendemain. Mais ils sont obligés de faire équipe après qu'une interpellation sur la voie publique par un policier raciste les aura obligés à partir en cavale ensemble. De l'Ohio à la Floride, en passant par la Nouvelle-Orléans, ils fuient la police qui les poursuit sans relâche tandis que la communauté afro-américaine, persuadée de leur innocence, prend fait et cause pour eux.
Il y a deux films dans "Queen & Slim". Le premier, le plus banal, raconte la fuite de deux Bonnie and Clyde des temps modernes à travers les États Unis avec son lot prévisible de rebondissements attendus. Le second, le plus original, décrit la transformation de ces deux fugitifs en couple mythique érigé en symbole par une communauté afro-américaine qui s'estime victime d'une violence d'État systémique.
On voit depuis quelques années se multiplier les films américains se saisissant à bras-le-corps de ce sujet : "Sorry to Bother You", "The Hate U Give", "Selma", "Detroit", "Kings", "Green Book", "I am not your Negro", "Moonlight"… Que Spike Lee - qui fait figure de parrain de ce cinéma-là - ait été invité à présider le jury du prochain de festival de Cannes témoigne de la popularité de ce sujet-là.
On n'ouvrira pas ici le débat de savoir si cette colère est juste. Elle l'est. #blacklivesmatter dénonce les violences policières exercées sur les Noirs américains. Les marches suprémacistes de Charlottesville et les silences embarrassés du président Trump rappellent le vieux fond de racisme dont la majorité WASP est encore imprégnée.
Mais si cette colère est juste, ses modalités d'expression interrogent. Elles interrogent de ce côté-ci de l'Atlantique, en France où le Président de la République vient de consacrer un discours au danger du "séparatisme". Car les solutions que nous proposent tous ces films américains sur les violences faites aux Noirs convergent plutôt vers l'affirmation d'un Black Power musclé que vers la réinvention du pacte républicain.
On me reprochera de faire beaucoup de politique ce matin et d'oublier le cinéma. Je rétorquerai - même si c'est un peu facile - que le cinéma est politique.
Lorsque Melina Matsoukas (une réalisatrice venue du clip video qui avait filmé Beyonce, Rihanna, Lady Gaga, Katy Perry) héroïse ses personnages flamboyants, les transforme en icone pop et en martyrs emblématiques d'une cause, on peut la suivre. Ou pas...
Et si “Bonnie & Clyde” étaient noirs ? Ils s’appelleraient “Queen & Slim”. Et si l’histoire était racontée en 2020, elle serait racontée à l’ère de Tinder et autres réseaux sociales de rencontres. C’est ce que fait Melina Matsoukas en réalisant un road trip brûlant sur fond de violences policières discriminatoires. Brillamment interprété par Daniel Kaluuya et Jodie Turner Smith aurait pu être un superbe réquisitoire contre le racisme. Malheureusement, la cinéaste a fait le choix d’orienter son intrigue vers le thriller en y installant de nombreuses péripéties. Ces dernières sont haletantes et l’humour toujours présent nous fait passer un savoureux moment. On espérait juste un engagement plus poignant dans la lutte contre l’exclusion afro-américaine. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Queen and Slim de Mélina Matsoukas est une fresque dramatique dans laquelle le spectateur est plongé : on y retrouve 2 jeunes en crise identitaire dont des évènements inattendus vont chambouler leur vie. Même si le racisme est un problème actuel omniprésent dans le film, il y a quelques imperfections qui viennent entacher cette production cinématographique. Le scénario est certes solide mais on notera certaines incohérences majeures, ainsi que l'évolution psychologique du héros qui peut susciter quelques interrogations. On appréciera néanmoins le symbolisme de ce film, qui souhaite nécessairement vouloir faire passer un message qui dépasse le cadre de l'écran ainsi que le registre tragique d'un film dont les émotions ainsi suscitées ne pourront nous laisser indifférent.