Le début du film offre une telle effervescence, une telle envie de toute part qu'on a une sorte d'optimisme qui nous envahit avec une sourire en prime qui fait du bien. Mais très vite on est choqué, d'un côté par des caricatures un peu faciles, d'un autre par des libertés de ton qui sortent plus du fantasme que de la réalité. Citons pêle-mêle un prof blanc dépressif dont tous se moquent et qui est presque mis au banc des accusés alors qu'il subit une classe infecte, un surveillant qui n'a rien d'un étudiant (Ivanov), un prof de sport (bip censure) fini qui aurait surtout toute sa place dans un film comme "Les Profs" (2013), une CPE ultra-pro si parfaite malgré une certaine naïveté (que vient foutre là ce conjoint ?!?) que ça reste un idéal un peu surréaliste... Les messages passent mais c'est beaucoup trop démago pour être pertinent même si la sincérité du projet ne fait aucun doute. Site : Selenie
Avec "la vie scolaire", Grand Corps Malade ne transforme pas l'essai de "Patients", à cause d'une impression d'interchangeabilité avec tous les films sur les collèges de banlieue: élèves en échec scolaire face à corps éducatif plein de bonne volonté et qui croit en leur avenir. Le message est également ressassé et un peu lassant: les difficultés à l'école, le manque de respect envers les enseignants, l'agressivité permanente dans les actes et les paroles ne sont pas réellement la faute de ces jeunes mais celle de la société ou d'un contexte familial difficile. A trop victimiser ceux qui ne sont pas toujours innocents (spoiler: on reproche presque au professeur d'histoire humilié de ne pas savoir relativiser, quand on trouve des excuses à son offenseur ), cela produit l'effet inverse et on a plus envie de les corriger que de compatir à leur sort. Pourtant, sans révolutionner le genre et malgré son alignement de clichés, la Vie Scolaire n'est pas trop déplaisant à suivre en mélangeant légèreté et moments un peu plus sérieux. Des acteurs tirent leur épingle du jeu comme la CPE Zita Hanrot (avec une des scènes les plus réussies, celle du parloir) et pour la partie humour Alban Ivanov (spoiler: même s'il est peu crédible qu'un surveillant achète de la drogue à un collégien ) ou le professeur d'EPS, copie crachée de son alter-égo du film Profs de 1985, avec son appétence pour les sports improbables... Un film plein de bonnes intentions mais avec quelques maladresses.
bof série empilement de saynètes sans grande envergure ni profondeur... c'est pas trop mal filmé, les acteurs jouent très bien... on est proche du documentaire sans histoire véritable... bémol sur la musique générique du début notamment... on finit par décrocher... faute de motivation... pas de personnages clés... des dialogues qui sont un relevé de vannes de jeunes ... le film a plu mais je ne comprends pas trop pourquoi...
Après patients, Grand Corps Malade et Medhi Idir, délivrent un nouveau film de bonne facture. La vie scolaire vous transportera du rire aux larmes avec des personnages aussi attachants qu'haut en couleurs. La réussite de la vie scolaire réside dans son franc parler sur l'école en milieu sensible, évitant les clichés au profit d'une narration percutante, comique et sensible. La vie scolaire est également synonyme de confirmation dans le paysage cinématographique, à l'instar d'Alban Ivanov (surveillant goguenard) mais aussi de nouvelles têtes comme Redouane Bougheraba (Prof de sport loufoque) ou encore Liam Pierron (personnage principal oscillant entre des aspirations contraires).
Le thème est vu et revu, l'histoire sans grand intérêt mais malgré tout on passe un excellent moment. Les acteurs sont vraiment bons et certaines scènes sont très drôles.
Ce film est une pépite. J’ai eu un énorme coup de cœur pour lui. Il a réussi à la fois à me faire énormément rire, mais aussi à m’émouvoir. Oui, durant ce film vous allez avoir les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Déjà quand on voit un Alban Ivanov au casting, le ton est donné. Mais au-delà de sa présence, et du duo génial qu’il forme avec Moussa Mansaly, c’est la fraicheur du casting amateur qui nous gagne. Les jeunes ont été recruté dans les alentours et voyaient pour la première fois un plateau de cinéma. On sent de la spontanéité et c’est communicatif. Parmi eux, celui qui m’a le plus impressionné est Liam Pierron. Il arrive à faire passer beaucoup d’émotion. Comme je vous l’ai dit, ce film n’est pas seulement bon qu’à faire rire. Il y a un vrai message et une volonté de nous transmettre quelques choses. J’ai été beaucoup ému par certains passages qui sont très touchants. L’inégalité des élèves face au système scolaire est pointée de manière poignante. On ne voit pas forcément la dureté des vies, mais on constate surtout les conséquences qu’elles ont sur l’école. Zita Hanrot porte superbement bien ce rôle de CPE et la dureté d’être seule contre tous pour sauver des élèves qui sont les parias de l’Éducation Nationale et de la société plus généralement. La réalisation en elle-même est brillante. C’est à la fois sobre tout en rajoutant des moments dynamiques et communicatifs. On est pleinement dans l’immersion totale.
Les deux réalisateurs (Grand Corps Malade, Mehdi Idir) mettent un scène leur deuxième film après l’excellent ‘Patients’. Après l’univers de l’handicap physique, le scénario de la vie scolaire tourne autour de l’handicap social en s’interessant à l’école dans des zones défavorisés. Le film ne se limite à un énième film de banlieue. Il analyse plutôt très le mal être de ces zones laissées parfois à l’abandon (ZEP - Zone d’éducation prioritaire) où les profs, pions et élèves essaient de vivre ensemble pour donner une chance de s’en sortir. L’humour est présent, parfois cru, parfois fin mais jamais à la limite.
‘La vie Scolaire’ est un bon film, oscillant entre drame et comédie. Une reussite
Sur la fin , le côté dramatique prend le pas sur la comédie et on souffre avec eux , en ayant vraiment le sentiment que ça sent le vécu .
Film sans grand relief ni fil conducteur, avec un scénario d'une pauvreté décevante. Certaines scènes parfois amusantes ou touchantes viennent rehausser le niveau du film, qui reste tout de même très bas. C'est dommage, après le premier film réussi (Patients, 2016) du duo de réalisateurs (Grand Corps Malade et Mehdi Idir), je m'attendais à une belle réalisation, ce ne fut pas le cas.
Franchement les français réveillez vous ! Je ne comprends pas de si bonnes notes pour un navet comme ça... Les dialogues et les moments de rires sont tous ratés. Aucun personnage n'est attachant et le film est carrément sans aucun intérêt. Je ne suis pas fan des films français mais on est habituellement fort pour l'humour mais là ce n'est vraiment pas le cas. Vraiment à éviter !
Ce film a de bonne valeur transmise comme la vie a l'interieur d'un college difficile ou les prof et surveillants essayent, comme ils peuvent d'aider les eleves.On se sens proche des eleves ce qui est bien aussi.
Le duo de réalisateurs captent encore l'essentiel. Le milieu scolaire semblent également leur appartenir, comme s'ils y traînaient encore les pieds; S'adressant aux jeunes d'aujourd'hui et d'hier, avec un regard vif et lucide.
Une belle recherche pour coller à la réalité des quartiers. Cependant, les clichés sont malheureusement surexploités et bien trop romancés pour sonner vrai. On passe un bon moment, avec de franches rigolades, mais il est regrettable de ne pas être aller plus sérieusement exploiter cette trame de fond. La distribution de ce film est démesurée au regard du sujet qui n'est pas servi ni par le jeu des acteurs, ni par la mise en scène. Bien dommage.