Après Patients, Grand Corps Malade et Mehdi Idir s'attaquent à "la vie scolaire" avec une justesse absolue. En visionnant leur film, j’avais l’impression de revivre mon expérience au collège en tant qu’assistant d’éducation dans un collège « ZEP- ». Je trouve les sujets abordés choisis réalistes et conventionnels. Bien d’autres sujets bien plus prononcés auraient pu être exploités pour favoriser une prise de risque.
Contrairement à leur précédent film, « La Vie scolaire » ne verse ni dans la gravité ni dans le pathétique. À la différence « entre les murs » qui se concentrait sur les profs ou les élèves, le contexte social ou le système scolaire est vu au travers des yeux d'une CPE ne connaissant pas les "codes" de la banlieue et qui s'adapte à la réalité de l'établissement avec ces acquis. Je trouve ce positionnement pertinent et cela nous offre un point de vue différent que ceux que nous avons pu avoir sur ce genre de film.
Certes le sujet est déjà vu et revu, mais l'angle d'attaque abordant les problèmes sociaux d'une ZEP, auxquels sont confrontés les professionnels de l'éducation. Medhi Idir et Grand Corps Malade s’installent dans le paysage du cinéma hexagonal avec leur ton propre, leur vision amusée et lucide, c’est une vraie bonne nouvelle pour le cinéma français.
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Alors c'est vraiment dommage qu'il ai fait la communication via les bandes annonces sur un film axé sur l'humour alors que clairement le point fort de ce film est plus sur l'histoire qui est très intéressante alors que l'humour ne l'est pas vraiment. Le film est vraiment très beau, c'est vraiment à voir :)
L'actrice qui joue "zibra" est face à une vraie problématique dans notre société mais malheureusement dans le film je trouve qu'il y trop ce côté touchant de l'histoire. Pas assez développé sur le coté aide des personnes : c'est-à-dire qu'ils ne développent pas suffisamment la problématique des procédures d'aides aux personnes qui sont horriblement longues et qui empêchent d'aider correctement et rapidement.
Une petite comédie sociale fort sympathique se jouant des clichés sur la banlieue et qui s'avère au final plutôt légère. Parfois lourde, souvent drôle, on y passe un bon moment et les personnages sont plutôt attachants. C'est sans doute moins touchant que le premier long de Grand Corps Malade, Patients mais le résultat final est assez agréable. Le point de vue de la CPE est intéressant à suivre et malgré quelques caricatures on se surprend à se prendre au jeu très rapidement. Ce n'est pas exempt de tout reproche et quelques longueurs sont à noter mais le moment est somme toute très sympathique. A découvrir.
Énorme! Les acteurs sont tous excellents, les dialogues sont géniaux, les punchlines fusent... J avais peur en voyant la durée du film... pas à un seul moment je me suis ennuyée. A voir absolument.
Le film est drôle, touchant et émouvant. Les personnages sont attachants et nous font découvrir leur quotidien rempli d'espoir. J'ai aussi apprécié les musiques de rap.
Excellente impression lorsque j'ai vu Patients alors que Grand Corps Malade n'est pas ma tasse de thé. Donc super confiante je vais voir la vie scolaire. Heeuuuuu !!!! comment dire ???? Moi je suis une ancienne collégienne de ZEP fin des années 80 et lycéenne année 90 toujours en ZEP. Pas dans le 93 mais dans un autre département de la grande banlieue francilienne. Eh bien...comme j'aurais aimé être en ZEP avec Yanis, Farid, Cindy et les autres. Car par chez moi cas rencontrés au collège: un gars au cimetière pour overdose, un autre en asile psy' n'est pas redescendu d'un mauvais trip', une autre qui a fini sur le trottoir pour se payer ses doses avec un gamin retiré placé, une gamine de 14 ans enceinte en déni de grossesse, un gars tué par accident de moto, une autre fille de 16 ans ayant accouché d'un nourrisson mort-né. Sans compter une exclusion définitive par an, des conseils de discipline pour vol, insultes ou décrochage scolaire en veux-tu en voilà. Arrivée au lycée pas mieux : des mecs en zonzon pour vols et trafic, 2 filles qui se sont tirés l'année du bac à 18 ans pile poil pour éviter un mariage forcé au pays, dans ma classe de 35 élèves 5 décrocheurs, une fille qui a fini placée en foyer car relations très difficiles avec sa mère etc...Nos professeurs ? Issus de la génération mai 68 beaucoup n'ont rien vu venir et ont vite été débordés tellement débordés qu'une a été arrêtée pour alcoolisme, un autre ne faisait même plus cours d'EPS on courrait pendant 2 heures autour du stade et on avait tous 10/20 de moyenne, une autre qui arrivait un coup bien un coup très mal et faisait n'importe quoi genre "aujourd'hui je suis fatiguée donc je vais écrire de la main gauche même si je suis droitière" etc...Les parents d'élèves ? Bien souvent immigrés (comme chez moi) qui ne voyaient qu'une chose : que leurs enfants s'en tirent au moins avec le bac car eux les études on ne leur avait pas donné la chance d'en faire et en France boulots d'ouvriers souvent non qualifiés payés au smic. Il y avait des élèves totalement à côté de la plaque, d'autres délinquants mais la majorité notamment chez les filles cravachaient pour éviter de se retrouver dans un lycée pro' qu'on appelait entre nous lycée poubelle pour ne pas devenir coiffeuse ou technicien de grande surface. L'encadrement du collège ou du lycée ? Bah...c'était ce qui marchait le mieux. Dans les 2 cas nous avions un directeur et une directrice à poigne pas du tout sur les concepts mai 68 et cela filait doux et c'est comme ça malgré les graves problèmes que celles et ceux qui s'accrochaient ne sombraient pas. Donc quand j'ai vu la vie scolaire, j'ai rigolé, un brin méprisante par moment. Tout est caricature. Rien n'est subtile. Et ce discours: on a abandonné les banlieues. Oui je ne dis pas le contraire comme le souligne le prof de maths Messaoud : le système n'est pas parfait mais il y a un moment ou on ne peut pas tout lui mettre sur le dos. Au discours de Yanis: on n'est pas adapté à VOTRE système, dans ma ZEP celles et ceux qui savaient qu'ils avaient une chance répondaient : le but n'est pas de s'adapter au système, c'est de le comprendre, l'utiliser pour obtenir ce qu'on veut. Alors ce ne fut pas une promenade de santé mais une promenade à la Santé. La vie scolaire tape à côté de la plaque : interprétation très passable, humour très convenu, morale très convenue aussi, personnages caricaturaux et en plus la cité n'est pas très bien filmée.
Après Patients, grand corps Malade revient à l'écriture d'un film aussi réussit. Le film est d'un grand réaliste,les situations sont réelles, et les problématiques c'est du vécu. Il y a du l'humour pour détendre l'atmosphère, mais le constat est amère, donc comme je l'écrivais réaliste Les acteurs sont excellents, on dirait qu'ils jouent leurs propre rôles. Le film se regarde facilement
j'ai aimé : le film les acteurs l'humour le rythme la mise en scene le réalisme
j'ai pas aimé :
- personnage stéréotypé, mais c"est sans doute la réalité. - la réalité du film - certaine situation aurait mérité plus de développement