Si vous êtes un peu fâchés avec les films qui dépeignent la vie adolescente en banlieue, La Vie Scolaire pourra peut-être vous réconcilier avec. Ce thème est souvent bourré de clichés et d'un acting qui laisse à désirer, mais cette réalisation de Grand Corps Malade et Mehdi Idir ne tarit pas d'éléments bien sentis. Le fait de traiter de l'école, et du collège plus particulièrement, est pertinent dans la mesure ou c'est une période charnière pour la plupart d'entre nous, donc on s'identifie tendrement à ces tranches de vie dépeintes dans le film que l'on à tous plus ou moins vécus. La réalisation est rythmée, elle bénéficie de quelques séquences visuelles très bien montées/pensées, ceci mêlé à un choix pertinent de costumes et décors qui rendent l'immersion efficace. Bien qu'on puisse déceler quelques lacunes dans la crédibilité du fil conducteur scénaristique, cette production peut se targuer d'un casting convaincant dans l'ensemble, avec une mention spéciale pour la figuration, "les collégiens" qui vivent là une première expérience du métier d'acteur. On ressent à l'écran une force ultra positive qui traduit une évidente complicité dans le jeu et un investissement personnel de chacun qui se ressent dans les scènes plus fougueuses, on laisse également la part belle à la spontanéité, ce qui ajoute un crédit supplémentaire à la prestation scénique. L'échange entre professionnels du métier et amateurs adolescents amènent une dimension pédagogique au film qui fait écho au thème abordé. Alors ça fonctionne, on est emportés au fur et à mesure, on décroche quelques sourires ça et là et on passe un bon moment sans même s'en rendre compte. Zita Hanrot occupe superbement bien l'écran et se révèle très convaincante dans ce rôle principal plutôt complexe étant donné toute la palette d'émotions qu'il suppose. La ou ça pêche un peu c'est dans la teneur dramatique du récit. Un peu plus de profondeur aurait été bienvenue mais l'atmosphère générale du film nous fait sauter le pas. En somme, je suis un peu réconcilié avec le genre.
La plus grande force du film, c’est de nous faire passer par toute la palette d’émotion : du pleur au rire, de la joie à la tristesse. La mise en scène est bien pensée, les musiques et le choix des cadrages nous placent au coeur de la réalité de la vie à Saint-Denis. Seulement, beaucoup de films ont tenté de décrire cette réalité, mais bien souvent sont tombés dans le cliché. Alors qu’ici, le film transpire le vécu, l'honnêteté : le langage n’est pas lissé, la situation n’est pas exagérée. On l’attendait au tournant, et il ne nous a pas déçu.
Le sujet de la vie dans un collège de ZEP n’a rien de novateur et pourtant la vie scolaire arrive à tirer son épingle du jeu. Ceci en grande partie grâce à son ton. Jouant à la fois sur le drame et la légèreté, il rend rapidement très attachants ses personnages, profs, élèves, surveillants et parents le tout sous les yeux de l’excellente Zita Henrot qui peut avec son rôle de CPE faire preuve d’une bonne palette de jeu. J’ai été touché, j’ai rie et de bons cœur, en ça le film est une réussite. Après il faut avouer qu’il n’évite pas certaines facilités et quelques faux pas qui le gâte un peu, mais c’est un film sincère et généreux.
Enfin un film qui tombe pas dans les clichés des films de quartier. Ce film prouve que le cinéma français regorge de talents et de scénario qui franchement tienne la route. D'accord l'histoire n'est pas original, mais qu'est que c'est bien joué ! A la fois drôle mais aussi d'une profondeur dramatique bouleversante, ce film nous rappelle la dureté des quartiers "chauds" de Paris. Ce film, pour ma part, m'as rappelle mes années lycée et je n'ai eu aucun problème à me reconnaitre dans le personnage de Yannis qui entre parenthèse délivre une prestation débordante de talents. En bref, ce film est un régal du point de vue comédie que drame, je recommande fortement !
Ce deuxième film de Grand Corps malade et Mehdi Idir m’a encore plus plu que le premier, « Patients », sorti en 2017. Ce titre de « La vie scolaire » a un double sens : celui de la vie des enfants à l’école et celui qui désigne les activités de la Conseillère Principale d’Education (CPE). On est immergé dans l’année scolaire d’un collège de Seine Saint Denis et cela sonne vrai. Bravo aux enfants et à Zita Hanrot, en CPE, aux surveillants (Alban Ivanov en tête) et au corps enseignant Soufiane Guerrab & Antoine Reinartz en particulier). On voit bien, grâce à ce film, que la vie d’un enseignant ou d’un CPE n’est pas la même dans un collège de banlieue en zone d’Education Prioritaire comme ici que dans un grand lycée parisien ou un collège à la campagne. Pour un sujet similaire, on a ici un traitement bien plus réussi que dans « Premier de la classe » sorti quelques mois plus tôt.
Super film avec une belle histoire derrière la comédie franchement chapeau et surtout le prof de math est mortel j'aurais aimer avoir un prof comme lui
un énième film sur ce sujet, aucune originalité, chaque année il y a le même film qui sort, on va pas donner la palme d'or a chaque fois, on peut passer a autre chose ?
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1,0
Publiée le 23 août 2020
J'ai vu beaucoup de films américains mais je ne vois pas de mauvaise conduite proche de ce qui est montré dans ce film. Eh bien je suppose que c'est peut-être à quel point les étudiants français sont libérés. Vraiment ? Mettez-vous a la place d'enseignants. Le film explique comment ils prennent vraiment des décisions lorsqu'il s'agit de sanctionner les étudiants. Honnêtement je n'ai pas aimé ce film et surtout la fin. Ça m'a fait réfléchir pour de vrai ? Le garçon s'est juste levé pour lui-même et a ensuite dit à tout le monde dans la salle ce qu'il était et ce qu'il n'était pas et a fini comme ça son année scolaire ? Il mérite une bonne taloche si pas une raclée. Malheureusement c'est parfois exactement ce que doit faire l'école. Cela me laisse perplexe quant à la décision de l'école en ce qui concerne ce que le garçon a dit ou fait. Est-ce qu'ils l'ont juste laissé oublier et ensuite passer à autre chose ? Cela n'a vraiment pas d'intérêt car La Vie scolaire se joue plus comme un documentaire drame à petit budget plutôt qu'un film...
Une comédie dramatique drôle et pleine de cœur qui est certes un peu mièvre mais donne une vision positive autant que mélancolique de l'éducation française et de la banlieue.
Une année en ZEP à travers le regard d'une jeune conseillère d'éducation. Une chronique scolaire captivante qui évite les clichés en captant le ton juste entre comédie et drame, portée par une troupe de comédiens épatants, notamment la géniale Zita Hanrot.
Intelligent, drôle et sensible à la fois. Une œuvre qui fait mouche sans tomber dans la caricature des banlieues, portée par des acteurs frais et talentueux, Liam Perron en tête. Grand Corps Malade démontre une nouvelle fois son talent derrière la caméra.
La vie scolaire est un très bon film où le réalisme permet de s'attacher aux personnages et à s'y attacher. Le film mélange très bien que ce soit le drame, la tristesse et la joie. Ce film arrive aussi à dénoncer des faits sociétales en prouvant que certains cas s'avèrent bel et bien "désespéré", le propos de fond de ce film étant bel et bien politique et arrive à nous toucher. J'ai trouvé Zita Hanrot très bien dans le rôle de la CPE avec notamment la scène au parloir qui m'a marqué. Le personnage de Yanis, que l'on voit évoluer au fil du film est représentatif du message que veut faire passer le film et se veut être le représentant de la plupart des cas difficiles.