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Dik ap Prale
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2,5
Publiée le 18 décembre 2018
Alors que les deux frangins semblent confirmer qu'ils n'ont plus grandes idées, on retiendra la beauté et l'élégance du premier récit qui se démarque des cinq suivants ainsi que le quatrième iconographique.
Du projet initial imaginé par Joel et Ethan Coen devait naître la première série écrite et réalisée par les deux cinéastes. Une sorte de mini-anthologie sur la conquête de l’Ouest américain devait émerger des six épisodes prévus. Six volets qui auraient pu s’inscrire comme autant de prolongements de True grit sorti en 2010. Las, les ambitions ont été revues à la baisse sous le prétexte officiel que les frères Coen se seraient déclarés peu à l’aise avec le format des séries. Les abonnés Netflix doivent donc se contenter d’un long-métrage ou, plus exactement, d’un film à sketchs composé de six historiettes. Pouvons-nous nous satisfaire de ce qui peut être perçu comme un compromis entre réalisateurs et producteurs ? Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Moi, à la base, je ne suis pas très fan des films à sketchs. A peine on commence à se sentir bien dans une intrigue et dans des personnages que déjà on nous en extirpe brutalement. Il faut alors repartir de zéro. Digérer la frustration d’avoir été expulsé d’un univers dans lequel on s’était investi. Faire un nouvel effort d’immersion. Et tout cela sans avoir la garantie d’être récompensé au final. Personnellement, c’est une exploitation du format long que j’ai du mal à comprendre, mais bon : est-ce suffisant pour bouder un nouveau film des frères Coen ? Moi en tout cas, j’ai fait le pari de le voir et… Et au final je suis partagé. Partagé parce que d’un côté j’ai vraiment retrouvé dans cette « Ballade de Buster Scruggs » tout ce que j’adore des Coen. La narration est d’une efficacité redoutable. Les personnages et les situations tout de suite saillantes. La photographie magnifique. Au bout de dix minutes j’étais déjà entièrement conquis. C’était séduisant, drôle, tout en rupture. Un régal… Et puis – bim – d’un coup ça se finit. On passe à un autre épisode… Bon, c’était frustrant, mais pas si grave que ça au départ, car la seconde histoire racontée dans le film présente elle aussi beaucoup d’atouts et de charme. Mais bon – encore une fois – à peine se retrouve-t-on bien dedans que – bim – elle finit elle aussi. Et très vite apparait le premier point faible de ce film – propre à son format – le fait qu’il n’explore finalement pas grand-chose. Chaque tronçon d’histoire est séduisant, porteur de promesses, mais aucun n’est vraiment exploité. Il faut à chaque fois repartir à zéro. Et c’est d’autant plus problématique que la qualité des segments va en se dégradant, le dernier étant d’ailleurs à mon sens un vrai naufrage tant rien ne fonctionne dedans, que ce soit aussi bien dans la forme que dans le fond. Alors on pourrait me répondre face à ça : « Orf oui… Mais ces défauts sont inhérents à tout film à sketchs ! Il faut savoir les accepter ! Ce sont les codes du genre qui veulent ça ! » Eh bah justement non. Moi je ne vois pas pourquoi je devrais accepter un format et ses codes si j’ai l’impression qu’avec un autre format on aurait pu obtenir quelque-chose de plus abouti. Pour moi, ce film aurait été tellement plus intéressant s’il avait su créer de la continuité entre ses différentes intrigues, ou bien au contraire s’il avait su imbriquer toutes ces histoires les unes dans les autres dans un tout cohérent. Alors c’est vrai, pour peu qu’on prenne la peine d’y réfléchir, il est difficile de voir comment cela aurait pu se faire avec les éléments scénaristiques à disposition dans cette « Ballade de Buster Scruggs ». Mais c’est peut-être justement là que se trouve le problème du film. Il y avait certes de très bonnes choses à intégrer dans un film, mais pas suffisamment pour en faire un vrai bon long-métrage. Et c’est là tout le reproche que je fais aux frères Coen. Je pense qu’ils le savaient. Je pense que les Coen avaient parfaitement conscience que ce projet était incomplet et qu’il méritait encore beaucoup de travail pour le faire aboutir vers une forme respectant leurs exigences habituelles. Au départ, cette « Ballade » devait être une série, mais le projet fut abandonné. Il a donc fallu rentabiliser le travail déjà accompli. La série incomplète a été recyclée en film à sketchs. Un choix par défaut donc. Et un choix qui se ressent malheureusement. Alors après c’est vrai que ça donne lieu à un film qui n’est pas honteux non plus. Comme je le disais plus haut : il y a vraiment de bonnes choses et de bons moments à prendre dans cette « Ballade de Buster Scruggs ». Mais d’un autre côté il y a tout de même cette frustration à observer une œuvre qui semble incomplète et imparfaite de manière presque assumée. Et pour le coup c’est vraiment une caractéristique que je retrouve dans pas mal de films Netflix. Certes la firme américaine récupère de grands noms du cinéma, mais d’un autre côté ces auteurs prestigieux ne semblent profiter de la plateforme que pour refourguer leurs projets les plus inaboutis ; ceux qui n’ont pas su trouver (et souvent à raison) leur place dans les grandes salles. Or, quand moi je regarde cette « Ballade de Buster Scruggs », je ne peux pas m’empêcher d’y voir cette logique-là. S’ils avaient vouluen faire un film pour le cinéma, alors peut-être que Joel et Ethan Coen auraient revu leur copie. Mais non. Là c’est du Netflix. Donc tant pis si c’est inégal et inabouti. C’est toujours mieux que rien. Et le pire c’est que c’est un peu un bilan sur lequel je me retrouve. C’est mieux que rien, c’est vrai. Mais bon, ça méritait tellement d’être mieux que « mieux que rien »… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
"La ballade de Buster Scruggs" a été pour moi une déception notable. Ce film à sketchs est composé de six segments aux tonalités variées formant une sorte d’anthologie du western. Si les deux premiers sont rigolos sans être bouleversants, le troisième est assez déstabilisant et on se demande bien où les frères Coen veulent nous conduire. Les choses se compliquent encore avec le quatrième et son histoire de chasseur d’or sans intérêt, pour rebondir un peu dans celle du convoi et s’achever dans un sixième et dernier segment soporifique. Autant dire que ce film n’est pas à la hauteur des attentes qu’on pouvait avoir en voyant qui l’a réalisé.
Les frères Coen décident de sortir leur dernier film sur Netflix, bonne idée pour avoir plus de liberté moins de contraintes avec Hollywood. Ce western se compose de 6 parties chacune racontant un conte du Far West. Les deux premiers contes sont vraiment drôles, j'ai vraiment beaucoup aimé, vraiment du très bon Coen à la "Ladykillers". Le 4ème conte est agréable, Tom Waits en chercheur d'or joue très bien. Seulement ça n'est pas suffisant car les 3 autres contes ne sont pas intéressants.Franchement dommage, s'il faisait un film entier aussi comique que les 2 premiers épisodes ça aurait pu être génial. Décevant
Les deux premières histoires sont sympas, au même titre que celle du chercheur d'or joué par Tom Waits. Mais au final, l'ensemble est très moyen car l'ennui est trop récurrent. La palme à la nouvelle avec Liam Neeson, ainsi que la dernière, chiante tout simplement.
diffusé uniquement sur Netflix, ce film (enfin ces petites histoires) sont.....légères et manquent de l'esprit des frères Coen. On s'ennuie et n'y retournera pas. PLV : comment passer de brillants réalisateurs (sang pour Sang, Fargo, the big Lebowsky....) à ça :-(
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3,5
Publiée le 18 novembre 2018
Avec "The Ballad of Buster Scruggs", les frères Coen nous proposent un film d'anthologie composé de six segments. On a l'habitude de voir ce genre de compilation pour le registre de l'épouvante, mais pour un western, c'est très rare pour ne pas dire inédit. À travers ces six histoires, Ethan et Joel Coen traitent les différents aspects des westerns puisque l'on retrouve une histoire dans un saloon, une autre dans une ville, il y a les Indiens, un chercheur d'or, une diligence, des saltimbanques, tout ce que l'on peut habituellement retrouver dans ce genre de film. Un ensemble assez riche et varié y compris dans les thèmes qui sont abordés ou encore les genres utilisés puisqu'on passe de la comédie au drame d'un segment à l'autre tout en explorant d'autres genres. S'il y a du très bon dans ce film, il y a aussi du moyen, pour ne pas dire du mauvais. C'est le vrai problème des films d'anthologie et ce film n'échappe pas à la règle même s'il faut dire qu'au niveau de l'écriture, aucun segment n'est raté. Et pourtant, le film démarre en fanfare avec un premier segment tout simplement excellent en étant dynamique et vraiment drôle, mais après ça, c'est vraiment très inégal. Je m'attarde sur le premier qui m'a marqué et qui aurait très bien pu fonctionner sur 1H30. On suit Buster Scruggs, un homme qui cache bien son jeu, car même s'il n'en a pas l'air, c'est une personne très douée avec ses flingues. Le segment est comme je l'ai dit drôle, mais surtout très efficace et cru quand il le faut. Cette histoire laisse place à celle de James Franco dans un bon segment qui est également drôle en étant plein d'ironie. C'est après que ça se gâte un peu avec Liam Neeson qui incarne un saltimbanque qui exploite un homme sans bras ni jambes qui est forcé de se produire dans un numéro pour pouvoir survivre. "Meal Ticket" est un segment peu intéressant et assez barbant malgré un final cruel qui remonte un peu le niveau. La partie qui suit se déroule dans des décors naturels absolument magnifiques. Une histoire sur la nature humaine avec l'homme qui se détruit seul et qui par la même occasion gâche tout ce qu'il approche et ce n'est pas pour rien que l'endroit que l'on découvre est magnifique, car il n'y avait personne avant... C'est ce que j'ai ressenti, car sinon, on nous raconte l'histoire d'un chercheur d'or. Un très bon segment pour ma part. Le prochain est le plus long si je ne me trompe pas, ce qui n'est pas justifié. L'histoire est bonne et le final est très efficace avec sa petite touche d'humour noir seulement, il y a trop de différences entre la fin et l'histoire racontée avant ça donc c'est comme si l'on avait regardé une grande partie pour rien. Le segment qui conclut est celui qui est le plus mauvais pour moi. Un huis clos ennuyeux dans une diligence avec une révélation que j'ai vue venir très rapidement. Brendan Gleeson offre un joli petit moment en chanson et Tyne Daly est amusante avec ses grimaces lorsqu'elle écoute ses compagnons de voyage, mais à part ça, c'est ennuyeux à mourir. Je ne vais pas faire une simple moyenne des notes que j'ai mises à chaque segment, car l'ensemble mérite mieux qu'un 3/5. Tout n'est pas parfait, mais il y a de très bonnes choses dans ce film qui même si c'est par intermittence fait passer d'excellents moments. C'est souvent drôle, les scènes d'action sont toutes excellentes, la mise en scène est toujours soignée et le casting est impressionnant. En somme, un bon film.
J'ai autant détesté le fait que ce "film" soit en réalité une suite de six petites histoires (du coup très pauvres et pas assez développées), que j'ai adoré les acteurs, les scénarios, et l'ambiance... bref je reste définitivement mitigée sur ce film.
Les films des frères Cohen sont souvent soit drôles et un peu loufoques soit très grave et sérieux, ambiance lourde, donc souvent ennuyeux. Ici on a les 2 pour le prix d'un 1. Les 2 premiers assurent question humour, le reste est d'un ennui assez déconcertant. C'est dommage. Il reste de beaux paysages, une musique qui ne m'a pas marqué alors qu'elle est souvent bien choisie. Bref passé les 2 premiers contes, n'espérez pas l'extase, et ni même un scénario logique et digne des frères Cohen !
Une belle réussite pour Netflix et ses grands débuts dans le Cinéma avec grand C, comme Cohen d'ailleurs! C'est le meilleur film Netflix à ce jour et c'est très prometteur. Dans les bandes annonces le grand maigre et tout de blanc vêtu ne m'attirait guère, voir me donner à penser que ce film serait trop caricatural (donc pour moi synonyme de bas de gamme), mais finalement pas du tout. Car les autres personnages sont tout à fait différents et se veulent presque, sinon tout à fait réalistes. Si c'était une série, je l'aurai dévoré en quelques jours! On y voit toute les facettes de l'ouest... la ruée vers l'or, la ruée vers les terres supposément fertiles de l'ouest, l'exploitation de phénomènes de foire, le grand banditisme, et le film se termine à la perfection... dans un débat philosophique auquel participe hommes et femmes d'âges et de condition variés; ceci faisant écho au monologue introductif du grand maigre.
C'est soigné et plusieurs crans au dessus d'Albert à l'ouest (Seth Macfarlane) qui n'était pas mauvais non plus, mais bon. Mais les bandes annonces donnaient vraiment cette image débile à ce film... une image qui s'avéra trompeuse, mais positivement, car c'est un film bien plus profond.
Merci Netflix et les frères Cohen, je suis impatient de découvrir ce que chacun nous réserve pour la suite!
Je ne connais pas spécialement l'univers des réalisateurs de ce film. Mais en temps que simple amateur j'ai trouvé ce film vraiment mauvais pour quelques points. Tout d'abord cette narration tout le long du film, ces chapitres qui change à tout va et des acteurs qui sont dans le néant. Le début du film avec ce "cowboy" qui chante, parle tout seul tout le long, ennui plus que tous ceux qui l’écoute. Ces histoires, ces moments de vides absolus sans aucuns dialogues. Toute cette absurdité. J'ai vu ce film avec un groupe de pote, et on a tous pas compris le simple intérêt de voir un truc pareil. Vraiment, c'est un mystère, je ne comprend pas ce film. Vraiment très mauvais pour ma part, je vous le déconseille, il y a ni action, ni morale, ni musique, ni rien d'autres en fait. Passer votre chemin, économisez votre temps!
Un film magnifiquement réalisé découpé en 6 épisodes qui développent chacun une page différente du far West . Tantôt burlesque, cruel ou mélancolique chaque sketche d'une bonne vingtaine de minutes présentent chacun un intérêt particulier et se laisse regarder sans ennui . De plus les decors naturels sont souvent grandioses et les acteurs sont convaincants.
Scenettes bâclées et sans intérêt. Ce film des frères Coen brille par son indigence tant du point de vue scenaristique que de la réalisation. Circulez, il n'y a rien à voir...