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steely_dan_76
16 abonnés
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3,5
Publiée le 27 janvier 2019
Une chouette peinture de l'Ouest américain avec des images superbes et l'humour noir des frères Cohen. En revanche, les parties inégales de ce film nous laisse sur notre fin !!!!!
Oui, oui, oui dernièrement Netflix offre des films bien plus interessants que ceux au cinéma. Les frères Cohen nous offre 6 histoires bien différentes menant à un message poignant. Les 6 histoires sont totalement réussites à l’exception de la 5ème qui casse un peu le rythme du long métrage.
Des petites histoires sans but, qui n'apportent rien au spectateur. En bref des histoires trop courtes et banales, sans intérêt. J'ai perdu mon temps...
Annoncé comme une série, présenté ensuite comme un film par ses auteurs qui en profitèrent pour nager à contre-courant de leurs pairs en exprimant leur désintérêt pour le format sériel, produit et financé par Netflix, dont le plus grand mérite (et souvent la plus grande faiblesse) est de ne pas être très regardant sur les contenus, ‘La balade de Buster Scruggs’ signe le grand retour des frères Cohen à ce genre Western qu’ils affectionnent tant, plus précisément sous la forme d’une anthologie de moyen-métrages sur le thème de la conquête de l’Ouest. Ce genre de format n’est plus trop dans l’air du temps, à l’exception notable du cinéma d’horreur, et encore moins dans l’univers du Western (lui-même en défaut de réussites majeures ces dernières années)...mais on peut toujours faire confiance aux frères Cohen pour précéder ou relancer les modes au lieu de les suivre. Après avoir rendu un hommage respectueux au genre avec le remarquable ‘True grit’ en 2010, ils ont fait le pari d’en dynamiter les codes avec le nouveau venu : jamais les Cohen n’auront été aussi “Tarantinesques� dans leur volonté de s’approprier un genre pour en ressusciter les figures familières (le chercheur d’or, le chasseur de primes, la prostituée,...), les lieux de prédilection (le saloon, la Grande Plaine, le canyon,...) et les poncifs indémodables (l’attaque de la banque, le bateleur itinérant, la pendaison,...) avant de tout mettre au shaker et d’en retirer d’improbables alliages : ainsi, la première séquence est à la fois un hommage au “films de cowboy chantant�, sous-genre aujourd’hui oublié à la ringardise fascinante et un cartoon gore en live-action, tandis que le dernier donne une bonne idée de ce que pourrait être l’entame d’un western réalisé par Tim Burton. Entre les deux, on explore la fatalité, on moque l’obsession dévorante, on savoure la justice immanente, les atermoiements inutiles et tout ce qui amuse les deux frères depuis plus de 30 ans dans la comédie humaine. C’est foncièrement inégal, forcément, chacun aura ses séquences de prédilection et ses repoussoirs : moi, par exemple, j’adore le premier, pourtant perçu à la fois comme trop extrême (c’est voulu) et trop ridicule et potache (c’est voulu aussi !) . Les deux suivants sont de purs bijoux d’humour noir, typiques des Cohen, et revoir Tom Waits en vieil orpailleur fut un plaisir qui ne se refusait pas. Les deux derniers me convainquent moins. De toute façon, l’humour et le décalage sont rares dans le western contemporain...et comme tout ce qui est rare, ils sont précieux.
Est-il une époque mythique pour le cinéma américain que celle du Far West, vase étendue de paysage tantôt secs et arides, tantôt verdoyants et sauvages, toujours ?
Les frères Coen en font un champ d'exploration de l'âme humaine dans sa plus complexe simplicité. Chaque personnage est en effet d'une banalité déconcertante et, surtout dérisoire.
L'humour et la violence rythment ce film à sketches comme la recherche du bien ou du sens le faisaient autrefois chez des romanciers philosophes comme Kafka ou Camus. Il y a ici du génie à exposer ces six destins à la fois fort différents et finalement similaires au regard de l'absurdité de notre existence, incarnée par le moindre petit détail de chaque partie.
Banales et dérisoires aventures ou inaventures humaines, la vie, "du trou au trou", comme la résumait un ami.
Voilà pour le scénario. Pour la réalisation, je pense qu'il est inutile d'ajouter que la direction d'acteurs/actrices de tous horizons est tout simplement parfaite, de même que la photo est somptueuse. Un film des frères Coen, quoi.
Ce film est composé de 6 petites histoires dans l'Ouest américain. La première est consacrée à Buster Scruggs, cow-boy tout vêtu de blanc et excellent tireur. Ce premier volet est excellent, le deuxième un peu moins bien, le suivant encore un ton en-dessous, et ainsi de suite jusqu'à la sixième et dernière histoire qui est un peu longue malgré sa courte durée. Les personnages et les dialogues sont atypiques, corrosifs et surprenants. Ce qui est intéressant, c'est que ces 6 petites histoires balayent de nombreux clichés des westerns : le roi de la gâchette, le braqueur de banque, les comédiens ambulants, le chercheur d'or, le convoi de pionniers, et un épisode final qui réunit dans la même diligence des chasseurs de prime, un joueur de poker, un trappeur et une vieille lady croyante. Les prestations des acteurs sont convaincantes, les décors sont superbes, la réalisation des frères Cohen toujours aussi soignée. On passe un bon moment malgré quelques longueurs.
Les Frères Coen toujours aussi bons ! 6 histoires si bien écrites et mises en scène, des magnifiques paysages, un casting 5 étoiles ... "La balade de Buster Scruggs", est excelent ! Et au délà de pouvoir retrouver les Freres Coen dans leurs plus propre style, c'est Netflix qui réalisent un bon coup et qui se montre de plus en plus crédible ( on peut penser aussi à "Roma" d'Alfonso Cuaron qui arrive bientôt sur la plateforme )
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,5
Publiée le 20 septembre 2020
J'adore les frères Coen depuis l'âge de treize ans et j'apprécie et admire leur art et leur style. Chaque film qu'ils réalisent est très différent des autres tout en conservant la même impression de Coen Brothers. Après tant d'années à réaliser des films totalement originaux et attrayants ont-ils perdu leur éclat ?. Après avoir regardé La Ballade de Buster Scruggs, j'ai l'impression d'assister à une descente lente mais régulière pour les Coens. Ce film a eu tout mon intérêt avec l'imprévisibilité du personnage de Buster Scruggs qui m'a fait me demander ce qu'il allait faire ensuite. Je m'attendais à ce qu'il soit un personnage récurrent qui lierait les histoires mais pas de chance. Puis vint l'histoire de James Franco qui avait une configuration prometteuse, un personnage secondaire hilarant racontant la banque et une fin abrupte qui ne conduisit l'histoire nulle part. D'accord je suis toujours intéressé. Ensuite j'ai été soumis à quatre segments ennuyeux qui ne sont allés absolument nulle part sans gains satisfaisants ni moments mémorables. J'aurais décrit le reste mais j'ai du mal à me souvenir de quoi que ce soit à leur sujet. Je ne sais plus ce que font les frères Coen. Quel était le but de ce film ?. Était-ce pour relayer que toutes les histoires du Far West n'ont pas de résultats satisfaisants ou de fins réelles?, Ce film était-il une métaphore de la cupidité?. Je veux dire la majorité des personnages se retrouvent dans leurs difficultés de cupidité mais encore une fois il n'y a pas de récompense. Le film ne se termine même pas sur une note positive. L'histoire finale est juste déroutante sans incident et pourtant se présente comme une chose révélatrice. Ce n'est pas l'un des meilleurs films des Coens et ce n'est certainement pas près d'être l'un des meilleurs films de l'année...
Ce western à sketches est une réussite. Se tissent les liens de l'absurde, de l'infini, de la détresse de l'homme solitaire perdu dans les grands espaces. Qu'il s'agisse d'une parodie qui frise le cartoon comme la premier sketch ou de la profondeur mélancolique des yeux bleus de l'homme-tronc ( dans Meal Ticket), lequel récite devant un public de cow-boys sales et méchants des vers de Shakespeare ou le discours de Gettysburg d'Abraham Lincoln, tout se tient dans l'absurde beauté des paysages. Et là, au beau milieu de ce nulle part, la diligence finale conduite par Charon achève de transporter les dernières âmes errantes des grandes plaines. Fabuleux !
Mon dieu ce que j’ai aimé ce film. C’est du Cohen quoi, c’est louffoque, drôle mais aussi tragique avec des petites références bibliques comme d’habitude. Les acteurs sont tous bons même les chansons je les ai aimées. Des paysages magnifiques et des belles musiques, rien à jeter.
Un de mes livres de chevet actuellement est « Contes du Far West » de O. Henry qui a été écrit à la fin du 19ème siècle. Avec « La ballade de Buster Scruggs » des frères Coen, je retrouve l’esprit du conte dans cette littérature avec pour chaque histoire un twist final parfois renversant, souvent surprenant. Le film a beaucoup de qualité : le soin porté à la reconstitution de ces scènes de Far West, la qualité des acteurs, l’originalité des « sketches » proposés, la beauté des paysages... Sauf que dans un film à sketches, il est bien difficile d’avoir une homogénéité. Personnellement, sur les six, j’ai jugé le 1, le 2 et le 5 excellents (la durée de ce dernier lui permettant de développer un véritable contenu). Le 3, le 4 et 6 m’ont beaucoup moins convaincu et intéressé. Les réalisateurs abordent à leur manière moult thèmes de manière décalée : (1) le mythe idéalisé du Far West, (2) le cynisme de la justice expéditive, (3) la cruauté du monde des affaires (à l’échelle d’un marchand ambulant), (4) l’impitoyable ruée vers l’or, (5) les pionniers et (6) les chasseurs de primes. De l’humour, du cynisme, de l’injustice, de la cruauté ; un peu inégal dans l’ensemble, pas inintéressant, formellement et esthétiquement très beau. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1).
Comme la plupart des films des frères Cohen, ce dernier n’échappe pas à ce ton doux amer. La mise en scène et les paysages sont sublimes, les acteurs au diapason, et toutes ces petites histoires qui se suivent et véhiculent les clichés du western les uns après les autres sont là pour mieux les sublimer.
Une véritable petite perle qui sonne le renouveau du genre Western. Plein d'humour, de clins d'oeil, une trame qui rappelle des livres qui paraissaient lors de la conquête du Far West J'ai du mal à comprendre des critiques assassines de certains... si vous aimez les westerns vous serez enchantés alors que si vous voyez un film de plus... bien moins
Singulier, drôle, humaniste. Divers contes racontés de manière subtile et décalé. Pas le meilleur des frères Cohen mais comme à leur habitude du grand cinéma.