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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2019
Quel bon moment passé devant La Ballade de Buster Scruggs, et ses six histoires indépendantes les unes des autres, dans le monde du western. Et comme ce sont les frères Coen qui sont aux manettes, c’est plaisant, c’est beau, c’est absurde, loufoque, parfois même touchant, et surtout il y a toujours du fond derrière le récit. Étrangement, j’ai trouvé que les histoires baissaient d’un poil en qualité au fur et à mesure du film, notamment les deux dernières qui sont un peu moins intéressantes que les autres. Il n’en reste pas moins que les dialogues sont délicieux, et avec un casting cinq étoiles c’est encore plus appréciable. Les amateurs du genre devraient être aux anges.
Grand fan des freres Cohen, j'ai foncé sans me poser de questions pour regarder ce film. Très décu, une succession de petites histoires classiques, loufoques, sans intérêt. On cherche un sens, une trame, rien : le vide sinon de beaux décors et quelques gags. Ne perdez pas votre temps à regarder ce film. Je reste indulgent avec les frères Cohen et j'attends le prochain !
Ce film des frères Coen aurait pu être un chef d'oeuvre. Le réalisateur à deux têtes a manqué de forger un fil conducteur, un lien cohérent, entre les ballades. L'intérêt aurait été de croiser certains personnages.
Ajoutons que l'histoire dans laquelle joue Liam Neeson est la moins captivante, disons qu'elle est le maillon faible du film.
Enfin, la dernière scène de la dernière ballade est loin d'être mémorable.
Pourtant c'est un film western qui mérite d'être vu, ne serait ce que pour la ( dernière) ballade de Buster Scruggs, un conte mélodique et enivrant.
Ce western, découpé en chapitres, est inégal mais le brio des frères Coen y frappe suffisamment. Le premier chapitre, centré justement sur Buster Scruggs, est drôle et brillant, tout comme le suivant avec James Franco. On peine trouver beaucoup d’intérêt au troisième segment avec des déclamations répétitives de Shakespeare ou de Lincoln. Le segment le plus réussi est finalement le plus long (c’est d’ailleurs son défaut) : celui du convoi de caravanes, qui développe de vrais personnages, dans une mini-tragédie noire.
Une œuvre atypique et élégante, composée de récits inégaux mais portés par l’humour noir et le sens du détail des frères Coen. Un western original, parfois brillant, parfois plus anecdotique.
*La Ballade de Buster Scruggs* des frères Coen est une œuvre d'une originalité éblouissante, où chaque segment brille par son scénario inventif et sa mise en scène impeccable. Les performances des acteurs, notamment Tim Blake Nelson, sont remarquables, et la photographie, comme toujours chez les Coen, est à couper le souffle. Le film mêle habilement comédie noire, tragédie et absurde, créant une expérience à la fois déroutante et fascinante.
Cependant, la structure en épisodes peut laisser un sentiment de dispersion, et certaines histoires auraient mérité un développement plus poussé. Malgré cela, ce film reste un bijou cinématographique, à ne pas manquer.
Grosse déception. Il s'agit là d'un film franchement insipide et à l'humour débile. Cela faisait longtemps qu'un film des Cohen ne m'avait pas autant déçu. Prix du scénario à Venise ? N'importe quoi.
Ça commence sur un air destiné à la danse et ça continue comme une aimable flânerie. Une oeuvre diffusée via Netflix sans passer par les salles est-elle encore du cinéma? Au fond, les frères Coen contournent cette question qui fâche en plaçant leur film dans une perspective - celle de la filiation littéraire du cinéma – qui oblige à prendre du recul par rapport à la polémique du moment. En effet, avant d’être un genre à l’écran (petit ou grand), leur démarche rappelle que le « western » est une catégorie en librairie. Même si le genre opère au cœur de la culture de masse, la fabrication d’un western au cinéma est le plus souvent précédée par l’écrit, le livre, la lecture… Ainsi, en amont de « la captive aux yeux claires » de Howard Hawks, il y a le roman éponyme d’Alfred B. Guthrie, un écrivain « pulitzerisé » dont on peut retrouver la patte dans différents épisodes de « la ballade de B. Scruggs ». A cela rien d’étonnant puisqu’il en va de même de la plupart des chef-d’oeuvres du genre pour lesquels les écrivains ont cédé leurs droits d’auteur quand ils n’ont pas en outre participé à la rédaction du scénario. L’exercice serait scolaire qui consisterait à relever tous les emprunts faits ici. Si la collaboration des frères Coen avec Netflix risque d’éloigner les amateurs des salles obscures, elle pourrait donc inciter ceux-ci à fréquenter les livres. Cela reste bien sûr à démontrer et pour l’heure il faut prendre l’oeuvre telle qu’elle est. Il s’agit d’un recueil de six contes dont la présentation visuelle est rendue par un livre illustré (probablement pour la jeunesse) dont le récit imprimé est porté à l’écran pour ouvrir et fermer chaque séquence. On peut trouver le procédé lourd ou élégant… C’est selon. Les six histoires sont autonomes. Peut-être regrettable : avec le talent qu’on leur connaît, les frères auraient pu emballer tout cela dans un paquet bien ficelé. Il paraît qu’il s’agit de leur choix et non de la récupération d’un projet de série... Peu importe. Il y en a donc pour tous les goûts et il serait trop long d’entrer dans le détail. Passant du texte imprimé au cinéma, les frères démontrent leur savoir-faire dans tous les styles. Le gaguesque premier épisode, donnant comme il se doit son nom à l’ensemble du recueil, met en scène un « singing cow boy » dans le genre de Gene Autry ridicule et néanmoins très surprenant. Un autre conte traduit explicitement le parti pris de l’écrit (Meal Ticket) en s’appuyant sur la déclamation de textes classiques par un homme-tronc. La cinquième partie (The Gal who got rattled) est la plus accomplie. Grands espaces de la piste de l’Orégon servant de décor à un drame intimiste. Le scénario serait tiré d’un texte de Stewart E. White; ce qui n’empêche pas l’ensemble de cette partie de contenir un condensé de d’éléments d’intrigue présents chez Guthrie (The Big Sky) et chez McMurtry (Lonesome Dove) avec une scène finale qui doit pas mal à « Streets of Laredo », mais avec une chute différente… et très forte. Le dernier morceau ( The Mortal Remains) est dans son style en parfait contraste avec le précédent : nocturne, franchement bizarre, au final en queue de poisson ; un remake gothique de « Stage Coach ». Comme si les frères Coen avaient voulu prouver que non seulement ils savaient tout faire y compris laisser le spectateur sur sa faim et sortir néanmoins très content.
les deux premières histoires sont courtes, drôles et agréables. les quatres dernières sont longues et tristes. des histoires assez hétérogènes et qui n'ont que le far west comme point commun.
C'était vraiment de bonnes histoires mais malheureusement je n'accroche pas au format "petits contes sans liens ", j'ai été beaucoup moins captivé que part un film entier où par des histoires qui finissent par ce rejoindre.
J’ai toujours adoré les films des frères Coen, à commencer par Blood Simple, et préféré les découvrir sur grand écran. Avec cette dernière production Netflix ça n’est désormais plus possible, il faut se contenter du vidéoproj., ou pire de l’écran PC. Dommage car les frangins semblent ici avoir pris plaisir à cadrer les grands espaces ouest américains, isolant leurs personnages entre ciel et terre, dans un style épuré, presque abstrait, pour se focaliser sur chaque destin, cruel ou absurde, qui compose cette fabuleuse balade de Buster Scruggs. Sans être aussi captivant qu’un No Country For Old Men, ça reste assez plaisant à voir !
Film a sketch de qualités très inégales, les Cohen s'égarent un peu entre delire grandguignolesque et drame humain de la misère. En dehors de celui avec James Franco et dans une moindre lesure celui avec Liam Neeson, les autres scenettes ne sont que de peu d'interet, trainant en longueur et parfois même exaspérantes. Un Cohen medicocre dont on peu se passer sans sentiment de culpabilité.
La Ballade de Buster Scruggs est un très bon film assez atypique jonglant entre différents genres et ambiances au fil de ses histoires. Le film peut très bien raconter les aventures d'un cow-boy chanteur sur un registre absurde que celles d'un chercheur d'or sur un ton sérieux et lent. On ne s'ennuie jamais, les Frères Coen se renouvelant à chaque récit sans que jamais on ne puisse prévoir ce sur quoi on va tomber. Les personnages peuvent même devenir marquants en de courts laps de temps tant ils sont bien écrits et propre à leur histoire, à leur univers si particulier.
La mise en scène et les décors sont soignés, ressemblant à chaque protagoniste de chaque récit, en rendant chacun un peu plus unique. Il est clair que vu les personnages, atypiques, les décors sont à leur hauteur et donc plutôt inhabituel. Les réalisateurs s'amusent avec les codes du western et ça se ressent car tout est possible dans ce film et c'est ça qui est bon.
Pour finir, je vous recommande ce film si vous aimez les western et les films atypiques car il est clair que celui-ci est pour le moins spécial et qu'il ne risque pas de plaire à tout le monde!
Les histoires sont inégales mais trouvent toutes un sens et un intérêt. Un mot sur la photo, qui est superbe et permet de rentrer dans l'ambiance rapidement, ce qui est primordial dans un film comportant plusieurs histoires successives.