"My job ain't to follow the law, Al. My job is to interpret it, then enforce it accordingly."
Démarrant sur la prose de Calamity Jane revenant à Deadwood 10 ans après la série, le téléfilm s'égare dans une suite très redondante des événements précédents. Las. Si le principe a son intérêt au moment où l'oeuvre est diffusée, il faut reconnaître que c'est assez lourd quand on vient de binge-watché les trois saisons, d'autant que certains interprètes (notons le casting inchangé, véritable tour de force) sont plutôt mal maquillés, à l'image de Molly Parker. Si les dialogues gardent toujours un peu de leur sel, le scénario n'apporte rien de neuf et son côté prévisible, sans réelle contextualisation si ce ne sont les flashbacks, fait plus penser à une fanfiction qu'à une histoire originale ou édifiante.
Quoi qu'il en soit, en 10 ans, le campement a bien changé, devenu plus civilisé, ainsi que la plupart des principaux protagonistes, comme par enchantement. On ne cherchera donc pas beaucoup de cohérence, pas plus qu'aux événements historiques réels, déjà fortement romancés dans la série, carrément falsifiés ici. Quid en effet de l'incendie survenu précisément 10 ans plus tôt et qui ravagea la ville en devenir ? Quid du maïorat de Sol Star, ici attribué de nouveau à un . Farnum censé avoir quitté Deadwood sans laisser de traces pour Chicago après l'incendie ? Quid du mari et des enfants de Calamity Jane, qui ne reviendra au campement qu'en 1894 ? Quid enfin de l'Hôtel de Bullock, qui n'ouvrira effectivement ses portes qu'en 1894 également ?
Nul ne peut savoir ce qu'aurait pu donner une quatrième saison après une troisième et dernière plus que réussie mais une chose est certaine : ce téléfilm était résolument une mauvaise idée.