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Vinz1
274 abonnés
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3,0
Publiée le 24 avril 2019
Qu’on se le dise d’emblée : il faut passer la première demi-heure pour apprécier ce film, véritable bête de festivals ! En effet, le début commence comme un énième métrage de zombies asiatique à petit budget fait maison mal filmé et surtout mal joué ! Mais une fois le générique fini, on voit l’envers du décor et l’histoire est alors narrée un mois avant le tournage. On suivra ainsi l'équipe et leurs motivations jusqu'au jour J et ce, avec d’autres angles de caméra qui nous permettront de mieux comprendre comment tout s’est déroulé en nous plaçant dans la position d’un démiurge pouvant intervenir à tout instant. C’est inattendu pour ce genre de film et rafraichissant à la fois car sous son aspect fauché, on sent que chaque plan du métrage a été réfléchi. Toutefois, certains d’entre nous connaissaient déjà « C’est arrivé près de chez vous », mais bon c’est bien fait et innovant concernant l’univers des morts-vivants !
l'équivalent d'un "c'est arrivé prés de chez vous" japonais !!! Un film en plusieurs parties, le titre est bien choisi!! Un monstre d'ingéniosité, ce réalisateur!
Un grand merci aux membres d'Allocine qui ont rédigé les critiques précédentes. Sans eux, j'aurais arrêté le visionnage au bout de dix minutes de ce qui ressemble à un nanar même pas drôle... et j'aurais manqué quelque chose ! Parce que oui, même si elle n'est pas parfaite, la seconde partie du film (qui justifie la première demie heure foireuse...) est franchement réjouissante, voire hilarante par moments. Sans aucune prétention (ce qui est TRES rare pour un film de jeune cinéaste consacré....au cinéma) , ni référence lourdingue, "Ne coupez pas "est un excellent divertissement et la preuve que l'imagination et le boulot peuvent facilement pallier le manque de moyens financiers.
Une très belle surprise que ce film japonais ! Et pourtant, les quarante premières minutes m'ont fait peur et fait redouté le pire. Mais ce démarrage laborieux est nécessaire. On va garder la surprise mais on peut dire que "Ne coupez pas !" pousse loin la mise en abyme. Au final, on est en face d'un bon délire cinématographique, du grand n'importe quoi mais au résultat franchement drôle et frais. Comme quoi, on peut faire un bon long métrage avec peu de moyens tant qu'il y a de l'idée et une équipe investie.
Bon d'accord, l'idée est plutôt marrante, mais si on n'a pas été spoilé on n'a qu'une envie : stopper la vision du film avant la fin du premier plan séquence de plus de trente minutes tant c'est mauvais. Ce qui m'a fait tenir c'est que je connaissais l'histoire du remake français "Coupez !" - sans l'avoir vu -. Alors une fois passé la première partie, la deuxième donne un éclairage amusant sur ce qu'on a vu précédemment. On ne peut que saluer la qualité du résultat vu la faiblesse des moyens, mais je ne franchirai pas le cap d'en faire une comédie culte parce que je n'ai pas trouvé ça véritablement drôle.
Comédie horrifique, écrite, réalisée et montée par Shin'ichirō Ueda, Ne Coupez Pas ! est un projet à tout petit budget tourné en huit jours par des étudiants de l'école d'art dramatique Enbu Seminar de Tokyo, mais s'avère être un long-métrage n'ayant rien à envier aux grosses productions tant le résultat est qualitatif et déroutant. L'histoire nous fait suivre une équipe réalisant un film de zombies, qui vont se voir rattrapés par la réalité quand de vrais morts vivants vont faire leur apparition. Derrière ce scénario, d'un peu plus d'une heure et demie, se cache en réalité un film beaucoup plus tordu et malin qu'il n'en a l'air, mais en dire d'avantage gâcherait l'effet de surprise. En effet, cette intrigue se déroule en trois parties, avec une première demi-heure semblant limitée et peu emballante. Mais petit à petit le concept se dévoile lors de la deuxième partie avant de prendre tout son sens dans le troisième acte tout simplement jouissif, donnant un intérêt nouveau à l'intrigue et exploitant tout son potentiel. Il est donc absolument nécessaire d'être patient et d'aller au bout de ce récit fractionné. On passe dès lors soudainement d'une histoire ordinaire et peu emballante à un véritable coup de génie. Cette supercherie est emmenée par des personnages appréciables, interprétés par une distribution de qualité entre Takayuki Hamatsu, Mao, Harumi Shuhama, Yuzuki Akiyama, Kazuaki Nagaya, Manabu Hosoi, Hiroshi Ichihara, Shuntarō Yamazaki, Shin'ichirō Ōsawa et Yoshiko Takehara. Tous ces noms, peu connus, méritent d'être cités tant chacun de leur rôle trouvent leur place et ont une importance capitale. De plus, l'alchimie entre les membres de cette équipe fonctionne à merveille et nous offre des situations franchement marrantes lorsque l'on a compris le principe et qu'on voit les scènes sous un œil nouveau. Leurs échanges désordonnés sont soutenus par des dialogues plaisants et amusants. La forme est à l'image du fond, car si la réalisation de Shin'ichirō Ueda n'est pas très esthétique, sa mise en scène colle parfaitement avec le genre cinématographique. De surcroît, malgré un décors limité, celui-ci est bien exploité et le cinéaste ne se prive pas pour en jouer grandement. La b.o. quant à elle, n'est pas très marquante mais ses compositions jouent bien leur partition dans cette mascarade volontaire qui s'achève sur une fin franchement réussie. En conclusion, Ne Coupez Pas ! est un film méritant d'être découvert et même redécouvert, car c'est au second visionnage qu'on se rendra compte de toutes les subtilités de cette œuvre atypique.
Au moment de regarder Ne Coupez Pas!, il est important de savoir que la première demi heure est difficile à supporter, mais qu'il y a une très bonne raison à cela. Le film est une comédie assez brillante, qui nous dépeint le monde du cinéma et l'envers du décor comme peu d'autres. En termes d'écriture et de jeu notamment, il nous prend de court et nous emporte dans un tourbillon délirant.
Véritablement sorti de nulle part « Ne coupez pas ! » est un pur régal. S’ouvrant comme un faux-film de zombie fauché tournant mal par un long et étonnant plan-séquence, le long-métrage surprend et joue délicieusement avec le spectateur en articulant plusieurs mises en abime. Hommage au genre et à l’artisanat, le réalisateur nippon offre un spectacle tordant avec des acteurs au jeu volontairement excessif, au ton décalé et burlesque d’une drôlerie irrésistible. C’est aussi une véritable leçon de cinéma avec une qualité d’écriture remarquable et un sens de la mise en scène impressionnant compte tenu du budget dérisoire de l’œuvre.
la dernière demi-heure est un morceau de bravoure filmique d'une incroyable drôlerie, et probablement la plus belle déclaration d'amour à l'artisanat cinématographique que l'on ait vue depuis "Ed Wood" de Tim Burton
E NO RME ! Jusqu'à la 30ème minute je comprenais pas les critiques dythirambiques... Puis le film a vraiment commencé. Au delà de la performance technique, ce long métrage montre bien la culture japonaise si particulière, avec leurs pétages de plomb et leurs délires indispensables pour supporter leurs règles quotidiennes et la pression généralisée. J'ai eu mon plus gros fou rire depuis des mois, vers la fin. CULTE !
Une vraie pépite brute. Un film fauché qui compense son manque de moyen pas son inventivité et un amour de l'artisanat du cinéma qui déborde à chaque instant. Sous son aspect de comédie d'horreur, se cache aussi un film qui pose la question de ce qu'on regarde devant un film; la différence entre les intentions, la réalisation, le résultat et l’interprétation qu'en fera le spectateur. Un film qui réussi une vraie montée en puissance et qui attise de plus en plus l’intérêt.
Petits tournages, gros problèmes ! Préparez les tomates : on préfère mille fois la version de Michel Hazanavicius, Coupez !, et on accorde un poli respect à cet original japonais surtout car il a été précurseur de cette idée de twist (l'une des meilleures qu'on a vu), de cet amour du tournage de série Z et films d'horreur à micro-budgets, de toutes les coulisses de la production ciné qu'on ignore (les commandes avec des exigences à la noix) et de ce scénario recopié à 90 % dans la version française. On lui tire notre chapeau, malgré un visionnage pénible pour notre part, la faute à des acteurs ultra bruyants (on a cru devenir sourd : ça gueule sans arrêt), qui surjouent à mort (le mec bourré, ce n'est pas possible...), la perte des gags qu'on préférait dans l'adaptation (le décalage des noms japonais/français, le "J'ai re-vomi", le "On dit pas c'est qui qui", le running-gag du compositeur-son qui est largué..., et toutes les autres Hazanaviciuseries qu'on adore), à une alchimie père-fille quasi-inexistante, et à une sous-intrigue "la mère qui s'y croit trop" qui arrive beaucoup trop tard (on nous l'explique à la fin, une fois qu'elle a spoiler: explosé tout le monde , et l'insertion de cette info par la fille semble sortir de nulle part dans la scène). Vous l'avez compris : on n'a pas aimé l'original Ne Coupez Pas ! (dont on a longtemps repoussé le visionnage en craignant un film trop gueulard : on avait raison sur ce point), mais on lui accorde poliment notre respect pour tout le matériau de base (ultra original) qu'il a mis à disposition des reprises postérieures, on lui envoie notre admiration pour tout ce qu'il a à dire sur les petits tournages catastrophiques, sur tout l'amour qu'il porte à la série Z d'horreur, sur tout le "fait-mains" qu'on découvre avec plaisir (on n'imagine pas les façons de tourner, de truquer, de lier les scènes, avant de les voir). On vous recommande donc quand même de voir Ne Coupez Pas !, contre notre propre avis, car l'on sait que cette découverte en vaut la chandelle, et que le film le mérite.