Duel au soleil
Note moyenne
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64 critiques spectateurs

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White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2023
« Duel au soleil » est un superbe psychodrame de King Vidor réalisé en 1946. Cette tragédie évoque la notion de toxicité masculine et l’emprise qu’un homme pervers peut exercer sur sa proie. Dans le rôle du « toxique », le formidable Gregory Peck, « Lewton 'Lewt' Mc Canles » ou « Lou » pour faire court. Dans le rôle de la proie, la troublante et exceptionnelle Jennifer Jones, « Pearl Chavez », la victime ; une « femme-enfant » qui va succomber au charme dévastateur de « Lou ». Dans cet univers dysfonctionnel, règne en maître un patriarche tyrannique et raciste joué par l’imposant Lionel Barrymore. Sa femme, la talentueuse Lillian Gish, bienveillante et effacée, ne pèse pas bien lourd face à ce monstre d’égoïsme. Au lieu de basculer du côté du frère compréhensif et protecteur (Joseph Cotten), Pearl cédera au pervers Gregory Peck qui lui répète en boucle « tu m’appartiens » (ritournelle classique chez le narcissique). La scène finale est grandiose, un summum de perversité sur le thème du « je t’aime moi non plus ». « Duel au soleil » est une tragédie maquillée en western qui aborde brillamment la thématique de la toxicité masculine, un thème malheureusement toujours d’actualité.

Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2008
Un film majeur, la passion exacerbée dans une mise en scène flamboyante. Le rôle de Jennifer Jones et gregory Peck irrésistible en mauvais garçon. Le duel final reste un sommet du genre.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2015
Après le succès phénoménal d’Autant en emporte le vent, le producteur David Selznick voulut remettre le couvert dans le genre du mélodrame sur fond de western. Sûr de lui, il l’hésita pas à en reproduire les erreurs : Trois réalisateurs se sont succédé pour son précédent film, se sont cette fois pas moins de sept cinéastes qui durent se partager la réalisation du film. En plus d’exploser le budget initial, le résultat s’en ressent également sur la qualité du film puisque, d’un passage à l’autre, la mise en scène est à ce point différente que l’ensemble donne l’impression d’une succession de vignettes illustrant un même scénario. De fait, certains plans sont d’une grande beauté à tel point qu’il devient frustrant de savoir s’ils sont signés par Vidor ou un autre. Le scénario de Duel eu Soleil a lui aussi les mêmes défauts qu’Autant en Emporte le Vent, à savoir une misogynie et un racisme latents qui rendent certains dialogues imbuvables, ainsi que des longueurs qui plombent le romantisme au sein de ce triangle amoureux. Le charme de Jennifer Jones, la femme et égérie du producteur, serait le principal intérêt du film si elle ne surjouait pas à ce point. C’est donc la sensualité des scènes d’amour qui peut se prétendre comme le meilleur argument au modernisme de ce western ultra-romancé.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2019
Bien décidé à offrir un successeur flamboyant à son "Autant en emporte le vent", D. O Selznick donna l'occasion à sa dulcinée, la magnifique J. Jones, d'irradié l'écran de ses charmes, la sexualisant au maximum de ce que la censure du code Hays pouvait lui laisser comme espace. Pieds nus ou en sandales dans chaque séquence, danse suggestive, juste vêtue d'une serviette de bain face à un prêtre, la belle ne ménage pas sa peine, aguichant sans cesse, avec ses yeux magnifiques. Perdue entre deux frères, la belle finira par provoquer des tensions et des drames. Alors n'est pas un peu sexiste plus que romantique ? Clairement oui, mais on retrouvait déjà ça dans le film aux 11 Oscars. Western ouvertement romantique, le film reste bien sûr trop long au vu de ce qu'il raconte, sacrifiant son efficacité sur l'autel de la démesure, et il faut dire qu'on en prend plein les mirettes durant plus de 2 heures, que ce soit la cavalcade de centaines de cow-boys dans des plans larges impressionnants, ou bien à travers certaines éclairages dantesques (4 directeurs photo différents, autant de réalisateurs et un consultant lumière de luxe pour les plans avec J. Jones, à savoir le cinéaste J. Van Sternberg). Le résultat est suranné, constituant en creux une histoire intéressante, avec des thèmes passionnants, porté par des acteurs talentueux (J. Cotten, G. Peck ou encore L Barrymore), un pur film de producteur en soit, qui rassemblera un large public à sa sortie. Une curiosité de cinéphile, mais un western moyen et une histoire d'amour dérangeante. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2026
Un western mélodramatique flamboyant en Technicolor
autour d’une passion destructrice dans un Far West crépusculaire rattrapé par la modernité 3,75
ManoCornuta

362 abonnés 3 085 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2026
C'est assez curieux de voir aujourd'hui ce film aux accents de tragédie grecque (impression d'autant plus forte que le jeu des acteurs, et plus encore des actrices, semble nous transporter sur une scène de théâtre antique), dont les effets dramatiques prennent le pas sur l'action. Le déroulé de l'histoire n'est pas des plus surprenants même si certains choix narratifs interrogent. Côté mise en scène, la magnificence des images compense quelque peu le côté agressif du Technicolor et la couche de maquillage très prononcée de Jennifer Jones, et puis demeure le charisme des interprètes, avec un emploi presque à front renversé entre Joseph Cotten et Gregory Peck. Intéressant.
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 233 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Bof, c'est le terme que je choisirais pour qualifier ce Western dramatique !! Réalisé en 1948 par King Vidor, écrit et produit par David O. Selznick , ce long métrage a pourtant de l'ambition d'en avoir mis les moyens sur le plan financier, une oeuvre dans le fond qui vieillit bien, que ce soit dans la mise en scène avec de beaux plans avec de somptueuses lumières, les grands espaces avec des paysages superbes, une belle musique signé par Dimitri Tiomkin, un grand nombre de figurants et de chevaux pour quelques scènes. Mais c'est un Western et je trouve que dans ce film, l'histoire manque d'action, hormis la dernière demi heure, je me suis ennuyé et c'est trop gnangnan niveau scénario. Néanmoins, j'ai trouvé les acteurs plutot bons avec la belle métisse Jennifer Jones, Joseph Cotten et le toujours excellent Gregory Peck qui hérite la d'un role de salaud. Moi qui m'attendais à un grand film, je dois avouer que j'ai été un peu déçu.
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2024
Semblant au service de sa mise en scène grandiose, emphatique, épique, à l'instar du souffle de passions ambitionné, le récit oppose à travers deux frères deux conceptions de la vie, deux sens moraux, deux idées des rapports humains, de même que la mère progressiste, bienveillante, tolérante s'érige contre son époux raciste, brutal, inique. Ainsi, l'héroïne (Jennifer Jones en sur-jeu constant) oscille entre la douceur rassurante d'un homme sans charisme et la sensualité dangereuse d'un cow-boy sans honneur. Chronique familial, drame sentimental plus que western, l'intrigue critique finalement la froideur, la cruauté, la violence de ces affrontements sociaux et des tourments intérieurs dans une surenchère discutable qui tarit, à la manière de dialogues parfois didactiques, toute possibilité d'émotion (sinon dans la scène d'adieu de Lilian Gish). Cruel, âpre, cynique, ce film imparfait, inégal, ne manque cependant pas de panache!
mazou31
mazou31

136 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2015
Plus un opéra qu’un western. Cela se passe dans l’Ouest certes mais l’histoire excellemment montée, la tragédie, l’outrance, la puissance dépassent le genre. Un opéra baroque, une histoire d’amour fou et de passion exacerbée, une histoire d’amour et de mort. Un regard hâtif et irréfléchi peut faire dire que King Vidor en fait un peu trop mais justement la beauté et le génie de ce film sont dans la démesure de la passion, dans le jeu amour-haine, dans la sensualité époustouflante (pour être poli) de l’héroïne. Ajoutons des décors fantastiques, un traitement photographique flamboyant, des cadrages de grand maître et pour finir, l’interprétation intelligemment surjouée de tous avec le rôle inoubliable de Jennifer Jones qui estompe même Gregory Peck ! Un véritable chef-d’œuvre !
Starwealther
Starwealther

110 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2021
King Vidor réalise un western qui n'est pas commun dans "Duel au soleil". Pas d'histoires de vengeance ou de fusillade mais un drame familial et une histoire d'amour. Un de films préférés de Scorsese notamment pour son introduction sous le soleil couchant, "Duel au soleil" s'avère un assez bon film même si la première heure est particulièrement ennuyeuse. Par interprétée par Jennifer Jones cabotine dans son rôle de femme cédant sous le charme de trois hommes différents, elle surdoué et en fait vraiment trop. Gregory Peck dans son rôle de frère machiavélique est excellent. La fin m'a surpris et s'avère particulièrement bien trouvée. Un film correct qui a quand même pris un sacré coup de vieux.
Gwen R
Gwen R

55 abonnés 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2026
Magnifique dans sa réalisation et sa photographie, le film glorifie l'amour d'une femme pour son amant toxique auprès duquel elle ne cesse de revenir et gâche sa vie. Un film d'hommes pour les hommes...des années 40.
Estonius

4 749 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2020
Deux préalables : Si le film est attribué à King Vidor, c'est d'abord un film de producteur comme l'était "Autant en emporte le vent", la paternité du film appartient donc David O. Selznick, et je ne vois pas bien pourquoi ce serait une tare ! Autre chose : Ils me font bien marrer ceux qui critiquent non pas le film mais son scénario en se gaussant spoiler: de l'inconsistance de son héroïne
! Faut peut-être leur expliquer que c'est justement le sujet du film (et que par ailleurs, mais ce n'est qu'un détail, ce genre de comportement dans la vraie vie, ça existe !) Alors oui nous avons un film hybride, pas tout à fait western, pas tout à fait mélodrame, mais transcendé par le personnage de Pearl, qui nous subjugue de sa beauté. C'est une histoire d'amour fou, de folie et le dernier plan dont certains se moquent est pourtant d'une force époustouflante (il se chuchote que cette scène aurait été tournée par Sternberg). Certains plans sont fabuleux comme ce spoiler: face à face dément entre la cavalerie et les sbires du sénateurs, ou celle avec le troupeau de vaches. A contrario on peut déplorer certaines scènes complètement gratuites (le dressage du cheval noir) ainsi que le manichéisme avec lequel sont décrit les deux frères. Le rôle de la servante, sans être raciste, n'est pas très heureux, quant à cette scène où le vieux sénateur fait son examen de conscience, non merci… Ah, j'avais oublié le pasteur absolument ridicule
. Des défauts mais qui ne doivent pas nous priver de la vison de ce film troublant ce serait-ce que pour Jennifer Jones et ce technicolor somptueux.
chrisbal
chrisbal

20 abonnés 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2026
Ce western de King Vidor à la photographie magnifique (les paysages sont juste sublimes) nous relate la passion autodestructrice entre 2 êtres qui vont passer leur temps à s'attirer et à se repousser, un amour littéralement impossible.
Bien que Jennifer Jones surjoue un peu et que Grégory Peck cabotine un maximum, le duo d'acteurs ainsi que la réalisation permettent d'élever leur histoire au summum du mélodramatique avec une scène finale prenante.
Véritable romance sur fond de western, ce "Duel au soleil" rassemble quasiment tous les ingrédients du genre mais reste tout de même un film à part.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2014
Difficile de ranger ce film dans une catégorie : western certes mais finalement bien plus que ça. Il y a dans "Duel au soleil" tout ce qu'il faut pour le ranger dans la catégorie des grands films. Histoire d'amour passionnée, drame familial, portrait d'une femme aussi sauvage que sensuelle, il souffle sur le film une dimension lyrique et épique qui le rapproche certainement de "Autant en emporte le vent" (produit également par David O'Selznick) mais en mieux. Plus cruel, plus violent et plus troublant, ce film est de ceux qu'on n'oublie pas (impossible quand on voit la scène finale, tragique et violente). Que ce soit pour la superbe mise en scène aux magnifiques décors ou pour l'interprétation habitée des acteurs, "Duel au soleil" est un chef-d’œuvre comme on n'en fait plus. Entouré par d'excellents seconds rôles (Joseph Cotten, Lionel Barrymore, Lillian Gish), le couple vedette fait des étincelles. En effet, Gregory Peck est impeccable en voyou charmeur et possessif face à la sublime Jennifer Jones dont la sensualité débordante à l'écran fait encore des ravages aujourd'hui.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2009
Grand classique de "l'amour vache". Il convient de se replacer à l'époque de la réalisation, entre péplum et grande fresque sociale, des budgets colossaux ainsi que mille tourments pour que le film aboutisse. Jennifer Jones dans ce rôle de Pearl, belle au sang mêlé moitié blanche moitié indienne, vient jeter le trouble dans une famille jusque-là sans elle : je l'aurais préférée plus sauvage dans les manières, mais enfin il s'agit de 1946, la femme sexy fait un minimum de moues pour attirer dans ses filets l'un puis l'autre frère (Gregory Peck et Joseph Cotten)... En fait tout l'intérêt réside dans l'aller-retour constant de ce triangle infernal de Pearl et les deux homme, plus le père, cadenassé dans ses convictions puristes. Les seconds rôles s'incorporent parfaitement aux acteurs principaux. Ambiance de western, mais où le sentiment prévaut sur l'action pure. Décors flamboyants, prises de vue enchanteresses encore en 2009 !
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