Duel au soleil
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 896 abonnés 8 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2011
Après Billy the kid (1930), King Vidor s’atèle à un autre western, Duel au soleil (1949), un drame passionnel qui reçut à l’époque un accueil glacial de la part de la presse mais qui pourtant, fit les beaux jours du box office. Avec ce film, King Vidor réalise là sans nul doute, l’un des plus beaux western de son époque, cette histoire hallucinante de deux frères qui se « bagarrent » pour celle qu’ils aiment, ce couple qui verra le jour nous faisant irrémédiablement penser à Béatrice Dalle & Jean-Hugues Anglade dans l’impressionnant 37°2 le matin (1986).
Jennifer Jones & Gregory Peck sont magnifiques, entre amour et haine, ils s’entretuent en se déclarant leur amour respectif de manière particulière : « ni avec toi, ni sans toi ». King Vidor séduit et sensibilise, il offre à ce western une palette de couleurs mémorables, une mise en scène particulière et surtout, une distribution splendide (dont la somptueuse Jennifer Jones), ce trio qui se déchire et s’aime à la fois.
soniadidierkmurgia

1 445 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2012
« Duel au soleil » est le film d’un homme amoureux. Quand il se lance dans cette folle aventure, le bouillonnant David O’Selznick entend offrir à Jennifer Jones son « Autant en emporte le vent ». Selznick étant l’homme de tous les excès, il n’est pas étonnant que la mégalomanie ait fini pas le gagner, surtout après la déferlante mondiale que déclencha l’amour impossible entre Scarlett O’Hara et Rhett Butler magnifié par le couple incandescent que formaient à l’écran Vivien Leigh et Clark Gable. Il veut offrir le même écrin à la beauté parfaite de Jennifer Jones, oscarisée trois ans plus tôt pour son rôle dans « Le chant de Bernadette » d’Henry King. Dès lors pour parvenir à ses fins de contrôler intégralement son nouveau chef d’œuvre, Selznick use de tout son pouvoir, s’adjoignant l’aide de 6 réalisateurs, de King Vidor à Josef von Sternberg en passant par William Dieterle, Otto Brower ou William Cameron Menzies, sans oublier bien sûr Selznick lui-même. Cette succession de metteurs en scène n’a bizarrement pas nui à la fluidité du récit. Si le scénario a été préservé, c’est dans la boursouflure du jeu des acteurs et la démesure des décors que l’omniprésence du producteur-réalisateur a été la plus néfaste. La pauvre Jennifer Jones notamment, censée être au centre de toutes les attentions se voit contrainte pour donner vie à ce personnage hautement improbable de sur jouer en permanence à grands coups d’œillades et de grimaces flirtant souvent ainsi avec le ridicule. De son côté Gregory Peck s’en sort plutôt bien sur la longueur du métrage découvrant habilement dans un second temps la veulerie de son personnage. Ainsi son jeu à la limite de l’affèterie du début fort agaçant trouve sa justification dans cette transition qui constitue au final le principal intérêt du film. Lors de son apparition à l’écran avec son sourire ravageur qui lui donne plutôt l’air d’un adolescent mal dégrossi on se prend quassitôt à regretter la présence d’un Kirk Douglas ou d’un Burt Lancaster mieux à même de rendre la brutalité que l’on pressent chez Lewt Mc Canless, digne fils du sénateur du même nom. C’est donc un choix de casting fort judicieux de Selznick sans doute une de ses meilleures initiatives sur ce film rempli par ailleurs de sentiments dégoulinants que Vidor n’aura pas su ou pu contenir. A l’opposé de Peck, Lionel Barrymore sombre carrément dans le ridicule quand il décide de faire amende honorable devant le désastre causé sur sa fratrie par son autoritarisme aveugle. Joseph Cotten qui incarne la raison au milieu de tous ces caractères excessifs s’en tire plutôt bien, tout comme Lilian Gish, même si l’on a du mal à croire à tant de sagesse face à des personnages aussi horribles que Lewt et Sen Mac Canless. Enfin on peut se réjouir de la présence toujours malicieuse du grand Walter Huston qui en deux scènes mémorables apporte un peu de dérision dans ce tourbillon de passions exacerbées. Il faut le voir l’œil torve et goguenard expliquer à la jeune Pearl que sa beauté métissée est une punition infligée par Satan lui-même pour tenter ces pauvres bougres d’hommes auxquels ce prêtre iconoclaste n’est pas loin de s’assimiler. Un régal. Malgré tous ses défauts dus à un trop plein de tout, le film qui agace beaucoup dans son premier tiers, tant on se demande si Selznick a bien compris qu’il filme un western et non un péplum, finit par nous prendre à la gorge. On peut donc se dire que Selznick, tout amoureux qu’il était a réussi à moitié son entreprise. Soyons indulgents pardonnons lui ce cadeau « un peu trop emballé » à une Jennifer Jones belle comme cœur.
bidulle3
bidulle3

87 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2011
Parce que son père a assassiné sa femme et son amant, il sera pendu et a recommandé a sa fille de rejoindre Laura Belle. Arrivé dans le ranch, la venue de a belle Pearl Chavez va mettre la famille a feux et à sang, la jolie métise va devenir la convoitise de Lewt et Jesse, les deux frère ainsi que la rancoeur du sénateur McCanles, pus rien après cela ne sera pareil ...
Passé après 6 réalisateur qui ne plaisait pas au producteur David O. Selznick, King Vidor ce vu a la tête du film. Dans son élément de prédilection, il réalise un western mémorable, un déchirement famillial nous amenant plus proche du drame que d'une oeuvre entre cow boy, il met en scène une rivalité fraternel, une opposition entre les deux fils de la famille, l'un incarné par le séduisant mais tout aussi méprisant Grégory Peck, le préféré du père, celui qui lui succèdera, il c'est vu tout accepté du paternel grâce a ces même opinion qui est conftonté au charismatique Joseph Cotten, doux, attentionné et éduqué, il ressemble a sa mère. Cette opposition est l'égale des parents. Lionel Barrymore plus autoritaire que jamais apporte beaucoup d'émotion au fil du film, le voyant regretté sa vie sous ces fabuleux couché de soleil est l'inverse de Lilian Gish.
Au delà des acteur, ce duel au soleil marque part sa photographie qui n'a pas pris une ride, les paysages sont magnifique et le ciel d'un gris inoubliable, on se croirai par moment devant un tableau de peinture.
Mais si ce film est devenu culte, c'est surtout parce que Jennifer Jones éblouit de part sa beauté, ces allure métissé donne un contraste saisissant, c'est aussi un peu la façon de faire parlé des indiens, King Vidor touche au différence et au rancune passé, elle forme un couple tragique et incompréhensible avec Grégory Peck, un amour aux extremité de la compréhension et offre un ultime duel dans les rocheuse que l'on est pas près d'oublié. de l'amour a la mort il n'y a qu'un pas ... Duel au soleil est plus qu'un western, c'est un film romanesque du temps où l'homme était peu à peu en train de changé, c'est une vision des femmes et de leur liberté, ce duel est poignant et touche l'excellence.
stebbins

569 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2008
Le premier choc cinématographique du grand Martin Scorsese. Avec Duel au Soleil, King Vidor et David O'Selznick inventent un nouveau genre : le western intimiste. Il faudrait saluer les prouesses techniques, ainsi que la beauté des couleurs ( l'un des premiers westerns en Technicolor ). L'ambiguité des personnages ( en particulier celui incarné par Jennifer Jones, tentatrice et tentée ) rend le film très intéressant d'un point de vue psychologique ( à croire que Scorsese fut influencé par Vidor au niveau du traitement nuancé de ses personnages ). Duel au Soleil est une sorte de croisement de la légende d'Adam et Eve et du mythe d'Abel et Cain. Les thèmes abordés sont plus noirs qu'il ne l'apparaissent de prime abord ( en effet, la musique sirupeuse de Tiomkin n'annonce pas la couleur ! ). Gregory Peck est incroyable dans ce rôle de frère séducteur, étranger à toute morale. Face à lui, Joseph Cotten est magnifique. Un très beau western, hors des sentiers battus, avec un dénouement prenant. Seul défaut majeur : le personnage de la gouvernante, caricatural au possible. Une valeur sûre...
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2010
Duel In The Sun est un excellent drame familial, car en effet il s'agit plus d'un drame familial que d'un western, le genre permet ici de souligner l'histoire. On ne peut qu'être impressionné par l'excellente utilisation des couleurs vives ou des ombres/lumières qui confèrent au tout un ton un peu surréaliste. D'ailleurs le jeu de certains acteurs est très théâtrale (surtout Jennifer Jones) est peut faire fuir certains spectateurs. Mais il est indéniable que Duel In The Sun doit beaucoup à son casting, Gregory Peck en tête qui livre ici une des meilleures performances de sa carrière. Passez votre chemin si vous chercher une forme pure du western, ici on est plus dans l'étude de personnage et leur luttes. A noter aussi le superbe final digne de Shakespeare.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

62 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2016
Personnellement je trouve la reputation de ce western tres surestimé car meme s'il beneficie d'un tres bon casting et d'une honnete realisation ,il faut reconnaitre que l'histoire de cette metisse (sublime Jennifer Jones) perturbant le quotidien des 2 freres n'a absolument rien d'originale.Apres une 1ere heure rythmée et plutot agreable a suivre ,le depart de Jesse (excellent Cotten) pour Austin plombe serieusement une 2eme partie manquant d'actions qui se termine sur le fameux duel opposant non pas comme le laissait imaginer le debut les 2 frangins mais bien Pearl et Lewt ( Peck grandiose en bad guy amoureux) Pour beaucoup c'est la scene clef d'un film culte mais moi je l'ai trouvé presque ridicule tellement les dialogues plats et la musique assomante la rendent irreelle.Les plans en exterieurs sont majestueux d'immensités et de couleurs et les acteurs sont tous talentueux ,dommage que leur texte parfois soporifique prenne le pas sur les rebondissements.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mai 2016
D'une beauté filmique sublime, cette œuvre aux couleurs flamboyantes, malgré le relatif échec commercial qu'elle connu en raison du coût de sa production, est du même acabit que "Autant en emporte le vent" pour le spectacle et l’épopée qu'elle nous permet de vivre.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2024
Magnifique film d'amour et de haine. G.Peck et J.Jones sont grandioses en incarnant des personnages prisonniers de leurs contradictions, leur conflit entre les pulsions de leur corps. et leur raison. La réalisation très lyrique, des couleurs splendides parfaitement adaptées au caractère dramatique du film. Par ailleurs les personnages secondaires correspondent parfaitement au cadre historique dans lequel se déploie l 'action.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2013
Duel au Soleil (Duel in the Sun) est un western particulier mais intéressant.
C'est un western romantique, le seul du genre qui m'ait été donné de voir. Le personnage principal est une femme autour de laquelle gravite le film et les personnages.

L'érotisme du film, qui déchaîna la censure en 1946, ne choque plus aujourd'hui. Le film a pris un coup de vieux et le côté fol'amor entre une femme fatale et un cow boy cynique (Gregory Peck) qui se termine en tragédie grecque semble trop exagéré pour être crédible.

Le début du film est très poussif avec plusieurs longueurs, mais j'ai rarement un film qui gagne autant en intensité sur sa deuxième partie. Le final est par ailleurs mémorable et reste un grand moment de cinéma.
Les acteurs de qualité, la complexité de l'histoire, des personnages et de leurs liens entre eux le tout filmé dans les beaux paysages du Texas font de Duel au Soleil un western complet mais aussi pédagogique sur la vie d'une famille d'éleveurs.

Duel au Soleil est un un grand western original mais qui n'égale pas La Conquête de l'Ouest film majeur du genre.
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2012
C'était un film à voir, mais au vu des premières minutes, j'avais un peu peur de la suite.

Tout d'abord, parce qu'il n'y a pas ou peu de couleurs naturelles ni de véritables décors d'ailleurs.

Que le Technicolor pique un peu les yeux et que l'actrice sur-joue à un niveau rarement atteint et ça la rend tellement énervante.

Il s'agit d'une actrice oscarisé pourtant ( bah oui, quand on vous dit que c'est une cérémonie idiote).

Mais bon, l'histoire est forte, l'intrigue est forte.

Plus le film avance et plus l'histoire se développe et plus ça devient intéressant.

Remarquable sur la dernière heure.

Un drame familial, dure, cruel et émouvant.

Un classique!
scorsesejunior54
scorsesejunior54

181 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2007
"Duel In The Sun", produit en 1946 par le mégalomane David O. Selznick et réalisé par King Vidor n'est pas un Western comme les autres, loin de là. Effacez les idées préconçues que vous avez de la conquête de l'Ouest et laissez vous embarquer dans cette expérience fascinante, interprétable à différents niveaux de lecture, témoignant une richesse insoupçonnable lors de l'ouverture, très "légendaire" et exagérée dans sa surmythification du couple principal. Cependant, tout devient très vite plus ambigü et nettement plus passionnant. D'autant plus surprenant que cette grosse production traite explicitement du ménage à trois sans jamais vraiment le condamner, s'affranchissant des conventions bien-pensantes pour dresser un portrait amoureux relativement poussé et osé, jusqu'à ces scènes suggestives pas plus ancestrales que nos films d'aujourd'hui et même plus fiévreuses, tendues et sensuelles que ce que vous pouvez imaginer. Dialogues à double-tranchants, portraits passionnants, retranscription des grands mythes bibliques dans un univers radicalement différent, "Duel In The Sun" se permet bien des audaces et trouve sa force dans une mise en scène moderne, techniquement impressionnante (malgré des faux-raccords), à la lumière et photographie superbes, enchaînant plusieurs séquences fortes émotionnellement, pour finir sur une note finale délicieusement macabre, allant à l'encontre des clichés, explosant les frontières de l'amour à travers la mort. On regrettera toutefois des rôles secondaires caricaturaux, une conception doscriminatoire et raciste des différentes couches sociales, une intrigue ayant parfois tendance à s'essouffler avec quelques rebondissements prévisibles ou encore le jeu très outré de Jenifef Jones qui en impose pourtant de par sa prestance physique. "Duel In The Sun" reste toutefois un film à voir, ne serait-ce que pour la magie et le mysticisme s'en dégageant régulièrement.
Vixare
Vixare

43 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2007
J'ai trouvé que ce film de King Vidor était bien plus un drame qu'un western et que le cadre de l'ouest n'avait été choisit qu'en 2ème volet, je veux dire que l'intrigue peut se baser sur différentes époques et par forcemment sur l'époque du western, seuls quelques éléments le rattachent au genre comme la légende indienne, le duel de fin, la chevauchée des vaqueros du grand Maure vers le chemin de fer, le duel entre Lew et Sam Pierce, pour le reste ...
J'ai trouvé le film trés long, ayant assez mal vieillit, où Jennifer Jones et Lillina Gish en font beaucoup trop dans leur rôle, un vrai drame passionnel. Néanmoins j'ai trouvé les décors vraiment superbes et c'est probablement la plus grande réussite de King Vidor dans ce film après la mise en scène. Il est assez original de voir Gregory Peck dans le rôle d'un "petit méchant", rôle qui lui convient particulièrement bien. Je reconnais le talent et la maîtrise de King Vidor dans la réalisation, le jeu de Grégory Peck, un peu moins celui de Jennifer Jones mais pour moi, Duel au soleil est à conseiller en priorité aux amateurs de beaux paysages de l'ouest, aux fans de mélodrames qui y trouveraient une originalité dans le western. Je garde pour ma part quelques réserves même si le film en lui même est très bien fait, il ne m'a pas totalement séduit ...
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2007
Un des grands classiques du western. On est loin ici malgré tout des classiques du genre. D'une dimension psychologique rare, ce "Duel au soleil" explore les affres du désir où l'amour et la haine se mêle étroitement. Dans cet exercice, King Vidor brille de mille feux. La scène finale est tout simplement à couper le souffle. Quant aux images du film, elles sont d'une beauté inouïe pour l'époque. Une vraie prouesse technique. Il est vrai également que le budget du film était alors plus que conséquent. Côté distribution, il faut louer une fois encore le talent de gregoru Peck qui crève littéralement l'écran. Dommage que le jeu de Jennifer Jones soit encore trop stéréotypé, d'un classissisme affligeant... Mais l'époque voulait ça. Ou plutôt le style hoolywwodien, le cinéma italien étant alors déjà plus avancé en la matière. Heureusement, les seconds rôles du film sont tous à la hauteur avec une mention spéciale à Lionel Barrymore et Walter Huston. Un très grand western.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 octobre 2012
Il y a tout les éléments habituels du western hollywoodien, ça c'est bien. Je crois que Jennifer Jones ne joue pas très sobrement elle en fait des tonnes (et c'est extrêmement énervant). Cotten/Peck c'est la grande classe, les personnages sont un peu caricaturaux mais c'est souvent le cas dans les westerns de cette période. Eviter la version française qui est carrément catastrophique.
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2012
Si l'objectif du producteur David O.Selznick avait été de cacher sa participation au film, il en aurait été totalement incapable, et d'ailleurs il ne le voulait pas du tout, Duel au soleil est son œuvre à lui, comme un nouvel Autant en emporte le vent.
En effet, on attribue la paternité de ce film à King Vidor parce que c'est lui qui en a réalisé la majeure partie, mais on reconnaît sans grande difficulté un film de Selznick : une histoire d'amour torride avec des triangles amoureux dans tous les sens, des scènes épiques de grands mouvements de foule qui ne conviennent pas tellement au western (les cow-boys contre le chemin de fer et l'arrivée de la cavalerie), entrecroisées avec des scènes de bal, des scènes de tendresse forcée, etc.
Une histoire de famille déchirée comme on a vu des dizaines, avec le papi seul survivant, lui qui pourtant est paralytique dès le début du film. Une autre caractéristique de la superproduction : un casting de stars ou d'acteurs en train de le devenir, de Lilian Gish, Lionel Barrymore à Jennifer Jones et Gregory Peck, en passant par Joseph Cotten.
Donc, un Autant en emporte le vent sur le mode du Western. Après tout, pourquoi pas ? On reste sur le territoire des États-Unis, en pleine seconde moitié du XIXème...
Mais Duel au soleil est tout de même un western remarquable : outre la séquence d'introduction qui agit comme prologue à toute la violence déversée dans le film, des scènes d'affrontements particulièrement sanguinaires pour aboutir au paroxysme dans le fameux "duel" sous un soleil de plomb, un règlement de comptes particulièrement ambigu parce que se passant entre deux personnes qui s'aiment (une femme dans un duel de western est déjà une situation inédite), et motivé par une confusion sentimentale enflammée par le soleil du désert.
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